AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Thank your "friends".

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Humain(e)
avatar
Messages : 941

Feuille de personnage
Orientation politique: Pro-Anges
Classe&Métier: Etudiante
Arme(s) / Pouvoir(s):
MessageSujet: Thank your "friends".   Mar 23 Aoû - 9:29

Deux jours. Deux saloperies de jour qu'il passait enfermé dans cette putain de chambre, dans sa maison vide.
Ses parents étaient en voyage d'affaire et son petit frère chez un ami pour le week end.
Pour une fois, c'était tant mieux.
...

C'était comme si tout était décuplé. Sa douleur, sa tristesse, sa rage...Et sa solitude. Ouais, sa solitude...

Bordel mais qu'est-ce qui se passait ????!!!

///////////////////////////////////

- Safety pour les Seahawkes ! Rha, j'ai toujours dit que Chicago n'aurait jamais du changer de quarterback !

- Nan, Cutler n'est pas si mauvais, il devrait juste surveiller son ego...C'est surtout ça qui le plombe.

- Peut être mais avec ça, c'est pas aujourd'hui que les Bears mettront la pâté à Seattle...Oh mais Davis chope cette balle, bon Dieu !

La poche d'April vibra et elle se leva du canapé où elle était calée avec Jake pour regarder le match Seattle/Chicago ce soir-là.

Par habitude, elle décrocha. Avant de réaliser qu'elle venait de prendre l'appel d'Adam Everheart...

- O'Brien ?! C'est moi, Adam, putain mais qu'est-ce qui se passe, j'y comprends rien, c'est quoi ce bordel, qu'est-ce qu'il m'a fait ????!!!!

À l'autre bout du combiné, la jeune fille pâlit.

Elle s'éloigna un peu vers le fond de la pièce, près du bureau de Ray.

- A...Adam ?

- J'ai besoin de te voir, faut que tu m'expliques, O'Brien je sais plus quoi faire, je -

Appel terminé.

Tétanisée, April avait machinalement raccroché.

Elle hésita à rappeller. Adam était dangereux mais...

Elle recomposa le numéro d'Everheart.

Messagerie.

/////////////////////////////////


Adam comprit qu'elle lui avait raccroché au nez. La fureur s'empara de lui et il jeta de toute ses forces son Iphone contre le mur de la chambre où il explosa en grésillant.

SEUL. Il était SEUL.

////////////////////////////////

Faim...faim...faim. Il avait tout essayé, tout ce qu'il avait trouvé à manger.

Tout avait un goût fade, assez dégueu. Même la viande lui donnait envie de gerber plus qu'autre chose.

Il a faim et soif d'autre chose. Et cette douleur aux gencives...

Adam observa son visage. La taille des dents avait encore avancé et ses traits paraissaient plus durs, plus marqués.

Il balança le dernier paquet de dinde qu'il venait d'engloutir sans pour autant se sustenter.

La porte d'entrée claqua dans le silence de la nuit.


- Ad, chui rentrééé ! T'es lààà ?

- Ted...?

Il ne fallait surtout pas que son frère voit ça ! Il l'empêcherait d'allumer la lumière.
Mais ça serait cool de revoir son petit frère...

Le gamin s'approcha de la porte de la cuisine en riant.

- Qu'est-ce que tu fous dans le noir ? T'es un peu zarb quand même, nan ?

- Rentre pas ! N'avance plus !

- Euh, y a un problème ?

La main du gosse alla pour actionner l'interrupteur. Aussitôt stoppée par celle d'Adam qui était venu avec une vitesse hallucinante bloquer le geste de Ted.

- Adam...Tu bouges vachement vite...Et t'es hyper froid...T'es malade ? souffla le gamin, blanc comme un linge.

Mais Adam ne l'écoutait plus. Il avait été saisit par cette odeur délicieuse, alléchante, irrésistible, attractive...

Il ramena la main de son frère devant son nez et la renifla comme un animal, ses doigts, sa paume, puis le creux de son poignet. Aahhh,oui son poignet ! C'était ça, c'était ce qu'il cherchait depuis des jours...Ce qu'il désirait à en crever...
Ce dont il avait vitalement besoin.

- Tu...tu fais quoi..? couina le gamin, apeuré.

Comme s'il n'entendait rien d'autre que le battement envoûtant de la vie dans ces jeunes veines.

Ses lèvres se mirent à courir sur cesdites veines comme attirés par un aimant.

- Adam, tu me fais peur, arrête de déconner ! gémit le garçon, en lui arrachant son bras,
priant pour avoir rêvé cette vitesse incroyable.

L'étudiant feula comme un chat quand le bras quitta ses lèvres. Il gronda et le reprit de force à son propriétaire qui le fixait avec des yeux paniqués.

- Adam, arrête !!!!

C'était trop tard, Adam n'entendait plus rien. Sa bouche courait sur le bras, suivant le chemin brûlant des veines vers la terre promise.
Son cou.

Il était parvenu au cou.

- T'es...t'es pas pédophile, hein ? J'suis ton frère !!!

Chaud. Chaud était ce liquide qui coulait entre les artères bouillantes. Soif...Sa bouche glacée salivait à n'en plus finir.
Sa gorge, elle, était tellement sèche...

