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 Russie, ma belle Russie !

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Humain(e)
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Ven 18 Fév - 18:41

Clac.

La jeune rousse se raidit, aux aguets. Dans les films c'était le moment où la trappe s'ouvrait sous leur pieds ou une salves de flèches empoisonnées sortait d'un mur pour vous foncer dessus.

Mais rien. Après tout, on n'était pas en plein Indiana Jones...

Les yeux d'April revinrent étudier le visage qui l'interloquait tant.
Ce femme peinte ici avait jusqu'à la légère dysymétrie des yeux de Roxane...

Coïncidence ? Si oui, c'était quand même une sacrée coïncidence !

La voix du vampire- décidément, elle ne s'y ferait jamais ! - la tira de ses réflexions.

- Hey, viens voir ça.

Les semelles de ses backets se soulevèrent pour effleurer le marbre lisse alors qu'elle rejoignait l'homme.

Clac.

Bruit soudain au dessus d'eux.

Elle poussa un cri strident de surprise, eut seulement le temps de voir le reflet métallique d'une énorme lame lâchée droit sur elle puis sentit une masse l'emporter.

Il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour comprendre qu'Alaric venait de la sauver d'une mort assez...tranchante !

Elle fixa, le coeur battant à tout rompre, la hache qui effectuait à présent un mouvement de balancier dans le vide, puis le brun qui l'avait protégée.

Brun d'ailleurs quasi étendu sur elle, bras en appuis contre le sol.

April cilla, revenant à elle. Lui semblait assez désorienté aussi.

Tu m'étonnes !

Il grimaça un sourire tendu.


- Comme qui dirait que toutes les situations nous rapprochent ...

Elle eut un rire nerveux entre ses souffles saccadés par la peur violente qui l'avait saisie quelques secondes plus tôt.

Cet instant était assez spécial. Elle en aurait presque oublié les épisodes précédents.

C'était comme une pause pop corn en plein milieu d'un film d'horreur.

Elle tenta de reprendre sa respiration, pulsations à mille à l'heure.

Ce type était vraiment...surprenant.

Et si au fond, il ne lui voulait pas de mal ? S'il avait simplement besoin d'elle ?

- Quitte à choisir, je préfère la chambre d'hôtel ! plaisanta-t-elle avec un sourire, toujours un peu essouflée, pour lui faire comprendre que si elle n'était pas franchement prête à faire de lui son plus grand ami,'elle ne le considérait plus comme ennemi numéro un. Toujorus ça de pris, non ?

Elle regarda à nouveau l'arme dont le mouvement s'était ralenti. Quel monde de dingues, quand même !

- Allez, on a du job ! fit-elle en se relevant doucement pour que son équipier suive le mouvement.

Une fois debout, elle tira un peu sur son pull qui s'était relevé.

Oui, ça devait être ça : elle lui servait à quelque chose et il n'en avait pas après elle...

Il avait parlé d'un marché...Elle se promit de le questionner à ce sujet.

En attendant, sans son intervention, elle aurait approximativement la même apparence que ce pauvre poulet que Lisa s'était un jour escrimée à découper en deux avant de comprendre que, non, le poulet n'était pas uniquement constitué de blanc...

- Hé, - elle attrappa la manche d'Alaric- merci...fit-elle, le regard reconnaissant.

Elle sentait qu'étant le leurre dans tout ça, elle aurait sûrement encore à compter sur lui pour lui sauver la mise.

Bon, il avait de toute évidence besoin d'elle en vie pour atteindre son but.

Enfin, il avait prouvé qu'il pouvait la couvrir. C'était déjà ça...


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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Ven 18 Fév - 21:19

La chambre d'hôtel ? D'accord, il l'admettait, c'était bien plus confortable que cette baraque de malheur. Et bien moins dangereux, surtout. Enfin, dans un sens, ça devait être une sacrée expérience, de s'unifier avec un être pour s'accorder un dernier moment de plaisir avant une mort proche et certaine. Mais lui ne l'expérimenterait jamais puisqu'il était déjà mort depuis bien longtemps.

April fit mine de se redresser. Aussitôt, Alaric l'imita, bondissant sur ses pieds.

Décidemment, il allait finir par croire qu'elle était vraiment schizofrène cette petiote. Voilà qu'elle faisait preuve d'un entrain contrairement paradoxal aux vues de ses réactions précédentes et de la situation. De toute évidence, l'adrénaline avait un sacré effet sur elle.

Il secoua la tête. Franchement, il n'était pas celui qui allait sans plaindre.

Il s'avança en direction du livre qu'il avait précédemment apperçu, le dévisagea un moment. Pas question de risquer de se faire transpercer par une lance ou, plus embêtant pour lui, par un pieu.

- Hé.

Les doigts de la rousse s'étaient accrochés à sa manche. Il tourna la tête en sa direction, sourcils haussés. Quoi ? Elle avait remarqué quelque chose d'intéressant ?

- Merci...

Sourire narquois.

- Il n'y a pas de quoi. J'me suis dit que tu me serais plus utile entière qu'en morceaux.

Son attention se repporta sur le vieux livre. Celui-ci était simplement posé sur un pupitre. Aucune marque, aucune inscription ne couvrait la couverture de cuir. Alaric tira ses manches pour couvrir ses doigts et ouvrit précautionneusement l'objet.

Rien.
Strictement rien.
Toutes les pages étaient blanches.

Toutes ... sauf une.

Le regard brun s'y arrêta.

- Si une maison rouge est faite de briques rouges et une maison bleue de briques bleues, de quoi est faite une maison verte ?

Haussement de sourcils.
Les yeux se relevèrent vers le plafond.

- En verre ? Ou ...

Deux vases vert se tenaient dans le mur, de chaque côté du pupitre.

- De vase en verre ?

Il s'en approcha, méfiant.
Il mouilla son doigt et se mit à délicatement caresser le dessus du pot qui se mit à chanter.

- Cristal.

Il s'avança vers l'autre, le fit basculer en avant. Nouveau claquement. L'homme se raidit, mais plutôt que de voir apparaitre une nouvelle attaque, la bibliotèque s'ouvrit et laissa un infime passage en direction d'une autre pièce.

- Les femmes d'abbord. déclara le vampire en lançant un regard amusé et anxieux à la fois à son acolyte.
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Sam 19 Fév - 14:27

April se tut et entra. Pas le choix de toute façon.

La seconde pièce était assez sombre. Et vide si l'on oubliait un tableau assez contemporain qui représentait trois personnages déformés dans la longueur, la largeur ou à l'image brisée.

Et trois grand miroirs alignés, séparés de plusieurs mètres, juste contre le mur du fond, sous le grand tableau.

Elle regarda Alaric
( et non Owen, toutes mes excuses, mes deux vampires adorés x) )

- Alors les vampires n'ont vraiment aucun reflet ?

Elle s'avança vers un des grand miroirs et l'inspecta.

Il alllongeait bizzarement sa silhouette.

- Ça doit pas être le pratique pour toi le matin dans ta salle de bains...

Elle regarda le tableau à nouveau.

Trois personnages, trois grand miroirs...

Elle attrappa les bords de l'un et se pencha un peu pour voir derrière.

En effet, ils n'étaient pas tout à fait collés au mur : une sorte de bras articulé les soutenait contre la pierre.

Elle fronça le nez.

Donc, si ellle comprennait bien, il fallait les bouger pour retrouver les positions des personnages avec son propre reflet ?

Pratique pour emmerder un vampire !

Elle jeta un oeil à Alaric. Il avait du comprendre lui aussi le système parce qu'il se tenait devant un des miroirs, l'air curieux, un rien frondeur.

Avec son humaine, il avait de quoi contrer ces trucs là...

Il tenta de bouger à son tour l'un des miroirs. Celui du centre.

Un cran trop haut cependant...car April eut l'horreur de voir un pan du mur s'ouvrir silencieusement à la droite du brun- qui ne l'avait pas remarqué - découvrant une dizaines de tuyaux comparables à des pots d'échappements, dirigés en biais, pile vers le miroir central, et d'où semblait goutter...une sorte de liquide légèrement vert, transparents qui fumait un peu.

Elle repensa aussitôt à ses cours de chimie au lycée.

De... l'acide ???!!!

Elle tourna la tête. Dans le mur gauche, elle put voir les même tubes. Eux aussi visant le centre.

Un sifflement léger s'échappa des vannes...


- Alaric !!!

L'humaine remonta son col en quatrième devant son nez et sa bouche, défit son foulard pour l'attraper dans sa main, bondit, courut vers lui, cerna brusquement ses hanches de ses bras - tout ce qu'elle put attrapper sur l'instant - et le tira en arrière avec elle en reculant vivement.

Elle écarta les pans de l'étoffe de soie transparente et la plaqua sur le visage d'Alaric.

Devant eux, deux puissants jets de vapeur vert fluo sortirent soudain des murs sous une pression suffisante pour atteindre le tableau du fond et le lieu où se tenait le brun quelque secondes plus tôt.

Les vannes continuèrent de cracher quelques secondes encore. April plissa les yeux pour empêcher le souffre de trop les atteindre. Plus qu'à espérer que son foulard protège assez le vampire.

Bientôt, les exhalations acides s'arrêtèrent.

April attendit un peu, histoire de voir si c'était encore un piège.

Mais les vannes se refermèrent et les murs avec elles.

Elle détacha le foulard du visage du libertin et souffla, soulagée.

Puis leva les yeux....Face à eux, le tableau à reconstituer n'était plus qu'une plaie dégoulinante de couleurs infâmes, fumante et rongée de toute part.

- Merde...!

Elle se tourna vers Alaric.

- Bon, surveille bien les murs, le sol, le plafond, tout ! Je vais essayer de me rappeller comment c'était...

Elle s'avança face au miroir du milieu d'un pas prudent et peu rassuré, sentant les goutelettes d'acide tombées au sol ramollir ses semelles blanches par endroit.

Alors...le type du centre était gros. Très gros.

Elle décala un instant la glace déformante vers la droite.

Là !

Et celui d'â côté...était tout démantibulé.

Ce miroir là présentait une forte déformation.

Elle l'inclina un peu vers l'arrière.

Non, un peu plus à gauche...

Comme ça !

- Je crois que c'était ça.

Comme pour confirmer ses dires, le plafond s'ouvrit.

Tous deux sursautèrent, encore marqués par le souvenir de la grande hache.

Mais le mécanisme fint simplement - enfin, simplement...! - descendre vers eux en avançant en plongée lente, un grand escalier métallique.

Elle regarda Alaric.

Il semblait penser que la voie était libre.

Sur toute ses gardes, elle posa le pied sur la première marche.

Rien.

Elle s'accrocha à la rampe et testa ainsi toutes les autres.

Jusqu'à arriver en haut, face à un couloir.

- C'est bon, tu peux me rejoindre ! fit-elle quand même pas franchement rassurée...


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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Mar 22 Fév - 17:39

Putain de saloperie de pays de merde ! C'était moche. C'était gris. C'était froid. C'était loin. Fallait prendre l'avion pour s'y rendre assez rapidemment. La langue était si bizarre qu'elle lui donnait un accent ridicule. Surtout les 'r'. Aaah, ces fameux 'r'. Ils ne pouvaient pas les faire un peu plus proche du français ? De l'espagnol ? De l'anglais, même ! Non, il fallait qu'ils ressemblent à tout ... sauf à des 'r'. Un sacré mélange entre le 'l', le 'r', le 'y', le 'h' et quelques sons n'existant que là. Putaaaain. Voilà qu'elle délirait grâve. C'était quoi son problème à penser des conneries pareilles en plus ? Comme si qui que ce soit ici en avait quelque chose à branler ? Comme si le reste n'avait pas lus d'importance ! Et bah, la vieillesse ne lui collait vraiment pas à la peau.

***
Précédé par April, Alaric pénétra dans la petite salle adjecente. Sourcils haussés, il tourna sur lui-même. Ainsi entouré, il se serait presque cru dans une petite salle de danse ; trois larges miroirs prenaient place dans ses extrémités. Enfin ... un peu trop déformants peut-être pour que le reflet de la valse soit réellement flateur. Déformants... pour l'humaine. Parce que son image a lui n'était pas même renvoyée. Elle ne tarda à le lui faire remarquer, d'ailleurs. Il retroussa les babines dans un drôle de sourire.

- J'admire ton sens de l'observation.

Le regard pailleté se posa alors sur le tableau qui recouvrait le quatrième mur. Il s'en approcha tandis que son acolyte se mit à analyser les miroirs.

- Ça doit pas être le pratique pour toi le matin dans ta salle de bains...

Rire.

- Oh ... je ne me débrouille pas trop mal sans, tu ne trouves pas ?

Ses doigts caressèrent un instant la peinture, revinrent sur les glaces, encore une fois sur la peinture. Il regagna les plaques de verre, analysa un instant leur agencement. Il pencha légèrement la tête sur le côté. Son regard croisa celui d'April. Apparemment, elle avait fait la même déduction que lui. Il leva les yeux au ciel. Heureusement qu'il l'avait emportée. Sinon, il n'aurait pas été bien loin.

Ses mains se refermèrent autour des rebords. Il le fit basculer, tourna la tête vers le tableau. Bon, le reflet de la mistinguette donnait dedans à peu près la même chose. Il le relâcha. A moins qu'il ne doive retrouver la position qu'aurait du avoir la parcelle s'il avait pu y apparaitre quand lui-même le déplaçait ? Bonne question en fait. Connaissant l'architecte, c'était même tout à fait probable ... Il lui aurait laissé une chance, si infime soit-e... Putain ça puait la mort dans cette salle !

