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 "Let me your eyes"

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Ange Déchu
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MessageSujet: Re: "Let me your eyes"   Mar 4 Aoû - 17:57

"S'il te plait...Ne m'appelle pas ainsi. J'ai l'impression de l'entendre..."

Les dents se serrèrent. Mitzrael poussa un soupire parfummé de rage. Pourquoi elle devait dévier le sujet maintenant ?

Il devait savoir, il fallait qu'il sache l'origine de ce trou noir creusé par cette lumière d'un bleu si pur.

April se dégagea d'un mouvement d'épaules.


"Tu...tu ne te souviens plus et tu voudrais savoir ?" questionna-t-elle dans un murmure tinté de tremblemants, de reproches.

Le vairon fronça ses sourcils blonds. Elle ne pouvait pas comprendre. Il passa sa mains dans ses cheveux. Réflexe nerveux. Non elle ne comprendra jamais.

La dame rousse s'avança à nouveau vers lui. Lentement, elle aprocha son visage si appaisant du sien. Instentanémant, la nerveusité de l'immortel chutta. Elle colla son front contre le sien.


"Tu as la chance de ne plus revoir des souvenirs atroces...Pourquoi désirer les imaginer ? Savoir t'aidera-t-il vraiment ? Si je te raconte ce que j'ai vu, comment savoir si ça ne te poursuivra pas ? Est-ce que ce serait vraiment faire ton bien que de tout te raconter ?"

Le corps entier de l'hétérocrome vibra avant de se solidiffier dans une contraction provoquée par la tension.
La même réconfortante d'O'Brien collée à sa joue sembla en un coup si...froide.

"Je ne me le pardonnerais jamais si tu devais souffrir par ma faute. Je n'ai aucune réponse à ces questions.
Je veux juste être sûre que tu ne le regretteras pas..."


Le déchu recula d'un pas.

"MAIS TU NE PEUX..."

Deuxième pas. Il émit un sifflement pour se reprendre.

"Tu ne peux pas comprendre. Il faut absolument que je sache ce qu'il m'est arrivé April. J'ai tué quelqu'un ce soir là. je veux savoir pourquoi."
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Humain(e)
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MessageSujet: Re: "Let me your eyes"   Mer 5 Aoû - 13:16

( éditééé. Si tu ne t'es pas étouffé avec le savon, tu pourras voir que tu as un nouveau message à ajouter sur ta liste des urgences-réponse ! Huhu ! Et là je vais au dodo et je te souhaite une boooonnneuh nuiiit xD )

April vit qu'il n'était plus autant maître de lui-même qu'il l'aurait voulu.

- Mitzrael, calme-toi...

Elle avança vers lui, plongeant son regard vert calme dans ses iris bigarrés et s'avança à nouveau vers lui.

Elle s'approcha, encore et encore jusqu'à pouvoir à nouveau sentir son souffle sur son visage.

Son souffle tendu et crispé.

Elle lui adressa un léger sourire pour le rassurer.

- Je n'ai jamais dit que je ne te raconterais pas. Je cherchais juste à savoir si c'était vraiment important pour toi et si ça valait la peine que tu en portes le poids par la suite.

Elle posa sa main sur la joue froide et la caressa doucement.

- J'ai eu ma réponse. Je te dirais tout.

Elle continua de caresser sa joue alors que son autre main vint se poser sur son buste, près de son coeur qui semblait encore emballé.


- Je t'en prie, calme-toi...

Elle laissa tomber un peu sa tête contre son visage, son nez contre le sien et ses lèvres frôlant les siennes.
Elle ne l'embrassa pas mais garda les lèvres au contact des siennes - elle avait senti que ce contact là l'apaisait - et murmura :


- Je...t'ai vu te réveiller dans une des maisons en travaux à la sortie d'Adisson, à deux pas d'Oak Park, tu étais attaché à une poutre, je crois et tu t'es retrouvé face à Cooper et ses grosses brutes de compagnie. Tu venais d'être assomé, il me semble.

Il semblaient vouloir te battre à mort...


La douleur que lui provoquait l'image de Mitzrael blessé lui nouait la gorge, elle caressa à nouveau sa joue d'immortel - plus pour se calmer elle qui lui, cette fois-ci.
Elle reprit, ses lèvres toujours contre celles de Mitzrael. Elle devait l'avouer : elle était à présent incapable de s'en détacher.

- Par la suite...Tu as été le plus rapide. Et tu as mis K.O les deux molosses.
Je ne sais pas ce qui s'est passé. Tu as du te reprendre subitement, ou avoir une poussée d'adrénaline, je n'en sais rien. Tu t'es servi de tes jambes et tu as brisé la nuque de l'un d'eux avec tes pieds et tu as envoyé un autre dans le mur.


Dane t'a collé un coup de poing dans le ventre, t'a dit " T'es vraiment con ! " tu as répondu que tu savais , tu as ajouté " C'est ce qui me permet de faire ça " et tu lui a donné un coup de tête.

Le noeud comme une boule dans sa gorge grossissait au fur et à mesure qu'elle revoyait la scène en détail. Comment Cooper pouvait-il être aussi immonde ?
Sa voix se brisa légèrement comme une voix prête à se laisser engloutir par les sanglots.

- Tu as réussi à te libérer de tes liens - ces imbéciles n'avaient pas assez serré.

Elle ravala les larmes qui montaient. Mais ses yeux verts à présent levés vers le regard clair-obscur de l'ange déchu, trahissaient la douleur devant ces souvenirs qui n'étaient pas les siens.

- Ensuite, il n'y avait plus que toi et Dane. Mais...je ne sais pas...il n'avait pas le regard habituel de Dane Cooper. On l'aurait cru dans...un état second. Je n'avais jamais vu Dane comme ça.
Il t'a murmuré une chose sur un ton qui n'était pas le sien et d'une voix qui ne ressemblait en rien non plus à la sienne :

" Brûle tout "


Il faut croire que tu as obéis...

L'explosion t'as expulsé au sol, là tu t'es saigné au sol et tu t'es cassé le bras dans la chute.

Tu étais sang, au sol, apparement trop blessé pour bouger, et le bâtiment flambait à côté de toi. Je peux encore voir les flammes se refléter dans la flaque de sang où tu étais entrain de baigner...

Là, elle ne put empêcher ses yeux de s'embuer.

- Ca n'était plus Cooper mais un type étrange...regard bleu des mers du sud...cheveux sombres tenus en catogan...
Tu l'as appelé " Anauel ". Tu semblais surpris...
Et là, il a eu ce sourire glaçant...

Et je n'ai plus que cette "lueur bleue", comme tu dis.

Ensuite, plus rien, le noir complet. A ton réveil, tu ne semblais te souvenir de rien. "


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Ange Déchu
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MessageSujet: Re: "Let me your eyes"   Dim 9 Aoû - 3:12

D'un pas lent, April s'avança vers Mitzrael. Ses longues jambes fines et gracieuses semblaient danser avec la douceur elle-même pour s'accorder parfaitement avec son visage rassurant. Ses yeux verts se brodèrent avec sérénité dans ceux de l'hétérocrome.

"Je n'ai jamais dit que je ne te raconterais pas. Je cherchais juste à savoir si c'était vraiment important pour toi et si ça valait la peine que tu en portes le poids par la suite."

La main chaude de la jeune fille s'opposa avec tendresse à la froideur de la joue de l'immortel.

"J'ai eu ma réponse. Je te dirais tout."

Le grand oiseau blanc, amadoué par les caresses de cette main, laissa les doigts fins de l'autre parcourire son torse pour s'arrêter sur son coeur agité de pulsions rapides.

"Je t'en prie, calme-toi..." Murmura-t-elle.

Son visage divinement humain s'approcha. Son nez se colla au sien tendit que ses lèvres délicieusement parfumées de fraicheur frolèrent celles de l'ange. Celui-ci, obnubilé, n'ausa plus bouger.
L'animal était en cage.

O'Brien lui raconta toute l'histoire, ou plutôt le souvenir manquant.
Il ne broncha pas quand il entendu le nom de Dane, quand April s'englottait, face à la précision des scènes qu'elle décrivait...

Et puis elle prononça un nom.

"...Anauel..."

Son corps, son coeur, son regard...Tout ce figea en un instant.
Il était tétanisé.
Puis, comme pour ratrapper le temps perdu, sa respiration se fit plus hachée, plus rapide, ses battements plus nombreux...

Impossible !

La dame rousse arriva à la fin de son récit.

"Et je n'ai plus que cette "lueur bleue", comme tu dis.

Ensuite, plus rien, le noir complet. A ton réveil, tu ne semblais te souvenir de rien."


Un sort d'oubli puissant, comme le déchu ne savait plus en lancer -pas étonnant que même avec les explications détaillées d'O'Brien il ne se rappel strictemant de rien.-
Seul Anauel s'avait réaliser cet envoutement à présent.


Mais c'était impossible, impossible...

"Impossible...Tu te trompes."

Il sera les dents.

"Tu ne peux que te tromper."

Un pas en arrière. Le blond s'éloigna, encore et toujours de l'humaine... Il glissa ses deux mains au dessus de sa tête pour la compresser entre ses doigts.

"Il ne peut pas être en vie"

Et pourquoi ça ?

"Il est mort."

Ses bras retombèrent le long de son corps en balottant légerement.

"Je l'ai vu mourire."

Tu as vu mourire son corps, mais pas son âme.

Les paumes du vairon se plaquèrent contre ses oreilles...les broillèrent de rage.

"Tais-toi. Tu vas me rendre dingue" siffla-t-il.

Mais tu es déjà fou.

Les yeux multicolores s'écarquillèrent. Le visage de Mitzrael se peintura du maquillage étrange du sentiment de la peur mélangée à la colère. Il écarta les bras, la tête levé vers le ciel comme si il s'adressait aux arbres qui entouraient la maison.

"JE SAIS QUE TU ES LA ?!"

Le conard...il ne se montrait pas et il ne se montrera pas.

L'hétérocrome se retourna vers April. D'un pas rapide et agrécif, il s'approcha. Ses doigts glissèrent derrière son épaule pour la recouvrire.

"On rentre."

//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Mitzrael attrapa un bic sur le bureau O'Brien.

"Appel moi au moindre problème ou crainte. Tu connais mon numéro."

Merde ... marche plus. Il jetta presque l'objet pour saisir cette fois un crayon gras avec le quel il griffonna quelques mots.

"Voilà mon adresse exacte."

Il l'abandonna sur la table.

"Si jamais tu vois quelque chose d'étrange, reste méfiante. Ce n'est peut être qu'un simple mensonge. Fais attention..."

Son téléphone sonna.

...A toi...

Il décrocha sans prendre la peine de regarder qui l'appelait -comme à son habitude.-

"Alô ?"

Son regard impassible fondit pour laisser place à l'horreur quand il reconnut la voix criarde de Trisha.
La conversation promettait d'être sans sens et d'un intêret...

"Oui c'est bien moi ... Humhum ... Oui j'étais avec April ... Oui ..."

Oh et merde...

Il balança l'appreil dans les mains de la dame rousse.

"Demande lui ce qu'elle veut avant de m'expliquer ensuite comment elle a bien put avoir mon numéro" -regard accusateur.-
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Humain(e)
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MessageSujet: Re: "Let me your eyes"   Dim 9 Aoû - 13:11

Bon visiblement cet Anuel était un vrai problème pour Mitzrael.

April ne tenta pas de le calmer quand il recula et hurla contre lui.

Elle hocha simplement la tête lors qu'il lui dit
" On rentre " en la prenant par l'épaule.

Bien que ses geste furent vifs, impulsifs et un empli de colère, April se sentit irradier à ce contact.

Qu'est-ce qu'elle aimait qu'il veille ainsi sur elle...C'était la première fois qu'une personne montrait autant d'attention envers elle
- il y avait bien Kyle cependant avec lui, c'était différent. Comme le reflet d'un frère en fait...mais dur de juger, elle le connaissait peu au fond et April n'avait pas toute confiance en l'Homme, loin de là... Elle apprendrait sûrement à force -

L'ange déchu et l'humaine regagnèrent le salon.

Mitzrael lui donna son adresse avec une nervosité flagrante...

Elle la laissa sur le bureau sans rien dire.

" Si jamais tu vois quelque chose d'étrange, reste méfiante. Ce n'est peut être qu'un simple mensonge. Fais attention..."

Elle hocha à nouveau la tête.

Le bruit d'une sonnerie. Celle du portable de Mitzrael.

Il décrocha et sembla plus qu'exaspéré par la conversation de son interlocuteur.

April croisa les bras avec un sourcil arqué, un rien moqueuse. Lui et sa manie de ne jamais regarder le numéro à l'autre bout du fil...Pourtant ça avait déjà failli le perdre une fois !

L'immortel au bout de quelques secondes en eut réellement marre et lui envoya l'appareil pour qu'elle réponde à sa place.

" Demande lui ce qu'elle veut avant de m'expliquer et comment elle a eu mon numéro. "

April soutint son regard calomniant avec froideur. Elle n'avait rien à se reprocher mais le fait qu'il porte tout de suite ses soupçons sur elle l'énervait. Ne lui faisait-il donc pas confiance, merde ?!

Elle colla l'appareil à son oreille et à sa joue.

- Oui ?

