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 "Avec ça on pourrait presque tuer quelqu'un"

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Humain(e)
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MessageSujet: Re: "Avec ça on pourrait presque tuer quelqu'un"   Dim 12 Juil - 11:30

( Meeeuuh si, Kyle compte, attends que le week-end soit passé Wink
Tkt je gère xD

Par contre, Kin' m'a coincée >< je réfléchis encore à une réponse et je peaufine un peu mon plan ressien :p )

April reçut un violent coup à l'âme et au coeur quand Mitrzael s'éjecta du divan.

Elle ne savait au fond plus quoi penser. Des tas de questions dans sa tête la secouaient. D'autres censées, d'autres plus..humaines. Pourquoi cette réaction ? Quel était son problème ? S'était elle trompée ? Ne tenait-il donc pas à elle.


* Une pauvre idiote naïve...voilà ce que tu es April. *

Elle se releva et s'assit sur le canapé, fixant ses pieds.

Est-ce qu'il avait entendu et tenu compte de ce qu'on pouvait dire sur elle...Ses gestes d'humaine étaient parfois...souvent...ambiguës, elle le savait. Mais jamais elle n'avait d'intentions condamnables...en tout cas, elle ne le pensait pas...

Elle garda les yeux baissés.

Elle avait dû se faire des idées. Encore une déception. Une de plus.
Rien qu'une de plus au fond...

" J'aimerais te montrer que tu ne connaissais pas Chicago comme moi je le connais. "

Elle se leva doucement, marcha vers la fenêtre, observant l'extérieur d'un air lointain.


- Je vois.

Elle regardait toujours dehors.

- Accepte mes excuses....
D'accord je te suis mais...
Il n'y aura qu'une condition :
En passant cette porte, tu ne m'adresseras plus jamais la parole.
Université ou pas. On se saluera,s'assiera à côté. Ca s'arrêtera là.


Elle fronça les sourcils. C'était étrange...Inconsciemment...elle venait de...Mais peu importait.

Elle tourna un regard grave vers lui. Cependant tout de même légèrement teinté de douceur, de douleur, d'affection et de tristesse.
Un regard lourd. Comme elle en avait souvent sous le poids de son existence.


- Qu'il soit bien entendu que je ne fais pas ça parce que tu m'as rejettée. Ca me blesse, oui, mais je m'en fous.
Ton apparition dans ma vie n'a fait qu'augmenter tout ce qu'il peut y avoir de mauvais et de fou en moi. J'ai eu tort de te suivre tout à l'heure.

Je ne te laisserais pas m'apprendre à broyer les bribes d'humanité qu'il me reste.

Pourquoi fais-tu tout ça, Mitzrael ? Tu souffles le chaud et ensuite le froid, tu es tellement...inhumain.

Je ne comprends pas...Pourquoi ne pas m'avoir laissée à mes illusions banalement humaines ? A quoi ça t'a mené de me reprendre à ce démon.
Il jouait avec moi, il me faisait souffrir ?
Et toi, que fais-tu ? Zephiro jouait mais pas avec mon esprit, pas avec mes plus profondes faiblesses. Toi, tu ne fais pas souffrir. Tu tues.

Son regard et son ton n'étaient pas accusateurs. Plutôt pleins d'incompréhension.

Elle s'avança encore vers lui. Ses lèvres tremblaient un peu. Elle caressa sa joue du bout de ses doigts, la voix brisée :


- Je suis désolée...souffla-t-elle, Plus j'apprends à te voir, plus j'ai l'impression que tu détruis tout ce que tu touches.

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Ange Déchu
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MessageSujet: Re: "Avec ça on pourrait presque tuer quelqu'un"   Dim 12 Juil - 13:53

"Accepte mes excuses..." dit le dos de la jeune fille face à la fenêtre.

"D'accord je te suis mais Il n'y aura qu'une condition :
En passant cette porte, tu ne m'adresseras plus jamais la parole.
Université ou pas. On se saluera,s'assiera à côté. Ca s'arrêtera là."

Un coup dans le ventre. Ca faisait mal mais Mitzrael se maîtrisait assés que pour ne pas le montrer. Il profila le regard de "l'Intouchable mystère en personne".

April pivotta vers lui. Son regard était abattu. Etrangement maintenant il n'en avait cure. -à croire qu'il n'avait plus la force de soulever ses ailes trop blanches-

"Qu'il soit bien entendu que je ne fais pas ça parce que tu m'as rejettée. Ca me blesse, oui, mais je m'en fous."

Voilà une phrase très contradictoire digne d'un O'Brien.