- Alaric !!!

Le vampire tourna la tête vers l'humaine au ton affolé. Son bras entoura brusquement sa hanche et elle le tira en arrière, évitant qu'une pluie acide ne lui tombe dessus. Elle couvrit son visage d'une étoffe de soie. Il se laissa faire sans broncher, glissant à son tour une main au-dessus de son bassin, l'attirant davantage contre lui. Ses yeux, par contre, restaient figés sur les vannes et le liquide qui venait de décomposer le tableau. Bientôt, tout d'arrêta. Il ne restait plus rien de la peinture.

- Merde...!

En effet. C'était le bon mot.

Enfin, pas tant que ça puisqu'elle parvint assez rapidement à achever l'énigme alors qu'il surveillait les murs. Le plafond s'ouvrit. Il sursauta. Elle aussi. Mais ce ne fut pas une hache qui s'en échappa cette fois. Non; Il s'agissait d'un escalier métallique.

***
Deux billes grises parcoururent un instant la vaste pièce emplie d'une éblouissante lumière. Bientôt, ils se posèrent sur un vaste tableau, s'y arretèrent. Une main blanche caressa délicatement le marbre froid. C'était ...

Un passage ouvert derrière la bibliothèque ? Comment se faisait-il qu'il était déjà ouvert ? Quelqu'un ne s'était tout de même pas permis une visite ? Bien qu'il ne serait allé bien loin... Un cadavre à la clef alors ? Autant vérifié. De toute manière, le temps était précieux alors mieux valait pressé la marche.

***
Bon ... et bien.
D'un signe de la main, il invita l'humaine à passer devant. Elle s'exécuta. Il l'imita. Arrivée à l'étage, elle signala que la voie lui semblait libre. Ses deux pieds se posèrent sur le vieux plancher.

- Ton foulard sent vraiment bon. C'était très aimable à toi de me faire rpofiter de ton parfum. Mais ... on ne t'a jamais dit que les voie respiratoires d'un mort ne craignaient pas ce type de substance ?

Sourire.
Il secoua un instant la chevelure rousse.

- Merci quand m...

Soudainement, il se figea.
Il se tu.
Il alla jusqu'à cesser de respirer.

Impossible !

Sa main se calla devant la bouche de son interlocutrice.

- Putain c'est pas vrai !

Ok alors surtout garder son calme. Garder son calme.
Mais bon dieu c'était qui qui avançait vers eux ? Qui ou quoi ?! Un touriste débile ou encore un piège de l'autre allumé ? Ils n'avaient marché sur aucune dalle pourtant.

Les iris brunes jaugèrent un instant le vaste couloir. La voie semblait libre. Cependant, s'ils fonçaient, ils risquaient de tomber dans un piège. Alors quoi ?

Les pas se rapprochaient encore.

Alors tenter, c'était mieux que rien ! Il y avait une porte juste à droite. Ils se cacheraient dans l'entrebaillement. Maintenant !

Il s'éxécutèrent. Alaric se pencha à l'oreille d'April.

- J'peux pas toucher ça sans savoir ce que c'est. Si ça monte, tu te jettes dessus et le neutralises... enfin comme tu peux quoi.

***
Il faisait noir. Complètement noir dans ce couloir. Il était impossible de discerner quoi que ce soit. Et toujours trace de personne ... Bon. Qu'est-ce qu'il lui avait ordonné pour la suite déjà ? Ah, oui. La cinquième porte de gauche.
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Mer 23 Fév - 2:10

- Ton foulard sent vraiment bon. C'était très aimable à toi de me faire rpofiter de ton parfum. Mais ... on ne t'a jamais dit que les voie respiratoires d'un mort ne craignaient pas ce type de substance ?

April fronça les sourcils. Certes il cicatrisait mais la séance décapage des sinus et des poumons même pour un mort, ne devait rien avoir d'agréable...À moins qu'elle se soit plantée...

La main d'Alaric dans ses cheveux la fit grimacer. Non, hé, quand même pas non plus !

- Merci quand m...

Elle haussa les épaules. Ben c'était juste un réflexe pas de quoi casser trois pattes à un canard. Et puis, bon, il lui avait déjà -

???!!!

Elle sursauta en sentant la paume du vampire plaquée sur son visage.

- Putain c'est pas vrai !

Mais qu'est-ce qui lui prennait ??? Oh mon dieu...c'était des pas qu'on entendait en bas ?!

- J'peux pas toucher ça sans savoir ce que c'est. Si ça monte, tu te jettes dessus et le neutralises... enfin comme tu peux quoi.

La rouquine se tourna vers le vampire avec un air abasourdi.

- Tu déconnes ?! souffla-t-elle.

Et merde. Voilà qu'elle servait de bras à un vampire libertin.

Elle préféra ne pas y penser et ignorer la boule d'angoisse qui se formait dans son ventre en repérant un objet susceptible de l'aider.

Sur un guéridon, un chandelier en argent massif - enfin elle le supposait.

Sans bruit, elle s'en arma.

Non sans lancer un regard lourd de reproches à Alaric.

Les bruits de pas se rapprochèrent et le crissement métalique de l'escalier sous des pieds ne laissa bientôt plus aucun doute à ce sujet...

Prudemment la jeune fille se planqua sur la gauche du pallier, juste à la sortie des marches, chandelier bien en main.

Bon sang, c'était vraiment un truc de malades.

Quand la silhouette sombre s'approcha assez, la rousse bondit comme un diable de sa boîte juste à côté de la créature - et peu importait qui elle était , le coeurr affolé et abbatant le chandelier sur le crâne de l'importun d'un violent- et très nerveux- swing.

La forme s'écroula.

April laissa tomber l'arme au sol et leva vers Alaric un regard paniqué.

- ...Comme ça...?

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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Ven 25 Fév - 21:15

S'il déconnait ? Bien sûr que non ! Il éait bien plus âgé qu'elle. Sa vie à lui avait donc bien plus de valeur que la sienne. En somme, c'était à elle de prendre les risques premiers. Une vie humaine de plus ou de moins, cela ne changerait pas grand chose à l'état de l'univers après tout. La rousse s'arma d'un chandelier. Dix secondes s'écoulèrent. Dix secondes durant lesquelles il ne pouvait qu'entendre le son des pas se rapprocher, trop enfoncé dans sa cachette. Mais à peinbe la dixième achevée, April bondit en avant et abatit sans réfléchir son arme sur la tête de ... de quoi d'ailleurs ?

Un instant sonnée et surprise, la créature, tombée à genoux, amena ses deux mains à son crâne, esquissant une drôle de grimace. Putain de saloperie de merde, c'est que ça faisait un mal de chien !! Elle ferma les yeux, les rouvrit aussitôt. Un quart de seconde seulement s'était écoulé avant qu'elle ne comprenne ; celui ou celle qui avait visité cette baraque n'était pas encore mort, et il venait de lui balancer un sacré truc sur la tronche. Aussi ... pas le temps de réfléchir !

Brusquement, elle bondit sur ses pieds et envoya son poing percuter le visage de son adversaire, suivit de près par son pied qui vint cogner avec force son thorax. Aussitôt, April fut propulsée à quelques mètres avant de retomber lourdement sur le plancher poussiéreux.

Haussement de sourcils.

Pas très résistante comme opposition.
Soit, elle n'en serait que plus vite tuée.

Absolument pas décidée à laisser souffler sa proie, l'assaillant de l'humaine la regagna au pas de course et s'assit à califourchon au-dessus d'elle. Sa main droite se referma au-dessus de sa gorge, la plaquant de plus belle au sol. Dans sa gauche se matérialisa un poignard étincellant qu'il vint placer contre sa joue, lui tournant le visage à l'aide du côté non tranchant.

Alors, qui donc avait pu ouïr quelque chose au sujet de ces ...

- O'Brien ?!!!

Oh putain de ... !
Qu'est-ce que cette poufiasse fichait ici ?!!!
C'était impossible !!!!!

- Tu as cinq secondes pour me donner une bonne raison de ne pas te tuer maintenant ! Un ... deux ... trois ...
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Sam 26 Fév - 22:44

WOUAAAAAAÏÏÏE !!!

La jeune rousse sentit sa mâchoire percutée violemment et un gout ferreux avant de s'étaler au sol, sonnée.

Elle ne comprit donc pas trop la suite. Ce qu'elle put saisir c'est que l'adversaire, quoi que ça puisse être, était grimpé sur elle et l'étranglait à présent au sol.

MERDE !!!!

Elle vit là le reflet d'une lame luire dans la quasi pénombre.

NON !!!

- O'Brien ?!!!

Q...?????

Elle plissa les yeux pour mieux voir à qui elle avait à faire. Bon sang, elle connaissait cette voix ! Et cette voix la connaissait visiblement aussi...

- Tu as cinq secondes pour me donner une bonne raison de ne pas te tuer maintenant ! Un ... deux ... trois ...

La tuer ???!

Elle réussit finalement à ramener suffisament la tête vers son buste, luttant contre la paume ferme qui la tenait pour apercevoir son ennemie...

????!!!

- ROXANE ???!!!

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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Dim 27 Fév - 13:42

- Mauvaise réponse !

La main de l'Ange se referma avec plus de force encore autour de la gorge de sa rivale. Elle bondit sur ses pieds, la décollant ainsi elle aussi du sol. Aussitôt, elle l'entraina contre le mur du fond, callant son avant-bras sous sa mâchoire afin de la maintenir en hauteur.

- Je t'avais prévenue que t'avais plus intérêt à te mêler de mes affaires. Et qui est la première que je croise quelques semaines après mon avertissement ? O'Brien bien sûr ! Je sais pas d'où tu connais l'existence de cette baraque ni même quelles courses Anauel t'as envoyées faire mais crois-moi, tu payeras le prix-plein pour y avoir foutu les pieds !

Elle se retournant brusquement, aggripant auparavant April et l'envoya à l'autre bout de la pièce dévaler les escaliers. Cependant, quand l'Ange tenta de la rejoindre, elle percuta violemment une masse qui la propulsa d'où elle venait. Après une série de roulades sur le plancher, elle retrouva l'équilibre sur ses pieds, un poignard dans chaque main, désormais aux aguets.
Putain mais pourquoi est-ce qu'il faisait aussi sombre ?!

Pas le temps d'y songer. Soudainement, elle se sentit basculer au sol et se retrouva en un rien de temps dans la position qu'avait occupée un peu plus tôt le larbin d'Anauel. Elle déglutit, serra les dents. Putain c'est que ça avait de la force !

Et c'était l'aura d'un ... ?
Elle ferma les yeux, tenta de se concentrer.
D'un vampire ?!

Elle les rouvrit aussitôt, visiblement déconcertée.
Mais qu'est-ce qu'O'Brien foutait avec pareille créature ?!

- Oh, quel plaisir de te revoir après tant d'années passées à purger ma ridicule peine !

Froncement de sourcils.
Les doigts de l'immortelle se ressera autour du poignet de son assaillant et elle y enfonça volontairement ses ongles.

- Tu pourras pas serrer un touuuut petit peu moins fort s'il-te-plait ? Pas que je sois douillet mais si tu pouvais être un peu moins démonstrative du plaisir que tu éprouves à me savoir en vie ce serait vraiment parfait !

- Lâche-moi, connard !

- Je dois prendre ça comme un compliment venant de ta part ? Hey April, chérie, viens lui faire payer les coups qu'elle vient de t'envoyer. Comme qui dirait qu'elle a plus que les mots pour son saaaa...

Les mains d'Alaric se refermèrent aussitôt autour de sa tête et s'enroulèrent convulsivement autour de sa chevelure. Il se redressa, tremblant et penché vers l'avant, fit quelques pas et s'écroula au sol, laissant s'échapper une plainte d'abord, puis un hurlement. Une perforante douleur lui déchirait le crâne et ... et ...

- D'accord t'as gagné mais arrête ça !!

Il sentit les doigts de l'Ange aggriper une nouvelle fois son poignet et le trainer jusqu'au bas des escaliers où gisait toujours April. Incapable de réagir, il n'eut d'autre choix que de se laisser faire. Bientôt, il retomba lourdement sur le plancher, juste à côté de son acolyte.

- S'il... s'il-te-plait ... ! souffla-t-il.

L'immortelle ne s'exécuta pas, plantant simplement son regard dans celui de la rousse.

- Dis-moi qui c'est et ce que vous cherchez où je le tue avant de me charger de toi.
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Dim 27 Fév - 17:24

April étendue au sol, ne comprennait plus rien à ce qui lui arrivait. Tout semblait tourner autour d'elle dans un bruit sourd.

Elle ne retenait qu'une chose : le visage de Roxane.

Mais....non vraiment, elle ne comprennait plus rien.

Elle entendit en haut le brouhaha indistinct de voix entremêlées, aux éclats agressifs.

- Hey April, chérie, viens lui faire payer les coups qu'elle vient de t'envoyer. Comme qui dirait qu'elle a plus que les mots pour son saaaa...

L'intéressée releva la tête, étourdie pour voir Alaric qui l'interpellait.

- D'accord t'as gagné mais arrête ça !!

Alaric qui la rejoint bientôt, traîné par...Roxane. C'était juste.... improbable.

Oh et cette tête qui lui cognait !


- S'il... s'il-te-plait ... !