Boire. Il devait boire...

Sans prévenir, les lèvres s'ouvrirent et les crocs entamèrent la chair tendre. Le sang s'écoula alors, jaillissant, bouillonnant, succulent.

Le petit hurla de tous ses poumons.

Encore ce nectar paradisiaque qui lui coulait dans la gorge, encore, encore, encore plus.

Le gamin se débattait pour sa vie. En vain. Sans même s'en rendre compte, Adam le plaqua contre le mur de la cuisine lui brisant le dos et provoquant un cri de douleur déchirant.

Enfin, il goûtait enfin à autre chose que du néant. L'euphorie le tenant, il aspira plus frénétiquement encore, lâchant parfois la chair pour pousser un râle de plaisir.

C'était divin. Et il en voulait encore. Encore. Encore.

Ne plus jamais s'arrêter, sucer, aspirer, boire, boire, boire à l'invresse.

Bientôt, il n'y eut plus rien dont s'ennivrer.

Adam lâcha sa proie pour s'essuyer les lèvres et le menton avec sa manche.

C'était tellement bon !

Il inspira un grand coup, rassasié.

Avant de voir sur le carrelage, le corps taché de sang de son petit frère livide et sans vie.

Oh non.

Pas ça.

PAS ÇA !!!

- TED !!!!

Il se jeta au sol.

- Merde, Ted, réponds-moi !!!

Mais plus aucune réponse ne franchirait ces lèvres à présent froides et bleues.

- TED, NOOOON !!! hurla-t-il en secouant le gosse mort.

- TEEED !!!

Horrifiée, aterré, déchiré, il attrapa son frère contre lui, le posant sur ses jambes, sa tête contre son épaule.

- pardonne-moi, pardonne-moi, pardonne-moi, pardonne-moi, répéta-t-il en boucle, entre ses pleurs, alors qu'il étreignait le petit corps glacé, comme s'il le berçait.

Rien n'aurait pu décrire ces larmes gelées qui ravagèrent alors les joues d'Adam Everheart. Le vampire, le monstre, l'atrocité qui venait de tuer son jeune frère et tenait, serrés l'un contre l'autre ces coeurs vides qui ne batteraient plus jamais.

////////////////////////////////////////////

Le grand brun pâle jeta un dernier regard à cette maison qui l'avait vu grandir, à ce jardin où il avaient joué avec son frère...Ted...
Plus que cinq secondes avant que le gaz n'atteigne la cheminée du salon qu'il avait pris soin d'allumer devant l'imposant canapé où dormirait pour l'éternité le corps de son frère.

Il ferma la grille de la grande demeure et recula sur la route.

L'explosion détruisit toute la maison d'un seul souffle ardent.

Adam se promit qu'ils paieraient, il paieraient tous, ces ordures qui avaient laissé une chose pareille arriver sans jamais prévenir qui que ce soit. Tous ceux qui savaient paieraient.
Aussi cher qu'il l'avait payé.

Et c'est, en se jurant de tous les retrouver et de leur arracher tout ce qu'ils lui avaient pris qu'Adam Everheart, tourna à l'angle de la rue, passant la capuche de son sweat noir, laissant grésiller les derniers souvenirs de sa vie d'humain.

///////////////////////////////////////////

Tous...La question restait O'Brien, elle pouvait encore l'aider. À ne plus recommencer à massacrer.

Oui, les réponses d'abord.

Il engagea le pas vers l'entrée d'April. Puis se ravisa. Il faisait nuit. Il comptait quoi ? Sonner pour qu'on lui ouvre ?

Aussi vite fait de sauter sur le toit pour rentrer dans sa chambre. La fenêtre était ouverte, ça ne serait pas dur de rentrer.

Il s'éxécuta.

Mais au moment de rentrer, il entendit la voix d'une deuxième personne. On aurait dit un haut parleur.

Il se posa sur l'ardoise et tendit l'oreille.

-... Et si jamais Zephiro s'en prennait à Trisha, je crois qu'elle l'a assez bien cerné pour savoir qu'elle doit directement appeller Botaro à l'aide.
Oui oui, Zephiro c'est le démon. Parmi d'autres, mais c'est celui qu'on connaît le mieux.
Non mais ne t'en fais pas trop, au pire, on peut toujours convaincre Owen de monter la garde de son côté.
Même Trisha Hayes sait qu'un vampire peut gérer un mineur comme Zephiro. Owen est tout sauf bête et -

Adam sauta au sol, regagnant la terre ferme. Il en avait trop entendu. Dire que certains en parlaient comme ça, au téléphone, comme si c'était un truc parfaitement normal !

Mais le plus marquant dans tout ça était "Trisha". " Trisha Hayes". Hayes, quoi ! La reine de la jeune jet set chicagoan! Elle savait aussi. Elle !

Putain mais c'était quoi ce monde d'enflures ???!!!

Ok, changement de plans, miss matérialiste était aussi dans le coup. On allait commencer par elle.

/////////////////

Le couloir était entièrement tapissé de photos de famille. Touchant...

Adam attrappa les cadres et les broya entre ses mains. Qui cicatrisèrent aussitôt, bien sûr.