"Ton apparition dans ma vie n'a fait qu'augmenter tout ce qu'il peut y avoir de mauvais et de fou en moi. J'ai eu tort de te suivre tout à l'heure.
Je ne te laisserais pas m'apprendre à broyer les bribes d'humanité qu'il me reste."


Pourtant, il n'y avait bien que les humains pour en arriver à ce genre de développement.

"Pourquoi fais-tu tout ça, Mitzrael ? Tu souffles le chaud et ensuite le froid, tu es tellement...inhumain."

Il fronça les sourcils. Jamais il ne s'était sentit aussi insulté d'être immortel.

"Je ne comprends pas...Pourquoi ne pas m'avoir laissée à mes illusions banalement humaines ? A quoi ça t'a mené de me reprendre à ce démon.
Il jouait avec moi, il me faisait souffrir ?
Et toi, que fais-tu ? Zephiro jouait mais pas avec mon esprit, pas avec mes plus profondes faiblesses. Toi, tu ne fais pas souffrir. Tu tues."

Chaques mots, un coup de poignard. L'âme ensanglantée de l'assassin se riait de l'ironie d'être pris dans son propre jeu. -A moins qu'elle n'était même pas un joueur en réalité-.

La dame rousse s'approcha de lui. Elle achemina sa main jusqu'au visage glacé du vairon. Celui-ci lui barra la route en la saisissant brutalement par le poignet.

"Je suis désolée..." murmura sa voix chevronante. "Plus j'apprends à te voir, plus j'ai l'impression que tu détruis tout ce que tu touches."

"Alors arrête de me toucher."

Le ton était tranchant. Le but était de couper une bonnes fois pour toutes ces liens qui les retenaient prisonniers.

"Au fond tu es comme ton père. Une fois que ça devient trop dur pour ta petite personne fragile, tu te débarrasses de l'élément perturbateur en déclinant toute responsabilité de coeur transpercé car au fond c'est toi qui tient le profil de l'agneau et moi du loup meurtrier. Je ne savais pas que O'Brien rimmait avec égoïste."

Il ne lui laissa pas le temps de répliquer et la tirra à l'exterrieur immediatement. Là ils avaient tout deux fait voeux de silence, une promesse à respecter.

L'hétérocrome s'engoufra dans l'engin métallique du côté conducteur et attendit qu'April monte pour mettre la clef sur le contacte.

Contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, Mitzrael était calme au volant. Il respectait les limitations de vitesse -malgrès se folle envie de vite en finir- ainsi que les panneaux d'indications. Un vrai ange du volant, l'automobiliste idéale en somme.

Ils ne mirent pas très longtemps à arriver à l'endroit prévu: un grand appartement qui semblait percer les nuages de par sa hauteur impressionnante.

///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Le blond n'alluma aucune lumière. Toutes les pièces étaient plongées dans un noir profond et opaque. Ils traversèrent ce qui devait être le salon, contournèrent un grand piano perdu au milieu de la salle et s'arrêtèrent devant une grande baie vitrée mennant au balcon. Mitzrael ouvrit la fenêtre coulissante et entraîna April sur la platte-forme.

Le building était incroyablement haut...et ils se trouvaient au sommet.
La vue sur Chicago était imprenable. En bas: des fourmilles se déplaçaient docilement en fille et des feux d'artifices de lumières colorées décorraient les silouhettes droites des bâtiments dévorrés par la nuit.

Le vairon guida la dame rousse calmemant. Elle monta sur le barrière en métale qui les séparraient du vide tendit que lui se faufilla dans son dos. Ses doigts frigides glissèrent sur les contoures délicats des bras de l'humaine. Il les écarta ainsi lentement sur les côtés. Sa paume roula sur le bord de la main enflammée avant de la quitter pour saisir la taille.

And the angel lent him his wings [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

Le temps d'une inspiration, ils s'enfoncèrent ensemble dans les griffes du vide. Au dernier instant, les grandes ailes blanches de Mitzrael se déployèrent magestueusement dans un bruissement feutré. Elles caressèrent l'air. La vitesse de la chute ralentie.

Les ailes du cygne se replièrent sur elles-même dans une divine souplesse. Les deux corps s'envolèrent vers les cieux en tournoyant. Les yeux devenu scintillants du vairon s'adhérèrent à la rondeur de la lune. Il porta l'humaine dans les rêves de la libertée. Le vent capricieux semblait se plier à lui. Il épousait ses mouvements célestes. Ils grimpèrent plus haut que les buldings statiques ne leur permettraient. Ils grimpaient vers les étoiles. Quand la rapidite de leur monté sestompa, Mitzrael écarta ses ailes dans un claquement mélodieux. Il se laissa retombée en arrière, porté par les bourasques de l'air avant de se redresser avec une maîtrise parfaite. Les deux être frolèrent dans une esbrouffe l'herbe chattoyante du parc.

