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 "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"

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Humain(e)
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MessageSujet: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Mar 25 Aoû - 21:57

April revenait de la banlieue où elle avait ramené Kyle sain, sauf et ravi de ce weekend escalade chez les Deltignants.

Elle tournait dans Chicago pour aller rendre une visite surprise à Mitzrael quand la radio annonça les infos.

" Le président a rencontré aujourd'hui le dirigeant russe...Hausse anormale du taux de nicotine dans une marque de cigarette ******, fabriquant forcé à interrompre la commercialisation, 500 kilos de cocaïne trouvé à bord d'un bateau de plaisance au large de Seattle..."

Elle n'écouta que d'une oreille. Il faisait nuit maintenant. Le cadran numérique et lumineux de l'auto affichait 22 heures. La pluie tombait depuis maintenant deux heures mais elle avait passé deux jours ensoleillés et géniaux, loin de tout à rire et grimper les rochers avec Kyle et la joyeuse bande de fanfarons. Rien ne pouvait gâcher son humeur radieuse.

Enfin...presque rien.

" Le PDG multimillionnaire de Mundo Mio, Ray O'Brien a été retrouvé mort il y a une heure dans sa propriété sur Oak Park. Il aurait apparement subit de graves brûlures selon la police et les secours. "

April pilla d'un coup sec, soufflée. Par une chance inouïe, aucun véhicule ne se trouvait derrière elle à ce moment. Elle resta là, en plein milieu de la route, à accuser le coup.

Mort ? Ray ? Son père ?

Elle cligna des yeux, complètement hébétée.

Ses mains tournèrent pour elle le volant et garèrent la voiture sur un emplacement proche. Elle marcherait, pas moyen de conduire là.

En sortant de la voiture, elle se prit l'averse de plein fouet. L'eau glacée la trempa jusqu'aux os.

Mais honnêtement, elle s'en fichait pas mal. Son père venait de mourir, on l'avait retrouvé brûlé chez elle.
Elle devait à tout prix voir Mitzrael.

Elle courut sans s'arrêter sous la pluie battante, de toute la vitesse de ses jambes, se moquant pas mal de l'eau qui dévalait ses mèches et coulait sur son visage, brouillant sa vue.

Enfin devant l'immeuble de l'immortel, elle fonça sur l'interphone et appuya carrément du poing sur le bouton où figurait le nom de Mitzrael.

Dès qu'il eut décroché, avant même qu'il ai répondu, elle lâcha d'une voix blanche et atone :

- Ouvre-moi. Ouvre-moi juste.

La porte s'ouvrit et elle la poussa. Elle monta toutes les marches au pas de course, gelée par les gouttes d'eau qui roulaient dans son dos sous son haut, elle se sentait commencer à frissoner, la crise était proche...

Vite monter chez lui. Elle n'aurait qu'à retrouver sa présence et tout irait bien. Tout irait bien.

Elle gagna le plus rapidement possible le dernier étage, celui où vivait l'ange déchu, surplombant Chicago sur cette colline en hauteur au dessus du centre ville.

Elle gravit la dernière marche. Ca y est, les frissons devenaient des tremblements et elle sentait les larmes affluer.

Ne craque pas. Ne craque pas. Frappe à la porte. FRAPPE A LA PORTE.

Sa main vint cogner contre le panneau de bois et elle recula, le souffle coupé, haché, le coeur qui s'emballait, tremblant de toutes parts.

Trop tard.

Elle avait froid, tellement froid...Tout tournait autour d'elle, elle n'arrivait plus à respirer...Elle se laissa tomber, glissa contre la porte, dos au chambranle, sur le seuil, parallèle à la porte, saisissant sa tête dans ses mains, prises de tremblements incontrôlables, ses yeux lâchant des larmes amères et glaciales sur ses joues moribondes.

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Ange Déchu
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MessageSujet: Re: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Dim 30 Aoû - 20:05

Monsieur Robert était fidèle à son poste de consièrge. Comme chaque soir, il était installé dans son fauteuil démodé. Comme chaque soir, ses yeux marrons étaient figés sur le petit écran posé sur sa table de travail. Comme chaque soir, son regard vollait discrètemant vers les clefs parfaitemant rangées des locataires. Juste pour être sur...
Comme chaque soir.

Mais cette fin de journée, la porte s'ouvrit dans un grincemant étouffé.

Le viel homme happa sa canne vers lui. Il se redraissa sur ses deux jambes, le dos vouté. Le sourire acceuillant sur son visage ridé se gomma progressivemant.

Personne.

Il haussa les épaules, l'air penaud. Un courrant d'air surmant.
Ah le match de foot allait commencer!

Monsieur Robert était peut-être catholique, mais il ne croyait absolumant pas aux esprits et autres apparitions fantômatiques...Si il avait sut...


///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Les doigts flétris glissèrent sur le meuble en bois. Anauel ramena sa main près de ses iris provisoiremant brun écorce. D'un geste sec, il frotta son indexe contre son pouce. Pas une pélicule de poussière.

Sourire.

Il posa sa paume contre la vitre d'une foto. Treizes personnes. Parmis elles: un adolescant aux yeux chamarrés de coloris aux côtés d'un homme aux cheveux noir corbeau tressé.

L'âme jeta un regard circulaire dans la pièce principale. Rien n'avait changer. Toujours les mêmes fotos, les mêmes murs blanc pur, le même piano...
Un appartemant lumineux.

Le bruit caractéristique d'une sonette le fit sursauter.
Le viel homme hésita un instant.
Le son se répetta.

Il finit pas répondre à l'interphone.


"Ouvre-moi. Ouvre-moi juste."

Un nouvel rictus satisfait déforma ses lèvres. Il connaissait cette voix sourde.

Il pressa le bouton pour faire rentrer la dénommée April O'Brien.

///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Un coup percutta violamant le porte en chêne. Ca devait être l'invitée.
Anauel enclencha la clinche dorée.

Face à lui: rien. Il haussa ses grands sourcils garnis avant de les laisser retomber sur une silouhette tremblante recroquevillée, dos contre le mur à côté.
Des larmes souillaient le jolie visage de la dame rousse.

Le viel homme saida de sa canne pour s'approcher d'elle.

"Oh ça ne va pas fort mademoiselle O'Brien."

Il l'invita à se relever d'une main acceuillante.

"Ne vous inquiètez pas, je connais bien mieu que vous ne le pensez le jeune Do'Han."

Il l'a borda de ses bras protecteur pour la conduire avec précaution dans l'appartemant, comme si il transportait une poupée fragile.

"Entrez je vous prie."

Un geste raide indiqua le fauteuil noir le plus proche, près d'une immence bibliothèque s'éttallant sur presque toute la totalité du mur.

Anauel filla vers la cuisine aussi vite que ses jambes périmées le lui permettaient.

Après quelques courtes minutes, il tendit une tasse de chocolat fummant à la jeune humaine.

"Buvez, ça vous réchauffera."

Il attérit lentemant après une chute contrôlée sur le divan derrière lui, à côté d'April. Pendant un instant, il la fixa. Ses yeux marrons semblaient transpercer sa couverture charnelle, comme si ils la sondaient.

Plongeon dans un mutisme religieux.

"Vous savez, ce n'est pas votre faute si votre père est mort, ce n'est pas comme si c'était vous qui aviez planter un couteau dans son coeur durcit par l'argent."

Il hocha la tête.

"J'ai beaucoup entendu parler de vous April. Souvent dans des chuchottemants."

La canne noir s'allongea sur le sol, aux pieds du vieux concièrge.

"Monsieur O'Brien était votre père, mais vous n'êtes pas la permière personne à perdre un proche."

Il ajouta un coup d'oeil vers les fotos dispercées dans la pièces.

"Ca fait mal. Vous avez envie de crier, non plutôt de hurler, d'expulser toutes ces émotions incontrôlables qui lacèrent votre coeur.
Mais vous êtes une personne courageuse et débrouillarde April, vous saurez passer outre car après tout, la vie continue"

Il tourna ses yeux pétillants vers elle.

"Ou alors préfèreriez-vous vous noyer dans vos propres larmes, c'est à vous de décider."

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MessageSujet: Re: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Lun 31 Aoû - 13:55

April ne se posa aucune question. Pas en état pour.

Elle suivit l'homme à l'intérieur, tremblant toujours et accepta ses bons soins.

Tout semblait tellement brouillé, tellement flou dans sa tête...

Elle écoutait sans rien dire les paroles du vieil homme.

Puis à sa dernière phrase, elle secoua la tête et lâcha simplement d'une voix faible :

- Je...Donnez moi juste un instant. Je crois que je vais prendre la salle de bains. J'ai besoin d'une douche, d'eau chaude. Mitzrael comprendra...

Elle se leva et se dirigea comme un automate vers la salle d'eau où elle s'enferma, arracha quasiment ses vêtements de son dos, et s'engouffra dans la douche pour laisser l'eau brûlante couler le long de son dos nu et la laver de tout ses maux.
Elle attrapa un shampoing et un gel douche à côté d'elle sur le présentoir de douche. Ce devaient être ceux de Mitzrael, ils sentaient comme lui.

Elle les utilisa, laissant l'odeur si rassurante l'envahir et planer autour d'elle comme si l'immortel venait juste de quitter l'endroit.

Elle resta encore sous l'eau chaude qui rougissait sa peau claire, attendant d'elle entièrement rincée, enveloppée par cette chaleur apaisante.

Ensuite, elle sortit, s'emmitoufla dans une grande serviette éponge qu'elle trouva dans une armoire de la salle de bain et se sècha.

Ses sous vêtements, au contraire du reste, étaient secs , elle les remits et attrapa dans une penderie, soigneusement accrochée une chemise de l'ange déchu.

Ca aussi il comprendrait. Elle en enfila une, blanche et longue qui descendait quasiment jusqu'à ses genoux. Une chance que Mitzrael soit grand.

Elle sécha encore un peu ses mèches humides et ressortit de la salle, plus calme et déjà plus alerte.

- Je suis désolée. J'avais besoin de me changer les idées...Vous savez je ne pleure pas d'avoir perdu de celui qu'il était. Des années durant j'ai espéré qu'il finirait par changer. Et maintenant, je pleure d'avoir perdu ce qu'il aurait peut être pu être un jour. Mais qu'au final, il ne sera jamais...

Elle soupira puis ferma les yeux pour s'obliger à se détendre. Elle sentait encore l'immortel. Cette sentation là la rassurait.

- Comment connaissez vous autant Mitzrael ?

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Ange Déchu
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MessageSujet: Re: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Lun 31 Aoû - 22:43

(premier message suprimé Sad)

Les yeux marrons glissèrent le long de la silhouette longiligne d'April O'Brien. Elle s'était vêtue d'une des chemises blanches de Mitzrael, beaucoups trop grande pour elle, fermée jusqu'au coup -pour une fois qu'une d'entre-elle était boutonnée méticuleusemant-

Quel tableau...étrangemant humain.

"Je suis désolée. J'avais besoin de me changer les idées..."

Le viel homme secoua la tête, l'air "no problemo" tatoué sur son visage ridé.

"Vous savez je ne pleure pas d'avoir perdu de celui qu'il était. Des années durant j'ai espéré qu'il finirait par changer. Et maintenant, je pleure d'avoir perdu ce qu'il aurait peut être pu être un jour. Mais qu'au final, il ne sera jamais..."

L'âme sourit. Dans ce cas, elle versait des larmes vraiment...

"Naïves."

Les paupières d'April masquèrent ses yeux verts. Elle inhalla le parfum qui voguait subtillemant autour d'elle. Anauel avait l'impression de se retrouver devant une de ces émissions. Celles qui vous racontent comment se sentire ZEN. Une odeur famillière, un vêtement qui vous tient à coeur, respirer avec maîtrise de soin...Ah ces humains.

"Comment connaissez vous autant Mitzrael ?" chuchotta-t-elle soudainemant.

Clignemant des yeux.

"Je suis le concierge de cet immeuble. Do'Han est le plus ancien locataire mais étrangemant, il est aussi le plus jeune." mentit-il tout en s'avançant vers April.

Sa main se glissa sur son dos avec la tendresse esquise d'un père. Il l'a conduit jusqu'au divan...tout en lui lançant un sort. De sa paume, une onde positive perfora l'enveloppe charnelle de la jeune fille, enveloppa son âme. Maintenant, une confiance étrange justifié par un charisme réconfortant envers Monsieur Robert l'étrangla. Il tapotta son épaule et s'installa simplemant à côté d'elle.

"Depuis quelque temps, votre vie se transforme en une véritable aventure qu'on ne retrouve que dans les comptes de fées. Mais, malheureusement, les comptes de fées n'existe pas. Quelque chose cloche vous ne trouvez pas ? Pourquoi un ange condamné à rester jeune éternellement s'attacherait-il à une humaine vouée à un destin attribué dés sa naissance: la viellesse et la mort. Je connais Do'Han, au risque de me répetter, bien plus que vous ne le penser. Il n'est absolumant pas du genre à réaliser les choses sans raison. En restant dans cette optique, j'aurais une question."

Son regard pétillant de sincèrité se tourna vers April.

"Avez vous la preuve de la vérité de son amour ?"

Ses mains se levèrent, fatalistes.

"Loin de moins l'idée de vous anéantire, surtout après ce décè. Mais vous avez tout comme moi que ces immortels ont assés joué avec vous non ?"

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MessageSujet: Re: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Mar 1 Sep - 11:05

Je suis le concierge de cet immeuble. Do'Han est le plus ancien locataire mais étrangemant, il est aussi le plus jeune."

Le viel homme lui posa une main réconfortante dans le dos et la guida au canapé avec une douceur tellement...
April tourna les yeux vers lui. C'était comme si tout l'incitait à lui faire confiance tout à coup. Elle lui FAISAIT même totalement confiance !
Elle se laissa approcher sans une once de crainte. Cet homme là devait être un ange pour la rassurer ainsi.

Elle sourit un peu tristement. Avec Mitzrael, on ne savait jamais.

"Depuis quelque temps, votre vie se transforme en une véritable aventure qu'on ne retrouve que dans les comptes de fées. Mais, malheureusement, les comptes de fées n'existe pas. Quelque chose cloche vous ne trouvez pas ? Pourquoi un ange condamné à rester jeune éternellement s'attacherait-il à une humaine vouée à un destin attribué dés sa naissance: la viellesse et la mort. Je connais Do'Han, au risque de me répetter, bien plus que vous ne le penser. Il n'est absolumant pas du genre à réaliser les choses sans raison. En restant dans cette optique, j'aurais une question."

Elle rencontra un regard brillant, vif et intelligent. Cet homme était passionnant.

"Avez vous la preuve de la vérité de son amour ?"

"..."

"Loin de moins l'idée de vous anéantire, surtout après ce décè. Mais vous avez tout comme moi que ces immortels ont assés joué avec vous non ?"

C'était effectivement une excellente question.
Oui, les immortels avaient joué avec elle, mais...

Elle plongea son regard émeraude dans celui du vieux gardien. Effectivement, il semblait très bien connaître l'hétérocrome. Peut être son confident...Quoiqu'elle imaginait mal Mitzrael se confier...

- Une preuve " de la vérité de son amour" ? Mais de quel amour parlons-nous ? Je n'ai jamais eu de Mitzrael quelconque mot ou geste qui puisse réellement témoigner d'"amour"...

Elle se lova un peu plus dans les coussins du divan, l'air grave.

- Vous savez, nous n'avons jamais été clairs là dessus. Je veux dire, nous n'avons même pas décidé si nous étions ensemble ou non. C'est...bien plus que ça. Il ne dit rien et je ne pose aucune question non plus.
Mettre des mots là dessus, des mots si humains, si normaux serait pour moi comme...un sacrilège. Je préfère rester dans le flou.
Et j'espère bien mourir dans la seconde si un jour j'entendais " Je t'aime" de la bouche de Mitzrael.
Ce serait trop humain...Beaucoup trop humain.

Quand on sait ce que les Hommes font du langage, l'inneffable est parfois le plus parlant, à mon sens.

Elle se leva doucement et glissa vers la cuisine américaine où elle attrapa un large couteau accroché sur un portant au mur au dessus d'un plan de travail.

Elle revint vers l'homme. Elle n'avait plus envie de penser.

Elle s'assit à nouveau, le couteau dans les mains et joua un peu avec les reflets de lumière sur la lame en continuant, bien consciente d'être assez déroutante là :

- Et puis au pire...Quand bien même il ne tiendrait pas à moi autant que je tient à lui, ça m'apporterait quoi de le savoir ?

Mon père est le pire cupide escroc que j'ai jamais connu, ma mère, une véritable catin, ça me paraîtrait plutôt logique que celui que j'aime soit le roi des hypocrites manipulateurs et calculateurs.

C'est ça et il ne manquait plus qu'on lui annonce que Kyle était un acteur de télé-réalité et les Deltignants des figurants.

Elle ressera le manche du couteau lisse.

- Je crois que si vous voulez réellement m'aider, je ne vous demanderais qu'une chose. J'ai chaque jour davantage l'impression que je n'ai aucune place ici, que je n'aurais jamais du me trouver là. La vie a déjà tout aspiré en moi comme une sansgue. Je n'ai plus la force, plus l'envie de faire face. J'en ai assez. Je rêve d'un repos éternel. J'ai déjà trop donné. Aidez-moi à partir.

Elle fit passer le bras du vieillard autour de son cou pour qu'il tienne la lame contre sa gorge blanche.

- Parce que je suis trop lâche pour m'en charger moi-même.

