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 Les lambeaux d'un départ.

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Ange Déchu
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MessageSujet: Les lambeaux d'un départ.    Ven 22 Avr - 0:06

[oui je sais ce que je fais Smile]

- Bonjour April. Je commence à croire que vous n'avez pas votre portable sur vous. Je vous appelais pour savoir où vous en étiez. Apparamant vous avez été retenue. Botaro et moi vous attendons toujours dans l'appartement de Mitzael et ...
- Et je suis un noob pour les conversations téléphoniques alors je vais raccrocher, commenta le chapeauté à voix basse tout en fourrant une chemise dans son énorme sac de voyage taillé dans le style archaïque des temps médiévaux.
- Ce serait aimable de donner des nouvelles. Aurevoir.

Anauel appuya sur le téléphone rouge et rangea l'appareil dans sa poche. Il soupira, observant sa montre dont les aiguilles pointaient 18h29. 18 h 30 maintenant. Il rabattit sa manche jusqu'à son poignet. Cela faisait maintenant un quart d'heure exactement qu'April devait être là. Ils allaient partir demain soir pour se rendre sur Naudiz et ils devaient terminer les derniers préparatifs avant le grand départ. Préparer leurs bagages en y engouffrant des costumes adaptés à l'époque reculée dans laquelle ce monde semblait s'être arrêté était l'objectif de la soirée. Ils n'avaient que peu de pièces d'or à disposition et devaient prévoire le nécéssaire pour une duré ... indéterminée. Le non-mort savait qu'ils trouveraient tout ce dont ils avaient besoin dans les armoires ayant traversées les âges que Mitzrael avait réservé pour chaque membre de la famille Do'Han, c'est pourquoi il se retrouvait ici en compagnie de Botaro. La dame rousse le savait, elle avait reçu son message. L'immortel prenait cette histoire de voyage très au serrieux et il espérait que l'humaine allait lui dénicher une bonne explication.

- J'ai soif. Râla le traqueur.
- Et bien va boir.
- Il y a que de l'eau.
- Alors ne boit pas.
- Tu me laisserais mourir de déshydratation sans rien dire ? Mais quelle genre d'âme es-tu ?
- Une âme morte.
- C'est drôle comme tu ne l'acceptes que dans ce genre de situation. Railla-t-il avant de quitter la chambre.

Il descendit les escaliers. La prochaine fois que ce cher Anauel lui sortira un autre de ses joyeux discourts sur ce qu'est le sens de la vie, il se fera un plaisir malsaint à lui rappeler cette douce soirée où il a enfin avoué le non-sens de son existence. Il traversa le salon, resongeant au vide qui l'attendait dans la cuisine. Maudit soient les anges et leur flotte de ....

Anauel sursauta en entendant le cri qui perça les murs qui le séparait de l'étage en dessous.

- OH DIABLERESSE !

Il abandonna sa pile de vêtements pliés, se jettant de le couloir. Dans un roulement de tambours, il enjamba les marches, alarmé par les jurons de Botaro qui redoublaient de puissance.

- L'ENFOIRE ! L'ENFANT DE CHIEN ! JE BOUFFERAI SES TRIPPES ET EPINGLERAI SES PAUPIERES SUR SON FRONT POUR LE FORCER A REGARDER !

- Que ce passe-t-il Bo...

Ses mots s'enfoncèrent brusquement dans sa gorge. Il resta figé sur place, réduit au silence, statufié par la surprise.

- Anauel ! Tes yeux sont morts avec ton âme ma parole ?! Gronda le chapeauté en pointant Mitzrael allongé sur le sol derrière le fauteuil.
- Il a du ...
- Etre rajouté en tant que paillasson pendant qu'on jouait avec des tissus colorés en haut comme des androgames. Merci je connais l'escuse.

L'immortel s'avança prudamant vers son disciple. Il sembalit inconscient.

- Je suis sur qu'il n'était pas là avant.

Il hocha la tête, les sourcils froncés.

- C'est quoi ça ?

Il ramaça un papier plié et soigneusement déposé sur le poitraille du déchu. Il était inscrit dessus en lettre à caractère fin et courbé "Avec tout mon amour, Nathaniel I love you " Il serra les dents. Qu'est-ce qu'il planiffiait ? Pourquoi ce retournement soudain de situation ? N'avait-il pas tout manigancé pour pocéder le corps d'un Eclipsiste ?

Botaro tapotta l'épaule du blond avec la pointe de son pied.

- Ne t'inquiète pas ce n'est pas Nathaniel. Je ne lis aucune de ses pensées.

Il ne pouvait d'ailleur étrangement en lire aucune.

- Non je faisais ça juste pour me venger.

Anauel soupira avant de fourrer sa main dans sa poche à la recherche de son téléphone.

- Il vaudrait mieux que je contacte April pour lui dire finalement de ne pas venir.

Mais soudain, la porte s'ouvrit.

Trop tard.

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Humain(e)
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MessageSujet: Re: Les lambeaux d'un départ.    Ven 22 Avr - 22:45

Devant la cheminée qui craquait sous les odorantes branches de pin, le vieux tourne disque de grand père diffusait une vieille musique des années 30 sur laquelle Seiji faisait joyeusement danser Olympe.

La seule onde négative dans ce charmant tableau était la flèche rousse qui fonçait partout et dont on ne comptait ni les aller et venues, ni les soupirs tendus.

- Bon saaaannng ! J'ai l'impression d'oublier quelque chose !!!

- Relaaaax, pumpkin', ou ça sera ta tête que tu finiras par oublier ici !

- April, la pierre sur la commode !

- Ah !!! Merci Olie ! Bon cette fois je crois que j'ai tout.
Mais putain, où sont ces foutues clés de voiture ?!!


- Oooouh la vilaine ! se moqua Seiji

- Tu les as laissé sur la table basse.

- Ah oui ! Allez, je file !

- Tu comptes conduire toute cette route aussi stressée ?

- Ben, j'ai pas trop le choix, on doit passer chez - Hé !

L'excentrique venait de s'approcher en se dandinant en rythme vers elle pour la saisir par la taile et la main et la faire virveloter.

- ♪ There something wild about you child, that's so contagious ! LET'S BE OUTRAGEOUS, LET'S MISBEHAVE ! ♫

- Seij' !!!

Olympe se pencha sur le blackberry posé sur la grosse valise.

- April, ton téléphone sonne, je crois...Et l'écran affiche " Dane Cooper".

- Merde !!! Jsuis en retard ! Pitié, dis à Seiji d'me libérer que je réponde !

- Tu tu tu, danse un peu, blanche-neige, et détends toi. Prof et Grincheux attendront un peu, tampis.

- Aaaaah non ! Seij' !!! couina April alors qu'il la faisait tourner comme une toupie.

Il l'arrêta subitement et lui ébourrifa la crinière rousse sur le haut de la tête avec la main.

- Allez, allez, file, trésor !

April secoua la tête, un peu déséquilibrée, fit vaguement la bise aux deux, s'empara de valise, clés et téléphone pour gagner sa Lexus.

En route, elle écouta le message laissé sur son répondeur :

Voix d'Anauel : " Bonjour April. Je commence à croire que vous n'avez pas votre portable sur vous. Je vous appelais pour savoir où vous en étiez. Apparamant vous avez été retenue. Botaro et moi vous attendons toujours dans l'appartement de Mitzael et ..."
Voix de Botaro - elle sourit - : " Et je suis un noob pour les conversations téléphoniques alors je vais raccrocher "
Re voix du patriarche : " Ce serait aimable de donner des nouvelles. Aurevoir. "

Mince. Foutus bagages, foutu Seiji !

Au bout d'un bon moment lassant de route continue, elle déboula devant le grand immeuble brillant de Mitzrael Do'Han.

Bon, valises dans le coffre à l'abri, clés dans la poche, portable aussi. Maintenant : speeder jusqu'en haut.

Ding ! Dernier étage. Vive les ascenceurs quand même !

S'apprétant déjà à prendre un savon pour son retard, l'étudiante poussa la porte.

- Hey ! Hum, heu désolée, hein, pour le retard, j'ai été retenue par Sei -....

Là. Allongé sur le sol....Mais c'était ...

Elle leva un regard incomprésif vers ses deux alliés.

- Mais...Qu'est-ce que Nathaniel fiche ici ? Qu'est-ce qui s'est passé ???

Elle regarda à nouveau le corps du déchu, au sol, inconscient.

Alors ça, si elle s'attendait !

Réflexe dû à ses entraînements successifs avec le chapeauté, elle sortit le flingue qu'elle tenait accorché à sa ceinture, sous sa longue chemise, depuis quelques jours.
Depuis Alaric et Judith en fait...

Le pouce sur le chien de l'arme, le doigt près de la gachette, elle dirigea le canon vers le gisant. Par pure précaution. Et par trouille aussi. Elle en avait vu trop pour ne pas savoir qu'un piège pouvait se refermer très rapidement sur sa proie.


- C'est quoi le délire cette fois ?!

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Ange Déchu
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MessageSujet: Re: Les lambeaux d'un départ.    Ven 22 Avr - 23:51

- Hey ! Hum, heu désolée, hein ...

Oh diableresse ...

- Pour le retard, j'ai été retenue par Sei -....

Et merde.

- Mais...Qu'est-ce que Nathaniel fiche ici ? Qu'est-ce qui s'est passé ???

Les épaules d'Anauel sursautèrent lorsqu'elle pointa son arme sur son disciple.

- April !

- C'est quoi le délire cette fois ?!

Le non-mort s'avança vers elle, ses deux mains de conciliateur levées à côté de lui.

- Essayez de vous calmer. Je vous en prie, baissez votre arme, c'est inutile.

- Baissez votre arme ? Accroupi aux côtés du déchu, l'oeil vert tranchant de Botaro se planta dans le dos du partriarche. - Tu n'oublierais pas que c'est aussi un ennemi.

- April baissez votre arme, je vous en prie.

Son regard océan se voulait rassurant. Il attendit qu'elle lui obéisse avant de laisser tomber ses bras dans un soupir soulagé. Derrière lui, le chasseur se chargeait de ligotter le blond avec la corde qu'il gardait toujours à sa ceinture.

- Nous ne savons pas encore pourquoi est-ce qu'il l'a laissé ici. Je ne comprend pas. Je ne parviens plus à comprendre le raisonnement de Nathaniel, mais le fait est que ... nous devons garder notre sang-froid quelque soit la situation qu'il nous impose. Mais dans le cas présent il serait plus sage pour vous de rentrer chez vous.

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Humain(e)
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MessageSujet: Re: Les lambeaux d'un départ.    Sam 23 Avr - 0:15

- April !

Hein ? Anauel qui protégeait Nathaniel ?

- Essayez de vous calmer. Je vous en prie, baissez votre arme, c'est inutile.

- Baissez votre arme ? Tu n'oublierais pas que c'est aussi un ennemi ?

Exactement. Et sûrement pas le moindre.

- April baissez votre arme, je vous en prie.

Elle regarda Anauel dans les yeux. Nathaniel était tellement fort quand il s'agissait de tromper son monde....

La pierre dans sa poche ! Dirigeant son canon alternativement entre le corps du déchu et Anauel, elle sortit la pierre d'Olympe de sa veste et la tendit devant elle.

La roche marqua la couleur habituelle du niveau de magie d'Anauel. Elle pouvait souffler.

Docile, elle rangea pierre et arme sans un mot.


- Nous ne savons pas encore pourquoi est-ce qu'il l'a laissé ici. Je ne comprend pas. Je ne parviens plus à comprendre le raisonnement de Nathaniel, mais le fait est que ... nous devons garder notre sang-froid quelque soit la situation qu'il nous impose. Mais dans le cas présent il serait plus sage pour vous de rentrer chez vous.

- A quoi tu déduis que c'est bien seulement Mitzrael ?! Et s'il avait juste l'air hors d'état de nuire...

Elle repéra alors un papier au sol, près du blond., elle se plia pour le ramasser et le lire.