- Trisha chérie, c'est tooooiii ? Je suis dans mon bain !

Un sourire vicieux se dessina sur les lèvres du jeune vampire.

Trop aimable...

//////////////////

La chambre de Trisha ressemblait à un décor de films américains plein de pom pom girls et de sportifs débiles en ruth.

L'univers idéal d'une reine de l'apparence. Elle était parfaite.

Il s'assit son lit matelassé de soie. Il n'y avait plus qu'à attendre la protagoniste de l'histoire.

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Humain(e)
avatar
Messages : 223

Feuille de personnage
Orientation politique: Aucune
Classe&Métier: Etudiante
Arme(s) / Pouvoir(s):
MessageSujet: Re: Thank your "friends".   Mar 23 Aoû - 13:42

Les hauts-talons d'une paire de bottines Stuart Weitzman en cuir noir martelaient d'un pas régulier le macadam qui recouvrait d'une nappe sombre les trottoirs des beaux quartiers de Chicago. Couverture chic comme moyen détourné de briser l’oppressant silence nocturne. Malheureusement, ils n'avaient pas le pouvoir d'éclairer les rues plongées dans l'obscurité, pas plus que celui de dématérialiser spectres et fantômes. Ces fantômes terrifiants qui jamais n'avaient peuplé ses rêves d'enfant si rationnelle, autrefois. Mais ces années appartenaient au passé et c'est alors qu'elle avait fait ses adieux à sa belle enfance que la perfide angoisse de l'inconnu avait frappé à sa porte.

Un nuage de fumée blanche s'échappa de la bouche de Trisha Hayes et se mêla à l'air ambiant pour se dissiper comme s'étaient dissipées ses certitudes. Frénétiquement, elle frotta ses mains endolories par le froid contre ses bras avant de les glisser dans les poches en coton de sa veste Burberry. Doucement, elle fronça les sourcils et sortit de l'une d'elle un prospectus en papier glacé dont elle avait oublié jusqu'à l'existence. Ses pupilles se plantèrent sur la fine écriture en lettres dorées qui surplombait une élégante femme ornée d'un masque vénitien. Masquerade, Four Seasons. Thursday 29th January 2009. Délicatement, elle retourna le carton d'invitation. Sa face blanche était recouverte d'une calligraphie moins délicate, mais bien plus personnelle.

"Plus qu'un mois et j'aurais à mon bras la plus élégante des cavalières sur la plus prestigieuse des pistes de danse. Je t'aime, Ethan."

Émue, la jeune femme s'était arrêtée, la mâchoire serrée. Une boule désagréable se forma dans le creux de sa gorge. Quant au morceau de papier, il se compressa entre ses doigts pour finir chiffonné dans la paume de sa main. Elle ferma les yeux, inspira profondément. Puis, machinalement, elle reprit sa marche.

Elle n'irait pas danser au Four Seasons ce soir.

Cinq minutes s'écoulèrent encore avant que la clé de l'étudiante ne se plante dans la serrure de sa vaste demeure. Elle du s'y prendre à plusieurs reprises tant ses membres étaient ankylosés pour l'hiver. Mais enfin, le petit bout de métal tourna et déverrouilla la porte, lui cédant le passage. C'est dés lors avec enthousiasme qu'elle accueillit la bourrasque de chaleur de sa maison surchauffée. Elle prit soin de refermer derrière elle et traversa le couloir. Sous son pied, un bruit de craquement la fit sursauter. Automatiquement, son regard glissa sur le sol. Du verre ? A ses pieds reposait une photo qu'elle s'enquit de ramasser. Elle était là, à peine âgée de huit ans, dans les bras de son père. Elle reposa son bien sur l'étagère. Tout ça aussi, c'était du passé. Rien que du passé. Par contre, la maladresse de Sylvie était de l'ordre du présent et se faisait assez agaçante. Comment avait-elle fait son compte pour renverser ces cadres ? La jeune femme haussa les épaules. Elle s’arrangerait avec ses parents.

Ses pieds déchaussés traversèrent furtivement l'escalier en bois et le corridor de l'étage. Surtout, ne pas faire de bruit. Il n'était pas question de croiser ses...

- Oh ma belle, tu es là !

Génial.
La femme de ménage, qui avait également été sa nurse pendant de longues années, posa brièvement un baiser sur le front de la fille désabusée.
Et c'était parti...

- Ton père est dans le salon, si tu veux lui parler. Il est de bonne humeur : journée fructueuse pour les affaires. J'ai supposé que tu mangerais avec les filles, donc je ne t'ai rien préparé. Tes parents ont déjà déjà soupé. Maintenant, si tu changes d'avis, n'hésite pas à me le faire savoir, bien sûr. Enfin, qu'importe de toute manière. J'ai entendu du verre casser dans le couloir, ça devait être ton père. Je vais aller nettoyer ça.

Là-dessus, aussi soudainement qu'elle était apparue, la maîtresse de maison disparut, laissant peser un étrange contraste entre ses bavardages incessants et l'actuel silence.