Elle plaça l'arme improvisée dans la main parcheminée et fit d'un ton dur :

- Une seule chose. Pression suffisante suivie d'une flexion latérale rapide. Ou lente, à vous de voir. Plus rien n'a d'importance maintenant.

Faites-le.

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Ange Déchu
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MessageSujet: Re: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Dim 6 Sep - 21:19

"Faites-le."

Les paupières se plissèrents, mettant ainsi en valeur les iris marrons fixés sur April. Les doigts de Monsieur Robert serrèrent un peu plus le manche du couteau. Encore un peu plus...
Ses sourcils garnis se froncèrent.

"Je comprend votre désire. Là, au jour d'aujourd'hui, vous n'avez absolument rien de bien qui vous entoure."

Il relacha l'arme. Son bras s'allongea vers la dame rousse. Il l'attrappa précieusement par les épaules.

"Je suis désolée mademoiselle O'Brien, mais je n'ai rien d'un meurtrier."

Son regard d'un calme rassurant enveloppa celui de l'humaine.
"Et vous n'avez absolument rien d'une suicidère. Ne prennez pas votre vie comme une fatalité."


Il éloigna l'objet tranchant. Celui-ci tomba sur le sol dans un bruit métalique et morbide.

"On a trop souvent joué avec vous et vous vous êtes trop souvent contenté du pire. C'est triste. Vous vallez plus. Mais tout ceci ne tient qu'à vous."

Hochement de la tête.

"Ne vous laissez plu manipuler aussi facillement jeune fille."

Il tapotta son épaule.

"J'ai un service à vous demander. Vous n'allez certainement pas le comprendre...Provisoirement. C'est un service assez étrange, mais il a une grande importance pour vous et pour Mitzrael."

Son dos se courba tendit qu'il se pencha vers April.

"Savez-vous qui est Nectos ?"

Il secoua la tête.

"Non, bien sur que non et soyez-en heureuse. Les humains l'ont soigneusement enterré dans l'encre des anciens livres pour oublier totalement cette...créature du mal."

Il se redraissa.

"Monsieur Do'Han à un objectif. Vous n'en avez peut-être pas encore conscience. Il souhaiterait rencontrer Nectos pour -hésitation- discuter avec lui.
Il est capitale que vous l'en empècher.
Méffiez-vous de lui, de ses mensonges et de ses abscences trop longues."

Le viel homme se redraissa.

"Et si il est trop tard..."

Il attrappa sa canne.

"Appelez Dane Cooper."

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MessageSujet: Re: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Lun 7 Sep - 18:31

"On a trop souvent joué avec vous et vous vous êtes trop souvent contenté du pire. C'est triste. Vous vallez plus. Mais tout ceci ne tient qu'à vous."

"Ne vous laissez plu manipuler aussi facillement jeune fille."

"J'ai un service à vous demander. Vous n'allez certainement pas le comprendre...Provisoirement. C'est un service assez étrange, mais il a une grande importance pour vous et pour Mitzrael."

"Savez-vous qui est Nectos ?"


"Non, bien sur que non et soyez-en heureuse. Les humains l'ont soigneusement enterré dans l'encre des anciens livres pour oublier totalement cette...créature du mal."

"Monsieur Do'Han à un objectif. Vous n'en avez peut-être pas encore conscience. Il souhaiterait rencontrer Nectos pour -hésitation- discuter avec lui.
Il est capitale que vous l'en empècher.
Méffiez-vous de lui, de ses mensonges et de ses abscences trop longues."


"Et si il est trop tard..."

"Appelez Dane Cooper."


April se raidit et se redressa d'un bond sur ses deux jambes, de sorte à faire face au vieil homme.

- Oui, on a joué avec moi mais je l'ai toujours cherché.

Nectos est, selon ce que j'en ai su, aux autres mondes ce que Satan est à celui-ci. Assez puissant pour qu'un ange déchu et un démon l'appellent tous deux " le Maître".

Quant à l'objectif de Mitzrael, je le connais. Il veut livrer des âmes à ce Nectos.

C'est ce que j'ai appris par diverses occasions et cela me suffit pour refuser de vous rendre ce "service".

M'aider est très attentioné de votre part et je vous en remercie mais empêcher Mitzrael de faire ce qu'il prévoit serait aller au-dela de mes principes et les trahir.

Elle s'éloigna de l'homme et marcha un peu dans la pièce.

- Et si c'était nécessaire ? Si l'humanité avait besoin de ça ?

Je veux dire, toutes les races sur cette Terre possèdent leurs fléaux, maladies, prédateurs, circonstances naturelles qui créent ce qu'on appelle la sélection naturelle.

Mais la notre ?

Maladies ? Nous créons sans arrêt des vaccins, des traitements !

Prédateurs ? Aucun ne saurait concurrencer la puissance de nos armes !

Catastrophes naturelles ? Même s'ils en reste des meurtrières, on s'évertue à tout faire pour maîtriser ce genre d'évènements !

Même la simple mort de vieillesse sait être entravée !

Et regardez ce que nous faisons du monde alors que notre espèce prolifère sans barrières ! Regardez un peu l'état dans lequel nous laissons les choses. Rien ne nous résiste et nous ne nous gênons pas pour le faire savoir !
Encourageriez-vous, vous, une pareille espèce ?

A quel moment a-t-on ordonné à l'homme de posséder la Terre et de s'en faire maître ?

Peut être que les projets de Mitzrael rétabliraient l'équilibre que nous avons tous si conscieusement détruit. Peut être que tout cela, au fond, est utile.

Elle se tourna vers l'homme.

- Oui, je sais ce que vous allez me dire : un mal pour un bien...l'argument des pires massacres. Les crimes contre l'humanité, les épurations ethniques les plus destructrices n'étaient-elles pas toutes basées sur cette seule et même logique ?

Mais à cela je vous répondrais que ces massacres là savaient très bien au plus profond d'eux qu'ils ne poursuivaient pas le Mal en lui-même.
La politique avait pris le pas sur l'éthique et la morale.


Alors que si vous y réfléchissez, ne voyez vous pas ces âmes noires, pourries traîner ici bas et s'accrocher au monde comme des ancres de plomb pour le faire sombrer ? Et justement Dane Cooper en était un bel exemple !

Je vous le demande, Monsieur Robert, vous qui devez avoir croisé tant de différences et de natures opposées, vous qui voyez rire les gamins qui rentrent de l'école, qui voyez plaisanter les familles sortant se ballader, qui voyez s'enlacer les amants en bas sous le porche le soir, vous à qui s'offrent si facilement les morceaux du puzzle, les pièces de cet immense patchwork qu'on nomme "la vie"...

...Qu'est-ce que l'âme perdue d'un monstre pour le bonheur d'un milliard d'hommes ?

Avant de laisser le vieux gardien en placer une seule pour lui repondre, elle se dirigea vers la salle de bains où son pantalon sèchait et attrapa son téléphone portable dans la poche de son jean.

Elle ouvrit son répertoire et sélectionna le numéro de Mitzrael.

Sonnerie.

*Décroche, décroche !*

Un bruit annonça qu'il avait décroché. Avant qu'il ai même pu répondre " oui" , "allo", elle glissa d'une voix faible, soudain lasse.

- C'est April, je suis chez toi avec ton-visiblement- ami et confident - elle même n'aurait su dire si c'était là un reproche - le concierge, Monsieur Robert. Mitzrael, je.. j'ai besoin de toi, c'est toi que je veux voir. Fais vite.

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MessageSujet: Re: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Mar 15 Sep - 19:52

Le portable vibra dans la poche. Mitzrael le déguenna et appuya sur le bouton vert.

"C'est April." bourdonna l'appareil. "Je suis chez toi avec ton -visiblement- ami et confident" Le sourcils blonds se froncèrent automatiquement. "Le concierge, Monsieur Robert."
L'espèce de...
"Mitzrael, je.. j'ai besoin de toi..."

Les yeux biguarrés roulèrent vers le ciel.

"Encore..."

Bouton rouge.

La canne de Monsieur Robert résonna quand elle claqua contre le sol, près de la porte d'entrée.

"La mort des hommes...Je pensais aussi qu'ils la méritaient. Mais si c'est une personne à qui vous tennez qui s'éteind, admetterez-vous que tout ceci est normal? Adméterez-vous une boucherie d'innocent juste pour le plaisir des couteaux ?"

Il termina par un hochement de la tête.

"Vous connaissez toujours le numéro de Dane Cooper."

La porte se referma sur ces mots.

///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Les doigts adroits saisirent le tissus. Le déchu plaqua la carcasse du viel homme contre le mur. Les yeux des voisins qui s'étaient attardés dans les couloirs s'arrondirent.

"Mais qu'est ce que vous faite ?"

Le duo de sombre et de claire s'étalla dans le regard brun du concièrge.

"Arrêtez!"

La voix chantonnante que l'immortel connait depuis si longtemps chantonna dans son esprit.

Et qu'est-ce-que tu vas faire ? Me tuer une seconde fois ?

Il étouffa sa rage entre ses dents. Il finnit par lacher prise quand les spectateurs autours d'eux chuchotèrent le mot police.

La main d'Anauel passa sa main sur sa chemise pour effasser une pliure indésirable. Il la balaya comme on ballaye une poussière insignifiante sans lâcher les pupilles de l'ange.

Mitzrael le fixa descendre les dernières marches.
Il ne mit pas longtemps à rejoindre son appartement. A l'interrieur, April l'attendait. Il l'observa, dos contre la porte, comme un annimal sauvage enfermé pourrait fixer un braconnier.

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MessageSujet: Re: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Mar 15 Sep - 21:17

Encore.... ? Il lui avait raccroché au nez.

April sentit monter en elle une bouffée de sentiment mêlés, empêtrés et inexplicables.

De la colère, de la tristesse, de la haine même, du désespoir, l'impression d'être impuissante face à tout.

Ce " encore" résonnait toujours dans sa tête, profondément injuste.

Qu'avait-elle fait ? Elle n'était pas le genre à appeler au secours...là c'était juste qu'elle n'arrivait plus à réfléchir, sa tête sifflait et tanguait dans une valse assourdissante.

A vrai dire, elle était un peu perdue -complètement même.

Elle leva les yeux vers l'endroit d'où venait de retentir un bruit sec répercuter par la pièce d'entrée.

"La mort des hommes...Je pensais aussi qu'ils la méritaient. Mais si c'est une personne à qui vous tennez qui s'éteind, admetterez-vous que tout ceci est normal? Adméterez-vous une boucherie d'innocent juste pour le plaisir des couteaux ?"

"Vous connaissez toujours le numéro de Dane Cooper."


Elle n'eut pas le temps de répondre car il sortit mais ses paroles la plongèrent dans ses pensées. Voilà que la réflexion lui revenait...

*Pourtant.... Je ne crois pas avoir parlé d'innocents.
Quand au plaisir des couteaux...certains valent mieux six pieds sous terre que foulant ce sol.
Je n'ai aucun mal à avouer qu'à l'instant même j'espère que mon père brûle en enfer...

Et si parmis ces victimes, innocents il y avait...
Vu l'état du monde et des hommes, la mort serait presque une voie royale pour les coeurs qui n'ont pas été salis ici-bas. Peut être qu'il nous faut juste...apprendre à l'accepter.*

/////////////////////////////////////////

Les yeux verts fixaient, grands ouverts, brillants d'une lueur triste pleine d'incompréhension.
Les petites mains s'accrochèrent au grillage de métal gris.

Samuel Nichols, Luis Lawliet, Adam Flanagan, Karl Porter...17, 16, 17, 19, et 16 ans. Tous morts.
Tués par balle lors d'un règlement de compte. Pour de l'argent dû à un caïd chef d'une autre bande...

- April, viens...

La main imposante de Ray O'Brien vint se poser sur la petite épaule.

Le jeune regard semblaient choqué. Tout ce sang...tous ces morts...Ils n'étaient pas si vieux...

April compta mentalement.

8- 9, 10, 11 , 12 , 13 , 14 , 15 , 16

Le plus jeune n'avait que 8 ans de plus qu'elle...

- April, ça suffit, on doit y aller.

La petite fille baissa les yeux sur sa robe de soirée si jolie choisie spécialement pour fêter cet anniversaire de ses 8 ans.

Elle ne dit rien mais les petits doigts clairs lâchèrent à regret la clôture et glissèrent pour retomber au bout de ses bras ballants.

Ray, en costume soigné, fronça les sourcils.

- On n'aurait pas du passer par cette rue...fit-il à Lisa qui se tenait tout aussi apprêtée pas loin d'eux.

- On ne pouvait pas savoir qu'il y avait eu un meurtre au square !

Elle recoiffa une mèche rousse claire, l'air impatient.

- April, tu viens ? fit Ray en tendant une main à sa fille.

Les yeux verts le regardèrent puis se tournèrent à nouveau, bouleversés, vers la scène du crime où la police s'affairait.

Ray jeta un regard neutre à la même scène
.

- Des petits voyous..Voilà tout ce qu'on gagne à traîner les rues, April, tu vois ! Ils n'ont eu que ce qu'ils méritaient !

L'incompréhension se fit plus grande encore dans les iris émeraude.

- Mais...Papa..ils sont morts !

Ray baissa sur sa fille un regard sévère.

Attrapant les épaule frêles, il la fit pivoter pour tourner le dos au grillage.

- April, tu dois savoir que les hommes sont comme ça.
Ils font le bien et parfois, il font le mal. Souvent même.
On est fait ainsi, on n'y peut rien. Tu verras souvent des choses comme ça dans la vie. Faire le mal, c'est avant tout être humains.

Nous ne somme pas parfaits, mais ça n'est pas notre faute. Nous devons accepter et nous contenter d'être comme on nous a fait. Quoiqu'on fasse, c'est la nature même qui le veux ainsi.

Nous ne somme pas responsables
.


La petite tête rousse acquièsça, pas vraiment sûre du sens de ces mots trop compliqués pour une petite fille de 8 ans.

///////////////////////////////////////


April restait debout, un peu tendue dans l'appartement de Mitzrael. Elle jeta un coup d'oeil à l'extérieur.
Chicago ensevelie sous le voile d'encre, brillant de toutes ses lueurs comme une cité d'or artificiel.

- Si, Papa. C'est trop facile...Si, nous l'avons toujours été. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Spoiler:
 

*Et pour ça, nous devons payer.*

Au moment où elle murmurait ces mots pour elle-même et l'âme perdue de Ray O'Brien, la porte s'ouvrit sur Mitzrael.

Il s'appuya à la porte. Elle apercevait légèrement son reflet dans la vitre. Dans son regard il avait de la menace mais aussi...de la peur.

Elle fronça les sourcils mais ne se retourna pas.

- Bonsoir, Mitzrael.

Son ton s'était fait dur et froid presque malgré elle.

Comme un rempart qui s'intallerait automatiquement autour de son coeur détruit
.

- Dis moi...Quand ai-je pour la dernière fois, dis que j'avais " besoin de toi " ?
Tu sais bien que je ne suis pas de celles qui attendent l'aide d'autrui ou qui prient qu'on vienne à leur secours...Dans ce cas...Pourquoi ce " encore " ?


Elle restait, tournée vers la grande baie vitrée, observant la vie nocturne de cette ville qu'elle connaissait par coeur.

- Très gentil ce monsieur Robert...Trop pour ce monde...
Vois-tu, il m'a posé une question et je dois avouer que je n'ai pas réellement su répondre...

Il m'a demandé quelle preuve j'avais...Qu'est-ce qui me permettait de penser que tu partages ce que je ressens...

Elle grimaça. Mon Dieu, on aurait dit un mauvais téléfilm à l'eau de rose.

- Je déteste le dire ainsi...Prenons la chose sous un autre angle, si tu veux bien :

Elle se retourna, le couteau toujours dans sa paume depuis.

Elle l'appuya, tranchant contre sa gorge.

- Admettons que je sois démente au point de le faire. Si tu n'avais que quelque secondes avant que ça arrive...
Qu'est-ce que tu me dirais ?

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MessageSujet: Re: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Dim 20 Sep - 18:33

"Bonsoir, Mitzrael."

Le ton trahissait un mensonge caché

"Dis moi...Quand ai-je pour la dernière fois, dis que j'avais " besoin de toi " ?
Tu sais bien que je ne suis pas de celles qui attendent l'aide d'autrui ou qui prient qu'on vienne à leur secours...Dans ce cas...Pourquoi ce " encore " ?"


Mitzrael n'ajouta rien, comme si tout était dit. Concient de rajouter une brique sur le mur qui le séparrait de l'humaine, il ignora la tourmente qui étouffait ses pensées.

"Très gentil ce monsieur Robert..." Qu'il pourisse dans les entrailles de la mort.
"Trop pour ce monde...
Vois-tu, il m'a posé une question et je dois avouer que je n'ai pas réellement su répondre..."


Les sourcils blonds se froncèrent tandis que les yeux bicolores se firent plus intensément brillant.

"Il m'a demandé quelle preuve j'avais...Qu'est-ce qui me permettait de penser que tu partages ce que je ressens..."

Les iris fillèrent de droite à gauche, déconcerté, avant dese figé à nouveau sur O'Brien.

"Je déteste le dire ainsi...Prenons la chose sous un autre angle, si tu veux bien"

La dame rousse se retourna. L'ange serra les dents. Elle avait un couteau sous la gorge.

"Admettons que je sois démente au point de le faire. Si tu n'avais que quelque secondes avant que ça arrive...
Qu'est-ce que tu me dirais ?"


"Je déteste quand on joue avec moi April."

Il n'avait pas répondut...Et il ne contait pas répondre.

Tout en s'avançant vers le centre du salon, il s'éloigna d'elle d'un pas diriger en arrière.