- April ? Je croyais que je parlais à Do'Han..?

Bon sang, nan pas elle ! Trisha Hayes...Pitié...

April lança un regard noir à Mitzrael.
Espèce de lâche, va.
D'un geste de son index sur sa gorge, elle lui fit signe qu'il était mort.


- Apriiiil ? pépia l'autre greluche au bout de la ligne.

- Ouais. Ben faut croire que non.

- OK, bah de toute façon, c'est mieux. Je voulais t'appeller mais je n'ai pas ton numéro.

- Mmmh.

- Alors je voulais savoir si toi et Do'Han comptiez venir ce soir à ma fête ?

April leva les yeux au ciel. Là elle maudissait carrément Mitzrael.

- Mmmh. Aucune idée.

- Mais qu'est-ce que tu as O'Brien ? Je vous dérange ou quoi ?

La voix de crécelle prit alors une intonation curieuse :

- Vous faites quoi là avec Do'Han...???

April abaissa très bas les sourcils, signe qu'elle en avait ras-le-bol.
Tout ce à quoi cette cervelle là savait penser : maquillage-fringues-fiestas-Brad et Angelina-coucher avec des garçons canons-manucures-fiestas-le divorce de Madonna-ragots pour savoir qui couchait avec qui.

Comme la vie devait être simple, facile et reposante dans la tête de Trisha...

En tout cas, cette dernière question réussit à l'énerver encore plus que le fait même de devoir la tenir la conversation.
Quand bien même Mitzrael et elle auraient été mariés, était-ce le genre de questions qui se posaient comme ça ?

Aucune éducation cette pimbêche.


April, qui bouillonait, décida de trancher dans le vif :

- Bah là tu vois on était entrain de s'envoyer en l'air et après ça on pense réfléchir au prénom du cinquième, alors navrée, vraiment mais ta petite sauterie, sans nous ! Tchao Trisha !

Elle raccrocha aussitôt en refermant le téléphone d'un claquement sec, les nerfs à vif et renvoya son jouet à Mitzrael.

- Qu'elle me traîne de traînée maintenant si ça lui plaît, j'en ai rien à secouer.

Elle souffla pour se calmer et se tourna à nouveau vers Mitzrael.

- Je dois partir en week-end, le départ est ce soir vers 18h00 et je rentre dimanche soir. J'aurais aucun réseau avec le téléphone là bas, je te préviens. Est-ce que je peux te confier mes clés ? Avec cette histoire d'attaque en justice, il se pourrait que je reçoive des faxs de partout. Si tu en vois, pose les sur le bureau, je verrais ça en rentrant.

Bon, elle était déjà plus détendue.

Elle s'approcha de lui et posa sa main sur une joue fraîche de l'immortel.

- Je crois qu'on est aussi doués l'un que l'autre pour attirer les ennuis...Fais attention à toi aussi...

Elle posa l'autre main sur son épaule.

- Je..

Mais elle se tut. Les mots auraient été de trop.

Son visage s'approcha de celui de l'immortel.

Bon sang, elle n'arrivait vraiment plus à se passer de ce contact. Peut être qu'elle était plus humaine qu'elle le pensait au fond...

Ses lèvres virent chercher les siennes à nouveau.

D'accord, elle s'était sans doute encore menti à elle même. Elle en crevait d'envie et son coeur battait à tout rompre. Ses joues, échauffées par son rythme cardiaque, rougissaient à mesure qu'elle s'en rapprochait.

Sa main quitta son épaule pour plonger dans ses mèches blondes et elle l'embrassa, lui donnant cette fois un véritable baiser.

Tellement humain...Elle aurait trouvé cela déplorable si elle n'avait pas adoré cette étreinte. Elle avait l'impression qu'en voulant s'écarter de son humanité, elle y plongeait corps et âme.

Peut être était-ce ça, peut être n'avait-elle jamais été réellement humaine tout au long de sa vie...

Peut être qu'elle s'était encore plantée et que l'affection et l'amour vivaient bel et bien en elle malgré ses efforts pour les faire taire...

Peut être...Et puis qu'importe ! Les lèvres de Mitzrael étaient incroyablement douces et ses épis blonds qui filaient entre ses doigts...Y avait-il une étoffe, même la plus légère, qui puisse se vanter d'être aussi soyeuse ?

Sa main droite caressa encore son visage angélique.

Le souffle court, elle se détacha un peu de lui.

- Mais comment tu arrives à me faire faire des trucs pareils ? rit-elle doucement.
J'ai l'impression qu'en deux minutes, tu sais me faire renier toutes mes convictions...Convictions, que je dois bien avouer complètement idiotes, au final...

Elle sourit.

D'autres questions, plus sérieuses, lui brûlaient les lèvres, encore baignées de la saveur immortelle.

Elle hésita. Son regard se fit un peu trouble puis bientôt grave.

- Mitzrael, je suis désolée de te demander tout ça mais j'aimerais comprendre...Qui était Anauel...Ce que tu as fait pour en arriver là, je veux dire, à la déchéance...Qu'est-ce que c'était que ce cauchemard avec le pianiste...Pourquoi mes mains brûlent-elles les tiennes ou je ne sais quoi...
Tu m'as dit l'autre jour que je ne devais pas chercher à trop en savoir sur toi si je ne voulais pas être déçue.


Mais je sais qu'a présent, rien ne peut me décevoir.
Tu as assassiné Cooper sous les ordres de cet Anauel, bien.
Tu as poussé Will Handros à se suicider, d'accord.
Je m'en fiche. Tu peux bien être le pire monstre de cet univers, que je t'aimerais encore et même bien plus.
Et tu sais que ce ne sont pas des paroles en l'air.



Elle attrapa avec douceur son poignet, et le mena au divan où elle s'assit, l'incitant à l'imiter.

- Je t'en prie, raconte-moi. Ce j'aime en toi c'est ce que je vois, pas ce que j'aimerais voir.
Alors, s'il te plaît, explique-moi... Parle-moi un peu de toi...

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Dernière édition par April le Lun 10 Aoû - 9:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Let me your eyes"   Dim 9 Aoû - 17:08

"Oui ?"

Le regard noir que lui lança April indiqua au blond qu'elle n'était pas heureuse non plus d'avoir Trisha collée à son oreille.
Elle adressa à son compagnon un geste menaçant auquel il répondit par le sourire hypocrite du vainceur.

"Ouais. Ben faut croire que non." enchaina la dame rousse à l'adresse de la barbie en ligne.

"Mmmh."

Ses yeux verts roulèrent vers le ciel. Mitzrael croisa les bras, le regard jubilant.

"Mmmh. Aucune idée."

Grand silence accompagné d'un froncement de soucils colèreux.

"Bah là tu vois on était entrain de s'envoyer en l'air et après ça on pense réfléchir au prénom du cinquième, alors navrée, vraiment mais ta petite sauterie, sans nous ! Tchao Trisha !"

C'est un ange tétanisé qui ratrappa le téléphone que lui balança O'Brien.

"Qu'elle me traite de traînée maintenant si ça lui plaît, j'en ai rien à secouer."

Mitzrael minauda le profil du jeune adolescant choqué. Il rangea sans rien dire son appareil. Après tout, il l'avait cherché.

"Je dois partir en week-end, le départ est ce soir vers 18h00 et je rentre dimanche soir. J'aurais aucun réseau avec le téléphone là bas, je te préviens. Est-ce que je peux te confier mes clés ? Avec cette histoire d'attaque en justice, il se pourrait que je reçoive des faxs de partout. Si tu en vois, pose les sur le bureau, je verrais ça en rentrant."

L'immortel grimaça. La savoir loin et surtout sans moyen de contacte l'inquiètait...
Pour cause: voir ce qu'il se tramait en ce moment.

April s'approcha et posa sa main chaude contre sa joue.


"Je crois qu'on est aussi doués l'un que l'autre pour attirer les ennuis...Fais attention à toi aussi..."

Les yeux bicolores se haussèrent vers le plafond - l'air de dire "Oui je suis tout à fait du genre à me biler pour moi-même." - avant de replonger dans l'océan vert.

La bouche de l'humaine s'ouvrit mais seul un modeste "Je" ne parvint à s'en échapper.

Une nouvelle fois, elle s'approcha de lui. Une nouvelle fois, le déchu se laissa faire.

La main de la mortelle s'enfuie et s'habrita dans les cheveux blés.
Mitrzael pencha sa tête modiquement sur le côté pour acceuillir les lèvres douces d'O'Brien.

Elle l'embrassa.
Les yeux hétérocromes se fermèrent pour s'abandonner totalement à la magie de ce moment. Il s'offrit ainsi à elle comme elle s'offrait à lui.

Les doigts gellés du vairon s'esquivèrent dans le dos d'April, sous le rideaux satinés de sa chevelure de feu.

Il draina toute la saveur de ses lèvres.

Elle s'écarta.

"Mais comment tu arrives à me faire faire des trucs pareils ?"

Le blond pouvait lui retourner la question.

"J'ai l'impression qu'en deux minutes, tu sais me faire renier toutes mes convictions...Convictions, que je dois bien avouer complètement idiotes, au final..."

Elle lui sourit tendit qu'il aspira l'air encore élèctrique pour se resésire.

"Mitzrael, je suis désolée de te demander tout ça mais j'aimerais comprendre..."

Le ton grave qu'elle employait n'inspirait pas le bonheure de ce qui allait suivre.

"Qui était Anauel..."

Froncement des sourcils. La main posée sur April retomba.

"Ce que tu as fait pour en arriver là, je veux dire, à la déchéance"

L'immortel ne put empècher un petit rire sarcastique.
...La déchéance...

Il l'écouta expliquer, argumenter impecablement avec une certaine pointe de confiance en ses sentiments perspectible à l'oeil nu.

Elle le guida vers le canapé où ils s'installèrent côte à côte.

"Je t'en prie, raconte-moi. Ce j'aime en toi c'est ce que je vois, pas ce que j'aimerais voir.
Alors, s'il te plaît, explique-moi... Parle-moi un peu de toi..."


L'ange s'approcha à son tour d'April. Ses lèvres frolèrent délicattement celles de l'humaine avant de les épouser totalement. Il lui donna un baisé d'immortel langoureux. Ses mains remontèrent par le côté des épaules de la jeune fille, ensuite par sa nuque, avant de se mélanger à ses cheveux une nouvelle fois. Le goût qui envahis sa bouche était presque...sucré. Il s'en délecta encore et encore avant de s'écarter subtillement.

"Je préfèrerais encore aller à cette sauterie."

A peine eut-il achever sa phrase qu'il s'accaparra à nouveau les lèvres de la rousse.
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MessageSujet: Re: "Let me your eyes"   Dim 9 Aoû - 20:16

April fut surprise. Quand elle l'embrassa, il ne resta pas immobile, ne la repoussa pas ou autre. Pire, (ou meilleur), il répondit à son baiser et le lui rendit avec plaisir.

Elle ne s'attendait pas à ce qu'il y réponde réellement, à ses questions.
Elle commençait à trop bien le connaître pour s'imaginer qu'il lui accèderait à sa requête sans broncher.

Mais à ce qu'il lui l'embrasse à son tour...ça, elle ne s'y attendait pas du tout.

Il tuait son image inébranlable et impassible et saisit docement ses lèvres dans les siennes en fourrageant de ses mains frâiches dans les longues mèches rousses.

Il semblait se nourrir d'elle, autant qu'elle se nourrissait de lui. L'absorber autant qu'elle même l'absorbait.
Ainsi scellée à Mitzrael, April laissa la douce chaleur l'envahir quand il l'enlaça pour noyer à nouveau ses doigts pâles dans les mèches cuivrées.
Elle lui rendit son baiser avec ardeur, vaincue et ravie de l'être ainsi.

Elle dévorait ses lèvres exquises, ses joues plus roses encore que tout à l'heure, et ses mains soutenant l'ovale du visage clair, posée sur le bas de ses joues, entourant sa mâchoire fine.
L'immortel lâcha une seconde ses lèvres pour souffler :

"Je préfèrerais encore aller à cette sauterie."

Et cette bouche si bien dessinée, plongea à nouveau vers celle de l'humaine pour s'en emparrer.
April répondit une nouvelle fois, inlassablement. Elle avait l'impression de découvrir une nouvelle saveur, une nouvelle part de lui à chaque fois que les lèvres pâles et les lèvres vermeilles se mêlaient.
A chaque fois différente, à chaque fois plus délicieuse.

Elle se détacha un peu de ce fervent baiser pour reprendre son souffle, le coeur en pleine valse, les sens exhaltés.

- Comme tu voudras...murmura-t-elle, tête posée contre la sienne avec un sourire à la fois tendre et malicieux.

Elle déposa encore un léger baiser sur ses lèvres. Dieu qu'il était dur de s'en détacher !

Par un effort surhumain ou presque, elle y parvint et s'écarta doucement.

- La fête est ce soir mais Trisha organise un dîner au restaurant ce midi et un cocktail chez elle cet après midi. On est invités.

Ah et au fait pour tout à l'heure, ton numéro, je crois qu'elle n'a eu aucun mal à l'avoir, son frère est PDG d'une société de renseignements téléphoniques...

Bon, allez, viens que je te trouve quelque chose à te mettre.