" Avec tout mon amour, Nathaniel ♥ "

- Je vois... Et si Zephiro se trimballe avec une pancarte " je ne suis pas un démon ", tu le crois peut être ? Attends, non c'est vrai , tu aurais détecté Nate, hein ?
Avec tout le respect que je te dois, Anauel, faut-il te rappeller que tu es mort et par conséquent actuellement moins puissant que lui et qu'il aurait parfaitement les moyens de berner son monde, toi compris...?


Elle secoua la tête et se reprit :

- Ok, je veux bien partir si tu me donnes une preuve irréfutable que ce type que Botaro est entrain de transformer en paupiette est bien Mitzrael et seulement lui.

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MessageSujet: Re: Les lambeaux d'un départ.    Mar 26 Avr - 11:38

- Je vois... Et si Zephiro se trimballe avec une pancarte " je ne suis pas un démon ", tu le crois peut être ?
- Pire, il corrigera l'orthographe.
- Serait-ce trop vous demander un peu de votre confiance ?
- Attends, non c'est vrai , tu aurais détecté Nate, hein ? Se corrigea April.
Le non-mort écarta les bras en hochant la tête, le visage disant clairement "puisque je vous le dit "

- Avec tout le respect que je te dois, Anauel, faut-il te rappeller que tu es mort et par conséquent actuellement moins puissant que lui et qu'il aurait parfaitement les moyens de berner son monde, toi compris...?
- Sa me rappel une petite conversation sur la résurection du nouveau Christ. Renforça le chapeauté.

Anauel relâcha ses épaules, irrité par ces paroles corrosives qui revenaient souvent. Et le pire, c'était qu'ils avaient raison.

- Ok, je veux bien partir si tu me donnes une preuve irréfutable que ce type que Botaro est entrain de transformer en paupiette est bien Mitzrael et seulement lui.

- Tu veux une preuve irréfutable ? Le chapeauté se saisit du flingue du blond qu'il chargea d'un coup sec avec une balle de lumière - Et bien je vais t'en donner une

Il pointa le canon en direction de la jambe du déchu.

- Botaro !

Détonation. Accompagné d'un long silence, le sang rampait lentement, étendant son voile opaque, collorant le sol d'un rouge impur. Aucun cri, aucun gémissement, aucune manifestation de douleur ne vint ponctuer le soupire des aiguilles de l'horloge accrochée dans le salon. Botaro rabaissa l'arme.

- Hum ... Déception quand tu nous tiens.

Anauel lui arracha le flingue des mains, les sourcils froncés. Il ne chercha pas à mettre de mots sur sa colère, c'était inutile avec le traqueur. Le regard foudroyant qu'il lui lança suffisait pour traduire la stupidité de son acte. Il se tourna vers April.

- Il serait plus sage pour vous de rentrez chez vous. Ne vous inquiètez pas on s'occupe de ...
- O diableresse !

Les yeux hétérochromes c'étaient ouvert. Mitzrael replia ses jambes contre son ventre creusé en tremvblant, la respiration trahissant la vague de douleur qui traversait sa chaire ensanglantée.

- Le sale petit ...
- Ca ne prouve strictement rien Botaro ! Avec une balle de lumière dans la cuisse c'est évident qu'un simple sort sommeil se discipe !
- Et en quoi ta preuve à toi es telle plus valable que la mienne Colombo ? Parce que pardonne moi mais ... je la trouve quelque peu vaporeuse.

Anauel secoua légèrement sa tête de droite à gauche. D'un coup de menton, il pointa le mur au chapeauté. Celui-ci saisit le déchu par les épaules et le traina en marche arrière, marquant son passage d'une trainée de sang diffusée. Il l'adossa à la paroie et s'écarta. Le regard océan submergea le sien. Le non-mort pénétra sans difficulté la première barrière de son esprit endolori et fragilisé. Il allait atteindre ses pensées lorsque le jour et la nuit se braquèrent sur lui. Anauel sentit son âme se percutée contre une muraille de marbre. Il ne voulait pas le lancer rentrer. Ne voulait pas ou ne devait pas ?

Botaro plissa son unique oeil.

- Alors ?

Après une dernière tentative, Anauel secoua la tête.

- Il ne me laisse pas faire.
- Tu n'étais pas sencé être spécialiste en forage d'esprit.
- De mon vivant, peut-être. Et je ne vais tout de même pas briser ce qu'il reste encore debout dans sa tête ! C'est trop dangereux
- Pour nous ?
- Pour lui.
- Alors on s'en fou.
- Je ne prendrai pas ce risque Botaro.
- Quel risque ? De le transformer en un zombie hurlant les soirs de pleine lune "Gloire à Nectos" ?
- Arrête.
- Mais tu es du côté de l'ennemi ou du notre ?
- Du côté des miens, parce que oui celui sur lequel tu craches dessus a un jour été ton frère !
Silence.
- Très bien ... Et maintenant ?
- Il faut le distraire.
- Je m'en charge.
- Sans le battre.
- Quoi ?
- Tu vois bien que ça ne sert à rien il a déjà une balle dans la jambe !
- Je ne vais quand même pas danser la polka devant lui ou le draguer ....

Moment de silence. Ils se tournèrent tout deux en direction d'April.

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MessageSujet: Re: Les lambeaux d'un départ.    Mar 26 Avr - 17:30

- Tu veux une preuve irréfutable ? - Et bien je vais t'en donner une ...
- Botaro !

- Non !

April regarda avec horreur, la balle de 9mm percer la jambe immortelle et se loger dans les tissus sanglants.

- Hum ... Déception quand tu nous tiens.

- ...

- Il serait plus sage pour vous de rentrez chez vous. Ne vous inquiètez pas on s'occupe de ...
- O diableresse !

Elle retint un cri de surprise. Mitzrael, puisqu'apparement il serait simplement lui-même, venait d'ouvrir les yeux et se réagir à la douleur du tir.

- Le sale petit ...
- Ca ne prouve strictement rien Botaro ! Avec une balle de lumière dans la cuisse c'est évident qu'un simple sort sommeil se discipe !
-Et en quoi ta preuve à toi es telle plus valable que la mienne Colombo ? Parce que pardonne moi mais ... je la trouve quelque peu vaporeuse.

Elle ne les écoutait pas vraiment. Ses yeux restaient braqués sur le déchu qui tentait de ramener sa jambe vers lui, la mine douloureuse.

Partir. Oui c'était ce qu'il avait de mieux à faire.
Non. Rester. Maintenant elle savait se défendre et c'était aussi sa lutte.

...

Obéir à Anauel et ne pas réfléchir.
Non...

Mais le manège de Botaro trimballant Mitzrael dans tout le salon pour le coller au mur devant un Anauel concentré coupa court à son dilemme provisoire.


- Alors ?

Visiblement, l'ex Ecclipsiste tentait de sonder son ex-élève....

- Il ne me laisse pas faire.
- Tu n'étais pas sencé être spécialiste en forage d'esprit ?
- De mon vivant, peut-être. Et je ne vais tout de même pas briser ce qu'il reste encore debout dans sa tête ! C'est trop dangereux
- Pour nous ?
- Pour lui.
- Alors on s'en fou.
- Hé ! Non !
- Je ne prendrai pas ce risque Botaro.
- Quel risque ? De le transformer en un zombie hurlant les soirs de pleine lune "Gloire à Nectos" ?
- Arrête.
- Mais tu es du côté de l'ennemi ou du notre ?
- Du côté des miens, parce que oui celui sur lequel tu craches dessus a un jour été ton frère !

April se tut mais approuva d'un vif hochement de tête très bref.

- Très bien ... Et maintenant ?
- Il faut le distraire.
- Je m'en charge.
- Sans le battre.
- Quoi ?
- Tu vois bien que ça ne sert à rien il a déjà une balle dans la jambe !

Bon... allez ...

Elle tourna les talons vers la porte d'entrée.


- Je ne vais quand même pas danser la polka devant lui ou le draguer ....

Elle devait obéir et sortir d'ici. Mettre le plus possible de distance entre elle et...

Pourquoi les deux derrière s'étaient soudain tus ...?

Elle sentit qu'on l'observait et se retourna.

Oh la...! Ooooh non ...!

Elle dévia complètement vers eux pour s'assurer qu'ils la fixiaient bien, elle.

Puis comprenant que oui, eut un rire nerveux.

- Non mais ... vous déconnez ?!

Elle les dévisagea, blême.

Non. Ils avaient l'air on ne peut plus sérieux.

Regard vert prairie catastrophé.


- C'est...c'est sans moi ! lâcha-t-elle, bagayant avec un souffle haché, un sourire toujours aussi nerveux aux lèvres, en levant les deux mains, signe qu'il était hors de question qu'elle les suive là dedans.

Elle jeta un oeil à Do'Han, contre son pauvre mur, entrain de se battre contre la douleur du plomb dans sa cuisse.

Des images de ce même déchu lui tirant sur la jambe, se pliant en hurlant dans l'infirmerie, le ventre en sang , lui revinrent subitement en tête.

D'accord. D'accord mais ça serait pour eux. Anauel et Botaro. Pas pour lui. Ni pour elle.

Elle se tourna à nouveau vers ses deux alliés avec un regard lourd.

Et soupira.

- Bon...dites-moi juste ce que j'ai à faire...

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MessageSujet: Re: Les lambeaux d'un départ.    Mar 26 Avr - 18:20

Anauel ferma les yeux, comme s'il voulait ne pas voir les paroles embarassantes à en devenir lourdes sur le point de s'évader de ses lèvres qui allaient plus que certainement prendre vie pour le pointer de doigt.

- Nathaniel lui a plus que certainement lancé un sort lui interdisant de me laisser rentrer dans sa tête. Il est pourtant nécéssaire que je perce ses barrières, ne serait-ce que pour vérriffier son identité, mais aussi pour voir les dégats causés à son esprit. Il faut donc désorienté sa concentration en le ... distrayant avec efficacité. (quel tacte didonc !)

La voix rauque, engourdie par la douleur, de Mitzrael le coupa net.

- Ne parlez pas de moi ... comme si je n'étais pas là.

Il redressa la tête, la posant contre le mur derrière lui.

- Si je ne te laisse pas rentrer, c'est parce que c'est mon choix.
Le non-mort se tourna vers lui, le regard désolé.
- Non tu te trompes.
- Je ne te laisserais pas m'empoisonner l'esprit.
- Tout ce que je veux c'est t'aider à guerrir.

Mitzrael eu un léger sourire caustique

- Mais il n'y a rien à guerrir.
- Mitzrael ...
- Tu me crois malade ?
Anauel pivotta complètement vers lui.
- Te souviens tu comment tu es arrivé ici ?
Le déchu plissa les yeux.
- A quoi tu joues ?
- Et de ce qui t'es arrivé réssament ?
Pendant un instant, le blond sembla complètement perdu. Un instant bref qui ne dura pas plus longtemps. Son regard se rendurci immediatement.
- Je ne te laisserai rentrer.
Il se tourna vers April.
- Comme je ne veux pas qu'elle m'approche.

Lorsqu'il se prépara à lancer son sort, il sentit l'âme se glisser tel un parasite dans son esprit. Il se figea immédiatement et se reconcentra sur son blocage.

- Tu es incapable de lancer deux sort en même temps. Tu n'as jamais eu le relâchement pour, Tu as toujours eu peur de perdre le contrôle en débridant ta concentration. Ce n'est pas dans cet état actuel que tu y arriveras. Allez-y April.

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MessageSujet: Re: Les lambeaux d'un départ.    Mar 26 Avr - 19:06

- Comme je ne veux pas qu'elle m'approche.

Le regard vert s'assombrit.

- Tu es incapable de lancer deux sort en même temps. Tu n'as jamais eu le relâchement pour, Tu as toujours eu peur de perdre le contrôle en débridant ta concentration. Ce n'est pas dans cet état actuel que tu y arriveras. Allez-y April.

La mort dans l'âme, la jeune femme s'avança vers le déchu.

- J'espère que tu sais exactement ce que tu fais parce que je n'arriverai plus jamais à lever les yeux sur lui, après ça. siffla-t-elle entre ses dents entre résignations et colère.

Elle s'arrêta face au blond.

Après tout, elle n'avait plus rien à perdre.

Elle vrilla son regard vert dans le jour et la nuit.

Mais seule la réticence parvint à transparaître de ces iris émeraudes.