April toujours ventre et face au sol, rompue, ouvrit des yeux exhorbités.

Les choses allaient mal. Elle comprit que Roxane torturait le brun.

Vraiment très mal.

- Dis-moi qui c'est et ce que vous cherchez où je le tue avant de me charger de toi.

La rousse chassa d'un geste paniqué les mèches de cheveux qui lui rentraient dans la bouche et l'empêchaient de parler.

- Roxane ! Roxane, non !!!

Elle se redressa en titubant .

- Je ne sais pas ! Je n'en sais rien ! Il dit qu'il s'appelle Alaric Qamra ! Je suis ce...type, depuis le début, je n'y comprends rien !!! Je ne sais pas pour je suis ici, je ne sais pas pourquoi moi, je ne sais pas comment tu peux être ici en ce moment même, je ne COMPRENDS RIEN JE TE DIS !!!

Elle se prit le visage dans les mains qui filèrent jusqu'à ses racines rousses comme pour les agripper.

Les larmes lui montaient aux yeux, et son dos était saisi de soubresauts. Sa voix se brisa et elle éclata en sanglots.

- Non ,plus de morts ! Plus de morts, pitié !!!

Elle continua de se tenir la tête, complètement désorientée sous ses larmes et submergée par l'effroi.

- JE NE VEUX PLUS VOIR DES GENS MOURIR !!! !!! supplia-t-elle, les joues trempées.

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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Dim 27 Fév - 19:34

Soupir. L'Ange leva les yeux au ciel. Vraiment, elle ne comprenais pas comment cet imbécile de déchu pouvait perdre son temps avec une pimbêche pareille. En plus d'être totalement inutile et d'assommer les gens avec ses piaillements incessants, elle était plus émotive qu'une adolescente en crise ! Enfin. Dans un sens, cela permettait au moins de certifier une chose : elle ne savait rien si ce n'est que le vampire s'appelait "Alaric Qamra". Elle ne connaissait pas d'Alaric Qamra. Conclusion ...

- Bien.

La brune s'assit tranquillement sur les marches en métal et dévisagea un court instant la créature qui se tordait toujours de douleur sous ses yeux, le regard implorant. Trois secondes s'écoulèrent. Elle annula l'effet de son sort. Aussitôt, Alaric se laissa complètement tomber, inhalant une profonde bouffée d'air, la respiration halentante.

- Je dois avouer que tu as vachement progressé ces huit-cent dernières années. J'aurais jamais cru qu'un jour tu pourrais rentrer dans ma caboche. Ou est-ce du à mon sacrifice ? Dans ce cas, ça veut dire qu'il m'a vachement bien affaibli. C'est assez dommage je dois dire. Au fond de moi, je suis certain que ça doit me manquer de te flanquer tes râclées. Complexe d'infériorité, tu vois ? Ou nostalgie, qui sait ? Hmm... comme au bon vieux temps, n'est-ce pas Roxane ? Oooh mais maintenant que nous sommes intimes, je ne devrais pas plutôt t'appeler Aladiah Berengar ? Alors dis-moi, comment va ce bon vieux Raziel ? Ca fait belle lurette qu'on s'est pas tappé la causette tous les deux. T'as tout un tas de choses à m'apprendre depuis le temps !

Froncement de sourcils.

- Qui êtes-vous ?

Rire.

- Je dois être vexé que tu ne te souviennes pas de moi ? Parce que dans le fond, vexant, ça l'est. Ou déshonnorant. Oh, suis-je bête ? Comment tu pourrais me reconnaitre sans mon vrai visaaaAAAH

Derechef, le vampire se prit la tête entre les mains en gémissant de douleur.

- Je répète ma question : qui êtes-vous ?

Elle cessa le sort, encore une fois. L'autre secoua brièvement la tête avant de lui lancer un regard froid et réprobateur.

- Si on ne peut même plus s'exprimer tranquillement... !

- Qui êtes-vous ?

- Une vieille connaissance.

- Qui êtes-vous ?

- Le pire cauchemard de ma merveilleuse famille qui, comme toute famille qui se respecte, m'a gentiement poignardée dans le dos de peur que je ne m'imisce dans leurs paisibles illusions de bien-être.

- Qui êtes-vous ?

- Ton beau-frère.

- Arrête de te foutre de moi, je le répète une dernière fois : qui êtes-vous ?

- Je suis Alariel Berengar.

- C'est ... c'est ... non. Impossible ! C'est totalement impossible !

La femme bondit sur ses pieds et fonça sur l'homme, le renversant en arrière. Ses doigts se refermèrent autour de sa gorge.

- Menteur !

- Non, non, je te promets que ... tenta de protester le vampire en repoussant tant bien que mal son assaillante.

- Alariel est mort !

- Mais je suis mort !

- Pourquoi ai-je été danser avec toi il y a de cela 1253 ans ?

- Raziel avait refusé d'aller au bal avec toi parce qu'il avait mieux à faire que de se "divertir dans de telles futilités". Aussi j'ai proposé de le remplacer.

- Qu'y a-t-il eu de particulier avec ta soeur ce soir là ?

- Elijah, fidèle à elle-même, à manqué de s'étouffer avec une nabelle. Saisie, elle a fait tomber le plateau du serveur sur Nathaniel.

- Quels sont les derniers mots que tu m'as dit ?

- Thes sännherial.

L'homme retomba lourdement au sol. Face à lui, l'Ange, les yeux écarquillés, une main plaquée devant sa bouche.

- Oh mon dieu ...!

Elle secoua la tête. Son regard bascula sur la rousse qu'elle attrapa d'un coup par la chevelure, à nouveau plus sèche.

- Que fait-elle là ?

- J'avais besoin d'une humaine.

- Pourquoi elle ?

- Elle est de bonne compagnie. Puis elle sait déjà tout sur le fantastique, j'avais pas à me fouler comme ça, d'une pierre deux coups ; je récupérais la bague qu'on m'avait volée et qu'elle avait donné à son autre pote vampire et je l'entrainais ici.

- Elle est avec Anauel, on ne peut pas lui faire confiance ! Tu pactises avec l'enn...

Moue désolée.

- Elle avait une bonne tête pourtant.

Alaric pencha légèrement la tête sur le côté. Un large sourire se dessina sur son visage.

- Attends une seconde... je ne me rappelle pas avoir dit que j'étais dans ton camp !

Brusquement, l'homme attrapa l'un des poignards qu'avait toujours l'Ange entre ses mains et le planta dans le ventre de celle-ci. Un cri perçant s'échappa d'entre ses lèvres. Elle se pencha convulsivement en avant, retirant douloureusement l'arme de son abdomen pour la lacher sur le plancher. Elle grimaça et envoya les deux poignard en direction de son agresseur. Il ne cilla pas et se laissa transpercer sans broncher.

Sourire.

Il les tira à son tour sans même esquisser l'ombre d'une grimace, cicatrisa aussitôt.
Il lança les poignards aux pieds d'Aladiah.

- Moi aussi j'ai évolué, chérie.

Il attrapa April par la taille et l'ammena vers les escaliers, passant sans aucune gêne au-dessus de l'immortelle.

- Tu vois, j'ai appris que c'était tuer ou être tué. C'est terminé le temps où j'étais encore naïf et où vous profitiez tous de moi. Surtout qu'actuellement, j'ai un gros avantage sur toi : je ne crains plus les armes de lumières ou de ténèbres. Toi si.

- Attends que je t'enfonce un pieu en bois dans le coeur ! articula tant bien que mal l'autre.

- Hin hin hin, qui c'est qui est en position de force là ? Alors sois gentille, ne me provoque pas et laisse-moi simplement trouver ce don j'ai besoin. Je t'embête plus, tu m'embêtes plus. C'est un bon parti.

Roxane se frotta vivement la bouche d'où coulait un filet de sang jura un instant. Le brun, lui, entraina sa rousse jusqu'en haut avant de repencher la tête vers le bas de l'escalier.

- Au fait, quelle porte pour mes affaires planquées ?

- Troisième à gauche.

- C'est tellement gentil à toi de répondre avec tant de ... spontanéité ! Si tu pouvais arrêter de saigner, ce serait parfait d'ailleurs. Ca aussi c'est drôlement provoquant.

- Vas te faire foutre ! AH PUTAIN CONNARD !

Elle se laissa tomber au sol, mordant sa main pour contenir son envie de hurler. Il venait de lui lacèrer le dos, prennant bien soin de suivre un instant le tracé de son ancienne blessure.

- Ca, c'était pour avoir trahi ma confiance il y a huit-cent ans et pour m'avoir traité de connard il y a deux secondes.

- Putain mais qu'est-ce que je t'ai fait ?!

- Tu le sais mieux que moi.

- Déconne pas, je vois pas de quoi tu parles !

- Et moi qui croyais que tu avais bonne mémoire. Allez, j'te laisse, j'ai un étage à fouiller.

Là-dessus, il abandonna l'Ange innerte pour un moment et regagna encore une fois April. Il passa tranquillement un bras autour de son épaule.

- Hmmm ces histoires de famille, toujours si barbant et compliqué. Tu ne trouves pas ?

Il l'ammena vers la bonne porte, l'ouvrit. Il y entrèrent.

- Le coffre là, au milieu, ouvre-le.
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Dim 27 Fév - 21:46

- Bien.

La rousse resta figée, horrifiée devant cet être qui torturait cet homme complètement cinglé qui la traînait avec lui partout dans ce pays dont elle ne savait rien.

Ses muscles semblaient même incapables de bouger tant elle avait peur.

Et tant elle sentait ses jambes comme deux chapes de plomb.

Mais......Enfin mais non ....!!!!

Tout ça était ridicule. Impossible. IMPOSSIBLE.


- Je dois avouer que tu as vachement progressé ces huit-cent dernières années. J'aurais jamais cru qu'un jour tu pourrais rentrer dans ma caboche. Ou est-ce du à mon sacrifice ? Dans ce cas, ça veut dire qu'il m'a vachement bien affaibli. C'est assez dommage je dois dire. Au fond de moi, je suis certain que ça doit me manquer de te flanquer tes râclées. Complexe d'infériorité, tu vois ? Ou nostalgie, qui sait ? Hmm... comme au bon vieux temps, n'est-ce pas Roxane ? Oooh mais maintenant que nous sommes intimes, je ne devrais pas plutôt t'appeler Aladiah Berengar ? Alors dis-moi, comment va ce bon vieux Raziel ? Ca fait belle lurette qu'on s'est pas tappé la causette tous les deux. T'as tout un tas de choses à m'apprendre depuis le temps !

April en eut un sourbresaut. Aladiah ??? Encore le nom de sa petite soeur ???!!! Bon sang mais il était tout sauf répandu ce nom là, non ?

Elle tenta de réfléchir en quelque secondes. Bon, allez, Aladiah était d'un pays de l'Est. Ukraine ? Et ils étaient en Russie. Ça se trouvait, les rues de Kaliningrad grouillaient d'Aladiah en tous genres.

Oui voilà, c'était ça. C'était forcément ça.

- Qui êtes-vous ?

Bon....Mais comment Roxane, elle, pouvait-elle se trouver là ?! Et surtout...pourquoi il l'appellait Aladiah...???

Peut être que Roxane était une de ces femmes de l'Est qui viennent aux USAs dans le but de dégotter un pigeon pour se faire entretenir. Peut être qu'elle avait juste emprunté un faux nom pour ses papiers et que le vrai était "Aladiah Berengar".

Oui ! Oui, ça c'était possible ! Et vu où Jude traînait, il l'avait sûrement ramassé dans un endroit malfamé...Une prostituée russe ? Pas improbable du tout.

Mais dans ce cas pourquoi Alaric la connaissait ? Un client ? Libertin comme il semblait...Ou alors un membre de son réseau.

C'est ça, un tueur en série proxénète.

- Je dois être vexé que tu ne te souviennes pas de moi ? Parce que dans le fond, vexant, ça l'est. Ou déshonnorant. Oh, suis-je bête ? Comment tu pourrais me reconnaitre sans mon vrai visaaaAAAH

L'étudiante gémit en voyant le brun recommencer à se contorsionner mais elle se força à continuer de se taire, terrifiée, réfléchissant à toute vitesse comme un ordinateur calculerait une série de probabilités.

- Je répète ma question : qui êtes-vous ?

Pourquoi Roxane, elle, ne se souvenait pas de lui...? Hé bien sûrement la tonne de drogue qu'elle avait ingurgité le jour où ils s'étaient rencontrés.

On sait tous que la drogue et le plus vieux métier du monde vont souvent de pair.

- Si on ne peut même plus s'exprimer tranquillement... !

- Qui êtes-vous ?

- Une vieille connaissance.

Mais rien de ça n'expliquait qu'il se torde au sol alors même que personne ne le touchait ! Ni même....ces dents et....et cette force !!!

Vampire il avait dit...Bon sang que c'était incrédible ! Elle aussi alors ?

Non ! Non, voyons ! Evidemment que non !

C'étaient ...des coïncidences. Voilà. De pures et simples coïncidences hasardeuses.

Mais et ces choses qu'elle avait vu, ces blessures qui se refermaient et ce soleil qui -

TA GUEULE, APRIL !!!

- Qui êtes-vous ?

- Le pire cauchemard de ma merveilleuse famille qui, comme toute famille qui se respecte, m'a gentiement poignardée dans le dos de peur que je ne m'imisce dans leurs paisibles illusions de bien-être.

- Qui êtes-vous ?

- Ton beau-frère.