"Tu ne demandes pas de l'aide, tu demandes ma présence. Seulement un jour je ne serais peut-être plus là et à ce moment qu'est-ce-que TOI tu feras O'Brien ?"

Même si la cage était dorée, l'insésissable oiseau se refusait de se savoir enfermé.

Il croisa les bras -signe qu'il était sur la défensive-

"Dans quels autres mensonges aux quels je t'avais demandé de prendre garde t'es tu noyée ?"

Le ton froid indiqua qu'il était également sur l'offencive.

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MessageSujet: Re: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Dim 20 Sep - 20:41

"Je déteste quand on joue avec moi April."

"Tu ne demandes pas de l'aide, tu demandes ma présence. Seulement un jour je ne serais peut-être plus là et à ce moment qu'est-ce-que TOI tu feras O'Brien ?"

"Dans quels autres mensonges aux quels je t'avais demandé de prendre garde t'es tu noyée ?"


April frissonna un peu.

*Mais qu'est-ce que tu fous, espèce d'idiote ?! Ressaisis-toi, bon sang !!!*

Elle ôta doucement la lame de devant sa gorge et alla la déposer sur un meuble verni, pas loin.
Elle tentait de paraître calme mais le tremblements de ses doigts trahissaient son trouble.

Elle applica l'arme du bout des doigts sur la commode puis recula d'un pas, comme si elle fuyait le danger que ce métal brillant représentait.

Elle frissonna encore. Elle avait soudain froid dans la chemise blanche, ses pieds nus contre le carrelage froid.

- Je ne sais pas. souffla-t-elle comme si elle réalisait à l'instant même.

- Je ne sais pas ce que je fait, je ne sais pas qui je suis, je ne sais pas où je vais, je ne sais pas ce que je veux, je ne sais pas ce que je pense...je ne sais rien...je n'arrive pas à comprendre.

Elle croisa les bras mais dans une attitude totalement différente de celle de Mitzrael.

Il était le seul qu'elle avait envie de voir et il lui en voulait à cause de son délire.

Elle se sentait comme au bord de la noyade, comme si, balottée par les vagues, elle venait de voir céder le dernier cordage qui la retenait au navire.

Ses bras croisés, ses mains, ses doigts blancs agrippèrent ses avants bras pour sentir sa propre chaleur et se rassurer.
Hélas, elle était aussi gelée que l'atmosphère.

- Je ne sais pas non plus ce que je ferais le jour où tu ne seras plus là. Je n'en ai strictement aucune idée...je...

Elle sentait l'air glacé s'insinuer dans son dos, jusqu'à ses os et les congeler.

- Je te demande pardon, si j'ai déraillé...Je...J'ai dit des choses...

Elle leva vers Mitzrael un regard où se mêlait la peine et l'effroi.

- Plus les jours passent et plus je hais, je deviens insensible et abominable...Je..J'ai l'impression d'être lui,Mitzrael...!

Sa voix se brisa et elle frissonna davantage.

- Prendre garde au mensonge...Mais il faudrait que je sache le reconnaître...Je ne sais pas. Parce que je n'ai connu que ça, le mensonge.

Je sais quel genre d'homme était mon père, tu crois vraiment que ces " je t'aime, April" étaient sincères ?

Ses yeux brillèrent, embués et ses lèvres tremblèrent.

- Pourtant j'ai toujours voulu y croire. Je me persuadais qu'il le pensait réellement pour me donner une raison de continuer à tenir à lui, à elle...

Une larme roula sur sa joue gauche.

- Mais le problème, c'est que j'ai fini par y croire. Je me suis noyée, comme tu dis, dans le mensonge et l'illusion. Un simulacre bien pâle de la réalité mais qui permettait d'avancer ! D'avoir encore une raison de m'accrocher quand j'avais envie de tout lâcher.

Et puis je n'ai plus su faire la part entre la réalité et les images. Entre la vérité et le mensonge. J'ai perdu la confiance mais j'ai gardé l'espoir et l'illusion.

Elle passa rapidement une main dans ses cheveux pour les éloigner de son visage où ils commençaient à coller à ses joues humides.

Elle sécha ses larmes.

- La preuve, je me suis mise à tenir à toi alors que je ne sais rien de toi, que le strict minimum. Que je ne sais pas si j'ai jamais compté pour toi. Si je te sers à quelque chose...Je n'en sais rien...

Au fur et à mesure qu'elle parlait, elle avançait vers lui et son rythme cardiaque augmentait.

- La seule chose que je sais est que je ne veux pas être ce que je suis..

Sa respiration s'emballa, elle mourait de froid mais en réalité, elle était brûlante - jamais bon de courir sous un pluie torrentielle.

- Que je ne veux pas faire ce que je fais...

Elle arriva face à lui.

- J'ai besoin de toi, parce que grâce à toi, je reste April. Mais une fois que tu n'es plus là, j'ai l'impression que tout s'embrouille et que je perds pieds. Que je deviens quelqu'un que d'atroce...Peut être que je suis comme ça, d'ailleurs...Je m'y perds complètement...Je te demande de l'aide, si, je te demande de m'aider à ne pas dérailler, à rester moi-même, à ne pas suivre sa voie...

Elle respirait de plus en plus péniblement.

- Je ne veux pas...être lui...

Elle était maintenant tout près de Mitzrael, face à lui, juste devant lui.

Elle avança encore jusqu'à être contre l'ange déchu.

Elle agrippa de ses mains aux geste fébriles, la veste de Mitzrael et serra le tissus entre ses doigts.

Elle AVAIT BESOIN de lui. Il était la branche qui la retenait de tomber dans le ravin, la bouée qui l'empêchait de sombrer dans l'onde sombre.

Sa voix, ses membres, ses lèvres, les larmes dans ses yeux, tout en elle trembait mais elle tremblait bien plus en elle même.

Elle avait l'impression d'avoir elle même ouvert son coeur au scalpel pour lui en montrer tout l'intérieur.

Elle serra plus encore le tissus dans ses poings.

- Aide-moi...Je ne veux pas ! Je ne PEUX PAS !

Elle lâcha d'une main la veste et son bras passa au dessus de son épaule, sa main venant se poser dans son dos avec un désespoir palpable. Elle le serra contre elle, enfouissant sa tête, brouillée, vide et complètement perdue, entre son épaule et son cou, le bas de son front serré contre lui et son dos fut bientôt secoué par de silencieux sanglots, ses larmes coulants, brûlantes sur ses joues pâles.

- JE NE VEUX PAS DEVENIR COMME LUI !!!

Elle tremblait, parcourue de frissons et de soubressauts, serrant Mitzrael plus fort encore. Il aurait été fait de métal en fusion qu'elle l'aurait serré quand même.
Elle avait juste besoin de quelqu'un à qui se raccrocher, nageant, à présente noyée dans sa propre existence.

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MessageSujet: Re: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Lun 21 Sep - 19:49

"Aide-moi...Je ne veux pas ! Je ne PEUX PAS ! "

La moitteur de la peau humidiffiée par la pluie de l'humaine se colla contre le dos raide de l'immortel.
Une roche n'aurait pas reçu une vague avec autant d'impassibilité. Mais la pierre n'est jamais creuse.
Voir April dans cet état si pittoyable...plus jamais...

"JE NE VEUX PAS DEVENIR COMME LUI !!!"

L'arme émit un cliquetis métallique étouffé.
Le pied de Mitzrael glissa sur le carlage. Il recula tendit que son bras se souleva. Le canon du révolver pointait la jambe de la dame rousse quand le déchu appuya sur la gachette.
Détonation.

"Maintenant tu sais pourquoi pleurer."

Et puis, avant que la porte ne claque:

"Remercie-moi pour cet avant goût de ce qui va t'attendre si tu souhaites toujours me suivre."

///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Entre les doigts du vairon, la cigarette se réduisait peu à peu en cendre.
Le visage angelique quitta la main qui le massait pour se relever. Le jeune homme s'appuya contre sa porte d'entrée, les iris bigarrés de couleurs plongés dans le vide.

Vide...Plutôt rempli de questionnements qui voguaient autour de lui, le harcelant sans relache.

Maintenant qu'il les regardaient en face, il en oublia sa dose de calmant disparraissant peu à peu dans un écran de fummée opaque.

//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

La paume de l'hétérocrome se plaça d'un mouvement souple, coulant, au dessus de la plaie surperficielle. Les sourcils se froncèrent. Une aura claire et pur d'un éclat presque transparant enveloppa comme un voile de satin la main d'immortel. Le drap de lumière retomba sur la blessure. Le sang s'évaporra, les tissus se reformèrent et la chaire se reboucha.

Mitzrael toussa...mais ce n'était pas à cause de la cigarette qu'il tenait discrètement à côté de lui.

Ce sort n'était pas des plus facil.

Trenant un fillet de brume toxique derrière lui, il disparut dans une autre pièce. On pouvait l'entendre monter des escaliers, se déplacer sur le plancher grincant, redescendre en quelques enjambées...

Quand il pénétra à nouveau dans le salon, il envoya à la dame rousse un pull élégant en laine ainsi qu'un vieux jeans. Le tout devait appartenir à une fille.

Le déchu enfonça ses mains dans ses poches.

"Manger n'est pas dans mes habitudes quotidiennes...tu veux quoi ?"

Plissement des yeux.

"Et je te défie de me dire que tu n'as pas faim."

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MessageSujet: Re: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Lun 21 Sep - 20:55

April n'entendit pas le bruit du callibre neuf millimètres mais vit le déchu s'éloigner d'un pas vers l'arrière.

Son bras se dressa et dans sa main...

Les pupilles de l'humaine se rétractèrent.

Le bruit sourd retentit dans l'appartement froid et une douleur puissante et aiguë arracha un cri silencieux à la jeune fille.

Touchée en haut du genoux, elle perdit l'équilibre et s'effondra comme une poupée de chiffon, sa tête claquant contre le carrelage dur.

Elle sentait, hébétée, la douleur cuisante dans sa chair mais elle était avant tout bien sonnée.

Dans un état second, dans le coton avec une douleur poignante en arrière fond.

Elle bougea un peu la tête quittant la vue fixe du plafond blanc, ça tournait comme une infâme tambouille dans son crâne...

La surprise passée, elle sentit la cinglante algie lui lancer dans toute la jambe.

Le salaud, il l'avait bien touchée en plus !

Elle serra les dents, son front encore plus brûlant qu'avant. En s'efforçant de ramener sa jambe blessée vers elle, elle colla son profil au carrelage gelé pour le rafraîchir.

Elle tira sur ses muscles endommagés sans pouvoir retenir un cri de douleur étouffé tant bien que mal.

Serrant toujours la mâchoire inférieure et supérieure l'une contre l'autre, elle tenta de se mouvoir pour s'asseoir au sol.

La souffrance provoquée par sa jambe lui rendit la tâche peu aisée mais il était hors de question qu'elle reste vautrée ainsi à terre.

Elle se hissa avec toute la force de ses bras sur ses deux jambes et se releva, s'obligeant à ignorer la douleur de la jambe perforée qu'elle ne pouvait que gardé légèrement pliée sans prendre appui dessus.

Elle essuya d'une main les vestiges de larmes sur ses joues et sous ses yeux.

Elle mourait d'envie de courir attraper le couteau et de le planter à son tour dans la jambe de l'hétérocrome.

Mais l'état de sa jambe gauche excluait tout mouvement du genre et quand bien même, elle n'aurait jamais su blesser Mitzrael.

Elle tituba en sautillant un peu jusqu'à son téléphone.

Là, vu l'état de la plaie et tout ce sang sur sa jambe, c'était les urgences qu'il lui fallait. Elle attrapa l'appareil et composa le numéro vert.

Mais ne put se décider à appuyer. Mitzrael savait soigner les blessures...

En parlant du loup...Le déchu revint dans la pièce et soigna sa blessure. Evidemment, tout disparut aussi rapidement et brutalement que c'était apparu.

April le laissa faire et soupira. Que dire et que faire ?


Il alla lui chercher un pull et un jean.

"Manger n'est pas dans mes habitudes quotidiennes...tu veux quoi ?"

"Et je te défie de me dire que tu n'as pas faim."


Elle enfila les habits sans broncher par dessus la chemise blanche de Mitzrael.

- J'en sais r...Ce que tu as sous la main sera très bien.

Le " j'en sais rien"? mauvais plan après son speech du " je ne sais plus rien"...

Elle alla se percher sur un haut siège devant le bar alors qu'il fouillait dans le frigo.

- J'imagine que je dois te remercier...Mais tu sais, " April ferme-là " ça aurait tout aussi bien marché...Enfin..., j'ai compris...! J'arrête de geindre sur mon sort.

Elle secoua la tête et attrapa le sandwich que Mitzrael lui tendait.

Mais elle le laissa sur le comptoir et posa sa main sur son bras à lui.

- Malgré tout ça...c'est bon de te revoir... Tu m'as manqué.

Elle lui adressa un sourire sincère, peut être un peu triste mais réellement heureuse de le retrouver.

Elle leva ses yeux verts vers les siens, en écartant un peu le sandwich- elle le mangerait plus tard.

Elle tint son poignet droit entre ses doigts.

- La dernière fois que tu m'as menacée, c'était durant l'épisode du lac, et ça n'allait pas bien du tout...Qu'est-ce qui t'arrive aujourd'hui ?

Ses doigts carressaient doucement la peau de son poignet mais ses pensés étaient ailleurs.
Elle revoyait l'homme lui parler tout à l'heure, lui demander d'éloigner Mitzrael de Nectos, de l'empêcher de mener à bien ses projets...

- Réponds-moi honnêtement, je te trouve...différent de d'habitude..Aurais-tu déjà rencontré ce Nectos ?

Elle fronça les sourcils
" Dans quels mensonges t'es tu encore noyée "...

- Non, tu sais quoi ? Oublie-ça...J'ignore ce qu'il voudrait me faire dire exactement...Mais c'est en toi que j'ai confiance. Je te l'ai juré. Je ne sais si jai raison ou si j'ai tort mais je n'ai qu'une parole.
Je ne te décevrais pas.

Elle se redressa un peu sur son siège, tenant toujours son poignet entre ses mains.

- Raconte-moi plutôt ce que mon père t'as fait l'autre jour...

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MessageSujet: Re: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Sam 26 Sep - 20:48

"J'en sais r...Ce que tu as sous la main sera très bien."

Jolie pirouette finale.
Mitzrael esquissa un sourire entendu et se dirigea vers la cuisine: une petite pièce emmenagée à l'américaine bien plus longue que large.
La porte du frigo déclancha un claquement faible et étouffé quand le déchu l'ouvrit. Dans les entrailles de la machine: quelques produits frivoles, histoire de lui remplire le gosier, comme si il "mangeait pour vivre" et non "vivait pour manger". Il sortit du pain, du jambon -puisqu'il n'y avait que ça étaller sur une tranche de mie- et un petit couteau de cuisine.

April s'installa sur un tabouret en hauteur, en face de l'immortel recyclé en cuisinier.

"J'imagine que je dois te remercier...Mais tu sais, " April ferme-là " ça aurait tout aussi bien marché...Enfin..., j'ai compris...! J'arrête de geindre sur mon sort."

En un rien de temps, le sandwich était pret. Il le tendit à l'humaine qui le déposa sur la plate-forme.

Le vairon s'appuya sur ses mains pour se pencher vers elle.


"Malgré tout ça...c'est bon de te revoir... Tu m'as manqué." chuchota-t-elle.

L'ange hocha la tête de haut en bas. La main tiède de la jeune fille se posa attentionnément sur son poignet.

Ses iris chamarés retombèrent sur ses doigts féminins avant de s'enfoncer à nouveau dans l'océan vert.

"La dernière fois que tu m'as menacée, c'était durant l'épisode du lac, et ça n'allait pas bien du tout...Qu'est-ce qui t'arrive aujourd'hui ?"

De son pouce, elle carressa sa peau glacée comme on caresse un animal pour le rassurer.

"Réponds-moi honnêtement, je te trouve...différent de d'habitude..Aurais-tu déjà rencontré ce Nectos ?"

Les pupilles se réduirent n une simple fente. PAN

"Non..."

Oh la belle enflure!

"Tu sais quoi ?"

Mais qu'est-ce-qu'il voulait ?

"Oublie-ça"

Ouais ça vaut mieu.

"J'ignore ce qu'il voudrait me faire dire exactement...Mais c'est en toi que j'ai confiance. Je te l'ai juré. Je ne sais si jai raison ou si j'ai tort mais je n'ai qu'une parole.
Je ne te décevrais pas."


Devant la pureté et la vérité de ce regard, l'hétérocrome ne put faire autre chose que de baisser le sien si sale.

"Raconte-moi plutôt ce que mon père t'as fait l'autre jour..."

"Tu sais, les psycologues ont réalisé un teste. Ils s'annonçaient scientifiques et demandaient à une personne quelconque d'administrer une décharge élèctrique à un "volontaire" -ou plutôt un acteur-. A chaque décharge, le courant est de plus en plus fort, de tel à ce qu'au bout d'un moment, la victime supplie la personne d'arrêter. 1 cas sur 10 a refuser de continuer l'experiance. Les 9 autres ont continuer infliger cette torture seulement parce que le scientifique diplomé insistait. Etonnant non ?"

Il recula ses mains de la table pour les laisser retomber le long de son corps.

"Pour le reste, et bien pour faire court, il m'a demandé de t'empoisonner pour une histoire de procès en échange de tout ce que je désirais"

Il esquissa un sourire. Domage que ce qu'il recherchait n'avait rien de matériel n'est-ce-pas monsieur O'Brien ? Il contourna la plate forme.