Elle se leva et lui attrapa le poignet pour le mener à l'étage dans son étage à elle seule et le guida au dressing. - en se disant que hum...elle aurait pu ranger quand même...tous ce linge féminin...enfin bon, même les anges savent ce que portent les filles en dessous de leurs vêtements...

Elle ouvrit sa penderie. Certaines grandes marques avaient le chic pour vos offrir leurs robes de soirées avec le costard masculin assorti.

Elle attrapa le costume qui correspondrait le plus à Mitzrael : chemise blanche, veste noire, pantalon noir, chaussures noires aussi et cravate noire avec une touche de vert.

De toute façon, elle aurait mis sa main à couper qu'il trouverait le moyen de mettre sa cravate n'importe comment, de porter sa chemise et sa veste de façon débraillée à sa façon bien mitzraelienne qui faisait son charme.

Elle même opta pour une robe courte sans aucun chichi, d'un fluide tissus noir et des ballerines d'un or léger très discrètes.

- Je te laisse te débrouiller, si tu en veux un autre, tu n'as qu'à fouiller dans la penderie. Je suis dans ma chambre.

Elle lui vola un nouveau baiser en coup de vent et fila se changer dans ses quartiers.

Elle ne prit pas la peine d'attacher ses cheveux, les laissant flotter librement sur ses épaules que la robe dénudaient légèrement, comme son dos, pour les voiler de crêpe de soie noire, transparente et ravissante.

Rare qu'elle porte une robe. D'ailleurs ce dîner au restaurant ne l'enthousiasmait pas particulièrement.
Mais hors de question de tout céder à Mitzrael comme ça.
Il refusait de parler, elle ne lui en voulait pas vraiment mais elle aimait particulièrement lui tenir tête. C'était davantage par jeu et esprit de contradiction.

Elle sortit de sa chambre habillée, une pochette vernie noire entre les mains, parée à y aller.

Bon, coiffée à la April O'Brien, cheveux lâches donc, et pas maquillée mais April ne se maquillait que très rarement.
Elle préférait le naturel. Il faut dire que ça lui allait bien mieux que l'artifice. Et puis les dernières émotions avaient teinté ses joues d'une jolie couleur pêche.

Comme une plaisanterie avec elle même, elle snoba les grands parfums sur sa coiffeuse et attrapa celui à la pomme que Mel' lui avait offert pour son anniversaire.
Elle vaporisa sur elle la fragrance sucrée subtile et sortit de la chambre.

Elle avait laissé l'immortel dans son dressing avec l'accès à sa salle de bain. Elle craignait un peu de le voir - quoique ça l'aurait amusée-toujours dans sa tenue de Mitzrael habituelle, entrain de regarder le costume avec un air pas convaincu.

- Tu es prêt ?

Elle passa la tête dans l'encadrement de la porte pour savoir.

( je te laisse décider de la bonne volonté ou non de l'ami Mitzou :p )

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Ange Déchu
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MessageSujet: Re: "Let me your eyes"   Lun 17 Aoû - 22:39

"Comme tu voudras"

Comment ça "comme tu..."
Mitzrael s'arrêta de penser le temps d'un nouveau baisé. Dieu que ces lèvres étaient doucereuses.

April brisa le contacte. Son souffle chaud se répandit sur le visage paradoxalement serain du blond.

"La fête est ce soir mais Trisha organise un dîner au restaurant ce midi et un cocktail chez elle cet après midi. On est invités."

La paisibilitée muta en horreur suite à ces quelques mots. Elle n'auserait quand même pas...

///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Sale ... humaine. Le déchu poussa un soupire à en rompre sa poitrine. Il ne trouvait même plus d'insultes adéquoites.
Pathétique.

"Tu es prêt ?"

L'immortel inspecta somairement le costume noir qui l'enfermait dans ses entrailles de tissus 100/100 haute couture. Et cette cravatte qui l'étranglait...

Ses yeux bicolores glissèrent vers la dame rousse.

Une chevelure ondulée reposant sur ses épaules dont chaque brain était embrasé par un jeu de lumière cuivré, une longue robe sombre mettant en valeur les courbes radieuses de la silouhette élancée, des yeux d'un vert pétillant de fraicheur...

Le vairon attrappa le trésore au passage par la taille, sans rien dire.

Le délicieux parfum fruité enveloppa ses sens.
Il se mordit la lèvre.

"Je te déteste." annonça-t-il d'un ton ironiquement boudeur.
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MessageSujet: Re: "Let me your eyes"   Mar 18 Aoû - 13:28

April ferma les yeux avec délice, quand l'immortel vint la ceindre de ses bras, silencieusement.

Elle se laissa un instant aller à ses cajoleries, la tête tombant sur l'épaule de l'hétérocrome.

Mitzrael sembla s'enivrer inconsciemment de la fragrance sucré.


" Je te déteste. "

Un sourire vainqueur se dessina sur les lèvres de la jeune fille.

Elle l'attrapa par la manche et l'attira à l'extérieur. Elle ferma à clé l'entrée et se retourna vers lui alors qu'ils se tenaient sur le palier de bois ombragé.

Elle s'approcha de lui, caressant légèrement son visage avec le revers des ses doigts et un petit sourire.

Son visage s'approcha à nouveau du sien et son nez vin glisser avec douceur contre le sien.

Ses lèvres flottèrent un instant à quelques millimètres puis s'offrirent aux siennes en un long baiser. Histoire de bien annihiler toute idée de révolte...!

Jamais victoire n'avait été plus douce.

- " Ca se voit...!" souffla-t-elle tout sourire avant de l'entraîner par le poignet à la voiture qui les attendait dehors.

////////////////////////////////////////////////////////

Les grandes portes vitrées brillantes reflètaient le ballet incessant des voitures luxueuses et taxis devant le Palmer House Hotel.

Spoiler:
 

Un portier vint ouvrir la porte droite de la Lexus argent, laissant sortir Mitzrael en s'inclinant et un voiturier celle d'April, la laissant à son tour la jeune fille descendre pour y grimper et prendre en charge le véhicule.

April n'eut pas d'expression normale. C'était des choses qu'elle avait déjà vues des centaines de fois...

Elle posa un main sur l'épaule de son ami, tenant son sac à main de l'autre et se dirigea vers les hautes portes d'entrée que leur ouvrirent deux grooms en livrée.

Ils pénétrèrent dans un immense hall luxueusement, non royalement décoré et grouillant de monde affairé à droite, à gauche.

Spoiler:
 

April, qui connaissait parfaitement les lieux pour y avoir souffert mille réceptions avec ses parents, se dirigea vers une aile gauche de l'endroit.

Elle menait à un escalier en marbre blanc qui débouchait sur un autre hall, plus calme et moins fréquenté :

Spoiler:
 

Toujours avec son attitude détachée, elle traversa la salle et continua tout droit où deux autres portiers leur ouvrirent de grandes portes en verre opaque couleur bronze cadrées d'un coffrage doré imposant.

Ils entrèrent dans ce qui se trouvait être le restaurant.
Enfin la salle "Empire" du restaurant parmi ses nombreuses salles de réceptions Grand Balroom et State Ball Room et salle Red Laquer, restaurant Lokwood, et Potter's Bar.

La salle était de toutes parts drapée et tapissées d'une ambiance feutrée, extrèmement luxueuses et abominablement mondaine.

Spoiler:
 

Elle aperçut quasiment toute leur promotion qui déjeunait sur la grande table rectangulaire juste devant les tentures jaunes et blanches de la scène.

Elle jeta un coup d'oeil à Mitzrael qui signifiait
" courage ! ".

Si seulement elle avait su, qu'à elle aussi il lui faudrait bientôt une dose monumentale de courage...

En effet, son regard croisa celui d'un homme qui s'approchait d'eux.

Grand, trapu, un peu ventripotent, brun, aux doigts boudinés dans un anneau d'or ( son alliance ) et un louis d'or monté sur une bague. Un costume onéreux, impeccable, une montre dorée suisse un rien tape-à-l'oeil, des chaussures de cuir noir italienne, un visage ovale, un peu long, des cheveux bruns courts, des yeux verts légèrement plus foncés que ceux de la jeune rousse, des sourcils bas et des lèvres fines contrastant avec d'épaisses joues détendues par les excès culinaires.

- Bonjour...April.

- Qu'est-ce que tu fais là ? siffla l'intéressée.

- Je déjeune ici avec quelques collègues de Singapour. Je pars ce soir pour Pékin.

Le regard de l'humaine se vrilla au sol comme s'il tentait de transpercer le sol couvert de velours.

- Mitzrael, je..te présente mon père.

L'homme hocha la tête vers l'hétérocrome et lui serra la main.

- Ray O'Brien. Enchanté.

Soudain, une tornade blonde vint s'abattre sur eux :

- Hiiii ! Alooors finalement on vient les tourtereaux ?! Génial, j'en étais sûre ! On vous a même gardé une place côte à côte !

April n'avait jamais autant eu de sa vie envie de rompre le petit cou noyé de perles blanches.

Dans une petite robe corail serrée, Trisha Hayes se trémoussait joyeusement ses bras de mante religieuse blonde entourant les épaules d'April et Mitzrael.

Ray fronça les sourcils.

- Comment ça ? Vous deux..vous êtes...?

- ENSEMBLE ! Ouiii ! couina Trisha en sautillant.
April ne vous a pas dit ??? Vous devriez les voir, ils ne se quittent ja-mais ! On raconte même qu'ils vivent à deux chez April.

April tourna la tête vers Mitzrael. Son expression aurait été difficile à décrire : un mélange d'affollement, de confusion, d'exaspération et de désespoir.

Il n'y avait vraiment que lui qui pouvait la comprendre.

- A deux, tu dis ?

Les familles riches de la ville se connaissant plus ou moins toutes, Ray O'Brien connaissait bien Trisha. Il aurait aimé qu'April lui ressemble un peu plus d'ailleurs.

Loupé.

- Ouiii ! Mais ils vous le diront mieux que moi !

Elle lança un clin d'oeil complice en direction d'April. Elel faisait sans doute référence à ce qu'elle lui avait raconté au téléphone un peu plus tôt.

April roula discrètement des yeux et tourna cette fois vers l'hétérocrome un regard qui signifiait clairement
" Bon sang, retiens-moi de sauter dessus pour l'étrangler !!! "

Soudain Ray se tourna vers Mitzrael. Son regard brillait d'une étrange lueur.

- Ca vous dérangerait si nous parlions en privé, Mitzrael...?

- Do' Han ! pépia aussitôt Trisha. Son nom de famille, c'est Do'Han, il est en fac de langues avec nous. Même en cours, April et lui sont à côté !

April se retint de faire avaler à la blonde la totalité de l'eau d'un vase en cristal qui se trouvait près d'elle sur une table vide.

Et alors que le regard émeraude virait à l'onyx, Trisha poussa Mitzrael près de Ray.

- Bien sûr que non que ça ne le dérange pas ! De toute façon, April et nous, on a des trucs de filles à se dire !

Elle pivota vers la rousse qui sentait ses jambes se liquéfier rien qu'à l'idée d'une conversation avec Trisha Hayes et ses amies légumes.

- Viens avec nous dans la suite de mes parents ! Faaaut que tu vois la nouvelle collection automne de Gucci que ma mère a ramené pour moi de Milan !

Mais qu'est-ce qu'elle avait fait au ciel ????!!!! Ce devait être un crime immonde pour qu'on la condamne ainsi à bavarder chiffons avec un poireau décoloré !

Mais Ray emmenait déjà Mitzrael ailleurs alors que Trisha piétinait déboîtant l'épaule de la jeune rousse grimaçante en la traînant de force vers ses amies hystériques.

Elle lui jeta un coup d'oeil inquiet à Mitzrael.

Elle chuchota mais elle savait qu'il saurait lire sur ses lèvres :


" Sois prudent..."

////////////////////////////////////////////////////////////

Ray invita Mitzrael à entrer dans la berline noire Mercedes. Il s'intalla à son tour sur la banquette de cuir large, qui faisait face à celle où se tenait Mitzrael, encadré par deux hommes en costumes noirs et microphone à l'oreille.
Il ferma la porte derrière lui.

Ray resta un moment silencieux, observant l'hétérocrome.

- " Dites-moi Mitzrael... Avez-vous des rêves ?
Envie d'une nouvelle voiture, d'un voyage, d'une nouvelle maison...?


Puisque vous être apparement si proche de ma fille, je m'engage à vous offrir tout ce que vous désirerez...Et ce sans restriction. Je peux faire de vous un homme comblé et extrêmement riche. "

Ray ouvrit le mini bar et servit deux whiskys. Il en tendit un à Mitzrael, croisa les jambes et but une gorgée du sien avant de continuer :

- " Il y aurait simplement une seule petite condition...J'aimerais que vous me rendiez un service. "

Il décroisa et recroisa un peu nerveusement les jambes.

- " Voyez-vous, notre entreprise, Mundo Mio, est sur le point de signer un contrat que l'on pourrait aisément qualifier d'historique. Un contrat avec le gouvernement chinois qui garantirait à notre firme le monopose touristique en Chine.