C'était sa façon à lui de s'escuser. Mais maintenant ça n'avait plus d'importance. Il déposa concensieusement la rouquine sur la terre ferme. L'ange s'éloigna directement d'elle. Les clefs de la voiture O'Brien chutèrent sur le sol derrière lui. Dans un battement pur, le blond s'esquiva dans le ciel nocturne.

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Between light and darkness

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Humain(e)
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MessageSujet: Re: "Avec ça on pourrait presque tuer quelqu'un"   Dim 12 Juil - 17:31

"Alors arrête de me toucher."

"Au fond tu es comme ton père. Une fois que ça devient trop dur pour ta petite personne fragile, tu te débarrasses de l'élément perturbateur en déclinant toute responsabilité de coeur transpercé car au fond c'est toi qui tient le profil de l'agneau et moi du loup meurtrier. Je ne savais pas que O'Brien rimmait avec égoïste."


Il tenait son bras, ses doigts agrippés avec violence à son poignet.

Ces mots jetés sur April la frappèrent de plein fouet.

Elle pâlit.

Non. Pas ça. Tout sauf ça.

Trop tard. Quelche chose expira et mourut en elle. Elle ne savait pas encore quoi mais sentit le ravin qu'il avait creusé en s'effaçant.

Elle aurait voulu enfin éclater en sanglots mais aucune larme. Elle aurait tout donné pour qu'il oublie ses mots, bien trop réels pour être effacés, quitte à le supplier de lui pardonner.

Mais il l'attrapa et la traîna dehors. Il monta dans la voiture. Bien elle suivrait. En s'en foutait. Il pouvait bien foncer dans un mur et les tuer tous les deux. Ca serait même parfait.

Mais de sa conduite étonnament souple et détendue, il la mena en ville. L'entraina dans un haut building, la guida dans un appartement, puis sur l balcon.

Un peu comme un automate, elle se hissa sur la rampe d'acier où il l'invita à grimper.
Les mains de l'immortel descendirent le long de ses bras, prirent doucement ses mains puis les éloignèrent de son buste. Alors, il la prit par la taille.

April sentit son coeur battre plus lentement. Comme s'il mourait. Elle avait tellement envie de pleurer...Etre ainsi avec lui après les mots qu'ils s'étaient envoyés à la figure lui faisait si mal....

Elle fixa le vide en dessous d'eux. Alors c'était ça, la fin ?

Il sautait avec elle et tout s'achevait là ?

Elle qui avait cru ne plus jamais pouvoir quitter cette expression figée, statuaire sur son visage, sentit un sourire naître sur ses lèvres.

Ils basculèrent dans le vide.

Les secondes n'avait jamais parut aussi longues à April. Elle tourna vers le yeux vairons ses iris émeraudes et mit, dans ce qu'elle pensait être son dernier regard, toute l'affection et la confiance qu'elle avait pour lui malgré tout.
Il devait savoir. Elle voulait qu'il sache qu'elle regrettait tous ses mots et qu'il l'avait touchée plus que nul autre.
( pleure pas Kyleuh ! elle te connaît pas cor bien ^^ )

Mitzrael avec elle, dans son dos, elle attendit la chute.

Seulement, elle ne vint jamais. A mi-chemin vers le sol, elle entendit un son étrange, puis sentit qu'elle montait plus haut au lieu de foncer vers le sol. Sans comprendre, elle tourna la tête. Près d'elle, deux grandes ailes immaculées battaient doucement l'air nocturne.

Un ange. Mitzrael était un ange.

Elle ferma les yeux. Tout ça était tellement fou...Elle les rouvrit, elle allait s'éveiller et comprendre que ça n'était qu'un simple -mais superbe - rêve.

Non, elle était toujours dans les bras de l'ange entrain de glisser dans l'air frais au dessus de la ville. C'était incroyable.

Ils montaient une vitesse impossible toujours plus haut mais Mitzrael semblait aussi à l'aise que s'il flottait.
Ils filèrent, filèrent comme une comète, April avait l'impression que si elle tendait la main, elle pourrait effleurer les étoiles.

Soudain, Mitzrael ouvrit davantage ses longues ailes blanches, puis, bascula en arrière, les faisant tous deux chuter dans l'air.

April, cheveux secoués par le vent et la vitesse à laquelle ils plongeaient vers le sol, ferma les yeux. Elle n'avait pas peur. Elle lui faisait confiance.
Entièrement confiance.