"Je me suis injecter le poison qui m'a tué sur le coup" ironisa-t-il.

Il glissa derrière April. Ses bras s'enroulèrent autour de sa taille divinement taillée.

"Et ensuite je me suis réveillée dans tes bras, au fond d'un trou et emballé dans un sac en plastique."

Il déposa son menton sur l'épaule de la dame rousse.

"En gros." termina-t-il.

Il reconnu l'odeur de son propre champoing qui recouvrait les cheveux de feu d'April.

"Ah. Tu as pris une douche ici."

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MessageSujet: Re: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Dim 27 Sep - 11:26

April sourit en sentant la tête de l'ange sur son épaule.

- J'ai pris l'averse tout à l'heure. Je me suis dis que tu comprendrais...

Elle haussa les épaules, légèrement, pour ne pas gêner le visage du déchu qui s'y était perché.

Elle ferma les yeux, profitant de retrouver son odeur, après toutes ces heures privée de lui.

Ses doigts fins glissèrent dans les mèches blondes, caressant et se faufilant doucement entre les fils de soie dorés alors que sa tête s'inclinait pour s'appuyer sur celle de l'ange.

Elle se retourna dans ses bras et l'enlaça un moment sans rien dire.
Le tenant juste contre elle et savourant cet instant au vol, mettant à "profit" chaque seconde passée près de lui.

De toue faço, les heures partagées avec Mitzrael ne seraient jamais des heures perdues, noyées parmi tant d'autres.

Elle se détacha au bout d'un moment.

- Il faut que je te parle. Ce type m'a dit...On a eu une conversation très particulière. Tu as du en juger d'après l'état où j'étais quand tu es entré.
Enfin bref, je vais y venir.


Mais avant ça : deux choses.

Tu me dis que mon père voulait que tu m'assasines...
J'avoue que je ne pensais pas qu'il en arriverait là mais au fond ça ne me surprend pas complètement.
La conscience ça n'a jamais été son truc.
Je suis juste désolée, et verte de rage qu'il t'ait embarqué là dedans et s'en soit pris à toi.

Tu comprends maintenant pourquoi t'entendre me comparer à lui m'a fait si mal, l'autre jour?


Elle plongea son regard émeraude dans les iris bicolores.

- T'injecter le poison était une excellente idée, si l'on sait que tu es immortel. Le fait que tu l'ais fait pour que ce poison n'aille pas dans mes veines me touche beaucoup...Laisse-moi te remercier...

Elle caressa son visage et prit ses lèvres entre les siennes pour lui donner un long baiser qui portait toute sa reconnaissance et sa tendresse pour lui.

Ce fut dur de se détacher de lui mais elle y parvint.

- Bon, je voulais encore te parler de l'expérience.

Etonnant ?

Pas tant que ça en fait. Cette expérience est plutôt connue, c'est même un sujet réccurent de la philosophie, de la sociologie et de la psychologie.

L'expérience de Milgram, qui doit son nom à son inventeur, Stanley Milgram.

Je me suis intéressée de près à cette histoire...

L'expérience avait pour but d'évaluer le " degré d'obéissance d'un individu devant une autorité qu'il juge légitime".

L'idée était de voir les limites de la conscience et du libre arbitre.

J'ai fait pas mal de recherches là dessus et j'en ai tiré tout un dossier qui m'a beaucoup aidé à la comprendre.

En réalité, il y a eu 4 expériences différentes.

La première a été réalisée avec deux pièces séparées et insonorisées.

(On appelle souvent, dans le cadre de l'expérimentation, l'individu qui est chargé d'appuyer sur le bouton, le "sujet naïf".)

Donc le sujet naïf était placé dans une salle totalement coupée de celle où se trouvait l'acteur.

65% des sujets ont appuyé jusqu'à la décharge maximum qui était de 450 Volts.

Dans la seconde expérience, on laissait une cloison vitrée entre les deux pièces si bien que le sujet pouvait voir et entendre l'acteur.

Là, c'est 63% qui ont su monter jusqu'à la décharge maximum.

Ensuite, à la troisième, on a mis le sujet et l'acteur dans la même pièce.

40% sont allés jusqu'à 450 Volts.

Et pour la dernière, le sujet naïf et l'acteur se trouvaient dans la même pièce et avaient un contact physique.
En réalité, le sujet naïf devait obliger l'acteur à poser sa main sur un plaque qui délivrait les décharges.

30% ont osé les 450 Volts.

A chaque fois, le sujet naïf avait près de lui un "expérimentateur", soit un type en blouse blanche qui prenait des notes et encourageait les sujets à l'aide de " vous devez le faire ", " il faut le faire ", " vous avez juste à appuyer sur le bouton", "l'expérience veut que vous poursuiviez".

Une expérience annexe a été faite pour l'expérience 4.
Mais cette fois en l'absence de l'expérimentateur.

20% seulement ont osé la décharge maximale.

Déjà énorme, tu me diras...

La question, c'est : pourquoi arrive-t-on à pareil chiffres ?

C'est vrai, l'acteur était un être humain et tous le savaient bien !

Alors pourquoi ?


Elle resta assise et fixa la tasse de chocolat chaud vide que lui avait servi Mr Robert et qui traînait encore sur le bar.

- C'est très simple. Ca se résume en un mot : " déresponsabilisation".

C'est l'outil favori des grandes dictatures et notamment de l'Allemagne nazie.

T'es -tu déjà penché sur cette partie de l'histoire humaine, Mitzrael ? On en tire souvent de grandes leçons...

En observant le fonctionnement des camps de concentration et d'extermination surtout, on comprend beaucoup de choses.

" Tu n'as pas vraiment tué ces gens, tu n'as fait que tourner un bouton."

Mais un bouton qui libérait un gaz mortel...

" Toi mets-toi là, tu tireras sur cette manette quand lui aura appuyé sur ce panneau et ensuite, lui là bas refermera la porte."

" Non, non, tu ne les tues pas, voyons ! Ca n'est pas toi, tu tires juste une manette ! Lui non plus, regarde, il appuye juste sur ce panneau ! Et lui là bas, il ne fait jamais que fermer la porte ! Tu n'as pas à t'en vouloir pour la mort de ces gens. Tu n'es pas responsable."

Ca ressemble beaucoup , non ? C'est pour comprendre ça que Milgram a mené son expérience.

On parle en philosophie et en psychologie de " l'état autonome" et de "l'état agentique".

L'état autonome est l'état où interviennent encore la conscience et le libre arbitre. Où tu es encore tout à fait maître de tes choix et de tes actes.

L'état agentique, en revanche, est l'état dans lequel se trouve l'esprit humain quand il a été suffisament déresponsabilisé pour ne plus se heurter à des cas de conscience et faire taire son libre arbitre.

A ce stade de la manipulation, le sujet ne sent plus qu'un simple rouage d'un grand engrenage, entraîné par la machine - alors qu'en réalité, c'est bien lui qui l'entraîne et contribue à son fonctionnement - il sent qu'il est le simple moyen, l'outil insignifiant, et donc non fautif, d'une autorité et surtout d'une volonté extérieure à la sienne.

Pourtant si un seul rouage s'arrêtait, l'engrenage ne pourrait plus tourner et la machine cesserait de fonctionner.

Mais pourquoi un simple morceau du mécanisme devrait s'en vouloir et s'arrêter ?

Ca n'est pas sa faute. Il ne fait qu'être un élément dans la machine.

C'est là le pourquoi du comment - ou en grande partie en tout cas.

Elle se leva de son siège et glissa au sol pour venir près de Mitzrael.

- Je vais te montrer, attends.

Elle alla chercher un coussin sur le canapé et le posa sur le bar.
Puis elle prit l'ange par les épaules et le fit reculer.

- Fais-moi juste confiance, d'accord ? souffla-t-elle à son oreille.

Elle attrapa son revolver à sa ceinture et le lui glissa dans la main puis lui fit tendre le bras et pointer l'arme vers le coussin.
Elle glissa son doigt dans la gachette avec le sien

- Maintenant, si le doigt n'est pas responsable et se plie, si la détente ne se sent pas coupable et s'enclenche, si le ressort du chargeur pense qu'il n'y est pour rien, que le bec de la gachette fait lui aussi taire sa conscience et s'abat sur l'amorce qui se dit qu'après tout, elle ne fait que son job et qu'elle n'a pas à s'en blâmer, et propulse la balle qui pense qu'au fond, ça n'est pas sa faute, à elle, elle n'est qu'une balle, la responsabilité revient au cerveau qui dirige les muscles qui dirigent eux-mêmes la main qui dirige le doigt, au cerveau donc d'avoir des soucis avec sa conscience.

Voilà, alors au final, le doigt se plie, la gachette s'enclenche, le chargeur s'active, le bac de gachette s'abat sur l'amorce qui éjecte la balle qui fonce sur la cible.

Elle tira en pliant son doigt et celui du déchu pour appuyer sur la détente.

La balle vint transpercer le coussin et retomba au sol, derrière le bar dans un bruit métallique.

- Mais personne ne s'est senti responsable.

Et c'est comme ça que l'on arrive à des milliers de morts dans des conditions atroces et aux pires génocides et crimes contre l'humanité.

Donc non, pour répondre à ta question. Pas si étonnant en réalité.

Là où ça m'étonne c'est plutôt que tu m'en parles alors que je te dis que je te fais confiance.
Crois-tu avoir annihilé ma conscience et mon libre arbitre ? Je pense être tout à fait alerte et maître de mes actes et de mes choix.

Ou aurait-ce un rapport avec mon père... ? Explique moi s'il te plait, je ne te suis pas...

Mais tu répondras à tout ça après.

Je veux d'abord te raconter ce qu'il s'est dit.

Et elle lui redonna mot pour mot la conversation qu'elle avait eu un peu plus tôt avec le vieux concierge.

- Quoique tu fasses. J'ai promis. Je t'ai juré que je te suivrais.

Elle l'enlaça de nouveau.

- Désolée pour le coussin, je t'en repayerais un...Bon, je vais me taire un peu et te laisser parler.

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Dernière édition par April le Ven 6 Nov - 20:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Ven 6 Nov - 16:29

"Désolée pour le coussin, je t'en repayerais un"

C'était si facile... Casser. Echanger. Oublier.
Mais cette main chaleureuse étalée sur l'épaule gelée pour l'éternité de l'immortel, était-ce possible de l'échanger ? De l'oublier ?
Il ignorait que le contrat O'Brien était si compliquer à remplire.

"Bon, je vais me taire un peu et te laisser parler."

Mitzrael se raccla la gorge, comme un diplomate sur le point de trouver un terrain d'entente. Il rangea son révolver dans son foureau de cuir. Ses paumes s'étendirent sur les épaules de l'humaine. Il la repoussa avec une douceur infinie.

Il songea à ce qu'avait dit "Monsieur Robert". Anauel ? Certainement pas. Il ne pouvait pas avoir changer "sa vision des choses". Il ne pouvait pas. Il ne devait pas.

Mais alors qui ?

"Méfie toi des mensonges."

Ses doigts se refermèrent sur le contour ovale du visage de la mortel, épousant les formes de ses joues.

"Pour le reste, je voulais te faire comprendre que je n'étais pas si différent des autres. Je fais parti des 9 cas sur 10 à oébire à plusieurs volontées suppérieures que je juge moi même légitimes. Et l'une de ces volontés..."

Son pousse flatta la peau en porcelène recouvrant la joue de la dame rousse.

"C'est toi."

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MessageSujet: Re: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Sam 7 Nov - 0:15

Elle hocha la tête.

Méfie toi des mensonges."

Oui, Mitzrael, j'ai compris. Oui, je ferais attention. Oui, je me méfierais des mensonges. Oui, je resterais bien prudente.

- Bon sang ce que ses mains étaient douces. -

Oui, je surveillerais mes fréquentations. Oui, j'obéirais à tes demandes. Oui, je suivrais à la lettre. Oui, c'est toi que je crois. Oui, je vais m'efforcer d'oublier les divagations du vieux concierge...

"Pour le reste, je voulais te faire comprendre que je n'étais pas si différent des autres. Je fais parti des 9 cas sur 10 à oébire à plusieurs volontées suppérieures que je juge moi même légitimes. Et l'une de ces volontés..."

Oui, je serais sage. Oui, je sais que tu es plus humain que tu ne le sembles. Oui, je comprends bien. Oui, j'ai confiance quoi qu'il arrive. Oui, je t'écoute...

- Ce toucher soyeux ! Mais il voulait sa mort ! S'il continuait comme ça, elle allait se liquéfier, fondre comme neige ! -

Oui, je sais que tu suis des ordres d'ailleurs. Oui, peu m'importe. Oui, je crois en toi. "C'est toi." Oui, je...


- ??!!! -

Les yeux verts s'écarquillèrent, d'abord surpris. Ils s'attendaient à tout sauf à cette déclaration-là.

- Dans tes dents, le vieux Robert ! -

Au fond, elle l'avait toujours cru. Du moins, elle avait toujours voulu y croire.

Est-ce que toutes les filles avaient l'air aussi débiles, à fixer l'autre avec de grands yeux de chiots brillants quand on leur disait " Je t'aime " ?

Parce que, là, il fallait l'avouer, ça y ressemblait franchement !

Et April, tout aussi moqueuse et caustique qu'elle puisse être sur le sujet, restait humaine.

Désespérement humaine, même.

Elle ferma les yeux et lentement, avec douceur, enlaça Mitzrael pour le serrer contre elle, dans ses bras, et cala son visage clair dans le cou frais de l'immortel, enfouie dans les mèches d'or pâle et le col blanc de sa chemise, museau contre sa peau, elle se laissa submerger par son parfum d'immortel, l'odeur de linge propre de sa chemise, l'arôme fruité de son parfum...

Oh, bon Dieu, qu'elle était bien.

Elle laissa glisser avec délice le bout de son nez le long de son cou, de sa mâchoire pour finalement appuyer sa tempe contre la sienne et murmurer :

- Ferme les yeux...

Quand les paupières marmoréennes couvrirent le duo coloré d'iris, elle glissa ses doigts fins sur ses tempes. Y posant le bout des doigts, elle les fit descendre sur ses joues, effleurant simplement sa peau. Elle voulait qu'il sente ce qu'elle sentait quand il posait ses mains sur elle.

Lui offrir, une fois de plus, d'être un peu plus humain en lui permettant de ressentir chaque seconde à la manière d'un mortel.

Ses doigts carressèrent le dessin parfait de ses lèvres avant de gagner sa mâchoire, de glisser dans sa nuque, puis sur ses épaules, dans son dos - elle glissa doucement ses mains sous sa veste ouverte pour être au plus près de sa peau et laissa ses doigts effleurer ensuite son dos un long moment, avant de s'arrêter et de se déployer, se posant sur le tissus blanc, contre sa peau pour y diffuser leur chaleur, alors qu'elle se rapprochait et se resserait encore pour se lover contre lui, à l'intérieur de sa veste.

Elle leva à nouveau les yeux vers lui, retrouvant le clair et l'obscur qui s'étaient voilés.

Elle ne voyait pas quoi dire. Qu'y avait-il à dire. Il savait déjà tout.

Les lèvres humaines découvrirent ses dents blanches dans un sourire plus que sincère et extrêmement tendre.

- Je sais qu'à force d'être dits, ces mots là n'ont presque plus de sens dans la bouche des Hommes -Et s'il existait une autre façon de te le dire, je n'hésiterais pas une seconde- mais...je t'aime, Mitzrael.

Elle rentra un peu la tête dans les épaules, se courbant légèrement pour appuyer sa tête sur son buste, l'oreille contre son coeur immortel.

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MessageSujet: Re: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Mar 17 Nov - 16:54

Dieu aima les oiseaux et inventa les arbres. L'homme aima les oiseaux et inventa les cages.

Quant à April, elle ouvrit simplement ses bras pour les refermer sur le plumage.

"Ferme les yeux..."

Soumis à la volonté de cette voix au tymbre si enivrant, Mitzrael masqua ses pupilles. Alors, les doigts ensorceleurs adoptèrent les contours du visage angelique. Ils glissèrent avec une douceur suave, inhumaine, sur les joues blêmes.

L'immortel laissa la dame rousse continuer à flatter ses propres sens. Charmer ses pensés qui tournaient à présent autour d'elle. Envouter son corps comme son esprit.

Les doigts épousèrent ses lèvres, tombèrent sur son menton avant de s'échapper vers sa nuque pour filler lentement vers ses épaules.
Là, à l'interrieur de la veste verte -elle avait enfui ses mains à l'interrieur des entrailles en tissus-, les paumes étallèrent leur chaleur divine contre le dos de l'animal aprivoisé.

Le déchu devina le somptueux corps de son humaine se rapprocher contre son torce.

"Je sais qu'à force d'être dits, ces mots là n'ont presque plus de sens dans la bouche des Hommes -Et s'il existait une autre façon de te le dire, je n'hésiterais pas une seconde- mais...je t'aime, Mitzrael."

Le duo de claire-obscure émergèrent de leur prison de chaire pour se poser sur la plus merveilleuse des images: un regard, son regard -le bon Dieu devait être inspiré ce jour-là. La tête du vairon oscilla sur le côté. Il se pencha. Se raprocha. Déposa lentement sa bouche entre-ouverte contre les lèvres de la jeune fille.

Une nouvelle fois, il s'offrit à elle. Une nouvelle fois, il draina toute la passion niché dans le parfum de ses baisers. Il plaqua avec tendresse April contre le mur blanc à quelques pas derrière elle. Ses doigts d'immortels se refermèrent sur ses coudes pour remonter, exaltés, vers les mains mortelles. Ils s'ouvrirent. Paume contre paume, Mitzrael adossa à leur tour le dos de ces mains contre la paroie lisse.