M'entendez-vous, Mitzrael ? Nous sommes à la veille de conclure avec le gouvernement chinois, une clause de non-concurrence sur tout le territoire chinois !
Imaginez-vous ! Les millions de dollars que cela représente...!!! "

Il avala une nouvelle gorgée de whisky, ses mains suintaient un peu, et les remous du liquide sirupeux trahissaient les tremblement fébriles de ses grosses mains.

- " C'est pour cela que je ne peux laisser certaines personnes interférer. Même les plus proches...Si les médias, ou pire, nos concurrents venaient à découvrir cette affaire judiciaire avec ma fille, je n'ose penser aux conséquences.
Après tous nos efforts pour persuader et amadouer les dirigeants chinois, une seule contre-publicité et nous voyons ces dernières années de travail et de négociations réduites à néant ! Ces millions de dollard versés pour un tel projet voler en poussière !
Il est des choses que je ne saurais me permettre."

Il tendit la main vers un de ses hommes qui tendit une petite malette métallisée à Mitzrael.

- " C'est pourquoi, j'ai besoin de vous.
Réfléchissez...Après tout les amours de jeunesse passent vite et s'oublient. L'argent, lui, reste.
Je vous en offrirais autant que vous en désirerez si vous acceptez de me rendre ce service-là.
Ouvrez donc cette malette. "

A l'intérieur, nichés dans un étui de feutre gris, reposaient un flaçon rempli d'un liquide transparent qu'on aurait tout aussi bien pris pour de l'eau et une petite seringue et ses embouts.

-" Une seule injection. Le poison est incolore, inodore, insipide et se dégrade automatiquement. Il est impossible de le relever dans une analyse de sang. J'ai mis le prix pour cela, il ne s'agirait pas d'être trompés. "

Le front de Ray perlait de sueur et il s'agitait sur sa banquette. Il se râcla la gorge et reprit :

- " La mort est immédiate et indolore.
Attendez qu'elle soit endormie.

C'est tout ce que je vous demande : charger la seringue, lui faire une seule injection et me retourner cette malette et ses composants.

Elle ne souffrira pas. Et vous serez un homme riche."

Il se tortilla un peu plus sur son siège, de plus en plus mal à l'aise.

- " Comprenez-bien que je ne vous demande pas d'assassiner ma fille unique sans raison. Je n'ai pas le choix. Ce sont des sommes astronomiques qui sont en jeu. J'ai hypothéqué une grande partie des biens de l'entreprise, pris tous les risques...Je ne peux pas me permettre de perdre à ce jeu-là.

Réfléchissez bien, Mitzrael, je vous donne la possibilité de réaliser tout vos rêves. C'est là un très moindre coût pour parvenir à vos idéaux. Réfléchissez bien. Vous n'avez rien à perdre. Tout à gagner. Ne laissez pas passer une telle occasion ! "

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Dernière édition par April le Mer 23 Sep - 15:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Let me your eyes"   Jeu 20 Aoû - 0:34

La façade blanche et imposante du Palmer House Hotel, les portiers droits et disciplinés, l'interrieur des viscères du monstre en brique d'une brillance éblouissante -nottamant à cause du rayonnement ambré du soleil filtré par les grandes baies vitrées parcourant les murs- , le regard hautain des clients, le brouaha feutré de la foule...

Si il devait rebaptiser l'endroit, "enfer doré" conviendrait parfaitement. Mais où le blond s'était-il encore fourré ?


"Bonjour...April."

Les yeux bicolores se tournèrent vers un homme au regard vert serré dans son costume impécable.

"Qu'est-ce que tu fais là ?" grogna la dame rousse.

" Je déjeune ici avec quelques collègues. Je pars ce soir pour Pékin."

Quel charisme!
L'humaine joua à l'indifférente. Elle se contenta de baisser la tête.

"Mitzrael, je..te présente mon père."

Réduction des pupilles.

"Ray O'Brien. Enchanté."

L'immortel serra la main que lui tendit le paternelle. -plus par politesse qu'autre chose.-
Si il avait sut où tout ceci allait le menner...


////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Maudite Trisha.
Le verre rempli entre les mains compressées du blond tremblaient sous les soubre-sauts de la Mercedes s'esquivant sur les routes parfois cabossées de Chicago. Il n'avait aucune idée d'où il se trouvait -les vitres opaques de la voiture l'empèchait d'observer le paysage et ce n'était surmant pas par pur hazard..-
Les iris sombre du vairon traduisait sa colère. Chaqu'un de ses soupires habituellement blasés étaient parfummés d'une haine palpable.


" Comprenez-bien que je ne vous demande pas d'assassiner ma fille unique sans raison. Je n'ai pas le choix. Ce sont des sommes astronomiques qui sont en jeu. J'ai hypothéqué une grande partie des biens de l'entreprise, pris tous les risques...Je ne peux pas me permettre de perdre à ce jeu-là."

Qu'on l'étrippe. Oui et après ça on jettera ses boyaux pourris dans la gamelle du chien des enfers.

"Réfléchissez bien, Mitzrael, je vous donne la possibilité de réaliser tout vos rêves. C'est là un très moindre coût pour parvenir à vos idéaux. Réfléchissez bien. Vous n'avez rien à perdre. Tout à gagner. Ne laissez pas passer une telle occasion ! "

Rien à perdre...

L'immortel se pencha vers lui, en appui sur ses genoux., un étrange sourire fin, précis et glaciale perché entre ses lèvres.


"Vous savez monsieur O'Brien, une larme c'est un pour cents d'eau et 99 pour cents d'émotions. Alors je me demandais..."

Ses doigts se reserrèrent un peu plus sur le verre.

"Est-ce qu'il vous arrives de pleurer, si vous comprenez ce que je veux dire ?"

Explosion. Les membranes coupantes de crystalle s'éparpièrent. Immediatement, les deux gorilles aux côtés de Ray placèrent leur mains imposantes près de leurs revolvers à leur ceinture, cachés sous leurs vestes noir halé.

Hochemant de la tête.

"Vous êtes un homme intelligent O'Brien. Vous aviez même prévu que je n'obtempère pas. Et pour vous assurez que j'exécute parfaitement la tâche à accomplire ?"

Silence.

"Je serais suivit, bien évidament."

L'hétérocrome frotta ses mains l'une contre l'autre. Il posa la malette ouverte sur ses genoux.

"Je n'ai pleuré qu'une seule fois dans ma vie."

Il attrappa le poison invisible et le découvri de son capuchon sécurisé.

"Je vous demanderais de ne pas bouger" ordonna-t-il non sans user e sa magie divine quand il perçut un mouvemant de la part des gardes du corps.

"April, quant à elle, je ne la connais pas depuis longtemps mais je l'ai déjà vue verser plusieurs larmes. La plus humaine d'entre nous il faut croire."

Il draina le liquide dans la seraingue méticuleusement. Pas perdre une goutte. Après tout, c'était une grosse somme qu'il tenait entre ses mains l'air de rien.

"Domage que ses larmes ne sont pas en or n'est-ce-pas O'Brien ? Vous les auriez peut-être plus remarquées"

Son regard poignarda le viel homme.

"Vous vous trompez, le choix, nous l'avons toujours."

Il enfonça d'un coup l'aiguille dans son bras. Au moment ou le paralysant se mélangea à son sang, ses pupilles se dilatèrent. Sa respiration hachée foudroya sa poitrine.
Son corps vidé de toute énergie s'affala sur le fauteuille. Sa tête percutta la vitre.
Il ne souffrait pas.
Il sentait son rythme cardiaque ralentire, mais paradoxalement il se sentait bien.
Ses pupilles se fermèrent toute seule.
Juste dormire un peut.
Son coeur s'arrêta totalement.
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MessageSujet: Re: "Let me your eyes"   Jeu 20 Aoû - 12:10

La rousse au yeux verts était tournée vers la fenêtre, observant le va-et-vient des automobiles en bas dans l'avenue.
Elle vit, avec une pointe d'inquiétude, une tête blonde connue entrer dans un voiture avec un homme brun imposant.

Ses doigts fins tapotèrent sur la vitre, nerveusement.

Trisha Hayes s'admirait dans le miroir, vêtue d'une longue tunique bleu ciel. Ses amies lisaient des magasines féminins allongées sur le grand lit de la suite des Hayes.

April revint à la vue extérieur bourdonnante derrière les épaisses baies vitrées.

...La berline noire démarra et fila à travers la rue bondée.

- Et sinon, April, qu'est-ce que tu penses de celle-là ? J'adore ces sequins cousus devant...Et la fourrure sur ces bottes...

-....

- April...?...APRIL ???

/////////////////////////////////////////////////////////

Ray ne réagit pas. Il écouta Mitzrael. Au fond, aussi puissant qu'il soit, il était terriblement faible.

Il ne put faire un seul geste alors que ses yeux se révulsaient dans leurs orbites en voyant l'hétérocrome s'injecter la totalité du flaçon.

Bientôt le corps inanimé de Mitzrael gisait sur la banquette de cuir.

Les muscles des hommes présents purent à nouveau se mouvoir. On mit cette paralysie temporaire sur le compte de la surprise.

La frayeur passée, Ray se redressa un peu, l'air sombre.

- Débarassez-nous de ça.

On fit signe au chauffeur d'emprunter un de ces étroits chemin de campagne, entre deux champs vierges de toute habitation. La berline s'arrêta et se gara en travers.

Les hommes de mains d'O'Brien empoignèrent sans cérémonie le cadavre du jeune blond et le hissèrent hors de la voiture.

La terre était sèche encore stérile et craquelée d'un été trop avare en précipitations.

Les jambes amorphes de la victime traînèrent sur le sol créant des sillons légers et des volutes de poussière blanchâtre.

Munis de pelles prises dans le coffre - Ray devait être un type dangereux pour ballader des pelles dans son coffre...- il creusèrent une fosse.

Alors, ils se mirent à plusieurs et glissèrent le corps dans un grand sac de plastique noir, comparable à un sac poubelle, attrapé lui aussi dans le coffre - décidemment.

Après s'être assuré que le sac était bien fermé, ils le jetèrent dans la fosse qu'il rebouchèrent rapidement en tassant bien la terre puis rangèrent les pelles dans le coffre, s'époustèrent, remontèrent dans la berline qui fit demi-tour sur l'emplacement même de la tombe de fortune de ce pauvre Mitzrael.


/////////////////////////////////////////////////

Un éclait argenté fonça hors de l'avenue principale de Chicago pour filer la berline.

En la voyant ralentir et prendre un passage quasi-invisible, elle continua plus loin. Une chance, elle connaissait les environs comme sa poche.

En effet, plus tard, un petit chemin encore plus planqué coupait à travers champ entre les hauts plans de maïs.

Les pneus de la Lexus s'y aventurèrent, silencieux. Elle régla son rétroviseur pour voir ce que faisait l'auto noire garée en travers du chemin de terre.

Son coeur eut un raté. Les boydguards de son père extripaient de la voiture un Mitzrael sans vie.

April se baillona aussitôt à l'aide de ses deux mains, les yeux verts affolés, pour s'empêcher de crier.

Elle tenta de garder une respiration normale - tenta - quand ils emballèrent son ami inerte dans un grand sac et l'enterrèrent dans un trou creusé là, dans le sol, qu'il rebouchèrent avant de repasser dessus avec les roues de la mercedes.

Elle était plus blanche que le plus immaculé des blancs.

Mais elle attendit de voir la berline s'enfuir par la grand route pour sortir de la voiture, le coeur au bord des lèvres.

Ils..ils...l'avaient TUE ???

Non non, pas de panique, calme-toi April. Il est déjà mort rappelle toi. On en peut pas remourir.

* Du moins je l'espère de tout coeur...*

Elle s'avança vers l'endroit où il avait enterré celui qui comptait tant pour elle.

SALOPERIE de Ray O'Brien.

Comment pouvait-elle porter ce nom-là ?

Faites que Mitzrael aille bien ! Faites qu'il ait juste fait semblant !

Elle chercha quelque chose pour dégager la fosse.

Rien.

Bon alors, tant pis. Mitzrael avant tout.

Elle s'agenouilla au sol, tant pis pour sa robe.

Avec l'aide seule de ses mains, elle fouilla, tritura, évacua, gratta la terre.

Creuse April, creuse !

Faites qu'il ne soit pas réellement...
...TAIS TOI ET CREUSE !

A force d'excaver, de désemplir, elle recontra une matière qui ressemblait au toucher à du plastique.

Enfin.

Repérant la forme noire brillante, elle dégagea l'ensemble.

- Mitzrael ? Tu m'entends ? Je vais te sortir de là, bouge pas !

Elle balaya une mèche de cheveux qui la gênait.

- Je t'en prie, ne sois pas mort, ne sois pas mort !

Quand tout le sac plastique fut visible, elle l'attrapa entre ses mains et tira pour le déchirrer.

Bon sang ! Cette saleté était résistante !

Elle compressa et tira plus fort.

Le plastique céda, s'arrachant en blanchissant entre ses mains épuisées.

Elle les frotta sur sa robe pour en ôter la terre déssechée.

Elle agrandit le trou fait dans le sac noir.

La tête pâle de Mitzrael apparut.

Il semblait étrangement paisible...Comme s'il dormait...

Cette image acheva les nerfs d'April qui se retint de fondre en sanglots.

Elle déchirra le plastique sur toute sa longueur et l'ouvrit pour libérer Mitzrael.

Ses yeux étaient toujours clos. Elle attrapa son poignet.