Essayer de se rappeller les choses qui le chaviraient...Non. Elle n'en n'avait résolument pas envie.

Lui parler ? Simplement lui parler ?

Peut être.

Et pour lui dire quoi ?

Aucune idée. Plus qu'à improviser.

Elle tenta de s'inspirer de la dureté qu'on lisait dans les yeux de Mitzrael.


- Ouais, je sais...Tu pensais m'avoir liquidée.

C'est Hellène qui avait tout essuyé, pauve Hellène...

Elle se tut et laissa son regard vagabonder sur la surface blanche.

Et rit un peu, silencieusement.

- Ce mur...Il en aura vu de belles...Tu te souviens ?

Elle tira fébrilement sur le bord de ses manches à elle et joua un peu avec en cherchant quoi dire.

Elle n'avait tellement rien à lui dire.

- T'avais même pris mes mains dans les tiennes, ce jour-là...

Oui. Mais tout ça était aussi faux qu'incontrôlé ce fameux "jour-là".

Bonjour le souvenir.

- Et- et quand Maman nous a engueulé parce qu'on s'était enfilé une bouteille de vodka à deux et qu'on tenait à peine debout...rit-elle un peu, en haussant doucement les épaules.

C'était loin. C'était con. Mais, c'est vai que c'était un drôle de souvenir. Un peu bien même, quelque part.

Bon, ça ne suffirait pas.

Elle se haïssait. Elle les haïssait tous.

Sa main s'accrocha à la veste verte. L'éternelle veste verte de Mitzrael Do'Han. Lentement, fragilement.

Et elle approcha le visage. Incapable d'aller plus loin même en pensée, elle cala simplement son front contre le sien, appuyant l'arrête de son nez sur l'aile du sien, ses yeux baissés vers son cou.

Hors de question de le regarder en face alors qu'elle rompait cette promesse qu'elle s'était faite de ne plus jamais jouer avec lui.

Sa main courut sur son épaule et vint effleurer sa nuque, jouer un peu avec ses mèches dorées.


- On en aura fait des conneries...souffla-t-elle d'un ton lointain, teinté de nostalgie et de remords.

Elle se détacha un peu. Son autre main vint calmement prendre le poignet frais et y caresser la peau diaphane.

- Mais rien n'est irréparable, hein ? murmura-t-elle d'une voix faible en fixant ledit poignet, pour fuir le regard hétérocrome.


Il semblait toujours conserver ce regard noir...

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Dernière édition par April le Jeu 28 Juil - 11:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les lambeaux d'un départ.    Dim 10 Juil - 1:29

La chaleur humaine du front de la dame rousse recouvrait celui de l'hétérochrome. Anauel ramena son menton vers son cou, ses yeux bleus rivés sur son disciple. April tâchait de lui ramener à l'esprit quelques souvenirs qu'ils avaient partagés à une époque. Ca ne marchait pas. La concentration de Mitzrael ne fléchissait pas. Il restait dur et froid tel un rocher sur lequel l'écume des efforts de la jeune fille venait s'éclater. Le non-mort secoua légèrement la tête, désolé de devoir assister à un tel spectacle.

L'anterienne n'osait même pas affronter son regard mutilé par la haine.

Anauel baissa la tête. Ca ne marchait pas et ça n'allait pas marcher, à quoi bon continuer cette torture. Il s'apprétait à rapeller April lorsque Mitzrael enfonça son cou entre ses épaules secouées par un petit rire troublant. Les yeux océans se plissèrent.

- O'Brien ... Tu as toujours voulu vivre dans un conte de fée, je t'ai offert un conte de fée. Tu étais la princesse, j'étais ton prince charmant qui affrontait sorcière et démon pour te sortir de la haute tour dans laquelle tu étais enfermée. Mais tout ceci ... N'était qu'une histoire montée de toute pièce, de la comédie, des mensonges. Si je t'ai choisie toi, c'est parce que ton profil correspondait à ce que je recherchais. Le fait que tu t'obstines encore à croire que je t'aimais prouve que je ne m'étais pas trompée sur ton compte. Tu es irréfléchie et immature.

- April ... Vous avez fait votre possible.

- Tu n'as jamais eu de repère. Pas de parents, pas de famille, pas d'éducation, pas d'amis. Me faire une place dans ce grand vide était loin d'être compliqué. Tu avais besoin de moi. De mon côté, tu ne m'étais que utile. Et si tu ne parvenais pas à répondre à mes attentes, j'allais te tuer au nom du Maître du Semblant.

- April, ce n'est pas grave, revenez.

- Mais aujourd'hui je suis fatigué de la tournure que prend ce petit jeu.

- April ...

- Disparais !

- Et puis merde !

Le vairon écarquilla les yeux. Elle l'embrassait. Le parfum de ses lèvres lui remémora ce qu'il aurait préféré oublier. Sa réaction fut trop rapide pour Botaro qui ne pu l'empècher de projetter l'humaine d'un coup de pied instantanné. Anauel se jetta en avant pour l'aider à se relever pendant que Mitzrael se tremblait sur le sol, victime de la douleur lanscinante que la balle de lumière lui infligeait. Il souriait, un sourire vicié par le délire.

- Lestanah yëe tenëisrah-nehar mëh, vhëicra !

Un coup de pied dans le ventre lui imposa le silence. Botaro le toisa de haut.

- Si vhëicra veut bien dire ce que je pense alors tu l'as bien mérité.

La machoire serrée du déchu se décontracta. L'immortel se replia sur lui même, trainant un ricannement fièvreux hors du tréfond de sa gorge. Le chapeauté fronça les sourcils. Ca, ce n'était pas normal.

- Il sagit bien de Mitzrael et non de Nathaniel.

Anauel soutenait April par les épaules.

- Il est sous un sort d'hypnose. Un sort composé de plusieurs couches, c'est-à-dire de plusieurs ordres détaillés. Avec mes pouvoirs actuels, il m'est impossible de creuser assez profondément au travers de ces enveloppes pour supprimer la totalité des effets de ce charme. La dernière couche doit s'ouvrire pour que je puisse l'atteindre.

- Autrement dit, Professeur Xavier.

- Autrement dit nous devons attendre la dernière phase du sort avant de tenter quoi que ce soit.

- Et le ramener à la raison, en admettant qu'il en ai une, ça ne marcherait pas ?

- Non.

- Diableresse ...

- Même dans son état normal il n'écouterait aucun d'entre nous. Comment veux-tu que nos mots l'atteignent ?

- Dans ce cas il ne nous reste plus qu'à provoquer le dernier ordre.

- Le problème est que Nathaniel n'a pas négligé le fait que nous découvrions la nature de son emprise. J'ai pu saisir une partie de ses ordres. Il vise April. Si nous ne parvenons pas à la protèger elle ... pourrait avoir des problèmes.

- Mourir est concédérer comme problèmatique selon toi ?

Anauel se pencha vers la jeune fille.

- Je sais que je vous en demande beaucoup mais ... Il vaudrait mieux vous restiez ici.

(déso ... fin bacclée mais moi fatiguée //PAN//)

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MessageSujet: Re: Les lambeaux d'un départ.    Jeu 28 Juil - 11:51

- O'Brien ... Tu as toujours voulu vivre dans un conte de fée, je t'ai offert un conte de fée. Tu étais la princesse, j'étais ton prince charmant qui affrontait sorcière et démon pour te sortir de la haute tour dans laquelle tu étais enfermée. Mais tout ceci ... N'était qu'une histoire montée de toute pièce, de la comédie, des mensonges. Si je t'ai choisie toi, c'est parce que ton profil correspondait à ce que je recherchais. Le fait que tu t'obstines encore à croire que je t'aimais prouve que je ne m'étais pas trompée sur ton compte. Tu es irréfléchie et immature.

- April ... Vous avez fait votre possible.


Trop tard. Elle avait bien entendu ce qu'elle avait entendu.

Mitzrael lâchait enfin ce qu'ils avaient tous supposé depuis un moment.

Et la vérité... c'est que ça faisait mal.

- Tu n'as jamais eu de repère. Pas de parents, pas de famille, pas d'éducation, pas d'amis. Me faire une place dans ce grand vide était loin d'être compliqué. Tu avais besoin de moi. De mon côté, tu ne m'étais que utile. Et si tu ne parvenais pas à répondre à mes attentes, j'allais te tuer au nom du Maître du Semblant.

- April, ce n'est pas grave, revenez.

Vraiment mal.

Bien plus encore qu'elle l'aurait imaginé.

- Mais aujourd'hui je suis fatigué de la tournure que prend ce petit jeu.
- April ...

- Disparais !

April ne comprit pas vraiment ce qui se passait. Tout ce qu'elle pu sentir fut elle-même poussant violemment le déchu au sol, comme pour l'y plaquer, sa main humaine étranglant la gorge immortelle.

De la haine. Oui, ça ressemblait à de la haine.

- Un jeu, hein ?

Les yeux verts fusillaient, assassins, leur bourreau.

- C'est vrai que t'avais vachement l'air de jouer la dernière fois dans l'entrepôt avec l'autre dégénéré sociopathe, quand il t'a sorti que je m'étais foutue de ta gueule ! Si tu t'étais vu...!

Elle lâcha l'emprise qu'elle tenait sur son cou pour accrocher rageusement le col de sa chemise si paradoxalement immaculé .

- Ou alors, c'est que tu joues foutremement mal, mon vieux...

Sur le visage à la fois blanc et incarnat d'O'Brien, on pouvait lire un mélange impressionnant de colère, de tristesse, de douleur et de rancoeur.

Evidemment, ça ne suffirait pas. Elle ne devait pas perdre de vue son objectif : déconcentrer Mitzrael.

Anauel et Botaro comptaient sur elle.

- Seulement, cette fois, Do'Han, ne compte pas sur moi pour passer mon tour.

Elle attrappa subitement son visage clair entre ses mains et l'embrassa.

A l'intérieur d'elle même, elle se maudissait. Elle maudissait la terre entière d'ailleurs.

Elle n'en avait pas envie. Pas après tout ce qui s'était passé, dit et fait entre eux deux.

Mais peu importait. Ses lèvres soudées aux siennes, ses mains serrées sur ses joues...

April O'Brien embrassait de nouveau Mitzrael Do'Han. Vide comme la coquille d'une huître après Noël, comme une citrouille creusée, comme baraque abandonnée.

Et dans ce baiser dont elle s'interdisait de ressentir la douceur et la caresse, rien de plus qu'un imperturbable néant.


Quelques secondes passèrent avant qu'elle ne sente un choc puissant au ventre et ne voit la pièce voler autour d'elle avant de comprendre que c'était bien elle qui volait vers le sol et de s'écraser violemment, dos contre le carrelage froid.



- Lestanah yëe tenëisrah-nehar mëh, vhëicra !

Merci aux entraînements à la dure de Botaro qui lui avaient appris à se relever rapidement d'une chute, elle se redressa sur ses fesses en se massant le crâne.

Elle ne parlait pas l'ange mais au ton qu'avait employé Mitzrael en lui sifflant ça et au coup que lui infligea le chasseur pour ces mots, il ne devait pas vraiment lui souhaiter ses meilleurs voeux...

- Si vhëicra veut bien dire ce que je pense alors tu l'as bien mérité.

Bingo. Les dents du déchu luisaient dans un sale sourire.

Un vrai sourire à la Nathaniel.

- Il sagit bien de Mitzrael et non de Nathaniel.

Bonne nouvelle, déjà. Elle accepta avec reconnaissance l'aide d'Anauel pour se remettre sur ses jambes.

Tout ça puait quand même l'illusiopathe à plein nez.

- Il est sous un sort d'hypnose.

Elle fronça les sourcils en soupirant, exaspérée.

Y aurait-il un pauvre jour, un seul, où tout ce qu'elle pouvait imaginer de pire ne se produirait pas dans l'heure ?

Un sort composé de plusieurs couches, c'est-à-dire de plusieurs ordres détaillés. Avec mes pouvoirs actuels, il m'est impossible de creuser assez profondément au travers de ces enveloppes pour supprimer la totalité des effets de ce charme. La dernière couche doit s'ouvrire pour que je puisse l'atteindre.

Elle tourna vers Anauel une mine interrogative.