Trisha ouvrit distraitement la porte de sa chambre, commençant à défaire les boutons de sa veste. Elle la déposa soigneusement sur le porte manteau, précédée par son écharpe et son sac en cuir Vuitton. Tranquillement, elle referma la porte. Son index se posa adroitement sur interrupteur qui s'activa en un léger claquement. Instantanément, il illumina la pièce de vie et de couleurs.

SBANG

La jeune femme s'était brusquement plaquée contre la porte d'entrée, une expression tétanisée sur le visage. Un hoquet de stupeur avait convié son cœur a rater un battement. Sa main s'y plaqua instantanément, tremblante. Face à elle...

- Adam ?!

Elle soupira profondément, comme pour reprendre ses esprits.

- Tu m'as fait une de ses peurs ! souffla-t-elle, soulagée.

Du moins, en partie.
April n'avait pas manqué de la mettre en garde sur ce qu'elle avait qualifié de "Démon métamorphe". Oh, de tout son cœur, elle voulait croire qu'elle n'était pas trompée, qu'il s'agissait bel et bien du fils des Everheart. Mais dans le fond de son être brillait incessamment une petite étincelle qui l'empêchait désormais de confier l'esprit tranquille sa confiance. Pourtant, c'est décontractée qu'elle sortit son portable de ses poches pour le mettre à charger.

- Qu'est-ce que tu fous ici ?

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Humain(e)
avatar
Messages : 941

Feuille de personnage
Orientation politique: Pro-Anges
Classe&Métier: Etudiante
Arme(s) / Pouvoir(s):
MessageSujet: Re: Thank your "friends".   Mar 23 Aoû - 14:23

- Adam ?! - Qu'est-ce que tu fous ici ?

Le garçon leva la tête vers elle. Sur son visage, un air neutre. Froid.

- Excellente question, Hayes. Je dois dire que je me la pose depuis un petit moment.

Il se leva..

- Mais peut être pourrais-tu m'éclairer...

Il s'avança vers elle.

- Tu te rappelles au lycée, quand on bossait sur Platon. Socrate, la maïeutique, tout ça....

Il s'approcha et lui prit la main. Doucement pour commencer.

- L'âme qui sait déjà, les réponses qu'ont peut faire naître de son propre mental...

Son autre main vint saisir le poignet droit de la blonde.

Ses yeux s'injectèrent de sang, ses canines s'allongèrent alors qui affichait une mine menaçante.

- Alors cherche bien, Hayes... ! CHERCHE !




_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Humain(e)
avatar
Messages : 223

Feuille de personnage
Orientation politique: Aucune
Classe&Métier: Etudiante
Arme(s) / Pouvoir(s):
MessageSujet: Re: Thank your "friends".   Mar 23 Aoû - 15:16

Penchée sous le bureau, affairée à brancher son chargeur, Trisha secoua maigrement la tête quand la réponse incohérente d'Adam arriva à ses oreilles, glaciale. Tout en se dégageant, elle leva les yeux au ciel. Il était vraiment temps que ce mec arrête la drogue. Après avoir ravagé son état de concentration et ses humeurs saugrenues, voilà qu'elle ravageait ce qui lui restait de neurones. La jeune femme se redressa lestement et croisa les bras. Ses iris suspicieuses se plantèrent automatiquement dans celles, antipathiques, du garçon. Elle soupira. Décidément, les substances illicites faisaient vraiment de lui un être... différent. Agacée, elle s'approcha du radiateur pour augmenter la température. Derechef, elle se tourna vers lui. Il s'était levé. Mais, surtout, il s'approchait.

L'éclairer ?
Et si ce n'était vraiment pas à lui qu'elle était confrontée ?

- Qu'est-ce que tu cherches, Adam ? trancha-t-elle sèchement.

Il l'ignora.
Et s'il s'agissait véritablement du Démon qui tentait de se jouer d'elle ?

Il enchaina. Elle fronça les sourcils. Voilà qu'il lui parlait de philosophie. Il y avait cela d'étrange dans la situation, qu'il s'exprimait exactement comme Adam Everheart l'aurait fait. Mais son regard, son visage, le ton de sa voix. Il semblait comme... fou. Elle sentit ses doigts se refermer autour de sa main. Ses muscles se tendirent instinctivement, poussé par le timbre mortuaire de son invité. Elle aurait voulu lui demander ce qu'il lui prenait, le sens de tout son petit discours. Cependant, elle n'en n'eut pas le temps. Son sang se glaça. Il venait de s'emparer de la seconde, et à partir de ce moment précis, tout se déroula très vite.

BANG

Les jambes de la blondes s'écrasèrent bruyamment contre le radiateur alors qu'elle avait tenté de reculer. Dans sa poitrine, son cœur s'emballa. Le temps de comprendre ce qui lui arrivait et...

Ils hurlèrent en cœur.
Lui saccagé par la rage, elle dévastée par la terreur.

Tétanisée, elle analysa un temps les traits de cette chose qui se tenait face à elle. Non, ce n'était pas Adam ! Elle secoua vivement la tête, balbutiant un "je ne comprends pas" inaudible. Ses mains tremblaient. Elle tremblait. Et il l'empêchait de bouger. Elle serra les dents, releva la tête, implorante.

- Qui êtes-vous ?

Surtout, il fallait qu'elle se calme.