Rien.

Elle posa sa main sur son cou, le long d'une large veine.

Pas plus de pouls.

Mais y en avait-il jamais eu ?

Toujours agenouillée, elle se laissa tomber sur ses jambes avec un tremblement.

S'obligeant à se calmer pour cesser de frisonner, elle descendit dans la tombe peu profonde.

S'asseyant près de lui, ses jambes pliées, ramenées devant elle, en tailleur, elle posa la tête de son ami sur son genou gauche, quelques larmes coulant silencieusement sur ses joues un peu salies par la poussière.

Elle caressa son visage pâle, ses cheveux blonds.

Il allait se réveiller. Elle en était sûre. Il ne pouvait pas mourir. Il allait se réveiller.

Les doigts fins de la rousse parcouraient l'ovale blême.
Elle attendrait.

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MessageSujet: Re: "Let me your eyes"   Ven 21 Aoû - 23:00

Lentement, les yeux encore ternis par la laideur de l'autre monde s'ouvrirent. La beauté de la vie raviva l'étincelle de spleudeur blotit dans leurs pupilles. Le prince attrappa la main hardante de la princesse posée contre sa joue fraiche. Il se redraissa aisément avec une pointe de grace magestueuse pour déposer un délicat baiser sur les lèvres tremblantes de ça tendre.

Malheureusement, la réalité ne ressemble nullement à un compte de fées.

Le coeur se réveilla brutallement. Il percutta la poitrine inanimée. Le sang se propagea dans les veines violamant, fillant à travers tout le corps étendu.

Les paupières éclorent en même temps qu'une bourasque d'air d'un froid mordant souleva le buste. Le blond se releva soudainement.

Le corps de Mitzrael était revenu à la vie. Le vairon méritait bien le synonime d'immortel.

Il hapa sa tête entre ses mains. La respiration allètante, l'oxygène sifflait quand il le drainait jusqu'à ses poumons. Il parvient tout de même à pousser un soupire blasé.

"Soit tu es incroyablement stupide, sentimentale et suicidère le tout augmentée d'une capacité de "copine-poule" extraordinaire, soit tu cherches vraiment à me rendre dingue." grogna-t-il. -sans doute trop fier que pour qu'on tente même de lui sauver sa vie allongée "d'increuvable"-

L'hétérocrome déposa tout de même un baisé légé sur le front de la dame rousse -loin du baisé du prince et de la princesse mais c'était déjà ça.-
Ses bras encore engourdis l'enlacèrent par le buste. Il la serra contre lui.

"Ne pleure plus ça n'en vaut pas la peine."
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MessageSujet: Re: "Let me your eyes"   Ven 21 Aoû - 23:42

Le regard vert brillant de revoir Mitzrael revenir enfin à lui s'assombrit quand il prononça sa première phrase.

Elle ne sut pas quoi répondre, bloquée. Là c'était la rupture totale pour ses nerfs chauffés à blanc.

Elle se sentit un peu secouée, sans réaction, quand il la prit dans ses bras.

" Ne pleure plus, ça n'en vaut pas la peine "

Le sang d'April ne fit qu'un tour dans ses veines et elle retrouva toute sa tête et ses capacités.

Elle s'écarta brusquement de l'ange déchu qui l'enlaçait et lui administra une gifle magistrale.

- " Je m'ôterais la vie avec plaisir", hein ! Alors tu le pensais vraiment !!!

Elle attrapa Mitzrael par le tissus de sa chemise sur le haut de son buste et le secoua sans ménagement.

- Bon sang mais qu'est-ce qui passe dans ta foutue tête ?! As-tu seulement une idée de la peur que tu m'as faite ???

Pourtant je te l'ai dit, "prends soin de toi, Mitzrael", " sois prudent, Mitzrael " ! Mais non !!! Il faut que tu fasses les choses à ta sauce point barre et merde à celui qui râle.

Elle lui lança un regard noir. Pourquoi fallait-il qu'il sache lui faire aussi mal ?!

Elle se releva sur ses jambes encore flageaolantes, tenant toujours la chemise de l'immortel et l'obligeant donc à en faire de même.

Elle tremblait, elle bouillait, ses yeux versaient encore quelques larmes acides et fixaient le blond avec colère.

- Secoue-toi un peu, nom d'un chien ! Si tu crois que je vais te laisser attendre tranquillement d'étouffer dans ton sac les mains en croix, laisse-moi te dire que tu t'es trompé de cible !

Ou alors, sois sympa et laisse-moi le plaisir de le faire moi-même ! ragea-t-elle en attrapant sa cravate,
tournant les talons et fonçant vers la voiture, lui ordonnant clairement de la suivre - de toute façon avec la cravate et la détermination d'April, pas le choix.

Devant la voiture, April pivota brsuquement vers Mitzrael qu'elle traînait derrière elle.

- Tu veux quoi, bordel ?! !!! Que je te pleure que je t'oublie pour construire une vie normale ?! Jamais !!!
Que je me tue avec toi en bonne Juliette ?! Même pas en rêve !

Comment il va falloir que je te le dise ?!!! JE T'AIME, bon sang !!!! C'est assez clair, là ?! Ou je dois aussi me jeter à ton cou ?

Et joignant le geste à la parole, elle tira sur la cravate jusqu'à se retrouver face à ses lèvres qu'elle embrassa presque violemment.

Les nerfs...Elle craquait, il faut croire.

Ses mains lâchèrent le tissus poussiéreux noir au légers motifs verts pour venir l'une attraper son visage au niveau de la joue et l'autre s'enfoncer dans ses mèches blondes pour approcher encore le visage immortel d'elle, et s'y mouvant avec des gestes presque désespérés.

Elle fermait les paupière fort fort fort pour empêcher toute larme traître de ravager encore ses joues.

Elle décolla ses lèvres des siennes, le serra de toute ses forces dans ses bras comme on s'accroche à une bouée de sauvetage ou à la dernière branche avant le précipice, les paupières encore serrées.

Puis, elle se détacha de lui, essuyant un peu ses joues avec le revers de la main pour en enlever larmes salées et tâches brunes de terre, puis secoua la tête, et ouvrir la portière avant pour que Mitzrael monte.

Elle s'installa au volant et fit dans sa direction :

- Moi qui voulait autre chose que de l'ordinaire, je suis servie avec toi !

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Ange Déchu
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MessageSujet: Re: "Let me your eyes"   Sam 22 Aoû - 10:03

La main d'April claqua contre la joue de Mitzrael. Froncement des sourcils. L'oeil foncé en évidance, le regard hétérocrome sinistre glissa vers l'humaine.

" "Je m'ôterais la vie avec plaisir", hein ! Alors tu le pensais vraiment !!!"

Les doigts pêches de la dame rousse saisirent le tissus albe de la chemise du blond. Mouvement sec. Elle l'attirra vers son visage durci par la colère qui la foudroyait.

"Bon sang mais qu'est-ce qui passe dans ta foutue tête ?! As-tu seulement une idée de la peur que tu m'as faite ???"

L'immortel se contenta de figer ses yeux d'un obscure profond dans l'océan vert.

"Pourtant je te l'ai dit, "prends soin de toi, Mitzrael", " sois prudent, Mitzrael " ! Mais non !!! Il faut que tu fasses les choses à ta sauce point barre et merde à celui qui râle."

Elle se releva, forçant ainsi sans invitation le vairon à en faire de même. Les yeux gorgés de larme de rage, elle l'assassina d'un coup d'oeil.

"Secoue-toi un peu, nom d'un chien ! Si tu crois que je vais te laisser attendre tranquillement d'étouffer dans ton sac les mains en croix, laisse-moi te dire que tu t'es trompé de cible !"

Ses mains furibondes prirent possession cette fois-ci de la cravatte attachée autour du cou du déchu impressioné.

"Ou alors, sois sympa et laisse-moi le plaisir de le faire moi-même !"gronda-t-elle, les pas en direction de la voiture.

Devant les portières argentées, elle pivotta.

"Tu veux quoi, bordel ?! !!! Que je te pleure que je t'oublie pour construire une vie normale ?! Jamais !!!
Que je me tue avec toi en bonne Juliette ?! Même pas en rêve !
Comment il va falloir que je te le dise ?!!! JE T'AIME, bon sang !!!! C'est assez clair, là ?! Ou je dois aussi me jeter à ton cou ?"


Avec la brutalité affectueuse d'une guerrière émotive, elle ramena l'hétérocrome vers elle d'un coup sauvage sur la cravatte. Il joigna ainsi ses lèvres au goût encore amer laissé par le poigt de ces mots.
Docile, le déchu ne bougea pas, les bras ballotant le long du corps.
Ses bras d'humaine l'étouffèrent encore une fois.

Sans autre commentaire, ils entrèrent tout deux dans la voiture.

April solda l'affaire:

"Moi qui voulait autre chose que de l'ordinaire, je suis servie avec toi !"

Plus un mot.

Ce n'est que quand ils arrivèrent à proximité du restaurant que Mitzrael chuchota, le visage tourné vers la vitre, cachant ainsi l'émotion traversant son visage

"Je ne veux plus perdre quelqu'un par ma faute."

Silence
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MessageSujet: Re: "Let me your eyes"   Sam 22 Aoû - 21:32




"Je ne veux plus perdre quelqu'un par ma faute". murmura faiblement la voix de l'immortel.

April qui était restée silencieuse, se calmant peu à peu
au fil de la route, tourna vers Mitzrael sentit toute trace encore présente de colère se dissiper et laisser place à un profond chagrin. Le voir triste, cet air peiné qui se peignait sur ses traits magnifiques...la pire chose qu'elle puisse jamais ressentir.

Le regard qu'elle lui adressa porta toute la compasssion qu'elle éprouvait pour lui, quoiqu'il ai fait par le passé et toute la tristresse de son coeur qui saignait de le voir ainsi.

Elle dut résister à l'envie de lui attraper la main pour la serrer. Premièrement, il n'aimait pas ce contact et ensuite, elle tenait le volant en ville et ne tenait pas franchement à les tuer tous les deux.

Elle se gara derrière l'hôtel dans une ruelle planquée utilisée par le personnel et composa le numéro de Trisha Hayes.

- Allô Apriiil ? Tu étais passée où, on t'as cherchée partout !!!
- Désolée, on a eu un souci avec mon père. Un accident. Nous ne sommes pas en état de revenir déjeuner tout de suite, tu pourrais nous envoyer quelqu'un pour nous guider par les couloirs de service jusqu'à ta suite ?
Il faut qu'on se change
.

-Un accident tu dis ? C'est pas grave au moins ? Bon j'appelle la réception pour qu'ils vous envoient quelqu'un. Je vous attends là haut !

- Merci beaucoup. fit April, d'un ton soulagé, la mine exténuée.

Elles raccrochèrent. April sortit de la voiture et invita d'un geste Mitzrael à faire de même.

Trois minutes plus tard, un employé en livrée venait à leur rencontre.

- Mademoiselle Hayes nous a expliqué. Venez, suivez-moi.
Ils suivirent à travers les couloirs, les escaliers planqués pour les femmes de chambre, puis débouchèrent sur le couloir de la suite des Hayes.

L'employé vérifia que la voie était libre- il est de la responsabilité de l'hôtel de bichonner ses clients et donc de veiller à ne jamais ruiner leur image - et ils frappèrent à la porte que Trisha ouvrit aussitôt, ouvrant de grands yeux face à l'état de leur tenue et les fit rentrer le plus rapidement possible en remerciant d'un hochement de tête et d'un bon pourboire l'employé.

Elle se colla à la porte en la refermant.

- Mais qu'est-ce qui vous est arrivé ???
April soupira en jetant un coup d'oeil rapide vers Mitzrael.
-Mon père est assez dangereux quand il veut. répondit-elle simplement.
- Ne me dites pas que vous vous êtes BATTUS, lui et toi ! s'affola la blonde en regardant Mitzrael.

April resta muette. Bon l'idée passait bien. On dirait ça comme ça.

Elle secoua la tête et changea de sujet :

- T'inquiètes pas, rien de grave. On peut t'emprunter ta salle de bain ? J'ai besoin d'une bonne douche, je crois...

Trisha hocha la tête et alla lui ouvrir la porte de la salle d'eau.

Elle se tourna vers Mitzrael. Lui n'était pas aussi sale qu'April, juste le tissus de son costume qui était maculé de terre sèche mais ça se changeait.

Trisha était peut être idiote mais l'apparence pour elle était sacrée et c'était la meilleure aide en cas de pépin de ce côté là.

Elle ouvrit ses penderies et attrapa les sacs de la nouvelle collection Gucci. Elle y attrapa un costume d'homme qu'elle pensait donner à son frère ou un ami, noir et blanc, passe partout, mais très classe.

- Tiens mets-ça, je te laisse te changer, je vais voir si April a besoin de moi.
Elle aurait presque parut intelligente si elle ne parlait pas avec cette voix de crécelle.

Elle ferma la porte derrière elle, laissant le blond seul dans sa chambre.

- Apriiiil ? Tout va bien ?

- Bruits de douche -
- Oui, oui, aucun souci ! Merci !
Trisha fonça lui préparer une nouvelle robe qu'elle choisit avec toute son expertise de fashionata.
//////////////////////////////////////////////

L'eau coulait dans le fond de la douche en marbre, teintée d'une couleur brune. Le jets de gouttes brûlantes faisait un bien fou à la nuque fatiguée.