* Le principe des poupées gigognes, en somme ? * pensa-t-elle sans prononcer un mot.

Au regard que lui retourna l'ancien maître ecclipsiste, il lui sembla qu'il acquièsçait sans même avoir besoin de rentrer dans sa tête.

- Autrement dit, Professeur Xavier.

- Autrement dit nous devons attendre la dernière phase du sort avant de tenter quoi que ce soit.

- Et le ramener à la raison, en admettant qu'il en ai une, ça ne marcherait pas ?

- Non.

- Diableresse ...

- Même dans son état normal il n'écouterait aucun d'entre nous. Comment veux-tu que nos mots l'atteignent ?

- Dans ce cas il ne nous reste plus qu'à provoquer le dernier ordre.

- Le problème est que Nathaniel n'a pas négligé le fait que nous découvrions la nature de son emprise. J'ai pu saisir une partie de ses ordres. Il vise April. Si nous ne parvenons pas à la protèger elle ... pourrait avoir des problèmes.

- Mourir est concédérer comme problèmatique selon toi ?

Elle croisa les bras, l'air inquisiteur, jouant le même jeu que Botaro vis à vis du patriarche.

Excellente question.

Élémentaire, mon cher Watson.

- Je sais que je vous en demande beaucoup mais ... Il vaudrait mieux que vous restiez ici.

April haussa les épaules avec son air d'April blasée typique.

La vérité c'est qu'elle était blessée à vif par les paroles du déchu mais ça, elle refusait de le montrer.

- Évidemment. déclara-t-elle simplement.

Sortir dans ces conditions aurait été profondément débile. Autant alors se ballader en pleine rue avec un écriteau " victime sacrificielle" sur le front.

- J'ai déjà dit que je restais. conclut-elle d'un ton sans appel.

Puis désigna du doigt ce qu'il restait de Mitzrael au sol sans lui accorder un regard.

- Donc, selon toi, qu'est-ce qu'on doit faire pour ça exactement ?

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Ange Déchu
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MessageSujet: Re: Les lambeaux d'un départ.    Dim 21 Aoû - 12:33

- Etant donné que je ne peux pas effacer ce sortilège trop épais pour mes pouvoirs actuels sans causer des dégâts irréparables dans son esprit, nous allons devoir provoquer les ordres de Nathaniel pour amortir le sort d'hypnose en supprimant ses couches ce qui causera son amincissement et donc un situation de faiblesse.

Botaro croisa les bras, aussi fermé que sa position.

- Pourquoi faire simple quand on peut compliquer les choses, je me le demande.
- Je ne prendrais aucun risque, même pour Mitzrael.
- Ah parce qu'April n'est pas mise en danger là selon toi ?

Anauel resta placide. Seul ses sourcils plissèrent légèrement son front lisse.

- April, je vais vous préparer une chambre.

////////////////////////////////

- Pourquoi tu réagis comme ça ?

Le révolver émit un cliquettit d'acier dérangeant lorsque Botaro le fit tournoyer entre ses doigts habiles.

- Parce que l'homme est un être inioble et qu'au fond de mes 1200 ans et quelques je ne suis qu'une simple être humain.
- Plus serrieusement.

Clac ! Il venait de plaquer l'arme sur la table

- Parce que c'est un con !

Anauel quitta l'encadrure de la porte de la cuisine pour s'avancer vers lui.

- Tu me traites tout les jours de con et pourtant je suis l'une des rares personnes bénéficiant de ta sympatie.
- Non, toi tu es naïf. C'est ça qui te rend con. Lui c'est tout simplement Le Con fini par excellence. La seul chose qui devrait lui passer par la tête ...

Il pointa le pistolet.

- C'est la balle que j'hésite à lui planter dans le crâne.

Le patriarche stoppa son avancée. Sa tête se secoua dans un mouvement faible de droite à gauche, le regard désabusé.

- Bien.

Il fit demi-tour

- Comme l'humour vole à la hauteur de ta maturité, je n'éprouve aucune envie de poursuivre cette conversation.
- Tu veux savoir pourquoi je réagi comme ça ?

Anauel se figea.

- Je t'écoute.
- Je n'ai aucun problème avec le fait que tu veuilles l'aider. J'encaisse le fait que tu t'esquintes inutilement à soutenir la veuve qui s'étouffe dans une piscine de billets verts suite à son héritage et l'orphelin parricide, alors pourquoi pas un félon blond ? J'arrive même à accepter le fait que tu veuilles sauvegarder la vie de ce ... crétin de meurtrier à deux balles.

Il écarta les bras.

- Tu te rends compte ? Je n'ai jamais été aussi tolérant ! Et mes insultes n'ont jamais été aussi retenues soit dit en passant.

Ses doigts se refermèrent contre sa paume. Il désigna d'un index accusateur l'âme.

- Mais là où ma compréhension s'arrête net, c'est lorsque tu préfères mettre en danger la vie d'April pour préserver son mental déjà dérangé !
- Lorsqu'une âme est abimé, elle ne peu être réparée.
- Ca je l'avais compris.
- Non. Non tu ne comprends pas. Il suffit d'une égratinure, un simple froissement causé maladroitement pour détruire le mental d'une personne. Et les cicatrisses de l'esprit sont incurables.
- Anauel... Ouvre les yeux. Il est déjà à moitié rongé par la folie. Une folie calme, mais une folie tout de même.
- Détruire son esprit reviendrait à le tuer.
- De qui de lui ou d'O'Brien mérite le plus la mort ?
- Aucun des deux ne mourra.

Cette fois ce fut au tour de Botaro d'être écoeuré par l'attitude de son coéquipier.

- Ce n'est pas moi qui suis sensé être l'égoiste ?

Anauel s'appuya sur la table. A l'autre bout, le chapeauté.

- April nous a rejoind en connaissance de cause.
- Ca ce sont mes arguments !
- Justement ! Tu es le mieux placé pour comprendre le fait qu'on ne pourra pas toujours la protèger comme on le souhaite !
- Mais est-ce que tu t'entends ?! C'est ton disciple qui change tes discours ?!

Les mains d'Anauel heurtèrent violamant la paroie de la table. La tention électriffiante s'atissait davantage. D'un échange d'opinon sonant comme un grand coup de tonerre la discution passa dans une toute autre dimension. Celle des paroles silencieuses mais vénéneuses.

- Tu te caches derrière ton costume ecclésiastique mais en vérité tu agis comme ça juste parce que tu n'acceptes pas de perdre une seconde fois ce qui t'as déjà été enlevé. Tu ramasses les miettes de tes vestiges passés à l'aide d'une pince à épiler en espérant qu'une boîte de pâte-à-fixe suffira à les recoller.
- Désaprouver chacune de mes décisions est devenu ton nouveau passe temps ? Ca te fait plaisir de diaboliser mes faits et gestes ? J'essaye de trouver une solution juste pour tout le monde et prendre de telle décision n'est jamais facile car il est impossible de satisfaire tout le monde. Tu devrais essayer, tu t'en redrais plus facilement compte.
- Waouh ! Et c'est quoi ton escuse là ? "Nathaniel m'a possèder" ?
- La constructivité de cette discution me dépasse...
- Tu veux une discution constructive ? Alors répond moi ! Qu'est-ce qu'il y a encore à sauver chez ton disciple ?
- Son âme.
- Je suis fatigué de tes conneries d'ecclipsisme.
- Contrairement à ce que tu peux penser, je sais lorsque ça ne vaut plus la peine de se battre. Je sais battre en retraite sur un champ de guerre secoué par le glas de l'échec. Mais il est impossible de savoir l'issue d'une bataille avant même d'avoir essayé de soulever les armes. Mitzrael n'est pas condamné. On peu encore l'aider.
- Tu l'as entendu ? La race humaine n'est plus qu'un type de marionette. Anteria est une maison de poupée pour lui ! Il a utilisé April et lorsqu'il n'avait plus besoin d'elle, il a essayé de la tuer.
- Si tu penses que ses crimes sont impardonnables et qu'il ne mérite que la mort...

Un crissement métalique fit crier la table. Quelque chose de froid se colla contre les doigts de Botaro.

- Dans ce cas tue-moi, car mes péchés sont bien plus grave que les siens.

Le chasseur fixa le révolver que l'ange venait de faire glisser vers lui d'un geste franc sans dire un mot.

- Si moi j'ai eu droit à une seconde chance, pourquoi pas lui ?

Il soupira, saisissant les références d'Anauel. Et c'est cette compréhension qui rendait ses mots plus douloureux encore.

- Diableresse ...

- Si Mitzrael meurt demain, quel souvenir garderas-tu de lui ? Un être pittoyable, autrefois gloriffié par ses origines angelique, outil du responsable des maux de chaque monde et prisonier de ses propres ténèbres ? Te souviendras tu seulement du frère qui passait ses soirées dans un champ à t'entrainer au tirre à l'arc parce que tu rêvais de devenir le meilleur archer du pays ? Celui qui un jour t'a dit que le courage était le frère cadet de la peur ? Il peu redevenir cette personne. Nous avons la chance, la possibilité de le ramener à la raison. C'est dangereux, j'en ai conscience, mais je te rappel que je sais lorsqu'il faut abandonner. Au moindre problème, je briserais le sort au risque d'anéantir l'esprit de Mitzrael.


/////////////////////////////

Anauel était naïf de croire qu'ils allaient y arriver sans écorchure. Il le pardonait. Il fallait bien sauver l'esprit perdu de ce crétin de Mitzrael une bonne fois pour toute qu'on en entende plus parler. Mais au fond il le pardonnait aussi. D'être con.

/////////////////////////////

La fadeur du ciel. La grisaille de l'endroit caché derrière un décor pimpant. La morose des visages. La monotonie des gestes. L'ironique paneau souhaitant la Bienvenue. Pas de doute, April O'Brien était de retour dans l'Université de Chicago. A côté d'elle, une main sortit de sa poche verte un paquet de cigarettes. Mitzrael Do'Han était de mauvaise humeur et ne se retenait pas de le montrer sur son visage sombre. Il alluma son poison à l'aide de son briquet rouge pétant et le porta à ses lèvres. Il n'avait aucun envie d'être ici mais celui qui disait qu'on avait toujours le choix avait décidé de ne pas le lui laisse pour cette fois.

La cloche annonçant le début des cours sonna piaula. Le déchu s'avança d'un pas nerveux, bousculant la dame rousse au passage d'un coup d'épaule.

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MessageSujet: Re: Les lambeaux d'un départ.    Dim 21 Aoû - 22:26

- Etant donné que je ne peux pas effacer ce sortilège trop épais pour mes pouvoirs actuels sans causer des dégâts irréparables dans son esprit, nous allons devoir provoquer les ordres de Nathaniel pour amortir le sort d'hypnose en supprimant ses couches ce qui causera son amincissement et donc un situation de faiblesse.

Botaro afficha son air de chasseur sceptique. April y jeta un oeil rapide et encouragea Anauel d'un regard un peu froid.

[/b]- Pourquoi faire simple quand on peut compliquer les choses, je me le demande.
- Je ne prendrais aucun risque, même pour Mitzrael.
- Ah parce qu'April n'est pas mise en danger là selon toi ?

L'intéressée eut un tic impatient. Oui, bon, elle avait choisit de les suivre et de se mettre en danger, non ?

- April, je vais vous préparer une chambre.


D'accord. Apparement, on n'avait plus besoin d'elle en bas. Elle suivit Anauel sans réticence.
////////////////////////////////

L'inconvénient d'un appartement vide et aéré comme celui de Mitzrael était que où que l'on soit, on pouvait entendre les bruits d'une autre pièce.
Alors d'un séjour qui résonne autant...Assise sur le lit de la chambre "Mélodie", April écoutait la conversation des deux hommes en bas.

- Pourquoi tu réagis comme ça ?

C'était à se demander pourquoi ils l'avaient fait monter.
- Parce que l'homme est un être inioble et qu'au fond de mes 1200 ans et quelques je ne suis qu'une simple être humain.
- Plus serrieusement.

- Parce que c'est un con !