Il cerna les lèvres de la dame rousse dans les siennes avec hardeur. Son pouce flatta l'interrieur de sa paume, comme pour la rassurer.

Les mots n'étaient plus nécessaire dans les moments comme celui-ci.

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MessageSujet: Re: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Jeu 19 Nov - 19:14

Quant elle vit Mitzrael approcher, toujours plus près, son visage du sien, April sentit la terre tourner sous ses pieds, son sang affluer dans ses veines à une vitesse impressionante.

Elle ouvrit à sont tour les lèvres sous la douceur de celles de sa moitié. S’en suivit alors une véritable valse des sens, elle retrouva avec délice la fraîcheur de la chair immortelle.

Le souffle légèrement saccadé, les paupières fermées comme sous la plus douce des berceuses, elle répondit à ses baisers avec un abandon total. Avec le même abandon, elle le laissa la mener, lèvres en fusion mêlées aux siennes, et l’appuyer contre le mur.

Elle frissonna, définitivement charmée, lorsque les paumes glacées et pourtant si ardentes, courirent le long de ses bras pour gagner la chaleur de ses mains pour s’y souder et venir les adosser au béton peint. Elle répondit avec dévotion au nouveau baiser de Mitzrael.

Elle ouvrit les yeux pour immerger son regard vert dans celui de l’ange déchu. Ainsi, doucement l’émeraude comtemplait le Jour et la Nuit qui veillaient sur elle.

Aïe. Les muscles de ses bras, d’abord enchantés par ces caresses, n’aimaient pas être ainsi tirés et ne se gênaient pas pour lui faire savoir. Après tout, elle n’avait eu aucune pitié pour eux ce week-end avec son escalade !

- Euh, Mitzrael… ? J’ignore jusqu’où s’étend la souplesse des immortels mais les tissus humains râlent un peu quand ils sont tordus …Personnellement, je resterais bien des heures entières comme ça mais je doute que mes bras apprécient. Fichu corps humain ! grogna-t-elle en riant.

Un sourire étira les lèvres humaines qui s'avancèrent vers celle de l’hétérocrome et s’y unirent avec volupté.

Les doigts éphémères glissèrent contre ceux, éternels, croisés, pour se replier sur le dos de ses mains, paumes toujours serrées.

Elle l’embrassa encore, plus intensément encore cette fois, tout en se détachant du mur, le gardant scellé à elle, tout en reculant vers la porte de la chambre qui se trouvait un peu plus loin.

Toute à son étreinte passionnée, elle se détachait de sa bouche, caressait sa joue avec le bout de son nez, passait ses lèvres sur les siennes pour les frôler, les saisissait à nouveau, serrant toujours plus ses paumes contre les siennes.

Elle aurait voulu fondre comme le cuivre que l’on mêle à l’or blanc, l’imprégner lui et l’imprimer en elle. De toute façon, elle était marquée à vie.

Elle sentit la masse moelleuse d’un matelas contre sa jambe. Toujours soudée à Mitzrael, elle eut un rire silencieux, et l’envoya en le poussant gentiment sur le lit impeccablement fait.

Elle s'étendit à son tour sur le matelas et s’allongea près de lui, attrapant son visage pour pendre ses lèvres avec exaltation. Elle passa au dessus du corps de l’immortel, pivotant à califourchon sur lui, jambes arquées autour des siennes.

Elle l’embrassait, dos creusé, cambrée, en appui sur ses genoux, ses mains caressant inlassablement son visage immaculé.

- Je ne dois pas faire ça… !

Elle rit et attrapa à nouveau ses lèvres dans les siennes.

- Je sais que je ne dois pas !

Nouveau rire, nouvelle étreinte enflammée.

- Ca se trouve, on n’a même pas le droit… !

La tête rousse s’enfouit dans le cou lisse, le visage humain ensevelir sous les mèches blondes pâles pour le couvrir de baisers.

- Mais on s’en fout !

Ses lèvres attrapèrent une nouvelle fois les siennes pour les dévorer d’embrassades.

- Laissons l’ange et l’humaine là où ils sont avec leurs problèmes existenciels et célestes.

Elle promena doucement ses mains sur son visage et les fit glisser dans ses cheveux clairs. Plongeant son regard dans le sien, elle murmura :

- Mitzrael et April devraient suffire, non ?

Sans attendre, elle regagna ses lèvres et lui donna un baiser langoureux tout en passant ses mains sous sa chemise pour caresser sa peau. Elle défit doucement les boutons du vêtement de coton blanc.
Elle laissa alors ses doigts filer sur son épiderme froid en frémissant. Ses baisers redoublèrent d’ardeur, toujours rivée à ses lèvres, elle saisit avec transport le bas de son pull pour l’enlever ainsi que son haut.

Elle reprit ses embrassades passionnées avant de faire rouler le déchu par-dessus son corps d’humaine, ses lèvres toujours mêlées au siennes, enivrées.

Ses mains couraient sur son torse, son dos, son buste appuyé contre le sien, sa peau au contact de, celle satinée, du déchu.

Elle l’attira davantage contre elle, les abîmants tous deux dans l’océan de draps, couettes et couvertures tout en l’embrassant infatigablement, avec une fougue indicible.

- Maintenant, laisse-moi te prouver que l’être humain, malgré tout ce qu’il peut être, a lui aussi eu sa part de magie…

Elle saisit à nouveau ses lèvres entre les siennes et lui donna un baiser brûlant tout en plongeant ses mains dans les mèches blondes, caressant sa nuque.

Ses jambes entourèrent, lascives, les siennes, se repliant contre ses hanches séraphiques, ses chevilles frôlant les jambes de Mitzrael, retroussant son jean pour laisser sa peau nue se rafraîchir au satin blanc de celle de l’ange déchu.

/////////////////////////////////////////////

Cela faisait bientôt deux jours qu’elle ne l’avait pas vu. Depuis la soirée, la fameuse soirée, elle avait envie de le revoir, de lui parler, de lui dire qu’elle l’aimait bien et qu’elle aurait voulu sortir avec lui. Ce qu’une fille de 14 ans peut avoir envie de dire au garçon avec qui elle a « sauté le pas ».


Elle s’avança vers lui. Il la remarqua à peine et chuchota un truc inaudible pour elle à un de ses amis.

Celui-ci se mit à rire et à la détailler avec un air goguenard.

Mais qu’il la regarde au moins ! Elle avait tant repassé dans sa tête les mots qu’elle lui dirait, les coup d’oeil qu’ils échangeraient…

Elle décida de prendre son courage à deux mains.

- Hé ! Coop…

Mais Dane la bouscula et passa son chemin, un rire moqueur traînant derrière lui.

////////////////////////////////////////////

April tenait Mitzrael contre elle. Depuis quelques secondes, ses baisers étaient plus incessants encore, ses caresses et ses étreintes plus frénétiques. Jolie poupée de cire, elle se consumait dans les bras du déchu.

Soudain l’image de Dane Cooper clignota dans son esprit.

*APRIL QU’EST-CE QUE TU FOUS !!!!*

Elle sembla alors sortir de sa transe, poussa Mitzrael sur le côté, le souffle court, se détacha de son contact comme s’il l’avait brûlée, et se redressa pour attrapper sa tête entre ses mains.

- Je ne peux pas. Je ne PEUX PAS faire ça. Pourquoi tu me laisses faire ?! Je…

Elle soupira et plongea sa main dans ses mèches rousses pour les éloigner de son visage.

- Désolée. Tu n’y es pour rien. Je n’en ai tout simplement pas le droit. Je ne dois pas m’écouter, cette fois.

Alors qu’elle parlait, elle avait attrapé son haut et son pull qu’elle enfilait à présent.

Consciente que Mitzrael pouvait être un peu perdu au milieu de toutes ces paroles heurtées quasiment convulsives, elle se tourna vers lui, posant une main sur son visage clair, les yeux remplis d’excuses.

Elle se laissa gagner par sa fraîcheur et son odeur si enchantantes. Elle caressa encore sa joue - bon sang qu’elle l’aimait ! – et vint appuyer son front au sien avant de le serrer dans ses bras, un peu fébriles.

Elle laissa ses lèvres flirter avec l’or pâle de ses mèches avant de s’approcher de son oreille pour y murmurer :

- Je ne suis ni pure, ni innocente. Je refuse de te laisser te salir à ce qui a déjà été sali par Dane Cooper et d’autres encore…

Elle secoua la tête mais se blottit contre lui.

- J’ai beau regretter, je ne peux annuler mes erreurs. Je crois que je ne pourrais jamais être digne de toi de ce côté. Pas plus en tant qu’humaine qu’en tant qu’April…

Elle s’en voulait terriblement d’avoir fait toutes ces conneries. Mais de toute façon, elle n’y pourrait rien alors autant l’accepter et l’assumer.

- Allez viens, oublions tout ça.

Elle referma sommairement sa chemise et couvrit ses épaules de sa veste puis lui attrapa les poignets pour qu’ils sortent de la chambre et le dirigea vers le bar.

Elle lui prit doucement le visage et embrassa ses lèvres avec tendresse.

- Un jour peut être…Mais pas maintenant. Nous avons le temps. Alors pas maintenant.

Elle haussa les épaules.

- J’aurais essayé. Ca ne change rien au fait que je tienne autant à toi.

Un nouveau baiser léger puis elle se hissa sur une des grandes chaises du bar et happa son sandwich qui l’attendait toujours pour y mordre, silencieuse.

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MessageSujet: Re: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Sam 30 Jan - 19:50

Guidé par ce corps envoûtant dont il ne pouvait plus se défaire, Mitzrael pénétra dans la chambre. Son pied effleura voluptueusement le parquet. Il repoussa la porte. Elle émit un claquement muet quand elle se referma.

April sépara ses lèvres de leurs doublures immortelles, laissant dans la gorge du blond un doux parfum fruité. L'humaine partit à la découverte du visage de son ange. Apprivoisé, le vairon se laissa faire, fermant les yeux sous la délicatesse de ces caresses charmeuses de sens. La dame rousse en revint enfin à ses baisés, déposant au coin de sa bouche la plus enivrante des saveurs. Ses mains incontrôlables glissèrent sur le ventre de la mortelle, épousant à la perfection les courbes généreuses de ses hanches. Il draina tout l'amour qu'il pouvait obtenir dans cet échange hardant.


Une inquiétude aérienne s'alluma dans l'esprit ensorcelé du déchu quand April le poussa dans le lit à leur droite. Elle s'endormit rapidement quand le visage serein de son fruit défendu le rejoignit sur le matelas.
Elle emprisonna tendrement son visage dans le creux de ses mains inquisitrices. Dans un nouveau baiser passionné, elle offrit aux sens immortels une explosions de sensations extravagantes.

Dans une valse coulante, le corps de l'humaine passa au dessus de celui de son ange.

Avec une grâce féline, elle se courba vers le visage de Mitzrael.


"Je ne dois pas faire ça… !"

Rire cristallin. Il étira un sourire étrangement confus. Qu'il aimait quand elle riait. Elle happa à nouveau ses lèvres, lui soutirant une embrassade exaltée.

" Je sais que je ne dois pas !" répéta-t-elle.

Elle étouffa ses mots entre les lèvres du vairon. Les doigts pâles réduits à ceux d'un simple mortel s'envolèrent sur les contours de la dame rousse. Ils s'esquivèrent silencieusement sur les côtes, jusqu'à atteindre le dos.

"Ca se trouve, on n’a même pas le droit… !"

April enfonça sa tête dans le creux du cou de l'hétérocrome. Celui-ci crayonna un esquisse éperdu sous son nez.

"Non. On aurait du s'arrêter il y a longtemps."

"Mais on s’en fout !"

Le vairon attrapa cette bouche qui en disait trop, aspirant toute l'ardeur qu'elle pouvait lui procurer.

"Laissons l’ange et l’humaine là où ils sont avec leurs problèmes existenciels et célestes." continua l'humaine.

Ses mains maîtresses de cet orchestre de sensations inconnues s'arrêtèrent dans la chevelure claire. Les yeux verts captèrent toute l'attention du jour et de la nuit.

"Mitzrael et April devraient suffire, non ?"

Pantin d'un désire insoutenable, le blond la laissa capturer toute l'exaltation qu'elle désirait entre ses lèvres. Un frisson chaud ondula sous son échine quand les doigts mortels se posèrent contre la peau nue de son torse. Possédé par l'amour qui lui bombait le coeur, il ne remarqua que furtivement les boutons de sa chemise qu'April détachait graduellement.

Celle-ci se libéra de son pull avec une souplesse sensuelle.

Le déchu roula par dessus la mortelle. Ses bras glissèrent en dehors de son chemisier blanc. Séparé de sa prison de tissus, il en revint à ses embrassades dans un abandon totale.

D'une pression impatiente, la dame rousse attira son gardien un peu plus contre elle. Mitzrael suivit le mouvement. Il la souleva à son tour, s'adhérant à son corps délicieux.


"Maintenant, laisse-moi te prouver que l’être humain, malgré tout ce qu’il peut être, a lui aussi eu sa part de magie…"

L'ange ne l'écoutait plus que d'une demie-oreille. Il noya ses doigts dans le brasier rouge de ses cheveux.

Il sursauta légèrement, alarmé par ces jambes qui s'enroulèrent voluptueusement autour de sa taille. Il renonça rapidement à ses angoisses. Obsédé par toutes ces impressions humaines qu'il ne comprenait pas, ce soir il se promettait d'oublier ses ailes.

L'échange ne s'éternisa pas plus longtemps. Prise d'une vague frénétique inexplicable, April se débâtit soudainement. Mitzrael cligna des yeux, comme si on venait de l'arracher à un rêve. Il se poussa sur le côté. L'humaine s'éloigna à reculons, prise dans la toile de ses souvenirs.


" Je ne peux pas. Je ne PEUX PAS faire ça. Pourquoi tu me laisses faire ?! Je…"

Le déchu plaça ses mains devant lui et se força à prendre un ton rassurant pour lui demander de se calmer. La dame rousse sembla se détendre.

"Désolée. Tu n’y es pour rien. Je n’en ai tout simplement pas le droit. Je ne dois pas m’écouter, cette fois."

Le déchu fronça les sourcils. Il ne comprenait pas vraiment où elle voulait en venir. Elle se rhabillait. Lui tentait de revêtir ses pensées de bon sens.

Elle déposa sa main encore embrasée contre sa joue avant d'appuyer son front contre le sien. Lui tâchait déteindre le feu qui consumait encore ses pensées.


"Je ne suis ni pure, ni innocente. Je refuse de te laisser te salir à ce qui a déjà été sali par Dane Cooper et d’autres encore…"

Le vairon savait qu'il devrait se contenter de ces explications. April le ceintura entre ses bras. Mitzrael passa les siens par dessus les épaules humaine sdans une pause voulue protectrice.

"J’ai beau regretter, je ne peux annuler mes erreurs. Je crois que je ne pourrais jamais être digne de toi de ce côté. Pas plus en tant qu’humaine qu’en tant qu’April… Allez viens, oublions tout ça."

A son tour, l'hétérocrome recouvrit son dos des vêtements qu'il n'aurait jamais dut quitter.

Dernier baiser.


"Un jour peut être…Mais pas maintenant. Nous avons le temps. Alors pas maintenant. J’aurais essayé. Ca ne change rien au fait que je tienne autant à toi."

Ils quittèrent la pièce. L'immortel referma la porte, enfermant derrière tout ces sentiments inaccessibles presque avec regret. (pauvre choux lol)

////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

April s'appliquait à mâcher silencieusement son sandwich. Mitzrael se détacha du mur auquel il était accoudé, se glissant en dehors du mutisme genné qui le dominait. Mais pour dire quoi ? Commencer par se racler la gorge lui paraissait être une idée acceptable.

"Je... Enfin, je suppose qu'il aurait été préférable que je maîtrise un peu plus mes..."

Il haussa un sourcil.

"Sentiments."

Etrange. C'était la première fois qu'il ressentait autant de choses. Enfin c'est ce qu'il pensait. Il n'était pas vraiment sur de ce qu'il avait ressentit. D'un pas léger, il s'approcha de la mortelle.

"Je progresse dans mon ... "humanisation" je suppose. C'est un peu effrayant."

Que de supposition. C'était un Mitzrael incertain était sortit de cette chambre.
Il se glissa derrière April. Ses mains se posèrent sur ses épaules. Il les laissa glisser le long du bras pour rejoindre les doigts.


"Ca serait dommage de s'en arrêter là tu ne pense pas ?"

Il saisit l'index humain, le fixant d'un air admiratif.

"Et si tu me montrais plutôt une fin de journée digne des mortelles ?"

Il écarta la baguette faite plus tôt d'un geste posé. D'un jeu de mains habille, il inspecta chaque doigts de la dame rousse. Caressant leur ongle lisse, frôlant leur pulpe, épousant le plus petit des détails de leurs contours en attendant la réponse.

"Qu'en dis-tu ? Désires-tu être mon guide pour cette soirée ?"

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MessageSujet: Re: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Dim 31 Jan - 0:43

"Je... Enfin, je suppose qu'il aurait été préférable que je maîtrise un peu plus mes..."

"Sentiments."


"Je progresse dans mon ... "humanisation" je suppose. C'est un peu effrayant."

Il s'était rapproché et se tenait à présent dans son dos, ses doigts immortels fuyant vers leurs pairs humains.