April se rinça et coupa l'eau, ses cheveux embaumant le shampoing-soin de luxe et sa peau, l'huile essentielle de rose.

Elle sortit et attrapa une grande serviette blanche moelleuse dans laquelle elle s'enroula. Elle en prit une autre pour éponger ses mèches rousses assombries par l'humidité, et s'essuyer le visage.

Là. Propre comme un sou neuf.

Trisha frappa à la porte.

- Je t'ai trouvé des sous-vêtements neufs, je crois que c'est ta taille.
Elle entrouvrit la porte et prit les pièces de soies et de dentelles que lui tendait Trisha derrière le panneau de bois en la remerciant.

Elle se sècha, coiffa un peu ses mèches qui s'enroulèrent sur elle même en s'éclaircissant, comme d'habitude et les enfila.

- C'est bon la taille ?

La lingerie était fine et plutôt légère sans pour autant être provocante. De la soie noire bordée de dentelle grise, très joli. Mais pas ce qu'April avait l'habitude de porter.

- Impeccable ! fit-elle depuis la salle de bains.

- Bon, on va te trouver une robe, ouvre !

Elle obtempéra.


Malheureuse !

Elle n'avait pas vu venir la blonde incorrigible qui, dès qu'elle déverouilla la porte, lui bondit dessus, attrapant son bras et l'entraînant dans la pièce en face avant qu'elle ait le temps de protester.
La mante religieuse, qui finalement restait bien elle-même, la bazarda sans pitié à l'intérieur d'une chambre féminine, tapissée et captionnée de rose pâle et de blanc, où se trouvait.............Mitzrael, dans un tout nouveau costume encore plus chic.

April se sentit piquer un sérieux fard. Normal puisqu'elle se trouvait toujours en sous vêtements...


FOUTUE TRISHA !

Les joue plus cramoisie que le rubis que portait Trisha, elle bafouilla :

- Je...je crois que je vais te..te laisser choisir et t'attendre dans la salle de bain...!

Trisha gloussa, avec un clin d'oeil complice qui pour le coup paraissait plutôt grossier.
- Allooonnns Apriiil arrête un peu ta comédie ! Je suis sûre qu'il t'a déjà vue encore moins habillée des centaines de fois depuis le temps !!!

Ce fut à Mitzrael de subir un clin d'oeil salace.

April, le regard dirigé vers le sol à droite, fuyant la scène ô combien embrarrassante, tenait sa main gauche posée sur son front, ses doigts devant ses yeux, et l'autre sans mouvement sur son bras droit balant. Elle aurait pu les utiliser pour se planquer un peu mais de toute façon, ça n'aurait pas beaucoup aidé.

Maudite, maudite, maudite Trisha.

Elle laissa sans broncher une minute- pas en état, bien trop gênée- Trisha jouer à la poupée en lui enfilant une superbe et extrêmement luxueuse robe vanille et or ainsi que les talons aiguilles dorés lui correpondant, sans même faire sortir Mitzrael.


Spoiler:
 



Quand bien même c'était trop tard maintenant...

Peste soit de Trisha Hayes.

Non, contente d'avoir habillé sa barbie, Trisha entreprit de la coiffer et de la maquiller mais April sortit aussitôt de sa torpeur, quittant son regard vide pour retrouver l'oeil vert vif habituel et protester fermement.

Ensuite Trisha attrapa ses deux nouveaux jouets par le bras et les traîna dans les couloirs de la suite pour retrouver les autres qui avaient fini de déjeuner et se trouvaient sur une grande terrasse décorée d'arbres exotiques au centre de laquelle se tenait une piscine.

Sur un grand buffet, s'étalaient des vingtaines de bouteilles d'alcool et des cocktails puissants.

April, légèrement sombre, passa devant et attrapa deux verres d'un alcool rouge groseille, en colla un dans les mains de Mitzrael sans rien dire et en siffla une grande gorgée avant de prendre l'hétérocrome par la main pour l'amener avec elle vers une pièce vide d'étudiants bourrés.

Elle posa son verre sur le bois vernis d’une table décorative et se tourna vers le blond.


Son regard était encore hésitant et ses joues rosies par la honte. Pour tout autre, elle aurait pratiquement haussé les épaules.

Mais c’était Mitzrael…

- Je ne sais pas si c’est aussi gênant pour toi que ça l’est pour moi…En tout cas je tiens à m’excuser…J’aurais du voir arriver Trisha. Désolée.

Elle baissa un peu le regard, soupira pour s’aider à ne plus y penser.

Sans regarder le visage immortel, elle prit ses poignets dans ses mains avec douceur.

Alors, les émeraudes se relèverent, brillantes, pour rencontrer l’étrange et fascinant clair-obscur.

- Tout à l’heure…Je n’aurais jamais du te parler de cette façon, j’ai eu tort. Je sais que tu ne peux plus mourir mais en les voyant t’enterrer, j’ai vraiment cru que tu étais...J’ai réellement paniqué, c’est idiot…

Elle s’avança vers lui et toucha sa joue d’une caresse légère, avec dévotion.

- Je t’en prie, la prochaine fois ne me laisse plus te faire de mal. Je m’en veux terriblement maintenant.

Elle appuya son front au sien et joua doucement avec une mèche dorée près de son visage.

- Des fois, sur le coup, on dit des choses…qu’on ne pense pas forcément.

* Eeeuuh, minute April ! Tu ne lui aurais pas avoué quelque chose, par hasard ? *

Elle ferma les yeux, et un sourire vint illuminer ses traits fins.

- Oui, enfin…Il y a quelque chose que je pensais sincèrement…Et que je pense encore maintenant, d’ailleurs… !

Toujours souriante, elle se pencha vers les lèvres impérissables, si fraîches, pour y cueillir un baiser.

Elle s’abandonna un instant à cette étreinte. Puis, se détachant de lui, elle posa sa main sur la joue blanche de son ami et souffla :

- Promets-moi que tu me raconteras ce qui s’est passé avec mon père. Pas aujourd’hui. Plus tard. Je crois qu’on a déjà assez donné pour la journée…

Elle retrouva à nouveau ses lèvres pour les saisir entre les siennes. Gardez donc, alcools et drogues, j’ai trouvé la meilleure dépendance qu’il soit.

Irrésistible. Il était irrésistible. Elle avait en buvant cette hydromel éternel, perdu toute conviction, laissé tous ses idéaux, tués tous ses principes. Il était la main qui avait tourné la page. Pour toujours. La main qui avait tourné la page.

Enivrée de cet être inimitable, unique et incroyable, elle tituba un peu pour se rattraper à ses épaules. Mon dieu. Pire que l’alcool.

Elle eut soudain envie de mêler ce paradis artificiel humain au plus puissant et plus délicieux des poisons …

Elle rit et attrapa son cocktail et en prit une nouvelle gorgée. Le goût sucré et piquant de l’orange sanguine, mêlé à la douceur de la passion enveloppée par l’exubérance de la cerise…Les lèvres fruitées et spiritueuses attrapèrent à nouveau leurs semblables immortelles. April sentit la fraîcheur, la douceur, l’amer, le sucré, l’acide, le velouté, s’entrelacer dans une danse exquise des sens.

Sans prononcer un mot, elle tendit son verre à Mitzrael pour qu’il en fasse de même et comprenne ce qu’elle ressentait et qu’il s’évapore avec elle dans cette valse céleste, comme une réminiscence d’Eve incitant l’homme au commencement de toutes choses, à goûter le fruit défendu, elle lui offrait de savourer ce divin venin…








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MessageSujet: Re: "Let me your eyes"   Lun 24 Aoû - 21:21

"Mais qu'est-ce qui vous est arrivé ?" chuchauta la voix aigre de Trisha collée contre la porte fermée de sa suite.

Le regard vert se tourna vers Mitzrael.

"Mon père est assez dangereux quand il veut."

Le blond répondit à April d'un hochement morne de la tête.

"Ne me dites pas que vous vous êtes BATTUS, lui et toi !" La barbie agittée se tourna vers le déchu.

Le vairon fronça les sourcils. Quand même pas ... Il n'était pas encore réduit à arracher l'oreille d'un vielle homme -même si celui-ci le méritait.-

"Et bien..."

"T'inquiètes pas, rien de grave." l'intérompit O'Brien. "On peut t'emprunter ta salle de bain ? J'ai besoin d'une bonne douche, je crois..."

Trisha guida April jusqu'à la douche. Elle se noya ensuite dans sa nouvelle collection Gucci, sauva un costume pour homme assés chic et le lança sur l'hétérocrome.

"Tiens mets-ça, je te laisse te changer, je vais voir si April a besoin de moi."

Les gestes automatisés, il enfilla les vêtements, serra le noeud de sa nouvelle cravatte trop classe pour lui et lassa ses chaussures.

///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

La tornade blonde jaillit de la salle de bain, appant April au passage. Ah c'était pas trop...
La peau pâle recouvrant les joues de l'imortelle se teintèrent d'un rouge ocre quand il remarqua que la dame rousse était......en sous-vêtements -qui lui allaient assés bien, il fallait l'avouer. Ils mettaient bien en valeur sa...-

Par politesse il détourna le regard -et aussi un peu par la gêne qui le fouroyait.-

Trisha poussa April à côté de l'hétérocrome qui contempla ses si jolies chaussures noires.

"Je...je crois que je vais te..te laisser choisir et t'attendre dans la salle de bain...!"

Pouffemant coquin.

"Allooonnns Apriiil arrête un peu ta comédie ! Je suis sûre qu'il t'a déjà vue encore moins habillée des centaines de fois depuis le temps !!!"

Mitzrael manqua de s'étouffer avec sa propre salive.

Vite, se concentrer sur les jeux de refflets qui se balladaient sur les chaussures.

Crève Trisha Hayes.


///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

"Je ne sais pas si c’est aussi gênant pour toi que ça l’est pour moi…"

Le déchu carressa nerveusement de la pointe de son pouce le récipiant contennant la boisson alcolisée que lui avait grossièrement refilliée O'Brien. Le liquide était rouge...tout comme le visage angelique encore rosé de ce qu'il venait d'entre voir.

"En tout cas je tiens à m’excuser…J’aurais du voir arriver Trisha. Désolée."

La psycologie disait que les hommes refoulais les erreures sur les autres tendit que les femmes, sur elle-même. En écoutant April, l'immortel approuva cette théorie véridique.

Les doigts fins de l'humaine prirent possession des poignets du blond -déliquatte attention: ils ne s'étaient pas fourgués dans ses mains glacées-

"Tout à l’heure…Je n’aurais jamais du te parler de cette façon, j’ai eu tort. Je sais que tu ne peux plus mourir mais en les voyant t’enterrer, j’ai vraiment cru que tu étais...J’ai réellement paniqué, c’est idiot…"

Le déchu pencha la tête pour aller chercher la paume chaude qui s'étalla sur sa joue fraiche. Les mèches blés tombèrent, masquant l'expression de son regard bicolore.

"Je t’en prie, la prochaine fois ne me laisse plus te faire de mal. Je m’en veux terriblement maintenant."

Un point de plus pour les psycologues.

La rousse posa son front contre le sien. Inspiration. Il se délectait de cette instant intime -bien que brouillé par la musique qui battait trop fort.-
"Des fois, sur le coup, on dit des choses…qu’on ne pense pas forcément."

Esquisse. Il aimait temps quand elle souriait.

"Oui, enfin…Il y a quelque chose que je pensais sincèrement…Et que je pense encore maintenant, d’ailleurs… !"

Son sourire parfait s'avança vers les lèvres du vairon qu'il acceuillit sans hésitation. Sa bouche se rappella du parfum sucré de son double.

"Promets-moi que tu me raconteras ce qui s’est passé avec mon père. Pas aujourd’hui. Plus tard. Je crois qu’on a déjà assez donné pour la journée…"

Second baisé.

Les mains de l'hétérocrome glissèrent d'un geste tendre sur les contoures sveltes du bassin de son fruit interdit, épousant ses formes unique, avant de remonter lentemant par son dos pour se perdre dans le feu de sa chevelure.

Il ne pouvait plus se déttacher d'elle...

Il ne voulait plus quitter cette saveure qui ennivrait ses sens...
Il devait s'abandonner, jetter la clef de la sortie de cette prison charnelle.

Troisième baiser.

Un poison tassé s'infiltra entre les lèvres soudées.

Quatrième baiser

Le piquant amer de l'alcool se mélangea à ce slow de parfums.
Mitzrael plaqua sa main contre le mur, juste à côté de la tête d'April. Il s'appuya dessus, s'étouffant un peu plus dans cette dangereuse embrassade.


Le liquide rouge fummant d'une odeur étourdissante termina dans la gorge de l'immortel.

"Je te le promets"

Sans trop savoir pourquoi, il entraina sa compagne hors de l'intimité de la pièce.

Les étudiants se trémoussaient autour de la piscine sur le rythme marquée d'une horrible musique criarde et artifficiel -le genre de morceau où la mélodie se répette sans arrêt-

Belle génération pensa le blond tout en cuvant un nouveau verre de la boisson.