Quoi ??? Alors ils se prostituaient en famille maintenant ??? Enfin, on ne savait jamais dans ces pays de l'Est...

- Arrête de te foutre de moi, je le répète une dernière fois : qui êtes-vous ?

- Je suis Alariel Berengar.

- C'est ... c'est ... non. Impossible ! C'est totalement impossible ! Menteur !

- Non, non, je te promets que ...

Oh non. Elle était tombée en plein drame familial ultra compliqué entre fous furieux.

Il fallait qu'elle se barre de là avant de finir comme eux.

- Alariel est mort !

- Mais je suis mort !

....Et très très vite.

- Pourquoi ai-je été danser avec toi il y a de cela 1253 ans ?

1253 ! Et quoi encore ?!

Non mais ils débloquaient sérieusement !!!


- Raziel avait refusé d'aller au bal avec toi parce qu'il avait mieux à faire que de se "divertir dans de telles futilités". Aussi j'ai proposé de le remplacer.

Et il répondait ! Ce taré répondait !!! Mais où est-ce qu'elle était tombée, bordel ?!!!

- Qu'y a-t-il eu de particulier avec ta soeur ce soir là ?

- Elijah, fidèle à elle-même, à manqué de s'étouffer avec une nabelle. Saisie, elle a fait tomber le plateau du serveur sur Nathaniel.

- Quels sont les derniers mots que tu m'as dit ?

- Thes sännherial.

Mais...????!!! Tous des ravagés !

- Oh mon dieu ...!

Et sévère !!!

Elle se tendit en voyant le regard gris de Roxane se poser sur elle.

- Que fait-elle là ?

- J'avais besoin d'une humaine.

La théorie de la secte semblait de moins en moins à exclure...

- Pourquoi elle ?

- Elle est de bonne compagnie. Puis elle sait déjà tout sur le fantastique, j'avais pas à me fouler comme ça, d'une pierre deux coups ; je récupérais la bague qu'on m'avait volée et qu'elle avait donné à son autre pote vampire et je l'entrainais ici.

Fantastique ?! Jamais !!! Même avec toute la conviction de ses tripes, quand elle essayait de croire un peu à tout ça, il y avait cette petite voix qui lui disait que c'était complètement débile et qu'elle était juste sous la totale influence d'un aliéné de première. Et maintenant, ils étaient deux. Dont, salaud de hasard , la soi-disant petite amie de son quasi demi frère.

Du hasard. Juste du hasard. Après tout le monde est petit, non ?

- Elle est avec Anauel, on ne peut pas lui faire confiance ! Tu pactises avec l'enn...

Là, elle ouvrit grand les yeux.

OH LA !!! Mais que venait faire le père de Mitzrael dans l'histoire ????

- Elle avait une bonne tête pourtant.

Ok alors, réflexion réflexion. Roxane et Alaric étaient deux dingues. Mitzrael était psychotique, lui aussi, à ses heures. D'ailleurs Anauel, son père, l'aidait, elle, April, sa petite amie, à le retrouver pour le remettre à l'institut psychiatrique dont il s'était enfui.

Alors si Anauel était l'"ennemi"...Sans doute, Roxane et Alaric avaient-il aidé Mitzrael à s'enfuir ??? Peut être étaient-ils même à l'origine de sa fugue ???

C'est ça ! Et Mitzrael voulait rejoindre leur secte. Ou peut être y appartenait-il depuis des années.

Après tout, ces gens tuaient et torturaient et Mitzrael tuait lui aussi. Et du coup torturait peut être aussi...

Et elle ? Ben elle était juste un jouet dans l'histoire comme d'habitude. Même avec Mitzrael , ça...

- Attends une seconde... je ne me rappelle pas avoir dit que j'étais dans ton camp !

Hééé oui ! Pourquoi elle le torturait s'il était de son groupe ? Peut être parce qu'elle croyait justement qu'il aidait Anauel avec elle-même maintenant ?!

April poussa soudain un cri perçant. Alaric venait de poignarder la brune.

Et celle ci....April hurla de nouveau. Celle-ci arrachait simplement l'arme de son ventre blessé et en balançait sur Alaric.

Alaric qui enleva les lames de là, très calme alors que la rousse voyait avec horreur les plaies se refermer et revenir à la normale aussitôt après.

- Moi aussi j'ai évolué, chérie.

Oh là.

Oh là, non.

Haaaa là, ça, non !

Mais ils se prenaient pour quoi, au juste ? Des pokémons ???!!

Elle le savait : elle n'y croyait pas. Depuis le début.

Peu importe ce qu'elle avait sous les yeux, c'était IMPOSSIBLE.


Il la chopa avec lui et l'attira à sa suite dans les marches métalliques sans qu'elle puisse rien dire.

De toute façon, elle était trop occupée à ruminer.

- Tu vois, j'ai appris que c'était tuer ou être tué. C'est terminé le temps où j'étais encore naïf et où vous profitiez tous de moi. Surtout qu'actuellement, j'ai un gros avantage sur toi : je ne crains plus les armes de lumières ou de ténèbres. Toi si.

Non. Fadaises !!!

- Attends que je t'enfonce un pieu en bois dans le coeur !

Encore plus ABSURDE !!!

- Hin hin hin, qui c'est qui est en position de force là ? Alors sois gentille, ne me provoque pas et laisse-moi simplement trouver ce don j'ai besoin. Je t'embête plus, tu m'embêtes plus. C'est un bon parti.

Au fait, quelle porte pour mes affaires planquées ?


- Troisième à gauche.

??? Si facilement ? Pas beaucoup de volonté pour une ennemie.

- C'est tellement gentil à toi de répondre avec tant de ... spontanéité ! Si tu pouvais arrêter de saigner, ce serait parfait d'ailleurs. Ca aussi c'est drôlement provoquant.

- Vas te faire foutre ! AH PUTAIN CONNARD !

Et c'était elle la schizo ????!!!! Mais qu'ils aillent tous se faire soigner !!!

- Ca, c'était pour avoir trahi ma confiance il y a huit-cent ans et pour m'avoir traité de connard il y a deux secondes.

HUITS CENTS CLOUS, OUI !!!

Marre de ces énormités !!!


- Putain mais qu'est-ce que je t'ai fait ?!

- Tu le sais mieux que moi.

- Déconne pas, je vois pas de quoi tu parles !

- Et moi qui croyais que tu avais bonne mémoire. Allez, j'te laisse, j'ai un étage à fouiller.

April sentit l'homme l'enlacer, très alariquement.

- Hmmm ces histoires de famille, toujours si barbant et compliqué. Tu ne trouves pas ?

Elle se contenta de lui servir un regard de merlan frit.

C'était pas vraiment les engueules familiales qui la choquaient dans l'histoire...!

- Le coffre là, au milieu, ouvre-le.

Elle serra les mâchoires.

C'est ça. J'ouvre ta saloperie de coffre et je trouve un moyen de me barrer dare-dare de ce nid de timbrés.

Elle jaugea un moment le contenant de bois épais. Grand. Assez grand pour...

Elle s'exécuta.

Seulement dans le même quart de seconde, elle saisit le brun par la veste et - sans trop savoir où elle avait appris ça...- lui envoya son genoux entre les deux jambes pour le plier et le jeter ensuite dans la grande malle

Tiens embrasse le ton foutu coffre, espèce de demeuré !!!

Ni une, ni deux, elle referma le lourd couvercle et bloqua l'ouverture avec le premier objet qu'elle put trouver.

- ET RESTEZ Y TOI ET TES CONNERIES ! J'Y CROIS PAS ! J'Y CROIRAIS JAMAIS !!! TU N'EXISTES PAS, CET ENDROIT N'EXISTE PAS !!! VOS TRUCS DE MALADES, JE LES EMMERDE !!! hurla-t-elle au nouvel occupant du coffre- par la force des choses.

Avant de foncer vers le palier.

La forme de Roxane, Aladiah, ou elle ne savait plus trop quoi, en tout d'une folle à lier elle aussi, se dessinait quelque part au sol.

Elle devait faire vite ! Elle ne savait pas où elle allait comme ça, où elle pourrait courir une fois dehors, ni comment rejoindre la maison mais elle DEVAIT encore essayer.

Il n'avait plus besoin d'elle, c'était maintenant ou jamais.

A toutes jambes, elle dévala les escaliers et foula le sol vers la porte pour rejoindre le salon.

Vite, bordel, VITE !!!!!

Non ! Mitzrael !!! S'ils connaissent Anauel, ils connaissent forcément Mitzrael !!!

Sans plus attendre, elle se rabattit vers la forme de Roxane et la regarda, debout, tremblante de haine, de peur et de pleins choses qu'elle n'aurait su nommer..


- Quand je pense que ma mère te fait confiance ! Que Jude est complètement amoureux de toi !!! Qu'on t'a tous acceptée et soutenue ! Tu m'écoeures !!! Toi, Lui là-haut dans son coffre, vous m'écoeurez tous !!!

Elle attrappa le poignard près de la jeune femme, bloqua celle-ci au sol d'un genoux sur son ventre et colla la lame sous sa gorge.

- Je crois que j'ai compris votre sale manège....Qu'est-ce que vous avez foutu de Mitzrael ?! Réponds !!!

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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Lun 28 Fév - 0:07

April ouvrit le coffre, Alaric fronça les sourcils. Alors quoi ? Pas de sceau ? Pas de magie ? Rien ? Juste... un simple coffre à ouvrir, comme ça ? C'était pas un peu simple ? Comment... Pourquoi lui faciliter autant la tâche ? C'était... oh et puis merde, c'était carrément jouisif ! L'homme s'en approcha joyeusement. Brusquement, il se sentit tirer en avant et AOUCH !! Mais quelle pute ! Qu'est-ce qu'elle avait à lui foutre un coup de pied entre les deux jambes cette salope ! D'accord il était mort mais pas eunuque non plus ! D'ailleurs elle était bien placée pour le savoir.

SBLAM

Tout s'était déroulé très vite. Quoi qu'il en soit, une chose était certaine : April venait de l'enfermer dans ce fichu coffre.

Il écarquilla les yeux. Qu'est-ce qu'il lui prennait à cette timbrée ?! Il l'avait pas vue ingurgiter de drogue pourtant !

- ET RESTEZ Y TOI ET TES CONNERIES ! J'Y CROIS PAS ! J'Y CROIRAIS JAMAIS !!! TU N'EXISTES PAS, CET ENDROIT N'EXISTE PAS !!! VOS TRUCS DE MALADES, JE LES EMMERDE !!!

Ok alors c'était officiel.
April O'Brien était diagnostiquée schizophrène. Ou Alzeïhmer, à voir.

Soupir. Bon. C'était pas pour autant qu'il allait moisir dans ce coffre. Celui même pour lequel il s'était rendu jusqu'ici. Aussi, sans tarder, il s'en extrait et se laissa tomber sur le sol.

PLOUF

Encore un froncement de sourcils.
Hurlement.

MERDE C'ETAIT QUOI CETTE BLAGUE ?!!!

Il continua de rouler plus loin, tandis que chacun de ses membres qui avaient touchés cette merde de produit continuaient à brûler. De la verveine ?! OH LE CON !! Ah putain ça faisait foutrement mal cette saloperie de plante !!

***
Connard de vampire et connasses de lames. Quelle était cette merde de retour de fortune qui faisait qu'une arme d'Ange blessait aussi un Ange ?

Nouvelle quinte de toux. Aladiah se frotta à nouveau la bouche. Encore du sang, toujours du sang ! C'est qu'il l'avait pas râtée en plus. Elle se redressa légèrement, ramenant ses jambes contre elle. Au moins, il ne l'avait pas tuée. Nouvelle convulsion. Elle grimaça. Finalement, la mort était certainement moins douloureuse. Soupir. Encore combien de temps à attendre que les sorts de soin agissent sur ces satanés types de blessures ? Trop longtemps, de toute manière.

Tiens... quelqu'un dévalait les marches. D'ailleurs, April ne tarda à se planter devant elle, telle une furie. Haussement de sourcils. Elle lui voulait quoi exactement la garce ? Garce qui avait carrément une tête d'alienée.

- Quand je pense que ma mère te fait confiance !

Pardon ?
Que sa mère lui ... mais qu'est-ce qu'elle baragouinait encore cette conne ?! Lisa n'avait rien à voir là-dedans !

- Que Jude est complètement amoureux de toi !!!

Instantanément, le visage surpris de Roxane se transforma en un masque rigide et glacial. Ignorant superbement son état de faiblesse, elle dévisagea longuement la rousse. A quel jeu est-ce qu'elle jouait exactement ? Elle savait parfaitement ce qu'il en était de la situation avec Jude. Et elle savait surtout qu'elle n'avait plus le droit de prononcer son nom.

- Qu'on t'a tous acceptée et soutenue ! Tu m'écoeures !!!

Hein ?! Mais soutenue pour quoi ?!!!

- Toi, Lui là-haut dans son coffre, vous m'écoeurez tous !!!

Dans un coffre ? Elle avait enfermé Alariel dans un coffre ?

Pas le temps d'approfondir la réflexion. April se jeta sur elle et pointa la larme du poignard de lumière juste sous sa gorge. L'immortelle écarquilla les yeux, visiblement surprise. Qu'est-ce qu'il lui prenait à cette malade ?!

- Je crois que j'ai compris votre sale manège....Qu'est-ce que vous avez foutu de Mitzrael ?! Réponds !!!