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Messages : 5
MessageSujet: Re: Thank your "friends".   Ven 26 Aoû - 18:05

Adam eut un petit rire nerveux.

- Qui je suis ??? Tu te fous de ma gueule, Hayes ?

Il l'attrappa par le menton et approcha sa tête de la sienne, moitié démente, moitié furieuse.

- Tu vois mieux là peut être ?!

Il la poussa violement au sol.

- Ou il faut que je te force à retrouver la mémoire ?!

Il la saisit par les cheveux et l'obligea à se relever.

- T'en fais pas, je t'ai préparé un schéma au cas où tu peinerais à comprendre...

Ce disant, il la tira vers la salle de bains.

- Comme ça ce sera sûrement un peu plus explicite !

La porte de bois blanc s'ouvrit sur la grande salle de bains de marbre de la demeure.

Dans la grande baignoire-bassin centrale, la mère de Trisha.

Les yeux vides, le cou mutilé, baignant dans une eau encore chaude teintée de sang. Du même sang qui coulait partout sur la morte.

Tenant toujours la fille par les cheveux, il coinça sa tête pour l'obliger à contempler le sombre tableau qui s'offrait à eux.

- VOILÀ ce que je suis !

Il baillonna Trisha de sa main, la força à avancer, poussa d'une épaule une porte qui donnait sur une chambre ( la chambre de ses parents) et jeta la jeune fille sur le lit.

- Tu percutes un peu mieux, là ?!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Humain(e)
avatar
Messages : 223

Feuille de personnage
Orientation politique: Aucune
Classe&Métier: Etudiante
Arme(s) / Pouvoir(s):
MessageSujet: Re: Thank your "friends".   Dim 28 Aoû - 15:57

Quand un rire indescriptible s'échappa de la gorge du présumé Adam, l'étudiante se crispa davantage. Il haussa le ton, l'accusa de se payer de sa tête. Derechef, elle secoua vivement la tête. Non, non, certainement pas ! Mais l'homme n'était pas d'humeur à se laisser attendrir et sa poigne de fer se referma instantanément sur le menton finement recouvert de fond-de-teint. Il attira sa proie à proximité de son visage déformé par la démence, ne prêtant guère attention à ses vaines tentatives d’échappatoire. Que du contraire. Il semblait à Trisha que, plus elle tirait, plus ses ongles s'enfonçaient sous sa peau trop fragile.

- Tu vois mieux là peut-être ?!

Rudement, il la poussa en arrière. Déboussolée, elle s'écrasa sur le plancher verni, limitant vivement le choc en se protégeant de ses mains. Néanmoins, le jeune homme aux traits enfantins n'était pas décidé à l'épargner pour cet exploit. Elle poussa un cri. Une douleur insoutenable lui déchira le crâne, la contraignant à maladroitement se remettre sur ses pieds dans l'espoir de l'atténuer. Il venait de l'attraper par les cheveux et la tirait désormais en dehors de la pièce autrefois chaleureuse. Soumise, la blonde se plia à sa volonté alors que des centaines de souvenirs s'écrasaient dans sa mémoire. Il fallait qu'elle se souvienne, impérativement. Quels avaient été les mots d'April, ses remarques, ses conseils, ses exigences. Il fallait qu'elle se rappelle de tout ! Et surtout, il fallait qu'elle parvienne à la joindre. Elle était ici, avec ça, à cause d'elle. Elle se devait de lui porter secours.

Le Démon n'était pas décidé à lui avouer sa véritable nature. Il insistait sur le fait qu'il était bel et bien Adam, prenant même le risque de jouer la carte de la frustration. Mais c'était idiot. Déformés et mauvais, s'il n'était ce Zephiro, qu'était-il alors ?

Il posa sa main sur la clinche de la salle-de-bain.

La rousse lui avait également parlé d'Ange, d'un peuple féminin dont elle avait oublié le nom. Et le célèbre avocat, Owen Livingston, elle avait dit de lui qu'il était un... son sang se glaça.

Il ouvrit la porte, poussant la jeune femme à l'intérieur. Le regard de cette dernière se figea automatiquement sur l'eau avait pris une drôle de teinte. Dans cette même eau baignait le corps sans vie de sa mère mutilée. De son cou s'écoulait du sang.

Un vampire !

Elle hurla, désemparée. Non, non. Elle était en train de cauchemarder. C'était impossible, complètement impossible ! Elle nageait en plein délire. Pourtant cette odeur mêlée aux douceurs du savon, cette atroce odeur qui lui prenait la gorge. Les larmes lui montèrent aux yeux et se remit à trembler. Elle sentit une violente nausée s'emparer de son corps et détourna la tête. Toutefois, c'était sans compter sur la créature qui l'obligea à regarder en face la réalité : il avait tué sa mère.