Quel horreur cet air

///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Oua trp bien la musique

L'ange enfourra sa main dans les doits d'O'Brien. Il la guida sur la piste.

Oubliant son habituelle délicatesse, il plaqua carrémant ses paumes contre le bassin de la dame rousse. Suivant les autres étudiants, il s'abandonna à la danse. Ses mouvemant étaient souple et incroyablement magestueux pour un ... bourré.

Ses mains vaguabonèrent jusqu'au épaule de l'humaine. Casiment collés l'un à l'autre, ils manquèrent plusieurs fois de tomber dans la piscine juste à leur droite.
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MessageSujet: Re: "Let me your eyes"   Mar 25 Aoû - 19:50

April qui sentait Mitzrael aussi accro à ses lèvres que elle aux siennes, répondit plus que volontiers à ses baisers.
A chacun d’eux, elle avait l’impression de capturer une part de paradis. Ce genre de paradis qu’eux seuls pouvaient partager.

Elle le laissa la guider à l’extérieur pour retrouver la foule de danseurs. Affreuse musique. Trop rythmée et hurlante.

Elle accompagna Mitzrael d’un second verre, puis d’un autre, et d’un autre, et encore un autre…jusqu’à ne plus être en mesure de les compter.

Elle le suivit sur la piste de dance où il l’entraînait.

Les mains de l’immortel installées sur ses hanches, se balançant et s’agitant tous deux au son de la batterie bruyante qui tonnait dans les enceintes, lui, incroyablement agile pour son état, elle, valsant un peu de tous côtés, impregnée de cette sensualité alcoolisée qui rend les gestes lents et troubles, pour beaucoup irrésitibles.

Ils étaient aussi ravagés l’un que l’autre.

La grosse batterie pesante se transforma en notes longues, sussurées. Un slow…

Les bras de la jeune fille rousse s’enroulèrent autour du cou de l’immortel. Ses lèvres rejoignirent à nouveau les siennes, fraîches et douces au très prononcé goût d’alcool…

Les corps tanguaient langoureusement, enlacés près de la piscine bleu pacifique.

L’ange déchu et l’humaine n’avaient pas remarqué les yeux foncés d’Anaïs qui les foudroyaient dans un coin.

Tout ce qu’il aperçurent – et encore ! – fut une tornade brune qui les bouscula et les fit vaciller dans l’eau du bassin.

Les litres d’alcool engloutis étaient déjà trop nombreux pour qu’un simple plongeon puisse avoir raison de leur état. Toujours aussi ivres, ils regagnèrent la surface, la surprise se lisant sur leur traits, puis, April se colla à Mitzrael, l’entraînant sous l’eau avec elle pour continuer de l’y embrasser, au plus grand plaisir des autres invités qui sortirent portables et caméras pour filmer ça – on allait bien se marrer lundi à la fac en le diffusant partout !

La rousse et le blond, bientôt privés d’oxygène, remontèrent à la surface puis se hissèrent sur le bord, dégoûlinants.

Trisha qui passait par là, et qui s’était décidément résolue à prendre ces deux là sous son aile, les aida à se relever.

- HEY ! J’AI UNE IDEE ! TOUS EN SOUS VETEMENTS ! clama Heather Loyd, une amie de Trisha.

Evidemment, la proposition fit l’unanimité…et en cinq secondes, le sol de la terrasse fut jonché de vêtements et de chaussures.

Trisha se planta devant April et Mitzrael, bien trop alcoolisés pour capter l’ordre.

- Alleeeezz ! Vous aussi ! Y a pas de raison !

Heather sautilla derrière April pour dézipper sa robe trempée dans son dos et lui enleva ses talons aiguilles alors que Trisha en profitait pour ôter la veste, la cravate et déboutonner la chemise de Mitzrael – depuis le temps qu’elle en rêvait de voir ce torse là nu ! April en avait de la chance quand même !
Ensuite, elle l’aida à se mettre pieds nus comme tous les autres. Mais elle lui laissa pantalon et ceinture. On ne s’autorise pas tout comme ça avec Mitzrael Do’Han ! Il semblait trop…différent pour ça.

A peine eurent-elle lâché le blond que la rousse, ivre morte, se re-scotcha à lui et reprit ses embrassades et baisers incessants.
C’était de loin le couple le plus démonstratif - et le plus bourré – de l’assemblée.
Aussi les commentaires, photos, vidéos allaient bon train.
Loin de s’en soucier ou même de le remarquer, April et Mitzrael continuaient à danser en s’enlaçant, lèvres soudées.

Heather leur tendit encore deux grands verres d’alcool fort qu’ils burent d’une traite.
Laissant leurs verres sur un buffet près d’eux, ils s’éloignèrent un peu de la masse de danseurs pour être un peu plus tranquilles.

April atteignait ses limites. La ligne rouge à ne pas franchir. Elle n’était rien de la traînée qu’on prétendait mais une fois bourrée, elle ne répondait plus d’elle-même du tout et était capable des pires expériences –d’où sa réputation…

Elle embrassa encore langoureusement le blond alors que ses mains ceignaient sa taille, glissaient dans son dos, moites et clairement messagères d’un désir impérieux qui s’emparait d’elle.
….Si elle avait su !
Toujours enlacée à lui, elle recula et son dos vint s’appuyer sur la baie vitrée d’une chambre de la suite qui donnait sur la terrasse.
De sa cheville, elle caressa les jambes de Mitzrael à travers l’étoffe noire. Puis l’entraîna dans la chambre…

A partir de cet instant, les caméras s’intéressèrent particulièrement à eux.
Dommage qu’ils aient été trop ivres pour le voir...!

April, de plus en plus déchaînée par l’alcool qui brûlait dans ses veines, s’accrocha au dos de l’ange déchu pour sauter dans ses bras, ses jambes entourant sa taille svelte, ses bras, son cou clair et ses lèvres absorbant toujours les siennes.

Trop bourrée pour tenir encore ainsi aggripée à l’immortel, elle se laissa glisser sans quitter ses lèvres mais cela déséquilibra Mitzrael et ils basculèrent à deux sur le grand lit. Tiens tiens…

A travers les baies vitrées, les caméras filmaient toujours…

La rousse et le blond avaient attéri sur le flanc, toujours enlacés.
April s’écarta, soudain prise d’un fou rire inexplicable – ou plutôt facilement explicable par un éthylotest…
Elle fut secouée par des soubresauts dûs à ses rires pendant un instant puis se calma en venant rechercher un baiser sur les lèvres de l’hétérocrome alors que ses doigts et ses paumes caressaient, langoureux, son buste clair.

Bientôt ses lèvres dévièrent et s’aventurèrent dans son cou parfumé où elle restèent un moment, le temps qu’il s’enivre encore plus de son odeur, puis gagnèrent ses épaules.
Les mains humaines allaient et venaient toujours sur le torse lisse où s’étalaient des mèches rousses encore un peu humides.

Dehors, on sifflait, braillait des « Raaah ‘taaaaaiiiin Do’Haaan, bâtard de veinard ! », ou « Vas-yyy Apriiil ! ». Ouais. Belle génération.

Mais ni l’humaine, ni l’immortel n’entendaient, tout à leur jeux – ô combien dangereux- de séduction noyée dans l’alcool.

Les lèvres d’April glissèrent sur la peau nue du buste de Mitzrael pour venir le dévorer de baisers, ses mains caressant ses bras, ses doigts plongeant dans ses cheveux blés.

Trisha Hayes, qui plus que tout adooorait jouer les confidences et celle qui sait tout sur tout ce que tout le monde veut savoir, entra discrètement dans la chambre pour tirer les grand rideaux crème et les laisser un peu seuls maintenant.

Elle sortit et se retourna ensuite vers les autres qui protestaient un peu et s’écria :

- Tous dans le jacuzzi ! , éloignant ainsi toute la troupe de ses protégés en les emmenant à l’opposé de cet endroit, loin de cette chambre où se trouvaient Mitzrael Do’Han et April O’Brien.

//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Il était 15 heures, le soleil tapait, baignant de sa lumière et de sa chaleur la ville fourmillante de Chicago.

Une brise tiède avait poussé depuis la terrasse déserte, les pans des rideaux crème et venait envelopper de sa douceur le charmant tableau qui s’offrait à elle…

On eût dit une de ces gravures antiques. Un lit désordonné, des draps tombant au sol et d’autres recouvrant de leur coton immaculé deux corps entrelacés.

Un jeune homme aux lignes délicates, aux contours superbes, aux mèches d’un blond pâle, beau à faire pâlir et rendre fous de jalousie Apollon, Adonis et Antinous réunis. Un visage fin, un rien triangulaire …angélique, aux yeux clos, assoupi.

Et sur son buste parfait, une main aux longs doigts fins posée. Et à côté de cette main, le plus exquis des minois féminins, à la peau blanche et veloutée, aux pommettes rosées et aux longs cils. Autour duquel, de longes mèches rousses un peu ondulées, se déroulant en rivières cuivrées dans la clarté solaire. Un grand drap blanc dissimulant le reste de leurs corps tout contres.

« Luxe, calme et volupté » aurait dit Charles Baudelaire.

/////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

April bougea un peu. Mais quel était ce concert de percussions infernales dans sa tête ? Dieu que c’était douloureux. Et cette bouche pâteuse...Pfff, envie de dormir encore de toute façon.

Elle jeta un coup d’œil endormi à l’endroit où elle se trouvait essayant de forcer son cerveau à lister l’essentiel. Un lit, des draps blancs en pagaille, elle était déshabillée, et en dessous d’elle…ah, Mitzrael.

Bon, maintenant dodo. Elle rouvrit des yeux ronds et se tendit d’un coup brusque, réveillant sans doute l’immortel étendu contre elle.

LIT ? DRAPS EN PAGAILLE ? DESHABILLEE ? MITZRAEL ????

Elle sentit son pouls grimper en flèche.

Oh non. Non non non non non non NON !

Pas ça…Tout mais pas ça… !

Elle ferma les yeux, tête tournée vers le plafond, toujours appuyée sur le buste de l’angé déchu.

- Mitzrael…souffla-t-elle d’une voix blanche, Dis moi qu’on a rien fait...!

Elle n’attendit pas la réponse. Elle ne s’en sentait pas capable. Si jamais ils avaient couché ensemble, elle mériterait la réputation de la pire des traînées, c’était décidé.

Elle attrapa le drap qui les cachaient et compta silencieusement jusqu’à 3puis le souleva en se masquant les yeux de l’autre main.

Son cœur battait à tout rompre.

Elle glissa un regard rapide entre ses doigts.

Et sentit l’angoisse tout à coup......chuter. Ouf ! Elle portait encore ses sous vêtements et lui avait son pantalon de costume parfaitement fermé et ceinturé.

Elle relâcha sa main et le drap et laissa retomber sa tête sur le buste de Mitzrael avec un soupir de soulagement.

- Bon sang , j’ai jamais eu aussi peur de ma vie !

Elle se tourna vers Mitzrael qui semblait éveillé à présent. Son crâne la rappela à l’ordre comme s’il la punissait pour la torture éthylique qu’elle lui avait infligé plus tôt et elle grimaça en se massant les tempes.

- OK. Je te propose un truc : plus jamais autant d’alcool.

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MessageSujet: Re: "Let me your eyes"   Sam 29 Aoû - 23:01

Les bras hardants de la dame rousse s'agrippèrent au cou penché de l'immortel. Les lèvres réchauffées par l'alcool de celui-ci saisirent leurs partenaires. Ses mains maladroites adoptèrent les hanches déliquattemant taillées d'April.

Les deux corps oscillaient. Les esprits virvoltaient dans l'inconcience au dessus d'eux. L'union parfaite du pèché défendu et de l'être divin.

Feu folet brun. Bousculade. La paire céleste s'enfonça dans l'eau mordante de la piscine. Les cheveux blonds foncés par l'humidité plaqués contre son visage étonné, Mitzrael regagna rapidemant la surface d'un mouvement gracieux.

Mais...qu'est-ce-qu'il faisait dans ce grand bac d'eau ? Sais plus. Pas eu le temps de voir.

O'Brien le happa dans l'océan puant, le coupant de ses réflections quelque peu ralenties. Le slow continua dans l'univers aquatique. Comme enfermés dans une bulle intime ... un baiser d'insouciants. Un baiser qui coupa le souffle de l'humaine qui dut bientôt remonter pour quitter cette illusion magique noyée dans le liquide. Le déchu la rejoind et...


"HEY ! J’AI UNE IDEE ! TOUS EN SOUS VETEMENTS !"

Pff ouais si ils voulaient mais heu...pas envie de mover hors du contacte d'April en fait.

Le visage déformé par la boisson de Barbie-Trisha se figea devant le vairon.


"Alleeeezz ! Vous aussi ! Y a pas de raison !" couina-t-elle.

Mitzrael haussa un sourcil -lui donnant un air ironiquement intelligent- Il mit le point sur cette voix particulièrement criarde. C'était naturel chez elle ?

Sa veste verte s'enfuit de ses bras.
Les humains n'ont tout de même pas tous cette tonalité tapageuse.
Les doigts lestes d'Hayes libérèrent la cravattes.
Enfin, elle était peut-être né avec une tarre génétique ? Triste...
Son front se déposa doucemant contre l'épaule de la victime tendit qu'elle lui déboutonnait sa chemise albe.
La pauvre quand même.