Mitzrael ? Mais il n'avait jamais été question de Mitzrael !
Ok, c'était définitif : cette adolescente avait un grain. Un fameux grain. Elle devait être émotionnellement instable.

- Tu vas quand même pas me tuer, si ? articula Aladiah en attrapant vivement le poignet d'April. Oh peut-être que t'en crèves d'envie, je ne dis pas le contraire. Néanmoins, j'en ai décidé autrement. Désolée, je tiens à préserver mon intégralité.

Craquement sonore.
D'un geste vif, la blessée venait de retourner, déboiter et donc casser le poignet de l'humaine.

- Tu vois, plus le temps passe, plus je comprends le plaisir qu'éprouve Nate à faire souffrir une garce débile comme toi. Quand je pense que tu demandes encore où est Mitzrael alors que tu as vu Nathaniel tuer un de tes potes dans son enveloppe corporelle. C'est quoi ton problème, hein ? Il y a quoi que tu captes pas dans l'histoire, parce qu'entre-nous, je la trouve pas si compliquée. D'ailleurs, je trouvais rien de compliqué dans mon message pourtant clair : "ne te mets plus en travers de mon chemin". Tu te trouves marrante avec ta petite vanne sur Jude alors que tu sais pertinnement que j'ai du effacer le moindre souvenir me concernant de sa mémoire ? Tu crois peut-être que ça a été génial pour moi de quitter tout ce que j'avais sur Anteria à cause de ta connerie maladive ?! Franchement, je dois avouer que la plaisanterie n'est pas vraiment à mon goût. Aussi...

Elle entraina le poing armé d'April se planter dans son torse.

- J'estime avoir été suffisamment patiente.

Les yeux mercures captèrent le regard d'April.

- Alors comme ça t'aimes Mitzrael à en crever ? J'pense pas que l'amour est réciproque mais ce qui est certain c'est que le décompte de tes jours s'arrêtent ici.

Illusion.
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Lun 28 Fév - 13:56

- Tu vas quand même pas me tuer, si ? Oh peut-être que t'en crèves d'envie, je ne dis pas le contraire. Néanmoins, j'en ai décidé autrement. Désolée, je tiens à préserver mon intégralité.

- AaaaaaaAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!

April se mit à hurler en sentant la paume de Roxane lui tordre le bras et en entendant ses os du poignet rompre dans un craquement monstrueux.

- Tu vois, plus le temps passe, plus je comprends le plaisir qu'éprouve Nate à faire souffrir une garce débile comme toi. Quand je pense que tu demandes encore où est Mitzrael alors que tu as vu Nathaniel tuer un de tes potes dans son enveloppe corporelle.

Hein ??!! Nathaniel ? Mais que faisait Nathaniel dans tout ça ? Nathaniel n'était que le pire ennemi de Mitzrael qui le manipulait et le poussait à porter plainte contre son père, Anauel et l'incitait sans arrêt à la fugue.
Nathaniel la harcelait au téléphone, pour s'amuser. Nathaniel jouait avec les gens. Mais il n'était pas sensé connaître Roxane !!!

Un membre de leur secte alors ? Très probable.

Elle gémit sous la douleur lancinante de son poignet.

Mais quelle était cette histoire de "tuer un de ses pote" ??!!!

Le seul pote à elle qui était mort était Ethan Cole, dans un éboulement dû à la vétusté des fondations du stade de l'université.

Et dans ses autres connaissances, Pitt avait eu un accident de voiture et Dane était mort, tué par Mitzrael qui avait déclenché un incendie dans un gagrage - avec son briquet - alors qu'il l'avait séquestré pour le tabasser. La façon de Dane d'accueillir les nouveaux.

Et ces trucs d''enveloppe corporelle"....Encore leur merde mensongère de cinglés !!!

- C'est quoi ton problème, hein ? Il y a quoi que tu captes pas dans l'histoire, parce qu'entre-nous, je la trouve pas si compliquée. D'ailleurs, je trouvais rien de compliqué dans mon message pourtant clair : "ne te mets plus en travers de mon chemin".

- MAIS DE QUEL MESSAGE TU PARLES ?!

-Tu te trouves marrante avec ta petite vanne sur Jude alors que tu sais pertinnement que j'ai du effacer le moindre souvenir me concernant de sa mémoire ?

Effa....QUOI ???!!! Déblocage total !!!

- Tu crois peut-être que ça a été génial pour moi de quitter tout ce que j'avais sur Anteria à cause de ta connerie maladive ?!

Anteria ?! C'était quoi Anteria ???

- Franchement, je dois avouer que la plaisanterie n'est pas vraiment à mon goût. Aussi...

- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!

Nouvelle douleur percutante au buste et au bras.

- J'estime avoir été suffisamment patiente.

Elle trembla en croisant le regard horriblement froid de l'autre.

- Alors comme ça t'aimes Mitzrael à en crever ? J'pense pas que l'amour est réciproque mais ce qui est certain c'est que le décompte de tes jours s'arrêtent ici.

...

Il faisait chaud.

Abominablement chaud.

Trop chaud.

Ell était étendue sur une grande table de fer brûlant. Ses mains liées entre elles sous son dos, ses pieds ficellés à la table.

Mais....Mais c'était quoi ce délire ??!!!

Une seconde plus tôt elle se trouvait avec Roxane dans la pièce du manoir !

L'avait-elle assommée ?

Oui c'était sûrement ça.

Elle avait mal au crâne et sentait son cerveau appuyer contre ses tempes et ses yeux comme s'il étouffait et demandait à sortir de là.

Mais combien il faisait ici, 45 degrés ?!

Au dessus d'elle, un vieux néon rouillé grésillait maladivement.

Quelques pas se firent entendre derrière elle.

Elle tenta, paniquée, de tourner la tête pour voir de qui il s'agissait.

Mais la forme avança vers elle en premier.

Cette veste verte, ces pas légers, cette tête blonde et ces yeux bicolores ...

- Mitzrael !!! Oh bon sang, tu es là ! Je sais pas ce que je fous ici, on m'a assommée je crois, vite aide-moi à me détacher de là ! On doit se barrer d'ici, c'est tous des fous dangereux !

Mais l'hétérocrome ne fit aucun geste.

Il se contenta de poser sur un elle un regard impassible. Voire un peu dément.

Celui avec lequel il regardait ceux qu'il voulait planter d'une balle de 9 mm.

Elle se raidit en le voyant sortir une arme de sa poche. Un couteau suisse de poche. Mais la lame semblait affutée.

- Je t'avais dit de ne pas croire les mensonges.

Mais la lame n'alla pas sectionner les liens comme elle l'espérait.

Au lieu de ça, il posa sa main sur le ventre de la rousse et releva son pull pour en découvrir la peau claire.

- Mitzrael...Qu'est-ce que tu fais....? s'inquièta la rouquine.

- Pourquoi n'écoutes-tu jamais, O'Brien ?

Alors qu'il pronoçait ces mots, elle sentit la lame froide lui entamer la peau et dessiner une ligne oblique dans sa chair, aux alentours de sa hanche.

Elle cria.

- Mais qu'est-ce qui te prends ???!!!

- Tu mens. Tu mens toujours. Tu n'as jamais fait que mentir. Tout n'était que mensonges.

- Tout, quoi ?! Mais de quoi tu parles ????!!!

Nouvelle incision à côté de l'autre.

- Arrête-ça !!!!

- Mais peu importe. N'est-ce pas ?

Encore une fois, elle sentit la peau s'écarter sous le trait du couteau.

- BORDEL, ARRÊTE !!!!

- Tu ne veux pas comprendre. Je te l'ai déjà dit pourtant : Au moment précis où nous parlons, des centaines de cellules de ta peau sont en train de se reconstituer. Lorsqu'une cellule meurt, une autre se divise pour la remplacer: c'est le phénomène d'homéostasie tissulaire.

Encore ces histoires !!!

Et cette douleur qui lui mordait la chair !

Il traça une nouvelle ligne à coté des autres en ignorant ses cris.

Le sang se répendait, chaud et écarlate sur le ventre de la mortelle, tendu et creusé par la peur.

Il posa une de ses paumes sur les blessures, l'empeinnant du liquide pourpre.

Puis il posa la lame sur sa jambe attachée et leva les deux main pour lui montrer ses paumes, cherchant son regard vert de ses iris chamarrés.

- C'est le balancier permanant entre la création et la destruction.

- MITZRAEL, MERDE, MAIS ARRÊTE ! TU VAUX MIEUX QU'EUX ! REVIENS À LA RAISON, JE T'EN PRIE !!!

Mais celui se contenta de darder sur elle un regard impavide.

Et de fouiller dans sa poche de la main innoncente pour en sortir une cigarette et son fidèle briquet rouge.

Là, il glissa le baton de papier blanc et orange à ses lèvres et l'alluma.

- Je t'en supplie...Rappelle-toi tout ce qui s'est passé ! Tout ce qu'on a partagé !!!

Le vairon hocha lentement la tête et retira la cigarette de sa bouche, la tenant entre ses deux doigts maculés, le papier blanc absorbant le liquide rouge comme un buvard.

- Tout ce qu'on a partagé...

Et toujours ce regard imperturbable...Inexpressif.

La main rouge s'abaissa, nicotine toujours coincée entre index et majeur.

La cigarette pivota doucement pour se caler entre le pouce et l'index.

Le vairon appuya alors l'enbout cendré et embrasé contre une des plaies ouvertes, arrachant un autre gémissement aigu à April.

- Tu as encore tellement à apprendre petite humaine.

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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Lun 28 Fév - 15:55

Le reflet de la lampe blanche étincella une seconde dans la lame du poignard levé haut au-dessus de la poitrine d'April O'Brien, caressant au passage le visage d'Alaric qui se trainait douloureusement dans les escaliers dans l'espoir de rattraper sa fugueuse. Il redressa la tête. Son regard rencontra la silohouette de l'arme prête à s'abattre sur l'humaine. Il écarquilla les yeux.

- Oh non ... Pas ça. souffla-t-il.

Le temps semblait s'être brusquement arrêté. Tout semblait s'être figé. Il hurla :

- Aladiah, non !! Ne fais pas ça !!!

L'homme s'apprêta à se jetter dessus. L'Ange leva une main vers lui sans quitter la rousse du regard.

- Tu m'approches et tu n'as aucune chance de la récupèrer.

- Réfléchis, s'il-te-plait. Ca ne t'apportera rien !

- Au contraire, ça m'apportera vengeance et soulagement.

- Non, non. Non ! Tu sais aussi bien que moi que ce n'est pas vrai.

- Qu'est-ce que t'as Alariel ? Tu flippes parce que sans elle tu vas devoir plonger dans la verveine ?

- J'viens d'en prendre un bain, c'est gentil de t'en inquièter.

- Alors qu'est-ce qui devrait me retenir ?

- Même si je n'ai plus aucune confiance en toi Alad', je reconnais qu'il y a des choses que tu n'es pas, et que tu ne seras jamais. Une stupide meurtrière, notamment.

- Alors tu devrais savoir que ce que je fais est juste.

- C'est ... c'est juste un humaine ! Elle est innocente et tu voudrais me faire avaler qu'il est juste de la tuer ?!

- Innocente ?! Tu n'as aucune idée de ce qu'elle a pu faire dans sa courte vie d'humaine justement !

- Peut-être bien, mais tu sais que je peux sonder les âmes, et je sais que la sienne est pure. Donne lui une nouvelle chance.

- Mais j'lui ai donné que ça ! Et où ça m'a menée tu crois ? A la perte du peux que j'avais construit sur ce monde presque plus misérable que ses habitants. Si tu sondes les âmes, tu devrais savoir mieux que moi qu'aucune âme humaine n'est pure. Alors quoi qu'tu puisses en penser, j'vais faire ce que j'aurais du faire depuis le début. Conserver mes vieilles méthodes ; pas de pitié pour l'ennemi.

- NON !!! !!!

Trop tard.
Le temps s'était remis à s'écouler.
Le poignard venait de s'abattre dans le coeur d'April. Aladiah fila à l'étage, récupéra ce qu'elle était venu chercher et s'enfuit.

Alaric, lui, s'était entaillé le poignet et l'avait amené à la bouche de l'adolescente. Les dents serrées, il lui tappota la tête de l'autre main.

- Hey, April, stop. Réveille-toi ! Reviens ! Mitzrael n'est pas là. Tu es ici, avec moi. Alors reviens, et bois.

Elle ouvrit les yeux. La plaie se refermait.
Un soupir soulagé s'échappa d'entre ses lèvres.
Puis, elle s'évanouit.

***
- Hmmm, désolé. Je me doute que t'aurais préféré un beau coffre à ton lit mais j'en n'avais pas à disposition. Mais t'en fais pas, je te promets que je t'offrirai un cercueil pour ta Noël. Tu verras, c'est très confortable.

Alaric se redressa de la chaise sur laquelle il patientait depuis maintenant une ou deux heures. Autour d'eux, les murs rosés de la chambre chicagoanne d'April O'Brien. April qui était en cet instant allongée dans son lit et venait d'entre-ouvrir les yeux.

Le vampire se retrouva soudainement couché à ses côtés, un drôle de sourire accroché aux lèvres.

- Mon dieu, je ne savais pas qu'une humaine était capable de dormir aussi longtemps. Je dois avouer que tu m'as impressionée.

Il se laissa tomber sur le dos.

- Même ton chien a fini par se lasser de te contempler dormir. Tu devrais me remercier pour ma patience. Elle est exemplaire.