Trisha avait toujours été d'un naturel calme, et souvent elle avait été félicitée pour son sang-froid. Pourtant, à cet instant précis, il lui sembla qu'il n'en sommeillait plus une once en elle. Sauvagement, elle commença à se débattre et ordonna en hurlant à l'homme de la lâcher. Mêlés à la force de ses cris, ses sanglots entrecoupés par son souffle rendu irrégulier par la terreur et étouffés par un puissant haut-le-cœur. Il plaqua sa main devant sa bouche, la privant d'air et d'extériorisation à la fois. Elle tenta tant bien que mal à enfoncer ses plates dents d'humaines dans sa chair de salaud pour qu'il la libère. Il s'enquit de l'emmener dans une autre pièce, elle se jeta au sol pour basculer tout son poids dans un sens opposé afin qu'il la lâche. Sans effet. Ses pieds nus martelèrent ses chaussures en cuir trop épais pour qu'il sente quelque chose, ses poings comme ses genoux s’abattirent sur son torse, sur ses jambes, surs ses bras. Sur son corps dés qu'il le pouvait.

Néanmoins, l'offensive ne s'avéra pas bien résultante puisqu'il se contenta de la balancer négligemment sur le lit de ses parents.

- Tout ça n'a rien avoir avec moi, dégage de chez moi !

Elle recula jusque dans le fond du lit et ses doigts se retrouvèrent contre un oreiller; Elle s'en saisit immédiatement et le balança à la figure de son agresseur. Elle bondit près de la table de chevet, attraper un livre, imita son geste et le répéta une troisième fois avec une lampe qu'elle écrasa violemment contre son crane.

Bordel, connasse d'O'Brien, elle ne connaissait rien sur les vampires !

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Messages : 5
MessageSujet: Re: Thank your "friends".   Jeu 29 Sep - 10:43

Elle se débattait, frappait, lui balançait tout ce qu'elle pouvait trouver en pleine face... La souris tentait de se défendre dans les pattes du chat, deux griffes à moitié plantées dans sa trachée de rongeur impuissant.

Il la poussa, la bloqua au sol, et l'étouffa entre ses mains, débordant de rage.

- Rien à voir avec toi ?! Evidemment, tu ne sais rien de tout ça, hein ! Dis moi, Hayes combien c''est génial de garder des secrets aussi dingues ! Tu peux remercier tes amis ! Être l'une des seules à savoir...T'en as de la veine, ma vieille... !
C'est le pied de tout connaître. Tout qu'on ne prendra jamais la peine de dire aux crétins qui continuent d'ignorer.


Il la souleva et la replaqua contre le matelas.

- Je sais même pas comment on appelle ce que je suis devenu !!!

Furieux, il l'étrangla à nouveau.

- À cause de ta saloperie d'égoïsme, Ted est mort !

Il se releva et la rebalança au sol. Juste pour entendre encore son dos claquer sourdement contre cette saloperie de sol feutré.

- Tu m'entends ?! J'AI TUÉ MON FRÈRE !!!

Les larmes d'une douleur sans nom faisaient luire ses yeux d'une lueur folle.

- Je l'ai bouffé ! Bouffé comme un morceau de viande ! Je l'ai vidé de son sang comme une bête ! IL AVAIT MEME PAS DIX ANS !!!
Neuf, neuf putains d'années dévorées, pompées comme un milkshake !!!

Il se jeta sur Trisha, la releva et la plaqua, dos contre un mur, les yeux en pleurs, la gorge tressautant.

- COMME UN PUTAIN D'ALIMENT, HAYES !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Humain(e)
avatar
Messages : 223

Feuille de personnage
Orientation politique: Aucune
Classe&Métier: Etudiante
Arme(s) / Pouvoir(s):
MessageSujet: Re: Thank your "friends".   Mar 22 Mai - 23:10

Un Président Français a dit : "Le courage, c'est de ne pas avoir peur". Mais cet homme ne savait pas ce que c'était, la peur, la vraie. Celle qui s'engouffre sous votre peau par chacun de vos pores, s'infiltre dans vos veines et nécrose le moindre de vos organes. Celle qui se referme sur votre trachée et se rit de vos suffocations, comme ces mains glacées qui écrasaient placidement son œsophage. Celle qui ne laisse pénétrer que du charbon ardent dans vos bronches rétractées et vous abandonne impuissant, paralysé. Comme mort. Mort d'effroi. Les doigts de l'humaine s'étaient refermés sur l'étau de fer qui lui brisait tout contact avec l'or invisible et ses ongles manucurés s'y enfonçaient davantage tandis que le manque d'air se faisait grandissant. Une fragilité risible face à la puissance qu'inspirait son agresseur. Un espoir d'apparence plus ridicule encore quand on le comparait à la lueur de haine qui étincelait dans ses pupilles dilatées.

- Adam s'il-t... t...

Il se mit à hurler. Des dards empoisonnés qui se plantèrent dans ses membres déjà irradiés par la douleur. Asphyxie ou délire, Trisha ne savait pas. Toutefois, les mots qu'il alignait semblaient comme tombés du ciel. Incohérents et sans la moindre logique. Des mots, juste des mots échappés et privés d'une phrase... et donc de sens. Ils n'avaient aucune importance, de toute manière. Aucune valeur. Actuellement, tout ce qui en avait, c'était l'oxygène qui lui manquait cruellement. Pourquoi n'avait-elle pas été plus assidue aux cours de natation ? Combien de secondes encore pourrait-elle tenir en apnée ? Les formes tantôt si nettes du visage déformé par la rages se firent plus douces. Très peu. Elle ne tiendrait plus longtemps. Alors, l'horrible évidence s'écrasa dans son cerveau, annihilant toute autre pensée : Adam Everheart, ce qu'il était devenu ou celui qui avait volé son masque allait la tuer.