Rho et puis ça tournait.


///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Les mains envoutantes de la dame rousse effleuraient le torse nu frissonnant de plaisir pour ramper jusqu'à la taille. Les doigts esquis portaient un message perspectible et ... fascinant.
La cheville nue glissant contre sa jambe rendit l'ange plus humain.
Guidé par ce corps dont il ne pouvait plus se passer, il pénétra dans la chambre.

April s'envola d'un bond étrangemant félin dans ses bras. Les lèvres soudées à l'hétérocrome, ses jambes généreusement douces ceinturèrent avec tendresse le bassin.

L'équilibre assomé par le poigt de l'alcool, Mitzrael bascula en arrière. Un matelat les acceuillit.

Sa compagne rit. Il sourit. C'est vrai que c'était drôle...

Allongé contre sa moitiée, il avait trouvé le Paradis. En proie d'une tentation viscieuse, il la laisse prendre l'initiative d'esquiver ses baisers sur son cou pour rejoindre les épaules. Magnétisé par ces paumes flattant sans relâche son buste avec une douceur ineffable, envouté par le parfum fruité ennivrant ses narines dilatées, obsèdé par un désir incontrôlable jamais ressentit, il plongea son visage charmé dans la chevelure de feu pour l'envelopper d'embrassades.

Il ne put empècher ses mains pâles de découvrirent les contoures charnelles d'April. Ses doigts fillaient avec grace sur la peau nue.


//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Les yeux bigarés de couleurs couvaient les traits fins du visage endormi d'O'Brien. L'immortel carressait de son indexe la joue chaude teinté d'un rouge légé. Sa tête et son coeur entraient dans une collision chaotique.

/////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Un mouvemant aspirra le vairon hors de son sommeil léthargique.

"Mitzrael…" minauda la voix tremblante d'April "Dis moi qu’on a rien fait...!"

Hein quoi ?
D'un rapide regard, il analysa la situation...critique.

Silence.

"Je n'élude pas la question: je me la pose."

L'humaine souleva le drap blanc qui les enveloppait d'un geste haché par le stresse...qui retomba immediattemant à la vue des sous-vêtemants -qui lui allait toujours aussi bien- et du pantalon noir fermé par une ceinture de, on pouvait le dire, chasteté.

La tête rousse retomba contre le buste nu.

"Bon sang , j’ai jamais eu aussi peur de ma vie !"

Soupire. L'hétérocrome pressa ses doigts crispés contre son front douloureux. Dans ses souvenirs: le trou noir... et puis...
L'image d'April lui imposant un verre.


"OK. Je te propose un truc : plus jamais autant d’alcool."

Vile tentatrisse. Démon de Dieu

Il se redressa avec une lenteur maladive, se hissa hors du lit pour se traina jusqu'à la fenêtre.

Ses yeux clignants sans sèsse s'engouffrèrent à l'exterrieur de la chambre. Personne. Une masse de cadavres de bouteilles tapissait le sol autour de la piscine bleutée. Les gobelets croupissaient dans un liquide non-identiffiable. Les vêtements jonchaient tristemant les dalles... Mais qu'est-ce-qu'il s'était passé ?

Le déchu s'appuya contre le mur, la tête posée contre son bras plié. Rien que l'imaginer noyé dans ce carnage lui donnait envie de sombrer lamentablemant sur le parquet.

Il plongea sa main dans la poche. Le paquet de cigarettes était trempé.
Besoin de fummer...
Et merde.

Il se bauguenauda jusqu'à l'exterrieur, laissant April seule...comme si elle n'était qu'un fantôme.

L'air frais engouffra ses poumons trop serrés. Ca lui donna envie de répendre ses trippes suintants encore l'alcool sur le sol.

La deuxième bouffée fut plus agréable. L'oxygène glassé glissa dans sa gorge pour l'enrober comme du miel.

...Il la haïssait...

O'Brien sortit à son tour. Sa silouhette svelte incomparable, ses yeux brillants comme si deux étoiles s'étaient enfuient des cieux pour se nicher dans ces iris verts, ses cheveux de flamme...

L'immortel hocha délicieusement la tête.

Déploiment feutré. Il se projetta d'un saut animal vers elle. Il la captura, l'enleva au sol, l'offrit au ciel. D'un battemant d'ailes gracieux, il la déposa juste sur le bord de la toiture.

"L'une des choses les plus difficiles à dire à quelqu'un est celle-ci : j'espère que vous m'aimerez sans raison particulière." Russell Banks. Extrait de l'Ange sur le toit" murrura sa voix sirupeuse. Il s'inclina, reproduisant le cliché du prinse charmant porté par un vent romantique.

Il plana vers l'humaine. Sans écarter ses yeux bicolores des siens, il posa ses mains sous les bras détendus de la jeune fille. Ses paumes roulèrent juqu'aux doigts. Elles s'y figèrent pour la première fois. L'hétérocrome fronça imperseptiblemant les sourcils, le regard transparessant le dérangemant. Il écarta cette main doucemant sur le côté et esquiva l'autre sous les aisselles de la dame rousse. Il la conduit dans le courrant des bourasques du souffle capricieux. Les ailes magestueuses battaient mélodiquement l'air. Mitzrael orchestra ce bal aérien, tournoyant et tanguant, les mouvemants accompagnés d'un charme qui lui étaient propres.


Tout sembla magie. Sur les boutielles poussait de l'herbe et des fleures recouvraient les vêtemants, parfumant l'air d'un pigmant agréable. Mais rien ne semblait aussi beau que ce regard vert planté dans le sien

Pour le vairon...cette forme de magie l'effraya. Trop étrangère pour lui, elle devait n'être qu'éphémère.

Il déposa April sur le sol.

Les pieds sur terre.

"Je pense que je vais rentrer chez moi."
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MessageSujet: "Let me your eyes"   Dim 30 Aoû - 0:52

Alors qu'elle faisait cette promesse, April vit Mitzrael se lever avec une torpeur presque...inquiétante et aller observer la terrasse extérieure par la grande baie vitrée avant de sortir.

Ravagée par l'alcool à présent cuvé, nauséeuse et peu alerte, elle n'eut pas le courage de lui dire quoique ce soit d'autre.

Elle ne s'était jamais autant sentie...salie. Et par elle-même pour mieux faire encore !
Se voir ainsi dénudée, et celui auquel elle tenait infiniment quitter cette chambre comme on referme un album photos en tombant sur un cliché déplaisant...Pour un peu, elle se serrait bien vue dans une maison close.
Sa morale et son attitude n'étaient décidement pas franchement différentes aujourd'hui...

Imbécile. Voilà comment tout gâcher. Très douée, April. Vraiment. Va au diable, stupide mortelle.

Elle se leva à son tour. Dans l'armoire de la chambre, rien d'autre qu'un robe courte bleue ciel. Bon, ça ferait l'affaire. On s'en foutait bien.

Elle sortit, pieds nus, sur le sol chaud sous le joug d'un soleil de plomb et s'approcha, hésitante, de Mitzrael qui se tenait, calme, un peu plus loin.

Sans lui laisser le temps de glisser un seul mot, il l'attrapa et la souleva dans les airs, lui accordant une nouvelle fois un goût d'irréel, d'extraordinaire et de merveilleux.

Il vint la poser sur le toit, surplombant la grande ville bruyante de Chicago.
April ignora tant bien que mal son crâne qui menaçait de se liquéfier d'une minute à l'autre et la pâleur de son teint.

"L'une des choses les plus difficiles à dire à quelqu'un est celle-ci : j'espère que vous m'aimerez sans raison particulière." Russell Banks. Extrait de l'Ange sur le toit"

Ah peste soit de ton coeur cruel ! Comment chercher un sens à ces mots alors que devant ces yeux printaniers se profile l'image floue de la décadence et du pathétique ? Un sens...Oui, certainement. Envie de le connaître..? Pas sûr...Envie de quoi d'abord ?...De rien. Un gigantesque et insondable rien.

Les doigts frais de l'ange déchu virent envelopper les siens...Ah ? Il la prenait par la main maintenant ? Il était vraiment incroyable. Pourquoi s'accorchait-il, ne voyait-il pas que tout ce qu'elle savait faire était le détruire un peu plus chaque jour ?

Il la cueillit à nouveau au sol et l'emmena encore, plus longtemps cette fois dans les airs.
Le coeur au bord des lèvres, et pourtant battant la chamade, elle vrilla les deux émeraudes dans le clair-obscur et se laissa entraîner par cette danse divine que lui offrait l'immortel.

L'avant dernière fois, ça avait été un adieu... Et la dernière...Elle n'était pas bien sûre.

Il n'avait pas lâché sa main. Un sourire fugace vint éclairer le visage d'April avant de disparaître pour laisse place à son air sombre et coupable. C'était...complètement immérité.


Ouvre les yeux, je t'en prie, regarde moi bien ! Comprendras-tu enfin que je n'en vaux pas la peine ?

La honte, le remords coulaient dans ses veines et s'emparaient de plus en plus d'elle comme un poison paralysant, la laissant amorphe et hypnotisée dans les bras de l'ange déchu.

Il effectua un ballet aérien des plus gracieux. Oui, comme toujours. Eternellement gracieux. Eternellement céleste.

Elle retrouva au bout d'un temps le seul endroit que ses pieds à elle méritaient de fouler. Sa place, elle la sentait plus que jamais.
Le contact brûlant du sol dallé cuit par les rayons éclatants et de sa peau nue ne firent que le confirmer. Elle avait perdu les pédales en voulant jouer à renier sa nature pourtant si évidente et irrévocable.

" Je pense que je vais rentrer chez moi"

Les yeux verts qui parcouraient l'endroit mort de toute présence mis à part la leur, se levèrent vers l'immortel. La main froide s'esquiva des doigts humains.

Oui, c'est ce que tu as de mieux à faire. Tu as raison. Tu perds ton temps.

Elle hocha silencieusement la tête sans rien ajouter de plus et son regard gagna la ville, presque rassurante dans son bruit, son agitation. Chaque imeuble toujours à sa place, chaque rue tranchée dans les même voies.
Fixe, habituel... rassurant.

Elle s'écarta de lui, glissant sans un mot vers la gauche, les bras lâches, mains immobiles le long du corps.

Alors pars. Retourne à ta place. J'ai eu tort de vouloir changer l'ordre des choses. Voilà, j'ai tout gagné maintenant, tu pars...

Les émeraudes se plissèrent, légèrement voilés de brume et un sourire triste se dessina sur les lèvres fines.

Les jambes blanches pivotèrent et s'avancèrent, coururent, filèrent rapides lignes fuyantes vers l'immortel qui s'éloignait déjà.

Elle attrapa de ses mains fines l'ovale du visage de l'ange déchu et les iris verts embués retrouvèrent le magnifique duo sombre et lumineux. Ses lèvres virent déposer sur son front clair et lisse un léger baiser puis son regard se fondit à nouveau dans le sien.

- Puisse tu... me pardonner d'être aussi... humaine.

Elle baissa les yeux.

Oui, tristement, honteusement, désespérement humaine.

Quant au sens de ses paroles... Elle se promit d'y réfléchir. Pas maintenant. Plus tard. Elle ne s'en sentait pas le courage.

Juste une grande envie, un puissant besoin d'absoudre ces instants maudits. Sentir l'eau, brûlante, couler sur elle et la nettoyer de tout ces gestes et ces souvenirs brouillés.

Mais plus que tout, l'espoir qu'il lui pardonne tout. Le délicieux poison même évanoui, lui incendiait encore l'esprit de son vice.


Une éternité pour tout construire, une seule seconde pour tout détruire.

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MessageSujet: Re: "Let me your eyes"   Mar 1 Sep - 11:04

Le claquement répétittif des pieds nus martellant le sol résonna. Mitzrael se retourna.

Les yeux verts lui refilèrent un tournit hypnotique
Les doigts subtiles d'April cernèrent le bas de sa machoire. Elle se dressa sur la pointe de ses pieds avec souplesse. Elle déposa un délicat baiser sur le front encore moite.

Le regard magnétisant se fixa à nouveau dans les pupilles dilatées.

"Puisse tu... me pardonner d'être aussi... humaine."

Ces iris qu'il ne voulait plus quitter retombèrent tristement vers le sol. L'ange attrappa le menton finnemant taillé. Il redressa le visage de l'humaine et replongea dans ses yeux.

Un instant silencieux s'installa confortablemant, subtil et léger.

"Fais attention à toi O'Brien."

Il la quitta sur ces morts.

///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

L'eau brûlante se déversait sur le dos des mains. L'immortel les frictionna entre elles, une étrange torpeur marquée sur son visage. Il happa nerveusemant le savon.

Son pied glissa sur le côté.
Il massa énergiquement le cube visceux.
Il pivotta.
Encore et toujours frotter.

Inconciammant, l'hétérocrome tournait sur place comme une toupie fébrile.

Ce n'était pas grave, il allait frotter...laver tout ça.

Ses doigts fillèrent sous le jet hardant. Il sembla se calmer un instant. En réalité: il réfléchissait...

Non, pas assés frotté.

Rebelotte: Savon-tourner-eau désinfectante....
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MessageSujet: Re: "Let me your eyes"   

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"Let me your eyes"

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