Il pencha légèrement la tête sur le côté avec une moue étrange, glissa sur le côté et se pencha au-dessus de l'humaine.

- Ou me remercier de t'avoir sauvé la vie, accessoirement. Parce qu'entre nous, j'aurais très bien pu te laisser moisir dans le coffre dans lequel tu m'avais si gentiement enfermé. Ne t'avise pas de recommencer ou ça se finira mal. Pour toi.

Il leva les yeux au ciel.

- En parlant de ça, on t'a jamais appris à pas provoquer les névrosées, hein ? J'sais pas ce que tu lui as fait à la dernière qu'on a croisé mais j'ai eu du mal à la convaincre de ne pas te tuer.

Rire.

- Haha j'suis trop bête, en fait j'y suis même pas parvenu ! Soit. Avant toute chose. Faut quand même que je m'assure de ... Tu vas bien là ? Tu vas pas partir dans une de tes crises débiles de schizofrène ou de vieille droguée en manque si je te pronnonce les mots "vampire", "Ange" ou "magie" ? Parce que c'était vraiment pathétique...
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Lun 28 Fév - 20:35

La sensation cotonneuse du sommeil vide devenait de plus en plus palpable...Comme...April analysa ce que touchait le dos de sa main.

Comme l'ouate rembourée d'une couette.

- Hmmm, désolé. Je me doute que t'aurais préféré un beau coffre à ton lit mais j'en n'avais pas à disposition. Mais t'en fais pas, je te promets que je t'offrirai un cercueil pour ta Noël. Tu verras, c'est très confortable.

April cilla doucement. Elle reconnut aussitôt le plafond blanc qu'elle avait détaillé si souvent ces dernières années.

- Mon dieu, je ne savais pas qu'une humaine était capable de dormir aussi longtemps. Je dois avouer que tu m'as impressionée.

En tournant le visage, elle reconnut la silhouette gracile d'Alaric.

- Même ton chien a fini par se lasser de te contempler dormir. Tu devrais me remercier pour ma patience. Elle est exemplaire.

Elle fronça les sourcils et entrepris de se souvenir des derniers évènements. Tout se replaça très vite dans son esprit.

- Ou me remercier de t'avoir sauvé la vie, accessoirement. Parce qu'entre nous, j'aurais très bien pu te laisser moisir dans le coffre dans lequel tu m'avais si gentiement enfermé. Ne t'avise pas de recommencer ou ça se finira mal. Pour toi.

Sauvé la vie, oui....Il l'avait fait boire son sang pour la soigner du poignard que Mitzrael lui avait planté dans le coeur. Enfin, l'illusion de Mitzrael créée par l'Ange.

- En parlant de ça, on t'a jamais appris à pas provoquer les névrosées, hein ? J'sais pas ce que tu lui as fait à la dernière qu'on a croisé mais j'ai eu du mal à la convaincre de ne pas te tuer.

Oui ! Oh purée, oui ! Aladiah ! Elle avait été lui parler de Jude !!! La menacer avec sa propre arme ! Et...Et se comporter comme si rien d'inhumain n'était jamais venu rompre la normalité de sa vie d'humaine.

Mais pourquoi ???!!!

- Haha j'suis trop bête, en fait j'y suis même pas parvenu ! Soit. Avant toute chose. Faut quand même que je m'assure de ... Tu vas bien là ? Tu vas pas partir dans une de tes crises débiles de schizofrène ou de vieille droguée en manque si je te pronnonce les mots "vampire", "Ange" ou "magie" ? Parce que c'était vraiment pathétique...

Elle se frotta un peu les paupières et se releva sur le lit.

- Merci. Pour...ma vie.

Elle se leva, la tête lui tournait un peu avec toute cette histoire. Et prit Alaric par le bras et l'entraîna en bas, dans la cuisine, l'invitant à s'asseoir à la table de bois vernie.

Là, elle se servit un verre d'eau, sortit une bouteille de champagne du frigo - Lisa et ses lubies ! - et en servit une coupe au vampire.

Puis elle s'assit à son tour, face au brun.

- Je ne comprends pas. J'ai beau fouiller, je ne vois pas comment j'ai pu croire que le fantastique n'existait pas. J'en ai toujours eu la preuve jusqu'à aujourd'hui ! Et je ne suis pas folle !!!

Elle regarda son verre, perplexe.

- Non vraiment, je ne vois pas...

Elle posa ses iris yerts sur Alaric.

- Est-ce que tu as fait quelque chose ....?

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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Mar 1 Mar - 21:12

- Moi ? commença le vampire qui admirait tantôt le verre de champagne de qualité avec un air soucieux et qui pointait désormais son torse du bout de son indexe.

Il haussa les sourcils. Ainsi, il imitait avec belle exagération la moue de l'homme à la fois surpris et vexé.

- Jamais !

Il vida d'une traite la-dite coupe, la posa sur le meuble dérrière lui et fit passer ses doigts dans la longue chevelure rousse, parodiant un air suggestif.

- Si ce n'est passer une excellente nuit à tes côtés.

Sourire narquois.

- Plus sérieusement, crois-moi, il n'y a rien d'amusant à sortir d'un coffre poussiéreux pour plonger dans de la verveine. Alors non, je n'ai rien fait à ta caboche.

Haussement d'épaules.

- De toute manière, je n'en ai pas les moyens.

Ses mains ses posèrent sur ses épaules.

- Alors chérie, navré, mais j'opte plutôt pour la folie. J'te payerai la consultation si tu veux. Ca se soigne ses choses là.

Il la fit se décaller et traversa la cuisine jusqu'à atteindre le frigo qu'il ouvrit pour en extriper sans gêne aucune la bouteille de champagne. Il la leva avec un drôle de regard, faisant mine de trinquer.

- A la tienne !

Et la porta à ses lèvres pour en boire quelques gorgées.
Son regard revint sur la rousse, un tentinet provocateur.

- T'as pas un petit déjeuner à m'offrir ? J'ai les crocs.
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Mar 1 Mar - 21:56

- Moi ? Jamais !

La rousse fronça les sourcils en voyant la main du vampire se tendre vers. Quand il caressa ses cheveux, elle réagit assez vivement en lui infligeant une bonne tape sur les doigts.

- Si ce n'est passer une excellente nuit à tes côtés.

Ça....Elle n'était malheureusement pas prête de l'oublier ! Une demie-heure à cracher ses boyaux en pleine forêt pour rien ! Pire ! Pour un vulgaire vampire !

Si , avant de partir en Russie, elle avait encore le courage de croiser le regard de Mitzrael quand ils se reverraient , là, c'était fini !

- Plus sérieusement, crois-moi, il n'y a rien d'amusant à sortir d'un coffre poussiéreux pour plonger dans de la verveine. Alors non, je n'ai rien fait à ta caboche.

De toute manière, je n'en ai pas les moyens.


Nouvelle tape aux mains d'Alaric sur ses épaules. Double tape. Et grognement étouffé.

- Alors chérie, navré, mais j'opte plutôt pour la folie. J'te payerai la consultation si tu veux. Ca se soigne ses choses là.

Hé ! Mais c'est qu'il se servait dans le frigo, l'énergumène !

- A la tienne !

Ces vampires...Tous des alcoolos....

- T'as pas un petit déjeuner à m'offrir ? J'ai les crocs.

April s'avança vers le pique-assiette et lui arracha la bouteille des mains et des lèvres.

- M'avoir sauvé la vie deux fois de suite ne fais pas de nous des amis, chéri. Sans toi et ton marché forcé, je n'aurais jamais eu à être sauvée. On est pas potes. Juste quittes.

Elle nettoya le goulot et rangea à nouveau le Veuve Cliquot au frigo, à sa place.

Puis elle regarda Alaric en soupirant.

- J'suis pas un self service. Va faire la manche ailleurs.

Elle leva sur lui son regard blasé d'April normale.

Alariel....Aladiah...Nathaniel...Elle commençait à croire que les Anges étaient vraiment tous des cons. Ah non, Anauel sortait du lot. Heureusement.

Et Mitzrael....Non, Mitzrael il nageait encore à plein régime dans la connerie.

Remarque, elle n'avait rien à dire...!

Elle s'ouvrit une boîte en carton en tirant un sachet d'infusion, fit chauffer un fond d'eau dans la bouilloire électrique, attrappa une tasse et s'assit à nouveau en observant le brun.

Alors il ne supportait pas la verveine...Intéressant, ça...

Surtout que Lisa raffolait de ce genre d'herbes à infuser pour l'aider à dormir, hyperactive comme elle était.

Hin hin....!

C'est donc sagement qu'elle prit bien soin de cacher l'image fleurie sur le cartonnet de son sachet d' infusion.

Juste au cas où il déciderait de l'approcher un peu trop...Et...Un petit masque au plantes ?


- Et sinon, si tu m'as sauvée,pourquoi avoir descendu ce pauvre Stewart ?

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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Mer 2 Mar - 14:17

Alaric sentit la bouteille d'alcool lui glisser des mains tandis qu'il l'amenait une tierce fois à ses lèvres tout en tournant joyeusement sur lui-même. Il cessa sa pirouette et leva les yeux sur la coupable de l'affront, les plissant un instant. Hey ! Mais ... ? Qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire qu'il la boive ? Elle se contentait tout de même d'une verre d'eau. Et ainsi, elle avait au moins le mérite de lui offrir quelque chose qui étancherait sa soif. Il secoua la tête. Finalement, il la préférait dans ses accès de folie. Elle était déjà plus drôle.

- M'avoir sauvé la vie deux fois de suite ne fais pas de nous des amis, chéri. Sans toi et ton marché forcé, je n'aurais jamais eu à être sauvée. On est pas potes. Juste quittes.

Haussement de sourcils.
Il ne se rappelait pas avoir insinué qu'il considérait la demoiselle comme étant une amie, ou même une "pote". Mais soit. Si elle désirait l'interprêter comme cela. C'était son choix, et il ne changerait certainement rien dans sa vie.

Le vampire s'installa sur l'un des recoins de la table, sans quitter son interlocutrice du regard. Il posa oisivement ses pieds sur la chaise qui gisait en face de lui alors qu'elle rangeait -après avoir pris soin de la nettoyer- la bouteille au frigo.

- J'ai pas l'hépatite tu sais.

Sourire.
L'autre soupira.

- J'suis pas un self service. Va faire la manche ailleurs.

L'homme leva les yeux au ciel.

- J'ai dit que j'avais faim, pas que je voulais boire ton sang. Je faisais allusion à un frère, une soeur. Ou à ton chien, un hamster, un chat, une biche ! ma foi, pourquoi pas ? C'est dégueulasse, mais c'est toujours mieux que rien.

Il croisa les bras, soupirant à son tour. Plus joyeusement, assurément.
La jeune femme, de son côté, se prépara un thé.

- Et sinon, si tu m'as sauvée, pourquoi avoir descendu ce pauvre Stewart ?

Haussement de sourcils, encore une fois.

- Je te l'ai déjà dit, non ? C'est pas moi qui ai tué ce bon vieux Clues, c'est Judith.

Alaric bondit sur ses pieds et s'avança vers April qui sirotait tranquillement sa boisson.

- Cependant, je te donne raison sur un point ; si ça avait été à moi qu'avait été confiée la tâche de l'achever, je me serais exécuté sans broncher. Et tu sais pourquoi ?

Il pencha légèrement la tête sur le côté, le regard grave.

- Parce que j'aime ça, tuer des gens.

Sourire.

- Surtout quand il s'agit de donner une leçon à quelqu'un.

D'un signe de tête, il désigna la tasse, referma ses doigts autour de la porcelaine chauffée par l'eau bouillante.

- Tu permets ?

Il insista en tirant d'un coup sec mais précis, l'amena à ses lèvres. Le liquide coula dans sa bouche. Aussitôt, il le recracha en reculant d'un bond, laissant tomber la tasse sur le carrelage. Le verre éclata en morceau et le reste de la boisson s'éparpilla sur le sol lisse. Les mains accrochées à sa gorge, l'homme s'écroulant au sol en esquissant une plainte sourde.

De la verveine ?!!

- Bravo ! souffla-t-il d'une voix à peine audible tant sa gorge était brûlée. Tu m'as bien eu. Tu viens de te faire un nouvel ennemi.

Suite à une longue quinte de toux, il se redressa en s'appuyant douloureusement sur l'étagère, s'avança lentement à la hauteur du frigo et en sortit une fois de plus la bouteille de champagne qu'il vida fiévreusement d'une traite.
Il fallait au moins ça pour faire passer le goût !

Il referma le réfrégirateur, posa ses deux mains sur le lave-vaiselle, prit une profonde et bien longue inspiration. Une fois d'abord, puis deux. Puis trois, quatre. La douleur calmée, il se retourna vivement vers la rousse, le regard menaçant.

- Alors comme ça tu lances les représailles ? C'est bien, c'est une partie que je suis sûr de gagner.

L'homme fila dans la chambre, se saisit du Blackberry de son hôte et redescendit aussitôt. Il chercha trente secondes dans son répertoire, sélectionna un numéro au hasard et appela, narguant visiblement la propriétaire du bien. Il brancha le haut-parleur.

- Allô April ?

- Jessica ?

- C'est moi. Qui êtes-vous ?