C'était marrant comme il l'étudiait et l'observait comme on observe un spécimen particulier. Elle avait toujours l'impression d'être une oeuvre d'art, voire un chef d'oeuvre à travers ses yeux chamarrés.
Bon, elle n'allait sûrement pas dire que c'était désagréable (^^) mais ça faisait drôle...

- "Ca serait dommage de s'en arrêter là tu ne pense pas ?"

Il semblait être le seul à la comprendre et à lire en elle.
Car elle pensait justement la même chose.

"Et si tu me montrais plutôt une fin de journée digne des mortelles ?"

Elle ne répondit pas et ferma les yeux en sentant la fraîcheur des mains de l'hétérocrome parcourir ses phalanges humaines.
Elle se mordit la lèvre inférieure et savoura ce délicieux contact.

"Qu'en dis-tu ? Désires-tu être mon guide pour cette soirée ?"

Plutôt deux fois qu'une !
Mais, elle hésitait tout de même...Il la faisait voler, la soignait de sa magie d'ange, savait donner des ordres à son propre corps sans qu'elle puisse rien faire pour le contrer, et pouvait mourir autant qu'il voulait, jamais ce fascinant clair-obscur ne s'éteignait...alors, elle, simple humaine, que pouvait-elle bien lui montrer...?

Tout ne lui paraîtrait-il pas fade voire insignifiant au regard de tout ce qu'il était en mesure de faire en tant qu'être éternel ?

Elle le laissa carresser ses doigts encore un peu. Paupières closes, elle laissa aller sa tête rousse en arrière, sur l'épaule du déchu, son visage vers le cou divin et le col blanc imprégné de l'odeur unique de l'immortel et se laissa bercer par la fragrance apaisante.

- Tentant...Mais mon estomac grogne.

Elle redressa la tête et la tourna vers la mine si pure de son ange - étrange paradoxe- pourtant déchu.

Son front s'appuya au sien ainsi que la ligne droite de son nez frôlait le sien.
Alors qu'une de ses mains serrait avec douceur celle du déchu qui l'examinait si précieusement, l'autre vint délicatement caresser la joue pâle de l'hétérocrome et plongea dans ses cheveux. Son visage féminin s'avançait lentement vers le sien et elle ouvrit les yeux, s'abîmant immédiatement dans les iris uniques. Il l'absorbaient, l'envellopaient de leur couleur opposées, sombres et clair, brun et bleu, comme si à lui seul l'ange déchu incarnait tous les contraires, le jour et la nuit, le Ciel et la Terre...

Comme s'il était né pour n'appartenir à ni l'un, ni l'autre, un être unique condamné à une éternelle dérive entre les deux. Une exception, un élément unique perturbant la chaîne parfaite. Etait-il le seul ?

April n'aurait su le dire mais unique, pour sûr, il l'était.
Et la seule admiration qu'on lisait dans son regard en témoignait.

Comment un tel être pouvait-il désirer s'"humaniser"...?
Aurait-elle seulement le coeur à le mêler plus encore à la vie mortelle, à l'embourber de son plein gré dans cet enfer impur et si perversible ?

Elle se sentit soudain découragée. Elle avait envie de lui dire d'ouvrir la porte, de rejoindre le balcon et de s'envoler loin, loin d'eux et de leurs vices, de leur hargne à s'autodétruire comme une vieille rancune contre leur Créateur.

- Non, sérieusement, je meurs de faim. fit-elle en rompant le contact quasi-magique et en se retournant.

Elle soupira.

L'iris bleu ne devait pas s'assombrir. Il était l'oxygène qui lui permettait de rester à la surface, entre l'air éclatant et la boue infâme de ces sables mouvants qu'on appelle " humanité".


- Laisse moi cinq minutes, le temps de faire sa fête à ce jambon-beurre, et je suis toute à toi. fit-elle avec un léger sourire aux lèvres.

Alors qu'elle s'exécutait, elle continuait de réfléchir. Lui montrer l'Homme ne lui apporterait rien de fabuleux.
Bon, il y aurait certaines choses à éviter mais...après tout l'être humain n'est-il pas une créature terriblement ambiguë ? Si l'on y regardait bien, certaines choses, sûrement valaient la peine d'être montrées.

Et elle-même n'était-elle pas humaine ?

Bien, continue, April, tu y arrives peu à peu.

Qu'est-ce qui fascinait Mitzrael, au fond, à par tout ce qui lui était proscrit, tout ce que lui, immortel, n'aurait jamais la liberté ou l'idée de faire ?

Là ! Tu y es !

Un sourire illuminé s'invita sur les lèvres de la jeune rousse.

Elle savait quoi faire, maintenant. Et à présent, elle souriait bel et bien.

Ayant terminé son sandwich, elle descendit du bas d'un saut leste, planta un baiser rapide et enjoué sur la joue de son déchu et fila dans la salle de bains faire un brin de toilette, brossage de dents - elle trouva une brosse neuve dans un paquet de 3 autres dans un tiroir de Mitzrael (ouh la vilaine, elle fouille les armoires !), coiffage de cheveux, lissage de pull. Pour terminer, elle renfila sa paire de tennis et revint dans le salon d'un pas léger.

Là, elle attrapa les mains du déchu - puisque visiblement ce contact ne le gênait plus tant que ça - et l'attira vers elle.

Elle se mordit la lèvre à nouveau puis, sans prévenir, l'entraîna rapidement vers la sortie...

//////////////////////////////////////////

Il était à présent tard. Un ou peut être deux heures du matin. Les phares de voitures se suivaient comme dans un défilé de lumières floues.

Quelques taxis s'alignaient dans le trafic lent - déjà bouché à cette heure ...l'hétérocrome n'avait décidémment pas choisi la rue la plus calme...

Elle souriait toujours. Il pleuvait des cordes mais ça importait peu.

Elle salua de la tête avec un sourire le vieux concierge qui passait aidé de sa canne devant les portes de verre de l'immeuble, mais fronça les sourcils devant l'air hébété et interrogatif de Mr Robert face à son salut.

Elle jeta un oeil inquisiteur à l'homme qui lui tournait à présent le dos pour grimper les larges escaliers puis haussa les épaules avec un sourire, secouant un peu la tête et replongeant dans le regard de son immortel.

- Chez nous autres, humains, il y a , comme qui dirait, deux voies. Toutes deux proches mais bien distinctes.
D'abord tu as le chemin de droite, celui qu'ils prennent quasiment tous, les règles, la loi, les conventions, les ordre, où tu n'as qu'à marcher dans les clous et tout ira bien, et où tu n'as plus besoin de penser car on le fait pour toi, toutes choses déterminée et ta vie, tracée...

Et tu as le chemin de gauche : celui là n'est pas vraiment dessiné ou défini. C'est à toi de te le frayer. Il n'est basé que sur la réflexion personelle, le Non face au Oui de la masse, beaucoup d'audace et d'improvisation, celui où lorsque l'on te dit que l'on se lève à sept heures pour travailler à huit, tu demandes " pourquoi ? " , celui où tu peux décider que la journée commence à 16 heures, que minuit est l'heure du déjeuner, que noir devient blanc, et blanc devient noir, où quand on te dis " tu dois être présentable et t'adonner à des activités recommendées à ta classe sociale " tu réplique " Quelle classe sociale, je ne vois que des organes humains recouverts d'un peu plus de tissus que nécessaire ! ", te trimballes en baskets et annonces que tu as décidé de faire de la boxe !

Elle rit.

- Ces deux chemins, contrairement à tout ce qu'on pourra te faire croire ne sont pas définitif. Et l'on peut aussi bien se ranger un jour que tout envoyer soudain balader dans un existence sans vagues.
Tout, tout ça, n'est, au fond qu'une pure et simple question de choix.

Alors, tenant toujours ses mains dans les siennes, elle courut sur la route à travers les véhicules ronflants et, dans son élan, sauta sur le capot jaune d'un taxi, tirant sur les bras du déchu pour qu'il y grimpe à son tour et monta sur le toit de la voiture.

Elle n'avait cure de la pluie battante qui noyait ses mèches rousses et dévalait son visage, elle souriait. Souriait comme jamais à celui à qui elle tenait plus que tout au monde.

- Moi, j'ai pris le gauche !

Elle l'attira à elle et l'embrassa avec transport se souciant comme de l'an quaratante de l'atypique tableau qu'il formaient, trempés, dégoulinants de cette puissante averse, perchés et enlacés sur le toit d'un taxi, en plein coeur du grand boulevard.

Elle se détacha de lui de quelques centimètres seulement, les gouttes d'eau roulants sur sa peau claire et glissant le long de son nez, alors qu'elle soufflait, lèvres toujours étirées par le sourire :

- Et toi, Mitzrael, quelle voie choisis-tu ?

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MessageSujet: Re: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Dim 2 Mai - 19:02

Mitzrael accepta avec complaisance la carresse de la fournaise des cheveux de l'humaine contre sa joue lorsqu'elle se pencha contre son torse.

"Tentant...Mais mon estomac grogne."

Elle se redraissa. Envouté par la flamboyance de cette chevelure enveloppant comme un rideau ses épaules féminines, il la laissa s'appuyer contre son front, les pensées obstruies par le déliceux mot April.

Elle saisit la main de l'immortel entre ses doigts. Il sursauta malgrès lui. Ce geste agissa comme une pique glacée transpersant toute la chaleur de cet instant.

L'autre paume de la dame rousse s'enfonça dans la chevelure blé. Tant de douceur fit fondre instentanément cette picûre gellée. Il se contenta d'une simple crispation de la main.

Alors elle le regarda droit dans les yeux, d'abord furtivement puis intensément. Jamais un tel regard ne l'avait autant captivé. Blotti dans ses pupilles, il se sentait fort mais faible à la fois.

Ce n'est que bien plus tard qu'il se rendit compte du danger du pouvoir de ces perles vertes.

Mais ce soir, rien ne pourrait le détacher de cette saveur qui l'avait enrobé.


"Non, sérieusement, je meurs de faim."

Même pas les douches froides qu'April lui infligeait inconciamant.

Celle-ci rompit le contacte en poussant un soupire. Ignoble... mais touchant.

Le déchu esquissa un fin sourire invisible.


"Laisse moi cinq minutes, le temps de faire sa fête à ce jambon-beurre, et je suis toute à toi." ajouta-t-elle avec une intonation engageante.

Le vairon s'installa en face d'elle. Il s'enfui dans le rôle qu'il préférait tenir: celui de l'observateur. Et il n'y avait pas à dire, le spectacle était des plus interressant.


//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

"Et toi, Mitzrael, quelle voie choisis-tu ?"

La main angelique s'approcha du visage humain si parfait. Elle captura son menton finement taillé, flattant avec son pouce le bas de cette bouche de laquelle il ne pouvait détourner ses pensées. D'un mouvement lègé, il l'attira vers ses propres lèvres.

S'arrêter de l'embrasser, de l'aimer, lui sembla paradoxalement impardonnable -même sur le toit d'un taxi au milieu d'une rue inondée par un ciel jaloux-

Il mit un certain temps avant de se souvenir que sa mortelle attendait une réponse.

Le sourire que le bonheur qui comblait son coeur lui imposait s'effassa. Ses doigts quittèrent la douceur de cette peau pour se cacher dans sa poche verte.

"Il pleut, on ferait mieu de chercher un endroit où s'abritter."

Sans ajouter un mot, il tourna le dos à la félicité et rejoignit le sol si dur d'un bond.

C'était à son tour d'infliger à April une douche plus froide que la cascade de perles d'eau qui roulait sur leurs corps.

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MessageSujet: Re: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Sam 8 Mai - 13:44

"Il pleut, on ferait mieu de chercher un endroit où s'abritter."

Une lueur d'incompréhension brilla dans les yeux verts quand l'immortel sauta lestement de la voiture et s'écarta.
April, toujours perchée sur le toit jaune baissa la tête.

A quoi jouait-il ?

Elle sentit comme une nausée cette fichue sentation d'abandon qui la prenait parfois.
Le chauffeur furibond et fulminant sortit de son véhicule pour vociférer des injures plus hideuses les unes que les autres sur la jeune rousse à renforts de grands gestes énervés pour la faire descendre.

L'humaine fixait Mitzrael, les braillements de l'autre animal comme mis en sourdine, elle cherchait un contact avec son regard chamarré...
Elle finit par descendre, sans lâcher des yeux son déchu, ignorant royalement, toutes à ses émotions, le pauvre chauffeur en furie qui s'époumonait sur
son manque d'éducation et sa santé mentale douteuse.

Elle avait du manquer quelque chose...Elle ne saisissait pas pourquoi ce soudain renversement. C'était pourtant lui qui lui avait demandé des instants humains...

Le type beugla, regagnant l'intérieur du taxi, claqua sa portière et s'éloigna en gueulant toujours.

D'un pas d'abord incertain, April quitta un peu la route pour rejoindre Mitzrael. Elle croisa les bras en frissonnant. C'est que les dernières secondes l'avaient un rien refroidie...et l'eau gelée qui glissait dans son cou et imprégnait son pull trop léger pour la saison n'arrangeait rien.

Elle s'avança près de lui, silencieuse.

Parfois, il était vraiment...!

Elle secoua la tête

* Allez, quoi, April, il râle, c'est tout. Secoue-toi un peu.*

- Bon...Laisse tomber ça.

Elle soupira.

- Allez, suis-moi.

Elle lui attrapa le poignet, sortant sa main pâle de sa poche et l'amena d'un pas rapide sous le déluge d'eau, vers sa Lexus argent garée une rue plus loin.

Une fois Mitzrael installé, elle se glissa à son tour dans l'habitacle, bulle paisible et merveilleusement sèche sous cette pluie battante.

Là, elle soupira, encore une fois - mais quand April ne soupirait-elle pas ? - se laissa un peu aller contre le dossier moelleux et ferma les yeux après avoir lancé le contact et allumé le chauffage et la soufflerie avant pour les sècher un peu.

Pendant quelques minutes de calme absolu, elle se laissa bercer par les bruits réguliers de la climatisation et de l'eau tombant à grosses gouttes sur le pare brise.

Quand l'eau cessa de s'écouler ses cheveux et de noyer ses épaules, elle déclara enfin :

- D'accord. Tu as le droit de te venger. C'est de bonne guerre après tout.

Elle haussa les épaules avec un léger sourire.

Lui résister lui était vraiment impossible. Quoiqu'il puisse faire ou dire, elle se sentait heureuse près de lui.
Curieuse maladie...

Elle contempla encore ses traits parfaits. Son regard d'humain détailla doucement les pigments délicieux de ses iris, la légèreté de ses mèches - même humides, le dessin merveilleux de ses lèvres, la finesse de l'amande de ses yeux, ses sourcils discrets, fins d'un blond juste un peu moins clair que ses cheveux d'ange, parfaits comme tout le reste.
La nature ne devait certes pas être des plus possesives pour offrir à ce monde là, sans le garder pour elle seule, un trésor aussi splendide.

- Et puis...Il faut avouer qu'on fait difficilement plus charmant comme ennemi.

Elle lança un regard entendu et un peu enjôleur à cet être divin qui se tenait près d'elle.

Elle ne put s'empêcher de se dire que cette Nature était bien stupide. A sa place, elle l'aurait pris pour elle seule.

Enfin...Non, elle n'aurait jamais pu. Il était...trop insaissisable.
Mitzrael avait ce genre flottant et éthéré qui vous donnait l'impression de tenir une volute de fumée. On pouvait le voir distinctement mais tenter de refermer la main dessus ne laissait que vos doigts contre votre paume et du vide alors que la fumée fuyait un peu plus loin.

Vrillant son regard vert dans le Jour et la Nuit, elle mit dans ces émeraudes qui lui servaient d'yeux tous ces sentiments qui l'étreignaient quand elle l'admirait, quand elle l'écoutait, quand elle le touchait, quand elle s'enivrait de cette odeur envoûtante qu'il possédait, ou tout simplement quand elle se tenait à côté de lui.

S'inclinant vers lui, elle posa doucement sa main sur sa jambe, qu'elle sentait à travers le tissus quadrillé vert encore imbibé d'eau de son pantalon, emballant sous ses paumes humaines son rythme cardiaque.
Sa main plongea dans la poche du pantalon de Mitzrael pour y attraper son paquet de cigarettes, en sortit une, ainsi que son briquet alors que son coeur s'offrait une partie de trampoline dans sa poitrine.
Pour tout autre, ç'aurait été un geste comme un autre et elle s'en serait presque fichue. Mais c'était Mitzrael...

Et effleurer ses hanches, sentir ses doigts contre la chaleur de sa peau à travers la fine doublure sèche de sa poche pour lui dérober une de ses précieuses doses de poison quotidiennes, ça n'était pas rien !

Alors que son coeur continuait ses pirouettes, elle cala le bâtonnet de nicotine et autres saloperies infectes entre ses lèvres, l'alluma et le coinça entre index et majeur pour l'éloigner. Elle se pencha sur le déchu, le sang valsant vivement dans ses veines et battant en régulières pulsations sous ses tempes, pour déposer un léger baiser sur les lèvres immortelles avant de s'écarter pour les remplacer par la cigarette que tenaient ses doigts d'humaine.


Sa façon de lui dire qu'elle ne lui en voulait pas et qu'il pouvait décompresser.

Elle se cala à nouveau dans son siège avec un léger sourire et l'observa.

- C'est tout ces...trucs. Enfin je veux dire, ces habitudes, ces manies là qui font oublier que tu n'es pas comme...nous.

Elle grimaça, elle aurait tellement aimé pouvoir dire " eux".