- Tu me traites tout les jours de con et pourtant je suis l'une des rares personnes bénéficiant de ta sympatie.
- Non, toi tu es naïf. C'est ça qui te rend con. Lui c'est tout simplement Le Con fini par excellence. La seul chose qui devrait lui passer par la tête ...

- C'est la balle que j'hésite à lui planter dans le crâne.

Secouée, la rousse eut le réflexe de sauter sur ses pieds et d'aller carrément ouvrir la porte pour débouler au cas où il viendrait l'idée à Botaro de transformer Mitzrael en passoire.
Oui, elle était écoeurée par ses propos. Oui, elle lui en voulait. Mais pas de là à souhaiter sa mort. Certainement pas.
- Bien.

- Comme l'humour vole à la hauteur de ta maturité, je n'éprouve aucune envie de poursuivre cette conversation.
Ouf Anauel maîtrisait la situation. Elle se laissa glisser contre le chambranle de la porte et s'assit sur la moquette du couloir.
- Tu veux savoir pourquoi je réagi comme ça ?

- Je t'écoute.
- Je n'ai aucun problème avec le fait que tu veuilles l'aider. J'encaisse le fait que tu t'esquintes inutilement à soutenir la veuve qui s'étouffe dans une piscine de billets verts suite à son héritage et l'orphelin parricide, alors pourquoi pas un félon blond ? J'arrive même à accepter le fait que tu veuilles sauvegarder la vie de ce ... crétin de meurtrier à deux balles.
Tu te rends compte ? Je n'ai jamais été aussi tolérant ! Et mes insultes n'ont jamais été aussi retenues soit dit en passant.
Mais là où ma compréhension s'arrête net, c'est lorsque tu préfères mettre en danger la vie d'April pour préserver son mental déjà dérangé !

Hey ! Il s'était vu le cow boy avec son haleine de vitriol ? Elle fronça les sourcils. Ouais, bon, il n'avait pas tout à fait tort quand même. Mitzrael tel qu'elle le connaissait était tout sauf un exemple de stabilité mentale...
- Lorsqu'une âme est abimé, elle ne peu être réparée.
- Ca je l'avais compris.
- Non. Non tu ne comprends pas. Il suffit d'une égratinure, un simple froissement causé maladroitement pour détruire le mental d'une personne. Et les cicatrisses de l'esprit sont incurables.
- Anauel... Ouvre les yeux. Il est déjà à moitié rongé par la folie. Une folie calme, mais une folie tout de même.
- Détruire son esprit reviendrait à le tuer.
- De qui de lui ou d'O'Brien mérite le plus la mort ?

Elle frissonna un peu. Dire qu'elle devait s'habituer à ce genre de discours...
- Aucun des deux ne mourra.

- Ce n'est pas moi qui suis sensé être l'égoiste ?

- April nous a rejoind en connaissance de cause.
La rousse acquièsça en silence. Exactement.
- Ca ce sont mes arguments !
- Justement ! Tu es le mieux placé pour comprendre le fait qu'on ne pourra pas toujours la protèger comme on le souhaite !
Les sourcils roux se froncèrent à nouveau. Et s'ils lui apprenaient plutôt à se protéger toute seule plutôt que de toujours chercher à la couver ?!
- Mais est-ce que tu t'entends ?! C'est ton disciple qui change tes discours ?!

April sursauta au vacarme d'un coup sur du bois.
Mince, mais qu'est-ce qu'il se passait ?!
- Tu te caches derrière ton costume ecclésiastique mais en vérité tu agis comme ça juste parce que tu n'acceptes pas de perdre une seconde fois ce qui t'as déjà été enlevé. Tu ramasses les miettes de tes vestiges passés à l'aide d'une pince à épiler en espérant qu'une boîte de pâte-à-fixe suffira à les recoller.
- Désaprouver chacune de mes décisions est devenu ton nouveau passe temps ? Ca te fait plaisir de diaboliser mes faits et gestes ? J'essaye de trouver une solution juste pour tout le monde et prendre de telle décision n'est jamais facile car il est impossible de satisfaire tout le monde. Tu devrais essayer, tu t'en redrais plus facilement compte.
- Waouh ! Et c'est quoi ton escuse là ? "Nathaniel m'a possèder" ?
- La constructivité de cette discution me dépasse...
- Tu veux une discution constructive ? Alors répond moi ! Qu'est-ce qu'il y a encore à sauver chez ton disciple ?
- Son âme.
- Je suis fatigué de tes conneries d'ecclipsisme.
- Contrairement à ce que tu peux penser, je sais lorsque ça ne vaut plus la peine de se battre. Je sais battre en retraite sur un champ de guerre secoué par le glas de l'échec. Mais il est impossible de savoir l'issue d'une bataille avant même d'avoir essayé de soulever les armes. Mitzrael n'est pas condamné. On peu encore l'aider.
- Tu l'as entendu ? La race humaine n'est plus qu'un type de marionette. Anteria est une maison de poupée pour lui ! Il a utilisé April et lorsqu'il n'avait plus besoin d'elle, il a essayé de la tuer.

La jeune fille tenta de rester concentrée sur la conversation de ses mentors et de chasser les larmes amères qui lui montaient aux yeux à l'évocation de ces faits.

- Si tu penses que ses crimes sont impardonnables et qu'il ne mérite que la mort...
Dans ce cas tue-moi, car mes péchés sont bien plus grave que les siens.

Là, la rouquine bondit carrément sur ses jambes et fonça vers l'escalier.
C'était quoi leur délire ????

Elle s'avança près du palier et s'assit entre les premières barres de l'escalier, là où ils ne la verraient pas s'ils n'avaient pas idée de regarder. Un peu comme une gamine qui voudrait écouter ses parents se disputer.

Elle eut alors devant les yeux l'image d'un Botaro muet. Clairement, le ton de ce discours là était des plus graves.

[/b]- Si moi j'ai eu droit à une seconde chance, pourquoi pas lui ?

Le chapeauté sembla lâcher l'affaire et April appuya sa tête contre un des barreaux d'escalier, entre soulagement, lassitude et concentration.

[/b]- Diableresse ...
- Si Mitzrael meurt demain, quel souvenir garderas-tu de lui ? Un être pittoyable, autrefois gloriffié par ses origines angelique, outil du responsable des maux de chaque monde et prisonier de ses propres ténèbres ?

La jeune femme fixa à nouveau le demi-Mitzrael qui se tenait là, près d'eux, plus amorphe qu'autre chose.
Elle pouvait la sentir, là, insistante cette boule sanglante dans sa gorge, cette plaie béante au coeur.
Oui, bordel, oui, elle l'aimait. Mais plutôt crever, plutôt qu'ils crèvent tous, que de l'avouer.

Elle ravala ses larmes.

Salaud. Quoiqu'elle n'avait pas forcément valu mieux. Un beau duo qu'ils faisaient...

Te souviendras tu seulement du frère qui passait ses soirées dans un champ à t'entrainer au tirre à l'arc parce que tu rêvais de devenir le meilleur archer du pays ?

Elle attrappa doucement le sac qu'elle avait montée avec elle et gardé à l'épaule. Pour en sortir le petit livre suranné. Le jour de Mélodie.
Oui, c'était un autre qu'elle avait aperçut entre ces pages. Un autre et lui même à la fois. Difficile à expliquer.

Celui qui un jour t'a dit que le courage était le frère cadet de la peur ? Il peu redevenir cette personne. Nous avons la chance, la possibilité de le ramener à la raison. C'est dangereux, j'en ai conscience, mais je te rappel que je sais lorsqu'il faut abandonner. Au moindre problème, je briserais le sort au risque d'anéantir l'esprit de Mitzrael.


Redevenir l'ange incroyable, le Mitzrael qu'il aurait du rester ? ...Elle ouvrit le livret pour retrouver les mots de Mélodie, si lointains, si proches, si insignifiants, si poignants.

Comme elle aurait aimé le connaître comme ça...elle n'en avait vu que quelques morceaux , bien malgré lui d'ailleurs. Mais c'était les plus belles choses qu'elle ait pu voir depuis qu'elle avait ouvert les yeux.
Une larme roula sur sa joue, puis deux, bientôt trois et elle ferma d'un geste brusque le journal, fonçant dans la chambre pour y rester seule et ne plus les entendre, se foutant complètement du boucan qu'elle faisait en partant, du fait qu'elle était, du coup, forcément repérée.

/////////////////////////////

Oui, c'était bien Mitzrael pas loin, avec son air fantômatique. Mais aucun sourire sur le visage de la rousse.
Elle le dépassa et partit s'installer devant, aux côtés de Trisha, Cait et toutes les filles, à la place où se serait négligemment calé feu Ethan Cole. Elle fit la bise à toutes, heureuse de les revoir, leur demandant des nouvelles de leurs familles ou de leur petits amis et commentant leur teint bronzé des vacances de neige à Sun Valley.

Le cours allait commencer. Elle jeta un oeil à Mitzrael, tassé sur sa chaise au dernier rang près de la fenêtre. À sa place. Leur place. Il était loin le temps où April O'Brien se planquait au dernier rang loin de tout contact humain à remuer la rancoeur et la solitude dans son chaudron d'acide..

Sa poche vibra. Elle en sortit son fameux blackberry.

"1 nouveau message : Anauel ".

Lire.

" Surtout n'oubliez pas de rester près de Mitzrael ! "

Et m...! Elle soupira, replaça son téléphone dans son jean, s'excusa auprès des filles, promit de les retrouver à la pause et s'extirpa des rangs pour remonter l'amphithéâtre et s'asseoir, la mort dans l'âme, auprès de l'hétérocrome.

*Que ce cours passe vite, pitié qu'il passe très vite.*

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MessageSujet: Re: Les lambeaux d'un départ.    Dim 21 Aoû - 23:33

Bang ! Le sac de Mitzrael heurta le sol. Il tirra sa chaise en arrière qui hurla pesamant. Il se laissa tomber dessus, accoudé sur son bureau, le regard aussi sombre et profond qu'un corridor tortueux dépourvu de lucarne pour éclairer ses entrailles. Ses yeux coupés par ses paupières plissées débordaient d'une haine corrompue. Ils étaient comme noyés dans un fiel amer et opaque. Grincement stridant. April s'installait à côté de lui. Il pausa son menton sur le dos de l'une de ses mains. Un sourire à la fois lisse et caustique se profila sur ses lèvres.

Il devait écrire.

Soudainement devenu nerveux, il plongea dans son sac et en sortit un carnet de note qu'il plaqua soigneusement sur la table. Il efleurra ensuite de sa paume le fond de tissus de son cartable. Ses sourcils blonds se plissèrent. Il retourna d'un geste sec et rapide le peu d'affaires qui lui passaiten sous les doigts, l'air alarmé. Finalement il se redressa. Le jour et la nuit croisèrent les yeux verts de la dame rousse.


- Je n'ai pas de crayon. J'en ai besoin d'un. Annonça-t-il sur un ton presque pittoyablement quémandeur.

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MessageSujet: Re: Les lambeaux d'un départ.    Dim 21 Aoû - 23:59

Ok. Très bien.

- Mais tout ce que tu voudras ! déclara-t-elle avec un large sourire faux comme celui d'une poupée barbie.

Elle attrappa un stylo dans sa trousse ouverte. Qu'elle garda pour elle.

Sa main humaine empoigna le plumier de tissus béant et vint, telle une grue miniature, en vider la totalité du contenu sur le bloc note de Mitzrael.

- T'as ce qu'il te faut là ? demanda-t-elle d'un ton toujours aussi faussement affectueux et attentioné, ce même sourire factice collé aux lèvres comme du papier peint au mur.

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MessageSujet: Re: Les lambeaux d'un départ.    Lun 22 Aoû - 0:50

Une cascade de fourbi se déversa sur le cahier du blond. Des bics, des feutres, des surligneurs et autres armes d'écolier prirent d'assaut la page de garde autrefois impeccablements blanches. Le corps de Mitzrael se crispa tout entier. ( Il est trop froid que pour le dire mais je n'ai que faire de sa fierté prémachée : - Mon cahiiiiiier Sad gémissa-t-il)

- T'as ce qu'il te faut là ? minauda l'autre sorcière de rouquine.

Le ton enfantin avait laissé place à une consonance beaucoup plus grave.

- Ca devrait suffir.