- Bonjour, excuse-moi de te déranger. Je m'appelle Alaric Qamra. Je suis une ami proche d'April et il se trouve qu'elle ne se sent pas très bien. Je ... je pense qu'elle a besoin de compagnie féminine. Ca ne va pas très bien avec son petit ami, tu comprends ? Et le réconfort n'est amais de ...

- Oh ... c'est au sujet de Mitzrael alors ? Je ... j'arrive tout de suite ! Dans cinq minutes, le temps de regrouper mes affaires. J'habite juste à côté. C'est gentil d'avoir pensé à moi !

- Avec plaisir, c'est tout naturel. A tout de suite.

- A toutes !

Le vampire raccrocha.
Il roula les yeux, parodiant l'innocent.

- Oups ...
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Mer 2 Mar - 20:06

- Je te l'ai déjà dit, non ? C'est pas moi qui ai tué ce bon vieux Clues, c'est Judith.

Judith. D'accord. Alors pourquoi Owen s'était-il empressé de l'appeler pour la mettre en garde contre "Alaric Qamra"...?

- Cependant, je te donne raison sur un point ; si ça avait été à moi qu'avait été confiée la tâche de l'achever, je me serais exécuté sans broncher. Et tu sais pourquoi ?

Parce que j'aime ça, tuer des gens.

April leva vers lui un regard à la fois incompréhenisf, agacé et sombre.

Quoi, il espérait la terrifier ? Après Mitzrael, Nathaniel, Zephiro, Kyle, Ressia et toute la clique ?!

Hé, la sangsue, j'ai un pote à te présenter ! Zephiro, Mineur de son état. Je suis certaine que vous êtes fait l'un pour l'autre !

- Surtout quand il s'agit de donner une leçon à quelqu'un.

Elle se raidit un peu. Elle devait rester sur ses gardes....Oh oh...Il s'attaquait à sa tasse maintenant...

- Tu permets ?

Elle écarquilla des yeux assez effrayés. Grave incident en vue...Mais il fut plus fort et finit par lui arracher la tasse pour en avaler le contenu d'un air frondeur.

April se prit la tête dans les mains.

Merde ! Se protéger, d'accord mais l'empoisonner n'était pas non plus son but !!!

- Bravo ! Tu m'as bien eu. Tu viens de te faire un nouvel ennemi.

Elle regarda, interdite, Alaric vider la bouteille de champagne qu'il venait de reprendre dans le réfrégirateur.

- Alors comme ça tu lances les représailles ? C'est bien, c'est une partie que je suis sûr de gagner.

Elle chercha, paniquée, à faire signe que non mais vous connaissez la rapidité des vampires...

Oh non. Son cellulaire. Mais qu'est-ce qu'il projettait ?!

- Allô April ?

- Jessica ?

La rousse pâlit.

- C'est moi. Qui êtes-vous ?

- Bonjour, excuse-moi de te déranger. Je m'appelle Alaric Qamra. Je suis une ami proche d'April et il se trouve qu'elle ne se sent pas très bien. Je ... je pense qu'elle a besoin de compagnie féminine. Ca ne va pas très bien avec son petit ami, tu comprends ? Et le réconfort n'est jamais de ...

- Oh ... c'est au sujet de Mitzrael alors ? Je ... j'arrive tout de suite ! Dans cinq minutes, le temps de regrouper mes affaires. J'habite juste à côté. C'est gentil d'avoir pensé à moi !

Oh, bordel....

- Avec plaisir, c'est tout naturel. A tout de suite.

- A toutes !

Elle rencontra le regard du brun.

- Oups ...

Se prit l'arrête du nez entre les doigts.

- Si tu ne piochais pas dans tout ce qui t'entoure aussi ! T'es quand même le seul vampire qui tape dans la bouffe humaine, mis à part l'alcool, que je connaisse ! fit-elle avec colère.
Comment je pourvais deviner ? J'avais pas l'intention de t'empoisonner. Juste de me protéger. Histoire qu'on joue un peu au même niveau....

Elle se leva et planta son regard vert dans celui d'Alaric.

Puis brutalement se retourna, attrapa un tabouret de bois, le fracassa contre le carrelage et en arracha un pied éclaté en biseau, se jeta sur Alaric pour le coincer contre la porte du grand frigo métallique, la pointe du pieu improvisé appuyé contre le coeur de l'ex ange.


- Mais si tu fais ne serait-ce qu'essayer de toucher à Jess', je jure de t'apprendre personnellement l'expression "mordre la poussière" !

Ses iris vertes se vrillèrent aux yeux ambrés, menaçantes et décidées.

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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Ven 4 Mar - 18:16

La petite rousse tenait l'arrête de son nez entre pouce et indexe. Confuse, assurément. Sans doute angoissée et désemparée également. Il pouvait entendre son rythme cardiaque redoubler de cadence. Ouïr sa respiration plus rêche, plus saccadée. Frondeurs, les yeux ornés de paillettes dorées se plantèrent dans l'étendue verte du regard de l'étudiante. Un sourire revêche éclaira le visage de son bourreau. "T'es quand même le seul vampire qui tape dans la bouffe humaine, mis à part l'alcool, que je connaisse !" avait-elle eu la prétention de rétorquer. A ouais ? Et combien de vampires connaissait-elle ? Deux ? Ce n'est pas avec cela qu'elle allait pouvoir faire une étude et un sondage. Il pencha légèrement la tête sur le côté, s'apprêta à surenchérir. Seulement ...

La jeune femme se retourna, explosa l'un de ses tabourets très certainement hors de prix contre le carrelage blanc, se jeta sur lui. Il sentait ses ongles, telles les serres d'un rapace, s'enfoncer dans sa chair. Sa tête fracassa avec force la porte en aluminium du frigo. Il la laissa pointer son pieu improvisé juste devant son coeur.

- Mais si tu fais ne serait-ce qu'essayer de toucher à Jess', je jure de t'apprendre personnellement l'expression "mordre la poussière" !

Elle le menaçait. Alaric, qui n'avait pas bronché jusque là, ne perdit pas pour autant le sourire. Son regard glissa doucement vers l'arme en bois, revint se planter dans celui de son adversaire.

- Dis-moi que ce n'est pas une menace.

Il haussa un sourcil, provocateur.

- Dommage ...

Il haussa les épaules.

- Un instant, j'ai failli croire à ta prétendue culpabilité. Tu fais une bonne menteuse ! C'est dans ta nature humaine, sans doute. Mais dis-moi ? Tu vas faire quoi avec ça, hein ? Tu comptes le planter dans mon coeur, peut-être ?

Brusquement, sa main se saisit fermement du pieu, lui empêchant ainsi toute possibilité de mouvement.

- As-tu seulement déjà tué quelqu'un, April ? As-tu déjà ressenti cet étrange sentiment qui s'empare de toi la première que tu ôtes la vie d'un homme ? Ce sentiment mortifiant et à la fois soulageant, excitant, même ?

Il pencha la tête sur le côté.

- Non, bien sûr que non.

Haussa les épaules, encore une fois.

- Tu n'es qu'une vulgaire adolescente chicagoanne. Tu ne sais rien de tout ça. C'est précisément pour cette raison que ce ne sont que des paroles en l'air. Tu ne sauras pas me tuer. Tu hésiteras. Trois secondes, peut-être moins. Mais tu hésiteras. Tu es humaine. Par définition, le meurtre est à l'encontre de tes valeurs, tu ne peux rien faire contre ça. Et tu sais quoi ?

Il tira un coup sec sur l'arme, la jeta plus loin. Elle glissa sur le carrelage et cogna le mur au bout de la pièce.
Avec force, il passa un bras autour de l'épaule d'April, lui empêchant toute tentative de réplique et fit quelques pas avec elle en lui murmurant au coin de l'oreille :

- Ce petit instant de doute dont je te parle, aussi restreint soit-il, il sera largement suffisant pour que je t'arrache le coeur et le balance dans la gamelle de ton chien. Aussi, voilà ce qu'il faut pas faire :

Brusquement, il la fit tourner sur elle-même, la plaçant devant lui, et coinça son bras sous sa gorge, retenant ainsi l'air en dehors de ses poumons.

- Il faut pas se balader comme si on était invincible alors qu'il est si facile pour moi d'en finir avec toi.

Il la relacha aussi vulgairement qu'il l'avait attrapée, la poussa en avant.
Sourire.

- On sonne. Tu vas ouvrir ?
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Dim 6 Mar - 15:05

- Dis-moi que ce n'est pas une menace.

Oh si, c'est exactement ce que c'est !

- Dommage ...
Un instant, j'ai failli croire à ta prétendue culpabilité. Tu fais une bonne menteuse ! C'est dans ta nature humaine, sans doute. Mais dis-moi ? Tu vas faire quoi avec ça, hein ? Tu comptes le planter dans mon coeur, peut-être ?


Menteuse, menteuse, elle en connaissait d'autres ! Et des pires ! À commencer par la sangsue qui vous oblige à tricher avec l'un de vos amis et à le voler !

Quant au pieu dans son coeur...Là, elle bloquait un peu. Tuer n'était sûrement pas son but.

En même temps, Botaro lui aurait dit de neutraliser l'ennemi au plus vite avant de casquer.

Alaric s'empara de son arme de bois et de sa main en même temps. Elle sentit la peur lui ronger le ventre.

Mais elle devait encore essayer. Faiblir serait sans doute le pire.


- As-tu seulement déjà tué quelqu'un, April ? As-tu déjà ressenti cet étrange sentiment qui s'empare de toi la première que tu ôtes la vie d'un homme ? Ce sentiment mortifiant et à la fois soulageant, excitant, même ?

Elle fronça les sourcils au fur et à mesure qu'elle écoutait parler le vampire.

- Non, bien sûr que non.

Non. Non, et elle espérait bien ne jamais avoir à le faire !

Bon sang qu'elle détestait ce regard suffisant qu'il lui adressait.

- Tu n'es qu'une vulgaire adolescente chicagoanne. Tu ne sais rien de tout ça. C'est précisément pour cette raison que ce ne sont que des paroles en l'air. Tu ne sauras pas me tuer. Tu hésiteras. Trois secondes, peut-être moins. Mais tu hésiteras. Tu es humaine. Par définition, le meurtre est à l'encontre de tes valeurs, tu ne peux rien faire contre ça. Et tu sais quoi ?


Elle le regardait, yeux fixes sur les siens, bouche entrouverte, ne pouvant nier ses paroles. Il avait raison sur ce point. Elle n'était pas du genre à assassiner froidement.

La rousse poussa une exclamation de suprise quand Alaric lui arracha le pieu improvisé et le balança dans la grande cuisine.

Ce fut carrément la panique qui emporta son rythme cardiaque quand il la saisit et l'obligea à se déplacer, horriblement calme.

- Ce petit instant de doute dont je te parle, aussi restreint soit-il, il sera largement suffisant pour que je t'arrache le coeur et le balance dans la gamelle de ton chien. Aussi, voilà ce qu'il faut pas faire :

Elle gémit en sentant le sol bouger subitement sous ses pieds et sa tête suivre le mouvement pour finir prisonnière du brun, piégée entre son buste et son bras.

La pression était trop forte pour sa gorge humaine. Bientôt, elle se mit à étouffer.

- Il faut pas se balader comme si on était invincible alors qu'il est si facile pour moi d'en finir avec toi.

Une phrase qui lui parut durer une éternité alors qu'elle suffoquait, yeux grands ouverts, perdus et terrifiés.

Soudain, sans prévenir, il la bazarda devant pour s'en débarasser. Elle tituba puis en profita pour reprendre un énorme bol d'air, en se massant la gorge.

- On sonne. Tu vas ouvrir ?

Elle regarda le vampire, pantoise.

Pourquoi un type aussi malveillant lui avait sauvé la vie ?!

En tout cas, elle ne tenait pas à le contrarier à nouveau...

Mais Jess'...C'était Jessica !!!

- Non ! Jess n'a rien fait, elle n'a jamais mérité ça !

Elle ne pouvait pas lui livrer une amie comme ça ! C'était...c'était monstrueux !

La rouquine préférait encore qu'il la vide elle jusqu'à la dernière goutte plutôt que de lui offrir de s'attaquer à cette pauvre fille qui n'avait rien demandé et venait tranquillement l' "aider" sans se douter de rien !

L'étdiante regarda le reste de verveine au sol. Celle qu'elle avait avalé n'était sûrement pas encore passée dans son sang. Il y avait une autre solution.

Elle devait essayer !

April se prit la tête entre les mains. Oh bon sang, elle n'arrivait pas à croire qu'elle allait faire ça.

Mais sacrifice d'Hellène ou pas, ses erreurs ne valaient pas la vie de Jess'. Ou même une blessure à son encontre.

Tampis si elle en crevait. Laisser un autre être humain mourir ou souffrir à sa place était hors de question.

Allez, O'Brien, courage...!

Elle ôta ses mains de ses cheveux et releva la tête.

- D'a...D'accord. J'ai compris.

Elle s'avança vers un grand tiroir de la cuisine aménagée, l'ouvrit, la mort dans l'âme et en sortit un large couteau à viande.

Elle ferma un moment les yeux, pour se résigner un peu plus et se préparer à ce qu'elle allait faire.

La jeune fille se tourna vers Alaric et releva sa manche.


- Moi, je peux le faire ! Pas besoin de Jessica ! fit-elle d'un ton où pointait la supplication.

La sonnerie retentissait toujours dans l'entrée. Jess' devait insister, vexée de ne voir personne arriver.

Une profonde inspiration et...