- Moi, j'oublie beaucoup. Beaucoup trop, justement, et je cherche à aller beaucoup trop vite pour toi, je crois. C'est sûrement ça aussi qui m'a arrêtée tout à l'heure...Plus que ce que j'ai pu invoquer comme raisons qui ne restent que...des peurs irrationnelles au final.
Bref oublie ce que j'ai dit tout à l'heure, j'aurais dû mieux gérer tout ça et ne pas bloquer bêtement sur des bêtises du passé.
Avec le recul, j'avoue que c'est un sale coup que je t'ai fait là...Je ne cherchais pas à te blesser.

Elle joignit ses deux mains entre ses genoux, un peu fébrile. Elle ne savait pas trop si elle voulait que ça se passe de cette façon mais ce dont elle était sûre c'était qu'elle ne voulait pas le perdre.

- Tu...tu peux avoir ce que je t'ai refusé tout à l'heure quand tu voudras, il te suffit de demander ou de le faire comprendre et tu l'auras.
J'ai...cette foutue habitude de ne penser qu'à moi...Pas un instant j'ai envisagé l'idée que tu...

Elle ferma les yeux.

- Pardon.

Au dehors, une voiture klaxonna. Elle tourna la tête vers sa fenêtre gauche. Dans le rétroviseur, une voiture attendait derrière elle pour se garer, se demandant ce qu'elle foutait assise sans bouger dans son véhicule.

Fallait-il y voir une occasion ?

Ce fut en tout cas ce qu'estima April en faisant vrombir le moteur, se dégageant de son créneau de stationnement.

Quitter un peu cet endroit serait une façon de laisser une partie des évènements de ce soir-là derrière eux.

////////////////////////////////////////

La carte passa dans le détecteur et la porte se déverouilla sur un cliquetis étouffé par tout ce feutre qui tapissait les murs du couloir.

April ouvrit la porte et invita l'immortel à pénétrer dans la suite O'Brien du Four Seasons.
Vide ces jours-ci et depuis des mois mais entretenue à la perfection. Un de ces genres de temple du luxe où le moindre détail brillait ou se composait d'une matière extrêment onéreuse.

Spoiler:
 

Bref, le monde d'April, bien malgré elle.


Elle se débarassa de ses tennis de toile trempées et les envoya valser dans un coin, accrocha sa veste sur le portant doré et bifurqua vers le grand salon, ses pieds nus caressant la moquette moelleuse et parfumée de la suite.

Elle entraîna ainsi Mitzrael avec elle dans le grand salon peuplé de deux imposants canapés sable d'étoffe irisée et imprimée, de coussins chocolat de la même moire, de colonnes de marbre beige d'une table de verre et de bois riches, de grands lustres à pampilles étincellantes sans s'en préoccuper une seconde. Elle referma la porte du salon, et regarda Mitrael, se mordant un côté de la lèvre inférieure, mains accrochées derrière elle à la poignée.

Bon, les choses sérieuses commençaient. Ou pas.

Elle se détacha peu à peu de la porte.

- Je ne pensais pas rompre cette promesse-là aussi vite...

Tout en parlant, elle se dirigea vers un grand buffet contre le mur ou elle ouvrit un porte pour y trouver un mini-bar. Là, elle attrapa une bouteille fraiche de Skyy Berry, vodka aux fruits rouges de luxe, deux verres à cocktail.
Bouteille en main, elle attira Mitzrael avec elle sur le canapé, remplit les coupes avant lui en tendre une.

Elle avait envie de rayer tout le début de la soirée de sa tête et de n'en garder que la fin à laquelle elle a avait bien failli couper court.
Elle but tout le contenu rosé de son verre d'un trait et s'en resservi un autre.

L'alcool était le deuxième sang des humains. Peut être qu'avec ça, ils arriveraient tous deux à oublier ce qu'ils étaient sensé être chacun de leur côté...

En sirotant son second verre, elle appuya la tête sur l'épaule de son déchu.

Espérons qu'il ne lui en veuille pas trop de recommencer...

/////////////////////

N'ayant avalé en tout et pour tout qu'un léger sandwich chez Mitzrael et pas moins de 4 verres de vodka aussi chère que puissante, April sentait ses membres animés de cette légèreté ardente que vous offre l'ivresse.

Enhardie par la boisson, elle s'étira et s'allongea sur le divan, tête sur les genoux de son immortel, sa main caressant le bras nu angélique sous le doux tissus de sa chemise, les yeux verts brillants comme des diamants à facette alors qu'elle contemplait, silencieuse et franchement alcoolisée, la couleur captivante du regard céleste.


( Pour la suite, j'ai une idée, je t'ai envoyé un mp [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] )

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MessageSujet: Re: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Dim 16 Mai - 19:36

Ce fut April la première qui brisa le silence étouffant qui les comprimait dans le petit espace clos que leur proposait la Lexus.

"D'accord. Tu as le droit de te venger. C'est de bonne guerre après tout."

Les pupilles chamarrées se détachèrent du paysage auquel elles s'étaient acrochées pour se glisser sur les délicieux traits de la dame rousse.

Lui résister lui était vraiment impossible. Quoiqu'elle puisse faire ou dire, il se sentait paradoxalement bien près d'elle.
Inquiètant.

Il admira en silences les délicats coups de pinceaux qui formaient l'oeuvre April O'Brien. Il commença par ses cheveux, cette cascade hardante éclatante, continua vers ses cils noirs protègeant derrière eux l'explosion du plus esquis des verts pour terminer sur cette bouche brillante.

Cette même bouche qui l'avait poignardée innosamment un peut plus tôt.

"Et puis...Il faut avouer qu'on fait difficilement plus charmant comme ennemi."

Il la regarda encore un instant. Toujours si calme, toujours si douce.
Il regarda son refflet et ses iris tombèrent sur ses pieds.


"Pour avoir de beaux yeux il faut voir de belles choses" se força-t-il à dire pour cacher ce qui lui brûlait la gorge.

Quelque chose de chaud se posa sur sa cuisse. Les pupilles hétérocromes changèrent de cap. C'était sa main. Elle se balada le long de sa jambe, glissant gracieusement sur le tissus cadrillé, jusqu'à s'enfuir dans sa poche. Mitzrael s'en tenu à figer son regard dans celui de l'humaine. Un regard trempé dans un mélange d'admiration et de reproche.
Admiration car elle trouvait toujours le geste qui animait son coeur décédé.

Reproche car cette pluie d'acide qui les entourait avait eut raison de lui.

La rouquine sortit le paquet de cigarettes, en alluma une à l'aide du briquet rouge flash avant d'embraser à leur tour les lèvres de l'immortel d'un baiser orphelin. Pour terminer, elle offrit au déchu le batonnet empoisonné.

Il sourit. L'admiration rongea le reste de reproche qui flottait dans le duo de couleur. Elle connaissait vraiment tout les gestes qu'il fallait...

L'indèxe de l'ange enfonça l'un des inombrables boutons qui peuplaient l'interrieur du monstre argenté. La fenêtre s'ouvrit.


"Pense tout de même à ta santé"

L'ironie de leur histoire resterait tout de même qu'O'Brien aux yeux verts finisse par creuver d'un cancer du poumon.

Il tirra un coup sur sa drogue personnelle. Un volupte de fummée opaque s'échappa vers le ciel pluvieux.

"C'est tout ces...trucs. Enfin je veux dire, ces habitudes, ces manies là qui font oublier que tu n'es pas comme...nous." constata la jeune fille.

Et le meilleur dans tout ça c'était qu'il profitait des bien-faits anesthésiques de la cigarette sans pour autant se tuer à petit-feu.

Enfin, fallait-il oublier le fait qu'elle s'était gravé dans son calandrier journalier d'accro.

"Moi, j'oublie beaucoup. Beaucoup trop, justement, et je cherche à aller beaucoup trop vite pour toi, je crois. C'est sûrement ça aussi qui m'a arrêtée tout à l'heure...Plus que ce que j'ai pu invoquer comme raisons qui ne restent que...des peurs irrationnelles au final.
Bref oublie ce que j'ai dit tout à l'heure, j'aurais dû mieux gérer tout ça et ne pas bloquer bêtement sur des bêtises du passé.
Avec le recul, j'avoue que c'est un sale coup que je t'ai fait là...Je ne cherchais pas à te blesser."

Le gêner, peut-être. Le troubler, surement. Mais le blesser...

"Tu...tu peux avoir ce que je t'ai refusé tout à l'heure quand tu voudras, il te suffit de demander ou de le faire comprendre et tu l'auras."

Il détacha lentement la clope de ses lèvres.

"J'ai...cette foutue habitude de ne penser qu'à moi...Pas un instant j'ai envisagé l'idée que tu..."

"Il vaudrait mieu que tu te taises"

"Pardon."

////////////////////////////////////////

Sbam ! Les tennis humides d'April se crashèrent sur le sol de marbre impecable de la suite O'Brien. Mitzrael extirpa simplement ses chaussures pour les abandonnés dans une pauses respectable contre le mur.

Les immortels réparent pendant que les mortels s'amusent.

Le déchu suivit son humaine docilement dans le labryrinthe de meubles chiques et imposants dressé sur un tapis soyeux jusque dans ce qui semblait être le salon. La jeune fille referma la porte derrière elle.

Une intimidité soudaine qui effraya légèrement l'ange.


"Je ne pensais pas rompre cette promesse-là aussi vite..." dit-elle en sortant d'un mini-bar deux verres à alcool.

/////////////////////////////////////////

Le Jour et la Nuit se perdirent dans la forêt verte magestueuse du regard de leur mortelle. Mitzrael hocha la tête, un sourire étrange collé sur son visage pâle. April caressait son bras nu, en dessous du tissus blanc de sa chemise. Lui, il caressait la flamme de ses mèches rousse pour les glisser derrière ses oreilles.

Il l'abandonna un court instant, allongée sur le divan. Le temps de terminer son verre.

Il s'étendit à son tour sur les coussins royaux, sur le ventre, à l'opposé de sa dame de manière à ce que sa tête de trouve au dessus de la sienne.

Il étirra un sourire boulversé et boulversant. Il enfonça son regard dans celui de son double, le submergeant, l'envahissant dans un assaut étrange de tendresse. Sans briser ce contacte puissant, il déposa sa paume à plat sur la gorge d'April. Il la laissa glisser lentement sur le haut du torse féminin, passa entre sa poitrine avant de revenir par le chemin de ses côtes. Enfin, sa main s'arrêta sur sa joue. Il se pencha sur son trésor éphémère pour l'embrasser.

Et s'il se contentait d'un simple baiser...

Il lui dévorrait carrément les lèvres, lui lèchant par moment le coin de sa bouche, ne lui laissant presque aucun moment de répis. L'alcool lui révéla que la dame rousse était une drogue bien plus puissante que la cigarette. Il la croquait avec voracité dans un instant égoïste sans se soucier de rien. Juste d'elle et du parfum délicieux de ses baisers

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MessageSujet: Re: "Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"   Mar 18 Mai - 21:29

Les émeraudes levés vers le haut observèrent le visage parfait de son déchu s'abaisser vers elle alors qu'il s'étendait à son tour.

Ce sourire...Il était d'une beauté, d'une douceur, d'une émotion reversantes.
Elle n'aurait su décrire ce qu'elle voyait dans les iris chamarrés mais une chose était sûre, le Mitzrael froid qui lui avait tiré dessus quelque heures plus tôt n'était plus là.

Elle frissonna, toujours rivée à ses yeux quand Mitzrael explora de sa main caressante les courbes de son buste avec cette élégance et cette délicatesse si...mitzraeliennes.

La main fraîche se posa sur sa joue, douce et portant cette odeur qui couvrait chaque parcelle de sa peau impérissable.

Elle repris ses caresses sur son bras et lui sourit alors qu'il se penchait pour prendre ses lèvres dans les siennes.

Là, la douceur de Mitzrael se fit subitement fougue.
C'était comme s'il avait voulu absorber l'humaine tout entière. Elle sentit avec délice ses lèvres saisir les siennes, enfièvrées, le bout de sa langue caresser leurs comissures, l'embrassant presque furieusement, sans lui laisser le temps de reprendre son souffle.

Elle répondait à son baiser passionné avec entrain elle aussi mais humaine qu'elle était, elle en vint bientôt à manquer d'air.

Apparement, pour la punir, il avait décidé de l'embrasser jusqu'à ce que mort s'en suive.

La plus belle des morts, certes, mais c'était quand même un brin tôt pour son âge.

Elle souleva le visage de l'immortel qui se trouvait inversé par rapport au sien.

- Mi..tzrael...je peux plus resp...

Elle du quasiment pousser le visage de Mitzrael pour qu'il lâche ses lèvres mais il finit par s'en éloigner assez pour qu'elle puisse tourner la tête, joue contre le velours du sofa, à bout de souffle et haletante.

Lui, quand il était parti...! Mais elle n'allait pas se mentir : elle adorait ça.

Quand elle put revenir à un rythme cardiaque normal -enfin aussi normal qu'il puisse être avec un Mitzrael plus qu'actif sur un canapé d'hôtel - elle tourna à nouveau le visage vers le haut, et sourit à son superbe être autrefois angélique.

Hors de question de s'arrêter là ! Elle attrapa le visage clair si bien taillé et l'attira à nouveau à elle pour qu'il continue de l'embrasser.

Alors que ses lèvres dansaient avec celles, fraîches et d'une douceur exquise de son immortel, ses mains fourragèrent dans ses mèches d'un blond si pâle, si pur.

Elle cessa alors ses baisers, se redressa un peu pour détacher rapidement les bretelles de son soutien gorge, pris les mains de Mitzrael avec les siennes et le guida vers l'agrafe, dans son dos pour qu'il s'occupe de détacher cette armature de ferraille et de dentelles, certes jolie, mais ma foi un rien gênante dans un moment pareil.

Hé quoi ! Ca aussi ça faisait partie du quotidien d'un humain !

Alors que le sous-vêtement glissait sous son haut, un pull bleu glacier très fin à même sa peau, et tombait au sol dans un bruit étouffé, elle se rallongea comme elle l'était avant de se dévêtir par en dessous, embrassa encore Mitzrael, d'abord ses lèvres, puis son menton, sa mâchoire, son cou..Elle descendit en glissant sous lui, vers son buste, déboutonnant le tissus blanc impeccable qui la séparait de ce contact divin avec sa chair éternelle.

Au fur et à mesure qu'elle ouvrait la chemise à l'odeur de propre si agréable mais mille fois moins enchantante que la fragrance naturelle de sa peau, elle couvrait de baisers son buste nu, en évoluant , toujours plus sous l'immortel.

Elle s'arrêta à son ventre alors que ses doigts faisaient glisser hors de sa prison de fil le dernier bouton encore fermé. Là, après avoir dévoré sa peau fraîche de baisers pendant que ses mains couraient sur son buste et son dos, elle refit le chemin inverse, ses lèvres glissant toujours sur le torse lisse nu et revint aux lèvres de son bien aimé.

Puis, elle dégrafa son propre bouton de jean, et par un habile jeu de jambes, elle se débarassa de ce tissus trop encombrant.
Ensuite, embrassant à nouveau son beau blond, elle pivota sur le flan et se redressa sur ses jambes tout en poussant un peu le déchu pour qu'il en fasse de même.

Quand il se retrouva assis, sans trop prévenir, elle grimpa sur Mitzrael, féline, s’installant à califourchon sur ses jambes, les siennes repliées contre le coussin inférieur du sofa. Là, elle cala ses mains derrière la nuque du vairon, appuyées paumes au divan et l'embrassa cette fois langoureusement.

- S'il faut braver tous les interdits, autant le faire en beauté, non ? souffla-t-elle en riant à quelques centimètres de lui.

Elle avança à nouveau son visage du sien et reprit ses lèvres entre les siennes alors que ses mains couraient sur le dos, les épaules et dans les mèches blond clair de son ange déchu.

Les doigts humains filaient sur le visage éternel, sous ses cheveux clairs, sa nuque que son contact humain avait réchauffé, plongeaient sous sa chemise ouverte pour caresser sa peau diaphane tandis qu’elle s’offrait totalement à ces lèvres impérissables.

Ca y est, elle en était sûre, cette fois-ci serait la bonne. Elle aimait Mitzrael et elle en crevait d'envie à présent. Et puis l'alcool lui rendrait ce service de l'empêcher de l'éjecter comme la dernière fois pour un souvenir débile avec un con de la pire espèce.
Elle se détacha un peu de lui, les yeux brillants de malice - et d'alcool aussi accesoirement.

Ses doigts s'aventuèrent plus bas et doucement, elle déboucla sa ceinture de cuir pour l'ôter de ses passants et la laisser tomber pour rejoindre la pièce de dentelle qui jonchait déjà le tapis autrichien.

- Il peuvent bien dire tout ce qu'ils veulent là-haut, eux, ils ne vivront jamais ce que tu vas vivre maintenant...Et honnêtement, c'est triste pour eux de ne jamais ressentir ces choses si humaines...Mais toi, tu es différent...Bientôt, tu vas comprendre...

Elle se tut, l'embrassa plus fougueusement mais toujours avec autant de sensualité et s'écarta de ses genoux, pour glisser vers la gauche, l'attirant avec elle, en même temps qu'elle s'étendait, nuque calée sur l'appui tête et l'amenait à elle pour continuer de l'embrasser inlassablement et se délectant toujours autant de ce contact à la fois frais et chaud avec lui, abandonnée à ses lèvres immortelles tandis que ses mains humaines caressaient son buste, son ventre, son dos, ses hanches masculines du bout des doigts comme pour éveiller en lui toute les sensations les plus enivrantes.

/////////////////////////

- Je suis désolée de vous avoir appellée à une telle heure, Mrs O'Brien mais vous comprendrez que les circonstances l'imposaient...