D'un mouvement aussi brutale que soudain, il ballaya violamant les outils de l'humaine. Ils s'éparpillèrent devant eux tel les simples résidus d'une explosion. Seul le crayon gris qu'il avait pris soin de choisir bien tailler restait dans sa main.

- Merci.

Le hurlement strident qui éclata dans la bouche d'April ponctua ses paroles. Le déchu venait d'enfoncer sa mine dans la dos de la main de sa voisine. La rudesse du geste déchirra la chaire. La plume de charbon traversait la paume toute entière. Un liquide rouge glissait sur la paroie lisse du bureau jusqu'aux genoux de l'humaine. Mitzrael détaillait les plissement de la peau du doux visage marqué par la douleur de l'humaine d'un air sombrement satisfait. D'un coup sec, il récupéra son crayon. Il essuya les quelques perles de sang qui fillaient entre ses doigts sur son propre chemisier et se pencha sur son cahier. Il se mit à écrire. Ecrire frénétiquement. Ecrire sans s'arrêter.

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MessageSujet: Re: Les lambeaux d'un départ.    Lun 22 Aoû - 11:28

April regardait le blond choisir son outil d'écriture quand une douleur violente saisit sa main et lui arracha un cri aigu.

Elle comprit, horrifiée, que Do'Han venait de lui transpercer la main avec son crayon de bois.

Putain, tout ce sang partout !!!!

Elle avait horriblement mal, ses yeux se mirent à pleurer tout seuls. Elle devait sortir d'ici et foncer à l'infirmerie. Ou mieux, appeller Anauel. Ou forcer Mitzrael à la soigner.

Les autres n'avaient heureusement pas pu capter le geste avant que Mitzrael n'écarte sa main et son arme improvisée d'elle.
À part Trisha peut être, qui les obeservait pâle comme un linge...
Les autres ne sauraient pas. Tant mieux.

Merde, l'infirmière aurait trop de questions et ne saurais jamais faire quoi que soit pour supprimer cette blessure.

- Mlle O'Brien ??? Qu'est-ce qui vous arrive ? demanda le prof qui était entré quelques minutes plus tôt.

- C'est...c'est rien, fit April en attrappant sa main pour effectuer une forte pression des doigts sur les orifices sanglants laissés par le crayon.
Un...un vieux clou qui s'est détaché de la table ! Ça va aller...! Je vais à l'infirmirie, déclara-t-elle en se levant.

La rousse se donna une minute pour réfléchir. L'infirmerie ? Ou à elle de gérer seule ?

Elle serra les dents et les paupières sous la douleur. Dans son état, elle ne saurait jamais répondre un mensonge cohérent à l'infirmière. Les toilettes était plus proches. Et vides.

Elle pourrait y arriver.

- Dépêchez-vous, ça m'a l'air bien entaillé. Do'Han, accompagnez-la.

- Non, non c'est juste une bonne coupure, laissez-tomber, je me débrouille ! coupa aussitôt April.

Elle savait de quoi elle avait besoin : elle plongea la main blessée dans la poche de la veste de Mitzrael pour en choper le briquet de plastique rouge - tampis si elle foutait du sang partout, derrière les sièges, personne ne pouvait le voir - agrippa de l'autre sa règle métallique qu'elle fourra dans sa poche avec le briquet puis fonça vers les portes de sorties qu'elle ouvrit d'un coup d'épaule, tenant toujours sa main.

Une fois dans les couloirs, l'étudiante fonça, vers les toilettes, elle se pendit quasiment au dévidoir de tissus essuie main pour l'arracher de là, saisit la large bande de tissus, la trempa dans le lavabo, se laissa tomber au sol, essuya en gémissant la plaie brillante de sang, enroula la bande autour de son poignet et mordit l'autre partie. Théoriquement elle devrait savoir faire ça seule. Combien de pauvres péquenots y arrivaient dans les films ?

Elle sortit la règle et le briquet de sa poche. Là, elle alluma la flamme en mode maximal pour chauffer le bord et un coin du métal mat. Quelques secondes. Une trentaine peut être.

Puis, elle appliqua la lame brûlante sur le dessus de sa main qu'elle coinça entre ses genoux pour s'empêcher de bouger.
La brûlure lui arracha un râle étouffé par le tissus qu'elle broyait quasiment entre ses dents.

Sans lâcher son baillon, elle haleta bruyamment un instant pour se calmer, puis chauffa à nouveau la règle et recommença pour l'autre côté de la main.
La douleur cuisante à sa paume, la fit gémir de plus belle et ses jambes s'agitèrent sous la torture.

Bientôt, elle lâcha tout, et enveloppa sa main dans la bande de tissus épais que l'humidité rendait frais.

Elle laissa sa tête tomber contre le mur bleu carrelé derrière elle et tenta de reprendre son souffle.

C'était pas si compliqué au final. Mais bon sang ce que ça faisait mal !

Elle attrappa de sa main valide son Blackberry dans sa poche et chercha le contact " anauel" sur l'écran tactile.

Sonnerie.

" Anauel ! C'est Mitzrael, il déconne complètement ! Il m'a transpercé la main avec un crayon en plein amphi ! C'est bon, j'ai pu cautériser toute seule sans alerter l'infirmière. Mais pourquoi l'avoir refoutu en cours, bon sang ?! Il est bien trop dangereux !!! "

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MessageSujet: Re: Les lambeaux d'un départ.    Lun 22 Aoû - 12:06

Personne ne lui répondit. Un silence morbide s'était installé que seul les gouttes d'un robinet mal fermé s'écrasant à un rythme régulier dans le fond du lavabeau parvenaient à percer. C'était comme si April téléphonait à un mort depuis les sous-sols secrets d'une église. Sa peau picottait. Elle avait étrangement froid. Un souffle glacial immitait la sensation d'un houlement mordant sur son visage.

A l'autre bout du fil, un petit bruit fit grisailler l'appareil. L'humaine du tendre l'oreil pour comprendre qu'il sagissait d'une respiration difficile, comparable à un grincement de chaise. Soudain, le hurlement effroyablement strident d'une femme jailli du combiné pour lui déchirrer les tympans. La pièce entière s'éloigna brusquement d'elle. La jeune fille comprit que c'était elle qui était en réalité attirée en arrière lorsqu'elle traversa le mur.

Son épaule se heurta à la porte de l'amphitéatre. Elle n'était pas parvenue à l'ouvrir. Derrière elle, tous les élèves étaient retournés à leur place. Le professeur dictait un article de journal espagnole. Mitzrael écrivait toujours sur son cahier, imperturbable, comme si ce qu'il notait le passionnait. Quand à la main d'April, elle était toujours rouge de sang.

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MessageSujet: Re: Les lambeaux d'un départ.    Lun 22 Aoû - 18:14

Oh putain, ,non !

Elle sentit des larmes de rage s'engouffrer dans ses yeux en comprenant que tout ça n'avait été qu'une sale illusion. Un jeu vicieux de Mitzrael.

Juste pour s'assurer, elle poussa de nouveau la porte.

Qui résista. Elle était bel et bien enfermée. Merde.

Bon...Il n'y avait plus qu'à regagner sagement sa place et attendre la suite apparement.

Elle ne pouvait plus faire grand chose, à part compresser sa main. Mais qui disait que ça aussi ça n'était pas une illusion ?

Dans ce labyrinthe de faux semblants, rien n'était certain.

La jeune fille revint s'asseoir près de Mitzrael.

- D'accord, puisque tu veux me garder, autant qu'on parle : Pourquoi tout ça ? Qu'est-ce que tu attends de moi, Do'Han ? demanda-t-elle entre dégoût et colère.

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MessageSujet: Re: Les lambeaux d'un départ.    Lun 22 Aoû - 21:21

- D'accord, puisque tu veux me garder, autant qu'on parle.

La mine de charbon crissait contre le papier. Elle l'inondait d'un trait rapide et gras. Du rouge, il lui fallait du rouge. Il se saisit du feutre coloré tombé juste à côté de son pied droit et il se remit à écrire.

- Pourquoi tout ça ? Qu'est-ce que tu ...

La visage roux se retrouva plaqué contre le bureau, la main raide du déchu collé contre sa tampe.

- Pourquoi ?! Tu me demandes POURQUOI ?!

Un silence assourdissant emboita son hurlement. Autour d'eux, le temps s'était comme arrêté, statufiant la salle entière dans un mutisme glacial. Il approcha ses lèvres de son oreille.

- Ca devrait être facile pour moi de te tuer. Une simple pression suffirait à ce que j'écrase ta petite tête comme un fruit mur. Ceux que vous surnommez les créatures de Dieu ont déjà fait de nombreuses victimes pour conserver le soit disant Equilibre, tu sais. Ce sont des outils de guerre, de véritables machines à tuer à la solde d'une cause qui leur est dictée depuis le jour de leur création comme étant juste. Ils pensent faire ce qu'on surnomme le Bien, mais ils se trompent. Ils ne font que servir une raison archaïque perdue depuis longtemps. Moi je sers la Nouvelle Cause. Une cause qui donne un sens réel à tout ces visages morts que j'ai vu. Une cause qui m'a appris qu'ignorer qui on était c'était du déni, renier notre propre nature. Maintenant je sais qui je suis. J'ai été créé pour tué et je suis en droit de te tuer. Seulement j'hésite ...

Il hocha lentement la tête.

- Pourquoi j'hésite ?

Ses doigts passèrent sous la chevelure rousse, embrassant cette couleur rouge feu. Ses dents se serrèrent. Il referma sa main sur une poignée de cheveux avant d'enfoncer un peu plus le visage de la jeune fille dans cette maudite table qui refusait de l'avaler.

- Tu me poses des questions mais es-tu sur d'être en droit d'avoir les réponses ? De combien de mètres exactement mes ailes que tu croyais possèder ont-elles sut élever ton pittoyable égo ?

Il l'attrappa par le menton, la forçant à le regarder droit dans les yeux.

- Alors maintenant répond-moi, April O'Brien : Pour quelles raisons ne devrais-je pas te tuer ?

Soudain, son visage sembla se décomposer.

- Mais pourquoi je fais ça ?

Il devait écrire. Il abandonna l'humaine pour son crayon.

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MessageSujet: Re: Les lambeaux d'un départ.    Mar 23 Aoû - 9:05

April eut un cri étouffé quand elle sentit sa tête se plaquer contre le bois sec de la table.

- Pourquoi ?! Tu me demandes POURQUOI ?!

Ca devrait être facile pour moi de te tuer. Une simple pression suffirait à ce que j'écrase ta petite tête comme un fruit mur. Ceux que vous surnommez les créatures de Dieu ont déjà fait de nombreuses victimes pour conserver le soit disant Equilibre, tu sais. Ce sont des outils de guerre, de véritables machines à tuer à la solde d'une cause qui leur est dictée depuis le jour de leur création comme étant juste. Ils pensent faire ce qu'on surnomme le Bien, mais ils se trompent. Ils ne font que servir une raison archaïque perdue depuis longtemps. Moi je sers la Nouvelle Cause. Une cause qui donne un sens réel à tout ces visages morts que j'ai vu. Une cause qui m'a appris qu'ignorer qui on était c'était du déni, renier notre propre nature. Maintenant je sais qui je suis. J'ai été créé pour tué et je suis en droit de te tuer. Seulement j'hésite ...

Et dire qu'Anauel voulait sauver ça...

- Pourquoi j'hésite ?

Son visage s'écrasa un peu plus sur le bureau contreplaqué.

- Tu me poses des questions mais es-tu sur d'être en droit d'avoir les réponses ? De combien de mètres exactement mes ailes que tu croyais possèder ont-elles sut élever ton pittoyable égo ?

Il saisit sa tête dans sa main, l'obligeant à fixer ses sale yeux déments. April serra les dents, détestant le contact de sa main sur son visage.

- Alors maintenant répond-moi, April O'Brien : Pour quelles raisons ne devrais-je pas te tuer ?

Il sembla avoir un bug cérébral.

- Mais pourquoi je fais ça ?

- Pour les même raisons que celles pour lesquelles Botaro t'a laissé la vie sauve, connard ! cracha-t-elle en réponse à sa question précédente tout en se relevant et écartant le rideau de cheveux roux de devant sa figure.