Claquement sonore. Alors que l'air incandescent embrasait et embrassait les poumons qu'il avait trop longtemps renié, les côtes de l’étudiante percutèrent bruyamment le sol feutré de la chambre. Elle hoqueta, le souffle coupé, étouffant une plainte dans un râle presque inaudible. Même la gorge dénouée, tout semblait lui manquer. Sauf peut-être les larmes qui ravageaient silencieusement ses pommettes et ses yeux écarlates. Derechef, elle se sentit levée, abattue contre un mur. Tremblante, elle releva la tête. Son regard suppliant se confronta à la haine sourde qui consumait celui du garçon et leurs pleurs s'accordaient dans une similitude macabre, à la fois si proches et si différents. Ils dégageaient l'horreur, ses mots étaient écœurants, ses actes terrorisants et fiévreux. Mais une odeur âcre se détachait du tableau infernal et le rendait sensiblement plus proche de sa victime que l'être qu'April avait appelé démon. Comme elle, il transpirait la peur.

Il n'y avait plus de doute. Il s'agissait bel et bien d'Adam.

Une pointe d'effroi glaça le sang déjà frigorifié de l'étudiante. Elle était loin de ces soirées passées devant l'un ou l'autre film policier à imaginer ce qu'elle aurait répliqué à la place de la victime pour éviter le dernier châtiment. Elle n'était plus dans une fiction. Elle était devant un fou. Un tueur, un malade, un adolescent instable rongé par un virus fantasque qui avait assassiné son propre frère et sa mère ensuite ! Sa maman. Celle qui plus jamais ne brillerait par sa simple présence. La jeune femme ouvrit la bouche pour parler mais les mots s'y bousculèrent sans s'en échapper. Sa mâchoire frémissante se referma, s'ouvrit à nouveau. Les paroles en or ou la formule magique qui pourraient la sauver, elle ne les avait pas.

Tout ce qui lui restait, c'était la supplication.

- Adam... je... je... t... t'en sup... plie.

Sa voix était défaillante, son timbre chancelant et elle ne savait plus discerner la différence entre ses sanglots de peur et de douleur.

- Pour... pourquoi moi ? Je... j'ai rien avoir avec ça, c'est la vérité ! Je te promets que c'est vrai ! Je te le jure ! Je v... S'il-te-plait, je veux pas mourir ! Je t'en supplie ne fais pas ça ! S'il-te-plait... s'il... te... plait...

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Messages : 5
MessageSujet: Re: Thank your "friends".   Mer 23 Mai - 19:44

Adam suffoqua à cette dernière réplique qui l’insurgea subitement davantage.

[/color]La tête de Trisha claqua à nouveau violemment contre le papier clair avec un bruit sourd quand il se saisit de sa mâchoire.

- Rien avoir avec ça ????!!!!


La fureur animant son corps - ou du moins son cadavre - il jeta brusquement la blonde au sol.

- TU TE FOUS DE MOI ???!!!

Il s'agenouilla au sol pour plonger son regard brûlant de haine dans les iris bleus terrifiés, penché sur elle avec un rictus dément.

- Ose me dire que tu ne vois pas qui est ce type qui m'a mordu l'autre soir et qui m'a rendu comme ça !

D'un geste puissant, il lui colla un coup magistral à la joue droite. En espérant que cette enfoirée ait bien mal.

- OSE LE !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Humain(e)
avatar
Messages : 223

Feuille de personnage
Orientation politique: Aucune
Classe&Métier: Etudiante
Arme(s) / Pouvoir(s):
MessageSujet: Re: Thank your "friends".   Jeu 24 Mai - 16:19

BANG !

Sifflement assourdissant. Une fois de plus, le crane de Trisha avait percuté l'isolant avec rudesse, laissant apparaitre une marque dans le papier-peint poudré. Machinalement, ses mains vinrent écraser ses tympans, tant pour s'efforcer d'oublier ce bourdonnement incessant que pour étouffer le timbre dantesque qui ne cessait de crier.

Hurlement. La jeune femme bascula en arrière, heurta violemment la moquette. Encore. L'autre braillait de plus belle , s'insurgeant contre la vérité. Elle secoua nerveusement la tête. Mais la haine qui reluisait dans pupille et étirait un sourire vicieux sur son visage avait donné son serment. Il n'entendrait rien. Il ne voulait rien entendre.

- Non, non j... !

Agressive, sa main s’abattit sur la mâchoire de la blonde et il se mit à aboyer un ordre incohérent et insensé. Si elle répondait et clamait son innocence, il la tuait. Si elle gardait le silence, il la tuait. Alors il ne lui restait qu'une solution : la fuite. Prenant une puissante inspiration, elle regroupa le peu de courage qu'il lui restait, s'arma de sa chaussure qui avait glissé et la planta brutalement dans la paume de son adversaire. La diversion effectuée, elle se remit maladroitement sur ses jambes et se rua vers la porte. C'était impératif. Il fallait qu'elle atteigne la porte d'entrée.