A quelques mètres du sol, il se remit impeccablement d'aplomb, puis la déposa au sol.

Elle sourit, d'un sourire triste. C'était sans doute un véritable aurevoir.

Il laissa choir les clés de sa voiture derrière lui puis s'effaça dans la nuit noire.

Un chagrin immense la submergea. C'était fini.

Elle retrouva sa voiture, la mort dans l'âme et conduit jusqu'à chez elle.

Vide, elle ferma la porte du véhicule argenté et pénétra dans la maison.

Refemant à clé la porte derri ère elle, elle n'alluma pas la lumière et s'apprêta à monter à l'étage.

Quand tout à coup...elle remarqua qu'un feu était allumé dans la cheminée derrière deux silhouettes...


- SURPRISE !!!

La pièce s'éclaira à la lumière du grand lustre. Ses parents se tenaient tous les deux dans le salon, côté à côte. Un énorme paquet emballé dans leur mains.

April ne bougea pas, subjuguée.


- Chérie, c'est nous !

Oui, merci, elle avait remarqué.

- Que..Qu'est-ce que ...?

- Quand j'ai raconté ta mésaventure à ton père, il a insisté pour qu'on vienne te voir, ici. Je lui ai dis que ça ne plairait pas , que tu n'étais pas trop " trucs de famille " mais il n'a rien voulu savoir. Donc nous sommes là.

Elle recula. C'était quoi ce bordel ?!

- On a un cadeau pour toi, Avril. Pour te redonner un peu le moral.

- C'est APRIL.

- Ta mère a décidé de parler français ces derniers temps...

- Je m'en fous. Je- m'appelle- APRIL.

Elle sentait une colère sans nom la gagner.

- Mais ne le prends pas comme ça, chérie ! Tu vois, on a réussi à se libérer pour venir te voir cette année !

- Oh MERCI !

April se tourna vers son père, et demanda sèchement :

- Pourquoi là, maintenant ?

- Nous étions inquiets, April.

- Ca permet moi d'en douter !

- P...Pardon ? Mais qu'est-ce qu'il te prend ?

- C'est vrai ça ! Tu es vraiment désagréable, aujourd'hui ! Où est passé notre gentille petite fille si mignonne ? fit sa mère qui avait posé le cadeau sur la table en verre pour venir écarter les mèches d'April devant ses yeux comme quand elle était gamine.

April sentit ce geste comme un coup de fouet au visage. Elle recula, évitant la main de sa mère. Elle était à présent contre le meuble de l'entrée où se trouvaient les cartes et les photos de famille.

- Elle-n'a-jamais-existé. articula-t-elle

Elle empoigna les cartes, photos.

- April ??? Voyons calme-toi ! Nous sommes venus pour toi, tu n'es pas heureuse ?

- Non. Non, je ne suis PAS heureuse.

Elle bougea dans le salon et attrapa en plus des cartes et des photos, les papiers posés sur le bureau de son père et les cadres dorés retournés où souriait la jolie famille.

Elle jeta le tout dans la cheminée, sous le regard interloqués de ses parents.


- Qu'est-ce...qu'est-ce que tu fais ?! April, bon sang, tu es folle ????!!!

- Oui ! A lier, Papa ! Et c'est grâce à vous deux !

Elle saisit le cadeau et l'envoya lui aussi finir en cendres.
Elle ressentit une immense joie en voyant les flammes lècher leurs visages sur les photographies.

Le bonheur en carton brûle très bien.


- Qu'est-ce que tu racontes ?! Tout ce que tu as ici, tu ne l'a que grâce à nous !

- Ah oui ?

Elle attrapa au hasard des bibelots de bois sur un étagère.

- Et bien maintenant je ne l'ai plus !

- APRIL !

- Papa ! WHAOU tu m'épates ! Tu te rends compte que tu viens de prononcer mon nom plus de fois en cinq secondes qu'en 19 ans ?

- April, tu arrêtes ça, tout de suite !!! Tu nous doit énormément à ta mère et à moi, ne joue pas l'ingrate !

- Oh ? Ah bon ? Pas jouer à l'ingrate ? Zut alors ! Moi qui rêvais de cramer ces affreux rideaux ! Mais dis-moi, quand tu dis que je vous doit énormément, tu penses à quoi ?
Oui parce que y a plein de choses que je vous dois à tous les deux !

Grâce à vous, j'ai appris beaaauuucoup de choses, Papa-Maman, merci !

A commencer par le fait que vous êtes les pires ordures que je connaisse.

Et je vous dois énormément oui !