Bon sang mais elle hallucinait, il copiait ! Ce crétin écrivait ! Comme s'il en avait quelque chose à carrer de ce foutu cours !

Minute. Il n'avait plus de cours. Les autres étaient comme...statufiés dans la salle .

Planait sur les lieux le silence d'un cimetière à la tombée de la nuit.

April frissonna. Là, elle avait la trouille. Preuve en était : son teint livide et ses pupilles dilatées par la peur.

Elle essaya de se calmer . Peut être que cet endroit n'existait pas. Elle pouvait tout aussi bien être encore chez lui.
Peut être, oui, que c'était encore une grande mise en scène.

Bon, il fallait se concentrer sur la suite. Malgré les frissons qui lui parcouraient le dos.
D'accord, d'accord. Il débloquait. Anauel avait expliqué pourquoi.

Bon, alors comptait-il la laisser se vider de son sang en plein amphithéâtre figé ? Saignait-elle seulement réellement.

Et pourquoi écrivait-il comme ça ?

Elle se pencha vers lui pour tenter de déchiffrer les lignes sur la page qu'il couvrait de ses mots.


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MessageSujet: Re: Les lambeaux d'un départ.    Mar 23 Aoû - 20:40

La tête blonde de Mitzrael se redressa brusquement.

- Botaro ?

Ses yeux rembrunis, aux bords creusés et rougis par l'éreintement que lui imposait sa démense, s'écarquillèrent. Il avait l'air complètemant abattu. Anéanti et triste à la fois. Soudain, sa bouche s'étirra lentement vers le haut. Le déchu cèda à un rire délirant qui le fit projeter sa tête en arrière.

- Tu crois que je suis fou mais tout est parfaitement normal chez moi ! C'est toi qui débloque ! Ce que tu dis est stupide ! Stupide ! Botaro Do'Han est mort. Je l'ai vu mour...

Il se stoppa net. Devant lui, toute la classe s'était retournée pour le fixer. Leur regard était vide. Vide et glacial à la fois. C'était comme si leurs yeux le pointaient, l'accusaient d'être un intru.

L'immortel siffla entre ses dents. Mais à quoi est-ce qu'elle pensait cette humaine ?

Il replongea dans ses écrits. April s'approchait de lui lentement. Par dessus son épaule verte secouée par les mouvements sec de son bras, elle pu entre-appercevoir une feuille recouverte d'une écriture rèche au tracé gras. Mais ce qui attira son attention, c'était la phrase repassée d'un trait rouge et épais marquée au centre du cahier.

Ne crois pas aux messonges.

///////////////////////

Une douce odeur chaleureuse vint enjôler les narines de l'humaine. Une odeur de paille, de fleur et de fraîcheur. La fine péliculle d'herbe qui tapissait la terre molle lui caressait la joue. Elle était allongée dans un champ de blés. Pas un seul bruit ne vint troubler sa quiètude. Seul le vent qui érraflait respectueusement son corps pour la refroidir sifflait sa chanson envoutante à travers les tiges. Elle était bien. Non ce n'était pas ça. Elle était heureuse. C'était dans les bras du bonheur qu'elle dormait. Un rire la poussa malgré elle à se lever. Un rire vif et clair, empli de joie. Un rire d'enfant. Une trainée de flammes fillait un peu plus loin. C'était une petite fille. Elle courait. Ses cheveux rouges comme le feu ondulaient, dansaient derrière elle, valsaient avec la petite robe blanche qu'elle portait, s'embrasaient lorsqu'un rayon de soeil les frôlaient. Elle sauta dans les bras d'un homme lui aussi vêtu de blanc. Il la fit décoler, la souleva au dessus de sa tête, ce qui intensiffia le rire de la petite fille. Ils étaient heureux, tout comme April était heureuse. L'homme se tournait vers la mortelle. Elle reconnu son visage. Ses traits fins et angeliques, son regard chamarrés de couleurs. Il lui souriait. Un sourire paisible. Un sourire si simple qu'il n'avait pourtant jamais eu auparavant.

Spoiler:
 

La petite fille embrassa le front de l'immortel qui la redéposa sur le sol. D'un pas allègre, elle s'avança vers April, les bras écartés tels deux ailes sur les côtés, ses paumes planant par dessus les épis légèrement piquants. Plus elle s'approchait, plus l'humaine la détaillait. Elle avait les cheveux roux de sa mère et les yeux hétérochromes de son père. Sa main blanche se tendit vers la jeune femme. Elles allaient se toucher. Soudain ses doigts se heurtèrent à quelque chose. Une paroie, un mur invisible et infranchissable les sépraient. La petite fille se mit alors à sanglotter. Elle pleura. Finallement elle hurla. Le néant suivit son cri de douleur lorsqu'elle explosa en même temps que la vitre qui bloquait le passage. April entendit les morceaux chanter d'une voix sinistre alors qu'il fonçait sur Mitzrael. Et puis plus rien.

//////////////////////

La fade odeur de la cendre mélangé au parfum amer de la mort saisit la gorge de la mortelle. Le champ avait brûlé. Il n'était plus qu'un terrain vague et triste, balayé par une poussière sombre. Plus loin, Mitzrael était accroupi, le regard plongé dans la paume de ses mains teintées de sang. Devant lui, le contour de sept corps était gravé dans le sol poudreux.

- Pourquoi as-tu fait ça ?

Sa voix était rauque. Les muscles de ses épaules se contractèrent.

- Pourquoi ?! POURQUOI ?!

Il bondit. Il arma sa main illuminée d'un rayon de lumière mortel à côté de lui. April écarta les bras. Elle s'entendu dire d'une voix qui n'était pas la sienne :

- C'est le chant du cygne Mitzrael !

//////////////////////

L'humaine s'effondra sur le parquet de l'amphithéatre.

- Ca fait mal n'est-ce pas ?

Mitzrael était assis sur son bureau, les pieds posés sur sa chaise. Il jouait avec le briquet rouge pètant qu'il allumait et éteignait au rythme de ses mots. Clic. Clic.

- De savoir que nos espoirs ne sont pas plus vrais que des mensonges.

Clic. Il le garda enclanché. La flamme tremblait. De plus en plus. Mitzrael sentit ses paupières s'affaisser sans qu'il ne puisse rien faire. Une brume enveloppa sa vision. Son corps glissait lentement sur le côté. Tout était flou. Il ne distinguait plus que l'éclat orangé de ce petit feu. Il bascula.

A son tour, il s'effondra sur le parquet de l'amphithéatre. Sa soudaine inconscience dura quelques longues secondes. Sa tête se souleva avec difficulté.


- O' Brien ?

Son regard était fièvreux, comme si une maladie inconnue rongeait ses pupilles explosées. Il était blanc comme un mort, blanc comme il ne l'avait jamais été. Blanc à son image: comme le fantôme de celui qu'il était autre fois. Ses mèches allourdies par la sueur tombaient sur son front luisant d'humidité. Il tremblait. Il avait froid. Non. C'était ses os, à l'interrieur de sa chair, qui avaient froid. Un friçon glacial rampait sous sa peau et lui dévorait ses entrailles.

- Qu'est-ce qu'il m'arrive ?

Sa voix faible avait du mal à percer ses halètements trop intenses. Sa respiration lui faisait mal. Ses poumons étaient engourdis, comme s'ils étaient remplis d'une eau visceuse. Un liquide rouge commençait à rouler hors de ses narines. Il se laissa tomber sur le sol.

- Ils me parlent. Ils n'arrêtent pas de murmurer la même phrase. Ils ne savent dire que ça. O'Brien, je t'en prie, je t'en supplie, fais-les taire !

Le ton était douloureux. Il n'avait même plus la force pour se recroqueviller sur lui même.

- O'Brien ... Quelqu'un ... Aidez-moi...

- Do'Han ? !

- Qu'est-ce qu'il lui arrive ? ! O'Brien qu'est-ce que t'as fait ?!

Le rugissement des chaises incendiait la salle tendit que les étudiants se déplaçaient vers le fond, là où Mitzrael Do'Han venait de s'éffondrer en gémissant.

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MessageSujet: Re: Les lambeaux d'un départ.    Mar 23 Aoû - 22:33

- Botaro ?

April recula, effrayée devant le rire fou de Mitzrael.

- Tu crois que je suis fou mais tout est parfaitement normal chez moi ! C'est toi qui débloque ! Ce que tu dis est stupide ! Stupide ! Botaro Do'Han est mort. Je l'ai vu mour...

Bon, allez, regarder ce qu'il écrivait...

"Ne crois pas aux mensonges."

Tiens donc, cette maudite phrase lui avait manqué...

///////////////////////

La gamine riait dans les bras de l'homme qui jouait avec elle. C'était.... Mitzrael. Adulte. Heureux. Et leur fille..?

Le blé doré et une brise chaude flattaient le visage de la jeune femme. Elle. April qui souriait, radieuse. Ils étaient là, ravis, insouciants et beaux. En famille, alors...

Soudain, son beau rêve explosa. En mille débris. Transperçant le corps de Mitzrael.

April cria, horrifiée.

//////////////////////

Le tout maintenant avait des airs de paysages post-apocalyptique...Et au centre, son immortel. Ensanglanté.

Mais quels étaient ses traces de cadavres noires autour de lui ???

- Pourquoi as-tu fait ça ?

Elle ouvrit des yeux ronds. On aurait dit qu'il lui parlait à elle !

- Pourquoi ?! POURQUOI ?!

Sans comprendre, elle ouvrit les bras. Et une voix, une voix étrangère et familière à la fois ...

- C'est le chant du cygne Mitzrael !

//////////////////////

Le choc du bois dur contre son échine l'arracha à ce monde obscur et carbonisé.

- Ca fait mal n'est-ce pas ?

Elle fixa, paniquée comme au réveil d'un cauchemard, l'hétérocrome qui était resté vissé sur sa chaise, à jouer avec son briquet rouge.
Elle remarqua aussi rapidement qu'elle n'avait plus mal à la main. Plus de blessure non plus.

- De savoir que nos espoirs ne sont pas plus vrais que des mensonges.

Hein ??? Oui, des espoirs, oui...Mais tellement lointains à présent que...

Mitzrael s'étala au sol, amorphe.

Aussitôt, elle se tourna vers lui en urgence, réellement inquiète.

- Mitzrael !

C'est dans ces moments là qu'on comprennait que sa "haine" pour lui était surtout une profonde rancoeur et de la douleur et qu'une part d'elle l'aimerait toujours quoiqu'il advienne.

Il sembla revenir à lui.

- O' Brien ?

Oh mon Dieu, sa mine...Jamais elle ne l'avait vu aussi faible, aussi...aussi détruit.

Son coeur affolé d'humaine battait comme un dément dans sa poitrine paniquée.
NON, elle ne voulait pas qu'il souffre, elle ne voulait pas qu'il meure, elle ne voulait pas l'abandonner.
Bordel qu'elle l'aimait !

- Qu'est-ce qu'il m'arrive ?

Il peinait à parler. April se pencha vers lui.

- Mitzrael...

Un épais liquide rouge se mit à fuire de ses narines cireuses. Une buée salée gagna le regard vert prairie.

Les paumes de la jeune femme vinrent enserrer le visage affreusement exsangue, se pausèrent tièdes et rassurantes sur les joues glaciales de Mitzrael.

- Ça va aller...!, lui promit-elle alors que les larmes roulaient sur ses joues.

- Ils me parlent. Ils n'arrêtent pas de murmurer la même phrase. Ils ne savent dire que ça.

- Qui ? Qui te parle ? tenta-t-elle de demander d'un souffle, la voix faible et à moitié brisée.

- O'Brien, je t'en prie, je t'en supplie, fais-les taire !

Désespérée de le retrouver ainsi, de le voir dans cet état, de ne rien savoir faire, elle caressa fébrilement les cheveux blonds du déchu.

- Je ne peux pas ! J'y comprends rien...! fit-elle d'une voix toujours aussi blanche et éraillée par le chagrin.

- O'Brien ... Quelqu'un ... Aidez-moi...