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar
Messages : 5
MessageSujet: Re: Thank your "friends".   Jeu 20 Juin - 22:27

Adam eut un rire nerveux en voyant la pointe du talon aiguille s'abbattre sur sa main. Elle croyait lui faire mal là ? Le brun regarda sa proie blonde courir comme une dératée vers la sortie et croisa les bras en s'accoudant contre le mur. Oui, tiens, fuis donc, Hayes ! Il ricanait silencieusement. La belle blonde venait de lancer une divine partie de chasse. Quoi de mieux pour effrayer un être que d'en faire son gibier ? Il se frotta le haut de la tête. La colère qui l'habitait quelque minutes plus tôt avait laissé place à une sorte de haine universelle, mais vicieuse cette fois. De celle qui ferait regretter à quiconque ses actes tout une vie. Il entendit la porte d'entrée claquer et son ouïe plus développée à présent par sa nouvelle nature put saisir les pas de la jeune biche martelant le béton, sa respiration haletante...Il aurait même pu l'imaginer, avec son regard affolé, les larmes dévalants ses joues si savamment maquillée. Pauvre bichette. Et ça n'était que le début.

Le fils aînée des Everheart partit à petites foulées vers la fenêtre de la luxueuse chambre de miss Hayes, qu'il brisa sans plus de ménagement et sauta droit vers le sol. Un sacré avantage sur l'ennemi que lui apportait son nouveau lui, dans un sens. Même si, putain, il aurait tout donné pour revenir en arrière et ne jamais, jamais, jamais croiser la route d'O'Brien et son taré de vampire de pote.
La rancœur et la fureur se mouvaient encore, tout à fait vives et brûlantes dans ses veines à présent mortes. Après tout ces derniers jours à chercher, à lutter, à comprendre et à hurler...
Le poing d'Adam se serra considérablement et ses mâchoires l'imitèrent. Il fallait que les coupables paient, et il avait trouvé la première. Haro, donc !

Il partit en petites foulées vers un raccourci qu'il connaissait bien.

La nuit baignait l'ostentatoire quartier de Chicago. On pouvait entendre ça et là plusieurs chiens japper dans leur niches de luxe, dans un grand jardin commercialement paradisiaque ou encore quelques fontaines tinter doucement au cœur des belles terrasses des villas endormies. La rue était toujours aussi sombre, toujours aussi lisse et brillante, polie et lustrée hebdomadairement par ces machines sensées offrir aux riches familles les plus belles avenues anthracites. Devant les allées, on pouvait voir luire les immenses berlines hors de prix ronfler sur les parkings d'asphalte tout autant que leurs propriétaires dans leurs grands lits king size. Pour seule lumière, les grand réverbères d'acier lustré qui s'élançaient dans les grands arbres taillés au millimètre et parmi lesquels la lune, à demi-pleine et pâle ressemblait à un ballon publicitaire photoshopé, comme collée là pour plus de réalisme.

Oui, c'était exactement ça. On aurait pu croire un de ces pages des magazines de designers architectes qui s'étalaient outrageusement dans les catalogues immobiliers dès la belle saison.

Tellement classieux tout ça.

Presque inhumain. Si ce n'était l'image lontaine de la petite biche éffarouchée qui courait avec une mine désespérée, droit devant elle, ses élégantes petite pattes se décollant du sol rapidement qu'on eut dit qu'il était en fusion. Adam se tapit un peu plus contre le bosquet d'où il attendait sa charmante prise. Avance...Encore quelques mètres, oui...Continue, bichette, tu y es presque...

- Pressée, Hayes ? Demanda-t-il très tranquillement alors qu'il fondait sur elle en un quart de seconde, l'attrapait par la gorge, saisissait ses bras et la jettait sur son épaule droite.

N'attendant pas de réponse précise, il prit aussitôt de la vitesse, fonçant comme une flèche de couleurs sombres vers le point le plus éloigné de l'horizon.

//////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////

Blackwell Forest était encore plus glauque et inquiétante que dans ses souvenirs. Janvier avait rongé tous ses feuillages et cristallisé d'autres. Un épais tapis de givre craquelant dessinait d'étranges sillons au sol. Dans le ciel noir brumeux, pas un bruit. Pas un seul petit maudit bruit à part peut être la morsure du vent glacial dans les grands conifères. Un tableau idéal pour une vengeance, en somme !

Adam jeta brutalement Trisha à terre. Elle avait l'air presque aussi blême que sa propre peau ! Fragile petite bichette...

- Il me semblait pourtant que tu aimais les promenades nocturnes.

Il s'abaissa à sa hauteur avec un rictus moqueur et lui saisit violemment les cheveux en une seule poignée.

- Ah, la belle tranquilité de l'hiver ! C'est ce que je préfère en forêt ! Aucun animal, pas un seul être vivant à la ronde, un endroit rêvé pour quitter ce monde ! Qu'en dis-tu, Hayes ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Thank your "friends".   

Revenir en haut Aller en bas
 

Thank your "friends".

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Entre les mondes :: Les Mondes :: Anteria :: ▌Chicago :: Banlieue :: ▌Quartiers riches-