Toi ! fit-elle en montrant son père du doigt.

Je te dois tout ce qu'il y a de plus pourri en moi. Tu as fait de moi une personne ignoble, incensée et méprisable !

Et toi ! - elle montra sa mère qui recula en hoquetant - Je te dois d'avoir tout appris seule.

Tout ce qu'une mère peut expliquer à sa fille, moi j'ai du me débrouiller pour le comprendre !

J'ai découvert que l'alcool rendait malade et complètement ivre à 12 ANS !

J'ai fumé ma première cigarette à 11 !

Et j'ai couché pour la première fois avec un garçon à 14 ANS !

Tu étais où quand je vomissais parce que j'avais trop bu pour tester mes limites parce que je n'ETAIS QU'UN GAMINE ! Tu étais OU quand je toussais à m'EN ARRACHER LES POUMONS parce que ne supportais pas le tabac ? Où quand je pleurais la nuit parce que j'étais BOUFFEE PAR LES REMORDS D'AVOIR VOULU GRANDIR TROP VITE ???!!!!

TU NE M'AS RIEN DONNE ! VOUS NE M'AVEZ RIEN DONNE !
JE VOUS DETESTE, JE VOUS MEPRISE, JE VOUS HAIS !

CHAQUE JOUR OU VOUS AURIEZ PU ETRE LA, VOUS AVEZ FOUTU MA VIE EN L'AIR PARCE QUE VOUS N'ETES QUE DEUX SALAUDS EGOISTES QUI VOUS FOUTEZ PAS MAL DE LA GAMINE QUE VOUS LAISSER LIVREE A ELLE MEME !


Ecumant de rage, elle se tourna vers son père :

- OSE DIRE QUE CE FICHU CADEAU N'ETAIT PAS UN MOYEN DE TUER TA CULPABILITE POUR NE PAS AVOIR ETE PRESENT QUAND CES TYPES M'ONT ATTAQUEE !

Son père, les sourcils fronçés, l'air horrifié, ouvrit la bouche pour parler.

- NON ! FERME LA ! JE N'AI RIEN A VOIR AVEC VOUS ! JE N'AI PLUS RIEN A VOUS DIRE ! OUBLIEZ QUE J'EXISTE ! VOUS SAVEZ SI BIEN LE FAIRE ! OUBLIEZ QUE VOUS AVEZ EU UNE FILLE !

Elle leur monta la porte.

- DEGAGEZ. TIREZ-VOUS ! ALLEZ RETROUVER VOS AMANTS ET MAITRESSES ET RETOURNER JOUER AUX MULTIMILLIARDAIRES ! FOUTEZ LE CAMP ! SORTEZ ! SORTEZ DE CHEZ MOI ET SORTEZ DE MA VIE !

Ses parents, choqués mais coupables, n'osèrent pas lui tenir tête et sortirent.

Elle laissa la porte entrabaillée et tremblante de rage, appela un taxi direction l'aéroport.

Elle attendit, bouillonante que le véhicule arrive. Elle sortit pour les voir partir.

Au moment de monter dans l'auto, son père se retourna, l'oeil humide. Il ft quelques pas vers elle puis se ravisa et fit demi tour.

April resta le regard plein de haine, droite, impitoyable.

Il monta finalement avec sa femme dans le taxi.


- Espèce de lâche. Tu me dégoûtes. Adieu Ray O'Brien. Et bonjour à tes amis, Lisa ! Ne remettez plus JAMAIS les pieds ici ou je vous jure que je vous tue. Et ne vous avisez pas dans cette vie ou dans une autre de croiser à nouveau mon regard.

Elle ferma violemment la porte jaune et passa l'argent nécessaire au chauffeur.

La voiture s'éloigna dans un vrombissement qui traduisait bien le rugissement dans son coeur.

Il s'évanouit bientôt dans la nuit.

Elle reprit l'allée, poussa la porte , la referma. Les photos finissaient de brûler dans l'âtre.

Le dos appuyé sur le panneau de bois de la porte d'entrée, elle inspira, elle alla s'asseoir devant la cheminée, pour regarder les débris se consumer. Une dernière flamme noircit la photo qu'avait vue Mitzrael et celle-citse recroquevilla dans un craquement léger mais sinistre dans ce silence de mort, puis s'effrita en cendre sur la pierre blanche de l'âtre.


Alors éclata en sanglots comme jamais elle ne l'avait fait jusque là, libérant un chagrin sans fond, meurtrier, lourd comme cinq tonnes de plomb, qu'elle avait gardé en elle durant 19 longues années.

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"Avec ça on pourrait presque tuer quelqu'un"

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