- Tout à fait, Inspecteur, je comprends parfaitement, mon pauvre Ray ! Bon, dans cette suite, nous serons tranquilles pour discuter, suivez-moi.

Lisa passa son badge, pianota pour rentrer son code puis entra, le tout sans le moindre bruit. Pour le prix que coûtaient ces suites, les systèmes avaient plutôt intérêt à être silencieux !

Elle poussa la porte du hall qui donnait sur le salon...

////////////////

Ni l'humaine, ni l'immortel ne remarquèrent cette entrée soudaine, trop absorbés l'un par l'autre, et complètement envoûtés par cet échange délicieux.

- APRIL ????!!!!

A aucun moment, Lisa ne s'était attendu à tomber sur sa fille étendue sur l'un des deux canapés, bras lacés autour d'un jeune homme blond étendu sur elle, en plein ébats passionnés et fortement alcolisés si on en croyait le volume qu'il restait dans cette bouteille de vodka.

La rousse sursauta au son de cette voix, se cognant la tête à son déchu.

Elle redressa la tête pour voir au dessus de l'épaule de Mitzrael, un voile de surprise totale enveloppant son visage, rieur cinq minutes plus tôt.

- Maman ????!!!

Trop alcolisée pour sortir de son ardeur fusionnelle avec son immortel, soupira, exaspérée.

- Rah, non, tout sauf elle !

Oh, Lisa n'allait pas lui gâcher la vie cette fois !
Elle prit le visage de Mitzrael entre ses mains et reprit ses baisers enflammés.

Si sa mère était intelligente, elle sortirait.

///////////////////////////

Lisa regarda l'Inspecteur avec des yeux à la fois affolés et navrés.

- C'est sûrement l'annonce de la mort de son père, ça a du lui faire un choc..! fit-elle, avec un faux sourire en essayant de sauver les apparences.

Et quel choc ! A quelque mètres de là, April était affairée à dénouer la cravate de Mitzrael avec les dents...

Le sourire factice de Lisa tomba quand elle la vit faire et elle se tourna vers l'homme de police.

- Hum...Peut être que vous devriez me laisser lui parler, un peu.

Le type, plutôt sympathique, hocha la tête, compréhensif avec un sourire - ah ces jeunes !- et déclara, arrangeant :

- J'attendrais dans le hall.

- Merci ! lâcha Lisa, un peu perdue, alors qu'elle observait du coin de l'oeil sa fille glisser sous le jeune blond pour embrasser son buste.

La mère attendit patiemment que le gars sorte pour se retourner vers sa fille indigne.

- APRIL !

- Mmmh..quoi...??? grogna la jeune fille sans pour autant émerger de sous la chemise de Mitzrael.

- Mais tu te rends compte de la situation et de l'embarras dans lequel tu me mets ?! Alors que les cendres de ton père couvrent encore le sol de la maison ???

- Hé ben, tant mieux pour lui ! Ca lui passera l'envie de liquider Mitzrael !

marmonna April avant de glisser sa main dans la nuque de l'immortel pour attirer ses lèvres en lui murmurant :

- T'occupes pas d'elle. Elle a rien à foutre là.

Mais Lisa restait, bras croisé et le regard mauvais.

- Ma fille, je reçois un Inspecteur pour une enquête sur la mort de ton père, tu vas te relever, t'habiller et te remettre en ordre, plus vite que ça. Et vous aussi, jeune homme ! Hors de question qu'on aille dire que la fille de feu Ray et Lisa O'bBrien est un traînée de bas étages !

Elle perdit bientôt patience et attrapa le bras d'April pour l'oliger à se dégager de là et à lâcher Mitzrael.

- Putain, mais ça va quoi ! J'ai pas douze ans ! Et on est ensemble !

- Peut être mais tu es complètement ivre et lui aussi, à demi-nus tous les deux sur le divan de ma suite, et je ne vois aucun élément de contraception qui plus est !
Vous êtes complètement inconscients !!!

April haussa les épaules et se scotcha à nouveau à Mitzrael qui s'était levé aussi, bien contraint par sa tendre génitrice.

Comment expliquer à votre humaine de mère que votre petit ami étant théoriquement immortel et vous humaine, vos risques de procréer une portée de mutants hybrides étaient plus que nuls ?

Enfin, d'après ce qu'elle avait compris.

- Je vous donne deux minutes pour vous rhabiller et arrangez un peu votre tenue.

Elle alla au mini bar chercher un soda pour chacun.

- Et buvez ça, en espérant que ça vous aide à désaoûler...

Non, mais franchement April, quelle idée a pu te passer par la tête ! Vous n'auriez pas pu trouver un autre endroit ?

- Oh si tu veux on peut aller sur le divan du salon de la maison à côté du squelette de Ray...

- April ! C'était odieux ça !

- Alors si je te suis bien ça ne te dérange pas que je m'envoie en l'air sans aucune précaution, mais ça t'emmerde que ça soit dans ton beau salon...!

- Oh, tais-toi, tu es saoûle ! Qu'est-ce que je fais moi, hein ? Si je vous laisse ici, nous ne pourrons jamais nous avoir cet entretien tranquilles et si je vous envoie dans une chambre...il va penser que je suis une mauvaise mère qui laisse sa fille au premier inconnu qui passe !

- C'est pas un inconnu, 2 ème édition !

- Bon. Vous êtes rhabillés ? Bien. Asseyez vous, ne dites rien surtout et tentez de décuver autant que possible avec tout le sucre qu'il y a là dedans. fit-elle en montrant les boissons et en s'éloignant pour appeller l'Inspecteur.

April s'assit et lova son visage dans le cou de Mitrael.

- Jamais deux sans trois...Désolée, je crois que cette phase de ton humanisation va devoir attendre encore un peu...

//////////////////

- Bien je vais commencer par vous demander ce qu'était Ray pour vous, Mrs O'Brien.
Comment étaient vos relations, pourquoi étiez vous séparés aujourd'hui...

- Ha, hum, et bien c'était mon mari mais nous étions très occupés chacun de notre côté, nous ne nous voyons pas souvent.

April roula des yeux. Comme noyer la vérité dans un flot de mensonges.

- Racontez moi les circonstances de votre mariage...

- Oh, Ray et moi, avons un peu été...précipité par la naissance d'April, que voici. Mais c'était un mariage comme un autre, si ce n'est que Ray et moi n'étions pas ensemble depuis très longtemps...Nous avons donc délégué l'éducation d'April à une gouvernante, et avons chacun continué à mener notre vie selon nos projets.

- Ce qu'elle essaye de vous dire avec sa langue de bois, c'est qu'elle a flirté avec un type qui l'a foutue en cloque
ce qui l'a obligé à lui passer la bague au doigt, sinon Oh my les ragots. Qu'étant trop jeune, trop belle, trop occupé, bref trop tout pour élever le mioche, ils l'ont refourgué à l'assistante du père et accessoirement sa bonne vieille maîtresse. Et qu'en suite, ils ont passé un accord où chaque s'envoyait qui il voulait, de toute façon on a pas de famille, juste une gosse qui saura très bien se démerder avec une carte de crédit pour survivre.

Lisa lui lançait un regard à la fois choqué, bourré de reproche et douloureux.

- April, comment peux-tu faire aussi honte à tes parents...?

- Hein, quoi ? "Parents" tu dis ? C'est quoi ce mot là ?
- l'oeil toujours luisant d'ironie et d'amertume, elle se tourna vers Mitzrael - Tu connais toi ? - elle revint à sa mère et à l'homme de police.
Jamais entendu parler de ces choses là...Ca se mange ?

- April, maintenant ça suffit !

- Je crois qu'une bonne nuit de sommeil vous aidera tous les deux. Je repasserais demain, ici, selon la déontologie de la police en Illinois, ma profession m'interdit d'interroger toute personne qui ne serait pas en possession de tous ses moyens.( - Véridique ! Mitzou tu es sauvé xD !-)

Je vous appellerais dans l'après-midi, Mr Do'Han et vous. Et je compte sur vous pour être entièrement sobre, cette fois.

- Oh, ma fille ne boit pas beaucoup, je vous rassure ! Elle doit être bouleversée ce soir. Vous savez comment sont les jeunes, alcool forts au moindre problème...!

- Mmh. Bonne soirée, Mlle O'Brien, Mr Do'Han.

Avec encore un de ses faux sourires, Lisa attrapa les bras d'April et Mitzrael pour les faire sortir alors que la fille ramassait la lingerie de dentelles qu'elle avait retirée et oublié de remettre.

- April, tu connais ta chambre ici, j'imagine...
Maintenant soyez gentils tous les deux et allez donc jouer plus loin.

Elle attrappa la jeune rousse par l'avant bras, et fit d'un ton glacial :

- Pour ta sécurité, tu trouveras tout ce qu'il te faut dans la pharmacie de ta salle de bain. Je compte sur toi pour te montrer responsable !

April leva sur elle un regard fatigué et désintéressé.
Sa mère la lâcha en soupirant, tendue par la précédente conversation et rentra dans le salon.

///////////////////////////

April poussa la porte de sa grande chambre d'hôtel avec salle bain-jacuzzi, et balança d'un geste rageur, sa pièce de lingerie sur un meuble verni.

Elle s'étala de tout son long sur le lit.

- Je vais la tuer.

En soupirant, elle se releva, alla verrouiller sa porte de chambre, retirer à nouveau son jean, se glissa derrière Mitzrael pour embrasser sa nuque et son cou de son souffle chaud, en redéboutonnant sa chemise, la lui retirant et se collant, joue contre son dos , laissant filer ses mains sur la peau presque tiède et ses lèvres embrassant ses épaules et la peau claire idyllique sur ses omoplates.

Lisa était bien gentille mais ça n'était pas avec une pauvre canette de limonade qu'ils allaient annuler l'effet de 4 verres entier de vodka puissante avalée à jeun.

April passa devant son immortel et l'embrassa à nouveau langoureusement.

La nuit était trop bien partie pour s'arrêter là...

Ses lèvres descendirent dans le cou froid et sur le torse parfait.

A nouveau, elle détacha le serpent de cuir de sa boucle argentée et le laissa ramper au sol alors que ses lèvres humaines possèdaient celles du déchu.

- Je disait donc avant que cette plaie nous tombe dessus : "tu vas comprendre..."

Sur ce, elle lui offrit un sourire malicieux et l'attira avec elle sur le matelas moelleux et ses draps de soie.

Lisa pouvait bien dire, faire ou penser ce qu'elle voulait. Elle serait à Mitzrael cette nuit.

//////////////////////////

- Parfait, Mrs O’Brien. Je vais classer tout ça et je reviendrais demain dans l’après-midi pour interroger Mlle O’Brien et M. Do’Han.

- Oh, c’est normal. Oui, oui, entendu, je le leur dirais. A demain alors !

- A demain.

- Inspecteur ?

- Oui ?

- Trouvez qui a assasiné mon mari.

- J’y travaille, Madame. J’y travaille…

/////////////////////////////

La poignée s’abaissa mais la porte resta bloquée.

Lisa fixa le panneau de bois avec un regard noir, comme si elle fusillait de ses iris bleus gris quelqu’un juste derrière. Comme si ?

Elle fit volte face vers sa propre chambre, ouvrit un tiroir, y saisit une clé, fonça d’un pas décidé sur ses hauts talons hors de prix vers la chambre d’April, enfonça la clé dans la serrure, déverrouilla celle-ci et sa main s’abattit, plaqué contre la porte qu’elle ouvrit fermement, l’air furieux.

Sur le lit, sa propre fille se tortillait sous son blondinet à gueule d’ange, ses lèvres couvrant ses hanches et son flan de baisers et ses mains courant dans son dos.

- Ma fille, UN SEUL geste de plus, et je te jure que tu peux dire aurevoir à ta nouvelle voiture !

April se tourna, apostrophée par l’attitude de sa mère. Elle s’écarta du déchu, et s’assit sur le matelas, enfin plutôt s’y laissa hargneusement tomber.

- Mais, bon sang, c’est quoi ton problème ??? Je ne peux pas passer un moment tranquille avec mon déch-…mon petit ami, mais quand toi, tu dors avec deux hommes, c’est tout à fait normal !

- Oh arrête avec ça, tu veux ! Moi, je suis adulte, majeure et vaccinée.Allez, tu vas me suivre et tu reviendras ici quand tu auras décuvé.

Ni une, ni deux, Lisa attrapa sa fille par le pull et la fit sortir de la salle, pour la mener dans sa chambre à elle, sortit des sucres d’un petit service à thé, ouvrit le robinet, remplit deux verre d’eau, y cassa les sucres, y ajouta une bonne poignée de glaçon et en colla un dans les mains d’April.

- Tu bois ça. Et tu ne sors pas d’ici tant que tu n’as pas retrouvé tes esprits !

Elle laissa la jeune rousse seule avec son verre et sortit pour aller donner le sien à Mitzrael.

- Ecoutez, vous avez l’air charmant mais boire autant et inciter une jeune fille à passer à l’acte ou la laisser faire comme vous le faites, pour ça je ne vous félicite pas. Buvez ça. Ca vous aidera à désaoûler, April reviendra quand elle ne sera plus ivre elle aussi.

En attendant, tâchez de réfléchir et ayez au moins l’élégance de faire ça à jeun !

Sur ce, Lisa referma la porte et laissa Mitzrael et April avaler leur coktail anti-beurrés en soupirant.

///////////////////////////

Une demie heure plus tard, Lisa poussa la porte de sa chambre. April était étendue sur le lit, yeux au plafonds, pensive. Le verre vide à côté d’elle.

- Tu es calmée ?

-…Je crois…

- Sûre ?

- Pourquoi tu fais ça ? Jouer à la mère devant Mitzrael…

- Sûrement parce que, sans que tu sembles le réaliser, je suis ta mère. Et que tout mère a le droit de s’inquiéter pour sa fille.

- Mmmh…Un peu tard quand même, non ?

La femme soupira.

- Allez, va le rejoindre, il doit mourir d’ennui dans ta chambre. Et PAS de BETISES !

Sans rien ajouter, April se leva et marcha jusqu’à ladite chambre pour retrouver son immortel.

////////////////////////////

La porte refermée, elle passa sa main dans ses cheveux, écartant une mèche de son visage.

- Désolée pour ça…Ma mère a décidé de passer pour une bonne mère...

Elle se glissa vers Mitzrael, sur le lit.

- Bon, on est plus ivres mais rien n’empêche...

Le voulait-elle ? Sûrement. Etait-elle vraiment prête à s’offir corps et âme ? Sans doute…peut être, oui.

Elle lui sourit et l’embrassa à nouveau, plongea à nouveau ses mains sous sa chemise, l’attira à nouveau contre elle.

Mais elle repensait doucement à tout ce que Lisa avait dit sur tout ça, et ses yeux rencontrèrent ceux de l’ange déchu.

On y lisait de la fascination, de l’espoir même, beaucoup d’attirance – il brillait- mais aussi beaucoup de peur et d’inquiétude.

Elle n’y avait jamais vraiment fait attention. Sous ses airs assurés d’ange en pleine découverte, il était mort de trouille. Soudain, elle aussi se sentit effrayée. Avait-elle vraiment mesuré l'importance de tous ces gestes ?

Elle eut un sourire un peu triste et caressa son visage, écartant de ses mains, au niveau de son front, les quelques mèches qui lui tombaient devant les yeux, vrillant les émeraudes au Jour et à la Nuit.


- Alors… toi aussi…tu sens qu’on est sur le point de commettre une énorme erreur… ?

Elle appuya son front au sien.

- Elle a raison. Je veux dire...est-ce qu’on a vraiment envie que ça se passe comme ça ? Avec encore 4 verres de vodka dans les veines, dans une chambre d’hôtel ? On vaut mieux que ça…Tu vaux mieux que ça !

La jeune fille caressa la joue éternelle d’un revers de main.

- Cette pureté qui te reste de là-haut…Garde la. Tu n’imagines pas comme elle est précieuse ici-bas…

Elle lui sourit.

- Se jeter dans tout ça à corps perdu là, maintenant, ce serait comme mordre un fruit alors qu’on sait très bien qu’il n’est pas encore mûr…Et finir avec le goût acide de sa chair verte…Alors qu’il pourrait être tellement plus beau et plus savoureux avec un peu de patience…

Elle passa encore les doigts avec une douceur indicible sur son front, sans lâcher son regard du sien.

Elle réalisait tout à coup, en s’immergeant dans ce sublime clair-obscur un peu perdu, qu’elle avait fait fausse route.


- J’oublie que, tout ce que je ressens en humaine doit paraître bien plus pour toi …

Pour une raison qu’elle-même aurait peiné à décrire, sansdoute l’émotion, ses yeux verts brillèrent davantage et un fin voile humide en couvrit l’éclat.

- Et que s’offrir à l’âme qu’on aime, doit être tellement plus que de « coucher avec son petit ami »… !

Ses mains quittèrent le visage et elle l’enlaça avec la plus chère des tendresse, comme s’il avait été en verre et le plus rare des trésors. Ce qui, pour elle, était loin d’être faux.

Immortel et pourtant si brisable…

- Et tu es celui que j'aime.

Elle cala sa tête dans le creux de son épaule.

- Serre-moi dans tes bras, embrasse-moi ou parle-moi, je ne demande rien de plus. Le moindre de tes regards me rend déjà heureuse…

Elle eut un sourire tendre et déposa un baiser léger sur la paupière qui couvrait l’œil clair.

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Dernière édition par April le Jeu 20 Mai - 21:22, édité 1 fois
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"Ray O'Brien retrouvé mort dans sa maison"

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