Les pouces de ses mains tièdies par le froid du visage de l'ancien ange parcourent en tremblant, du bout du doigt, la peau diaphane et suintante de Mitzrael, comme s'ils dessinaient de petites ailes d'ange avec la même méthode que les gamins dans la neige.

- T'es pas seul, Mitzrael, t'es pas seul ! répéta-t-elle d'un murmure brisé, ses yeux vrillés dans le Jour et la Nuit complètement perdus.

- Do'Han ? !

Oh non, pas les autres ! Pas maitenant ! Non !!!

- Qu'est-ce qu'il lui arrive ? ! O'Brien qu'est-ce que t'as fait ?!

Ils arrivaient tous, comme des guêpes sur un verre de sirop. Cette foutue manie qu'avait l'être humain d'être aussi vitalement curieux !

Elle regarda les visages accusateurs de tous ceux qui les entouraient à présent. Puis, le visage de Mitzrael.

C'était lui. C'était celui qu'elle avait choisi et juré d'aider, de protéger et d'aimer. Lui, entre ses mains.

Comprendre ça fut comme le choc électrique qu'elle attendait depuis quelques mois.

Quelque chose qui s'était éteint se ralluma dans ses yeux. L'hiver passé, le printemps hissait ses couleurs, brillant et fleuri.

Elle ne pouvait ni le voir, ni s'en rendre vraiment compt mais ses yeux pétillaient.

Elle devait trouver un scénario crédible. Et vite.

- Ok, pas d'affollements, on s'est encore engueulés et il est fatigué - son nez saigne toujours quand il est crevé - et du coup, il s'est vautré et s'est fait mal. Ça arrive. Vous pouvez retourner à vos places, je l'emmène prendre l'air, il a besoin de calme.

Sans attendre, elle se leva, fourra ses affaires dans son sac à dos qu'elle enfila, releva l'hétérocrome, passa son bras au dessus de ses épaules.

- On sort, viens.

Elle bouscula quasiment les gêneurs pour atteindre la porte. Une fois dans le couloir, elle les dirigea vers l'extérieur. Dans un coin dépourvu de fenêtres et de vie. Là, ils auraient la paix.

Elle l'aida à se caler, dos contre une vieux mur de briques rouges, assise avec lui sur l'herbe courte.

- Il te tient, cet enfoiré ! C'est clair qu'il te tient. Mais on s'en fout, d'accord. On va t'aider. On va y arriver. Il FAUT qu'on y arrive !

Ses mains humaines cherchèrent, un peu tremblantes mais décidées, le briquet et le paquet de clopes dans sa poche.

Elle en alluma une et la glissa entre les lèvres pâles de Mitzrael.

Ça ne serait sans doute pas d'une grande aide mais ça serait au moins un peu familier. Même pour elle.

Bon sang, même cette ordeur de tabac dégueulasse lui avait manqué !

Elle retira son sac et fouilla dedans.

Ses yeux captèrent soigneusement l'attention de ceux, chamarrés, du déchu alors qu'elle agissait. Il ne fallait surtout pas que les sorts qui le rongeaient puisse agir avant qu'elle ait terminé.

Intentionnellement, elle le noyait dans l'herbe fraîche de son regard, retenant ses pupilles comme un aimant, l'empêchant de se détacher d'elle.

Elle glissa quelque chose entre ses doigts.

- La personne qui t'a offert ça croyait en toi, Mitzrael Do'Han. D'autres aujourd'hui partagent ce sentiment. Et ça ne sont pas des mensonges. Il n'y pas besoin d'espoirs pour chérir ça !

Elle laissa Mitzrael ouvrir les paumes pour découvrir, nichée au creux , le petit totem de bois d'Estella.



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MessageSujet: Re: Les lambeaux d'un départ.    Jeu 25 Aoû - 1:19

- Il te tient, cet enfoiré ! C'est clair qu'il te tient. Mais on s'en fout, d'accord. On va t'aider. On va y arriver. Il FAUT qu'on y arrive !

- Oublier la douleur d'un souvenir est délivrence, y penser, agoniser. Mais redécouvrir la vérité est pire que la souffrance elle-même.

Adossé au mur, la tête moite de Mitzrael balotta vers April. Ses yeux illuminés d'une lueur maladive arrivaient vaguement à la regarder fixemant.

- Ils disent ça sans arrêt. Les voix dans ma tête. Elles le répètent sans jamais s'arrêter. Je n'arrive plus à réfléchir. C'est comme si elles avaient englouti toutes mes pensées. C'est comme si je ne pensais plus.

Le déchu ne supportait pas ce genre de sensation. Ne plus être maître de soi-même. Perdre le contrôle d'une situation. Ca le mettait en colère tout comme ça l'effrayait. Il se sentait faible. Plus faible que le noble immortel qu'il était sensé être, plus faible qu'un simple mortel, plus faible et appeuré qu'une bête dressée battue par ses propres maîtres. Le bord de ses paupières se plia, ce qui lui pretta un air particulièrement implorant.

- Tu dois me prendre pour un fou mais il faut que tu me crois O'Brien. Il faut que tu me crois ...

C'est à peine si il avait remarqué la main féminine qui s'était faufillée dans sa poche pour en tirrer son kit de survie en cas d'urgence -extrème ou non-. Son paquet de cigarettes ainsi que son fidèle briquet. Elle en alluma une pour lui. Le goût poisseux de la fumée si grasse de la clope lui souleva le coeur. Une toux rauque lui démantela la gorge qui la repeingna d'une salive goudronnée. Il glissa la cigarette sous le nez de l'humaine pour qu'elle la reprenne. Elle fouillait dans son propre sac, ses pupilles vertes rivées dans les siennes. L'intensité de son regard le putrifia. Il le dégoûtait et le fascinait en même temps. Le répulsait car il était la preuve de sa pittoyable faiblesse. Le rassurait car pendant un instant il oublia toutes ces voix. C'était comme si il se perdait dans une prairie aux couleurs amènes dont le parfum flagrant de l'herbe lui agréçait les narines.

- La personne qui t'a offert ça croyait en toi, Mitzrael Do'Han. D'autres aujourd'hui partagent ce sentiment. Et ça ne sont pas des mensonges. Il n'y pas besoin d'espoirs pour chérir ça !

April avait déposé quelque chose dans le creux de ses mains. Ses doigts s'ouvrirent lentement. C'était la statuette d'un oiseau en bois dont les ailes étaient peintes en noir. Les pupilles tremblantes de l'immortel s'écarquillèrent.

- Nathaniel ...

Craquement tonant. Le mur derrière lui venait de se fissurer, mêlé au crépitement des feuilles qui chutèrent d'un coup de l'arbre sur leur droite. Une vague incandéscante, embrasée, balaya l'herbe fine de la pelouse. Au lieu de laisser un tapis de cendre derrière elle, elle dévoila un sol vitreux, transparant. On pouvait voir au travers une eau d'un bleu troublé dans laquelle errait des corps nus complètement décharnés n'ayant presque plus rien de comparable à un être humain tant ils étaient mutilés. Les épaules de l'ange se voutèrent.

- Tu lui as volé sa statue ...

Sa voix était sombre. Sa bouche déformée par la haine. Bruissement sourd. April se retrouva soudainement plaquée contre le sol. Aussitôt, les cadavres s'animèrent. Ils se jetèrent contre la vitre, cognant, heurtant, griffant sauvagement cette paroie qui les empèchaient d'happer leur proie. A cheval par dessus la mortelle, Mitzrael la saisit par la gorge.

- Pourquoi ?! Pourquoi tu as fais ça ?! Pourquoi il faut toujours que tu possèdes les choses ?! Elle ne t'appartenait pas ! Pourquoi tu l'as volée ?!

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MessageSujet: Re: Les lambeaux d'un départ.    Dim 4 Sep - 14:03

- Nathaniel ...

Pardon ?

Soudain, le sol sous leurs pieds sembla se déchirer. April recula, le coeur déchaîné par la surprise et l'horreur.
Une fois, elle avait regardé Constantine. Ce décor qui l'entourait maintenant ressemblait atrocement à l'image qu'on y peignait de l'Enfer.
Elle se tourna vers Mitzrael dont la voix orageuse de qui venait de s'élever :

- Tu lui as volé sa statue ...

Vo...volée ????! .

- Ah ! glapit-elle en s'écrasant de force au sol, collée contre cette sorte de vitre qui la séparait des cadavres partiellement décharnés que charriait ce Styx éphémère.

Ils étaient tous là, tous fictifs, à chercher à l'attrapper de leur mains putréfiés, de leuurs doigts démembrés, leurs bouches, trous noir béants , leurs yeux blancs, torves, comme des restes de larves exsangues, toutes, charognes enflées, hâves pantins hurlant, braillant dans un appel vain, un cri silencieux.
Et terrifiant.

Devant un tel spectacle, ce fut presque un soulagement de retrouver, furieuse et insensée, la sale gueule de Mitzrael, assis sur son dos, qui l'étranglait quasiment.

- Pourquoi ?! Pourquoi tu as fais ça ?!

April bloqua son regard sur le dos de sa propre main pour s'obliger à faire abstraction des monstruosités qui s'agitaient en fresque grouillante sous sa mine livide.

Qu'elle se calme. Il fallait qu'elle se calme.

- Pourquoi il faut toujours que tu possèdes les choses ?!

Cette phrase là l'atteignit comme un coup de pied au coeur. Alors c'est ce qu'il pensait ?

- Elle ne t'appartenait pas ! Pourquoi tu l'as volée ?!

Non ! Non, bordel, non ! Elle avait changé, elle avait trimé pour changer ! Elle avait des efforts, elle avait donné sans arrêt le meilleur d'elle même pour prouver qu'elle n'était PAS cette gamine capricieuse qui balance et rachète tout y compris ses amis.
Durement elle avait bossé pour atrophier et tuer dans l'oeuf cette part de Ray qui la pourrissait.
C'était fini, ça ! Terminé !

Mais ça, Do'Han n'en n'avait rien vu. Il était temps de reprendre le cap et de lui montrer qu'il n'avait plus à faire à la même personne.
Qu'elle n'avait plus d'O'Brien que le nom.

À commencer par montrer qu'elle avait appris à se servir de sa tête...
Elle se remémora une vieille séance de cash vue à la télé avec Botaro.
Ok. Prête.

Elle dressa le dos, se cambrant sur ses bras, un peu comme une sirène, pour se hisser un peu.
Puis rapidement, elle débloqua le bras droit et le jeta en arrière, vers la cuisse gauche de son bourreau..
Elle aurait bien sûr facilement pu happaer furtivement l'éternelle cravate de Mitzrael, mais cette attaque là, elle l 'lavait déjà faite. Et il devait s'en souvenir.
Non, il serait beaucoup plus sage de ...

Sa main se referma sur le métal froid du flingue du déchu.
Là, elle avait le choix. Lui planter une balle dans la tête et gagner du temps - mais pourquoi faire ? -
ou alors...

BAM ! D'un revers de flexion, elle lui envoya le plus violent coup de crosse dans la tempe qu'elle puisse infliger.
Pas suffisant pour le mettre K.O mais pour qu'il relâche sa pression et lui laisse une chance de se dégager.

Catch, oui, mais jamais sans sa April touch...!
Aussitôt, elle en profita pour dégager sa deuxième main, attraper Do'Han par les épaules, agripppant sa veste et sa chemise, et l'envoyer valser à terre, à leur gauche.
Débarassée des jambes et du poids de Mitzrael, elle sauta sur ses pieds, coinçant l'arme sous sa semelle.

- Si tu me connaissais réellement, Do'Han, tu saurais que je ne vole pas. Et que contrairement à toi, j'apprends de mes erreurs.

Elle se pencha sur lui, attrappant son bras pour l'aider à se relever.

- Ne m'en veux pas si je n'y crois plus.

À quoi ? Elle y répondit par un regard direct dans les yeux hétécromes puis un rapide regard froid aux agonisants souterrains.

À ça. Et peut être à lui aussi.

Elle croisa les bras.

- Un étranger m'a conseillé un jour de pas croire aux mensonges, fit-elle en le fixant d'un oeil perçant.

Jouer aussi elle avait arrêté.

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MessageSujet: Re: Les lambeaux d'un départ.    

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Les lambeaux d'un départ.

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