- Apriiiiil ??? demanda la voix flûtée de la jeune brune qui avait quitté le seuil de la porte, curieuse et inquiète de ne voir arriver personne et dont la silhouette passait à présent devant la fenêtre de la cuisine, approchant dangereusement de la grande porte vitrée atrocement transparente qui lui aurait donné une vue directe sur Alaric, la rousse et son couteau...

- Merde ! souffla-t-elle, en se jetant sur le brun de toutes ses forces pour les faire chuter au sol, sous la fenêtre, où Jessica ne pouvait rien voir de l'extérieur.

Les choses devenaient urgentes. April retint sa respiration et, sans se démonter, puisqu'à présent elle n'avait plus le choix, elle taillada profondément la chair blanche de l'intérieur de son bras.

Serrant les dents et retenant les larmes de douleur qui lui venaient au yeux, elle offrit la plaie bouillonnante de sang chaud aux lèvres du vampire sur lequel elle était à présent étendue.

- Tiens, mon corps n'a pas pu encore ingérer la verveine ! Bois ! fit-elle, désespérée.

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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Dim 6 Mar - 21:35

La rousse dévisageait désormais Alaric avec un regard abasourdi particulièrement désaxant. Du moins, désemparé, il l'aurait sans doute été s'il avait été humain. Mais humain, il ne l'était pas. Et il ne le serait par définition jamais. Il était né Ange et mort vampire. Il n'y avait dans cette généalogie aucune place pour le coeur perverti et les sentiments (ou ressentiments) si typiques aux hommes.

- Non ! Jess n'a rien fait, elle n'a jamais mérité ça !

Il pencha légèrement la tête sur le côté, haussant un sourcil entendu et esquissant l'un de ses habituels sourires.

Comme s'il avait sous-entendu qu'il lui laissait le choix.

- D'a...D'accord. J'ai compris.

Hmmm.
Bonne élève.
Elle comprennait vite.

Pourtant ...

L'homme fronça les sourcils quand il vit son humaine s'avancer non en direction de la porte mais vers l'une des nombreuses armoires de la cuisine pour en sortir ... un couteau à viande ?

Il pinça ses lèvres en une drôle d'expression.

- Euh...

Elle comptait faire quoi là, exactement ?

- Moi, je peux le faire ! Pas besoin de Jessica !

Hein ? Stupide. Complètement stupide. Il n'était pas idiot, elle venait de boire de la... !

- Apriiiiil ???

Tiens. Son invitée s'impatientait. D'ailleurs il l'entendait s'avancer près de la baie vitrée.
April jura. Elle devait l'avoit constaté puisqu'elle se jeta sur lui et les fit tout deux basculer en arrière pour entailler aussitôt sa chair blanche, faisant ainsi jaillir de ses veines la boisson de jouvence. Elle l'amena aux lèvres masculines.

- Tiens, mon corps n'a pas pu encore ingérer la verveine ! Bois ! souffla-t-elle, affligée.

Brusquement, Alaric tourna la tête vers la gauche, le nez plissé. Ses doigts se refermèrent sur le bas de ses épaules et il renversa la femme sur le côté. Maintenant allongé au-dessus d'elle, il prit son visage entre ses mains légèrement tremblantes. Il plongea son regard brun doré dans le sien.

- April O'Brien, tu es une petite humaine niaise, idiote et insensée. Mais tu es brave. Et tu sais quoi ?

Il approcha son visage, très lentement.

- J'aime ça.

Soudainement, ses lèvres s'emparèrent fièvreusement des siennes. Cinq secondes seulement. Puis elle glissèrent au coin de son oreille.

- Premièrement, tu sous-estime le pouvoir toxique de la verveine. Ensuite ...

L'homme bondit sur ses pieds, redressant de concert la rousse. Il se saisit d'une serviette et la noua affectueusement autour du bras de la femme avant de brièvement l'épousseter.

- Je n'ai pas invité ta copine pour la tuer.

Un bras autour de sa taille, il l'entraina jusqu'à la porte qu'il ouvrit joyeusement. Tout sourire, il accueillit la nouvelle venue.

- Jessica, c'est ça ? Je suis Alaric Qamra.

Il attrapa délicatement sa main et y déposa un léger baiser, charmeur.

- Heureux de te rencontrer.

Il regarda l'une, puis l'autre.

- Et bien ? Je vous emmène danser ?
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Dim 6 Mar - 23:08

Brusquement, Alaric tourna la tête vers la gauche, le nez plissé. Ses doigts se refermèrent sur le bas de ses épaules et il renversa la femme sur le côté. Maintenant allongé au-dessus d'elle, il prit son visage entre ses mains légèrement tremblantes. Il plongea son regard brun doré dans le sien.

April attendait, bras ouvert auprès des lèvres du vampire. L'estomac noué par la peur et la douleur - s'entailler le bras n'était après tout pas vraiment une simple chatouille.

Soudain, Alaric les fit pivoter de façon à être par dessus elle.

Apeurée, elle ouvrit de grand yeux verts attentifs.

Elle sentit un frisson froid lui courir l'échine quand il attrapa son minois d'humaine entre ses mains gelées et la fixa intensément.

- April O'Brien, tu es une petite humaine niaise, idiote et insensée. Mais tu es brave. Et tu sais quoi ?

Elle vit le visage du brun se rapprocher, transie d'angoisse.

- J'aime ça.

Il l'embrassa. Furtivement mais puissament. Dans sa poitrine mortelle, son coeur semblait chercher une issue de secours tant il battait fort et près de la cage thoracique.

Elle se laissa faire, tétanisée par autant d'imprévisibilité.

- Premièrement, tu sous-estime le pouvoir toxique de la verveine. Ensuite ...

Il se releva et la remit debout en même temps. Ses jambes obéirent sans broncher alors qu'elle restait muette, effrayée. Elle regarda l'homme improviser un pansement autour de son bras blessé, toujours aussi pâle.

- Je n'ai pas invité ta copine pour la tuer.

Là, elle leva les yeux sur lui. Un regard perdu. Elle ne savait plus quoi faire ni penser avec Alaric.

Aussi, elle le laissa l'entraîner, main vampiresque sur sa hanche humaine, vers l'entrée pour accueillir Jessica.

Priant pour qu'il tienne parole. Ou qu'il ne s'amuse pas à la blesser, jouant sur les mots.

- Jessica, c'est ça ? Je suis Alaric Qamra.

Elle retint un bond protecteur envers Jess quand le brun se pencha pour lui faire un baisemain.

- Heureux de te rencontrer.

Elle croisa, inquiète, le regard d'Alaric.

- Et bien ? Je vous emmène danser ?

Jessica sembla s'emballer.

- Oh ouiiii !!! Alors vous aussi vous avez reçu les invitations au bal des Everheart ?! Trop bonne idée cette soirée Viennoise comme au temps de l'Empire ! Au ...XVIIIe siècle ?

- XIXe. Et...oui ma mère les a reçu mais...

- Oh formidable ! J'ai toujours rêvé d'essayer une de ces grandes robes de bal !

April esquissa une légère grimace. Qui disait Everheart disait Adam...Et elle n'était pas sûre d'avoir envie de le voir ces temps-ci....

A reculons, elle attrapa les quelques invitations cartonnées et soigneusement calligraphiées laissées par Lisa sur le meuble d'entrée réservé au courrier.

- Allez, venez, on doit trouver les costumes !!! fit la brune en saisissant le poignet de chacun et les entraînant vers sa voiture.

[b]Alerté, Tipi fonça vers eux comme pour rappeller son existence.


- Ooooh il est troooop mignon ! Oh, il vient avec nous, Maman adooore les chiens !

Elle fit monter la bête dans l'auto.

April ferma sa porte à clé d'un air désespéré.

Bon. Advienne que pourra.


∼∼∼

- Maman, tu es fa-bu-leuse ! pépia Jess' en observant le résultat du travail de sa styliste de mère et de son amie costumière qui les avaient habillés pour l'occasion.

Elle tournoya, aux anges parmi l'avalanche de mousseline et de fleurs.

Depuis plusieurs semaines maintenant, elle s'était fait préparer spécialement pour cette soirée une réplique de la robe de bal de Romy Schneider dans le film Sissi.


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A présent, elle jouait comme une petite fille avec ses boucles brunes toutes travaillées.

April beaucoup moins romantique, avait laissé les petites mains s'occuper de sa tenue et de sa tête à leur gré. Elles s'étaient amusées avec le vert de ses yeux et le roux de ses cheveux. Aussi, elle était à présent coiffée de longues anglaises dont certaines était épinglés en torsades artistiques piquées de perles et de fleurs grises sur sa tête, le reste lâché sur le dos.

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Quant à sa robe, elle était extrêmement ample, pourvue d'un noeud et de froufrous qui la noyaient dans toute cette étoffe, le tout d'un vert forêt qui réhaussait la couleur de ses yeux.

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Évidemment - et au grand dam d'April - elle avait été maquillée dans la foulée. À présent, un peu de fard rosé colorait doucement son visage, un trait noir sur une paupière de la couleur des perles soulignait la longueur de ses cils , eux aussi maquillés, et sa bouche était très légèrement satinée. A son cou, une parure des même perles que celles de a coiffure, simple et élégante.

On lui avait aussi fait enfiler de long gants de satin noirs qui lui montaient jusqu'au dessus du coude.

Elle se regarda dans la grande glace en pied.

Bon. Au moins elle était présentable. Pas comme Jess' - on aurait dit un dessert !

Remarque son minois rosé comme ça et sa peau blanche de rousse faisaient penser à une crème fouettée aux framboises.

Et avec ce parfum floral qu'on lui avait mis, elle avait l'impression d'être une composistion de fleuriste vivante.

Que cette soirée passe vite...

Mais ça n'était pas le plus important. Elle devait garder Alaric à l'oeil.

Elle se retourna pour le voir arriver en chemise blanche, veste de velours d'un bleu sombre galonnée de fil doré, pantalon blanc et botte noire lustrée.

Il avait une sacrée allure quand même ! C'était indéniable.

Ainsi parés, il rejoignirent le taxi que Jess avait fait appeler et se rendirent sur la 15ème, à l'étage de l'hôtel Hilton de Chicago.

Par chance, Jessica accepta de laisser Tipi aux soins de l'étage canin de l'hôtel où l'attendait une aire de jeux et un menu "Ouaf" quatre étoiles.

Ils pénétrèrent bientôt dans la grande salle de bal.


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April n'était pas des plus rêveuses comme jeune fille mais elle devait avouer que ce décor et ces costumes tous aussi beaux les uns que les autres avaient quelque chose d'enchanteur.
On s'y serait cru.

Elle plissa les yeux en remarquant Adam qui paradait fièrement auprès d'un groupe de son âge.

- Jess' ? C'est lui le type canon dont je t'ai parlé !

- Ah ? Ton ami Adam ?

- Oui ! Et tu sais quoi ? Il adore les brunes, je serais toi, je tenterais le coup !

Et l'autre greluche de filer aussitôt vers le fils-à-papa riche à craquer.

Soulagée de voir Jessica hors du danger Qamrra, elle se tourna vers Alaric, un peu incertaine.

- Bon... je... Hum..Euh...Tu voulais danser ?

Une chance que Lisa se soit escrimée à la coller à des cours de danse de salon plus jeune ! Grâce à elle, elle saurait au moins valser parmi ces autres couples tourbillonants en figure gracieuses et vaporeuses.

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Dernière édition par April le Mar 8 Mar - 21:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Mar 8 Mar - 12:12

A peine Alaric eut-il énnoncé sa proposition que l'amie d'April s'emballa à l'idée de s'en aller danser. Et bien. Apparemment, il avait fait le bon choix en la sélectionnant dans le large répertoire. Le hasard faisait bien les choses. Après tout, il aurait tout aussi bien pu tomber sur une grand-mère, une tante ou l'intello de la fac pratique pour mettre en ordre ses syllabus et, assurément, la soirée aurait été bien moins divertissante.

Soirée costumées des Everheart, donc ? Pas la moindre idée de qui étaient ces gens, mais si le thème était l'Empire de Vienne, ils auraient de quoi se marrer. April fit la moue. Evidemment. Toujours à râler, celle-là. Le vampire lui lança un regard suppliant. Elle attrapa les invitations qui gisaient sur l'un des meubles du hall.

- Allez, venez, on doit trouver les costumes !!!

Sourire. Elle avait du peps, la petite. Le brun se laissait entrainer jusqu'à la voiture de la balzannée, trotinnant derrière ses foulées entrainantes.

***

- Jess' ? C'est lui le type canon dont je t'ai parlé !

Le regard de l'homme glissa en direction du garçon que désignait April. Il haussa les sourcils.
...
Quoi ?!
Ca ? Canon ?!
Médusé, il reporta son attention sur la demoiselle qui l'avait invité (même si ce n'est pas comme si elle avait eu le choix) tandis que l'autre s'éloignait.

- Bon... je... Hum..Euh...Tu voulais danser ?

- Hmmm... ! Venant d'une fille aussi sexy que toi, bien sûr que j'accepte.

Sourire narquois.
Le vampire posa une main sur la taille de sa cavalière, se saisit adroitement de ses doigts et l'entraina sur la piste.

- Tu trouves vraiment ce gars séduisant ? questionna-t-il en la faisant joyeusement tournoyer au rythme de la musique. Parce qu'entre nous... il a vraiment une tête de chiot. D'ailleurs en parlant d'erreurs, ça aurait été sympas de ta part de prévenir ta copine que le genre de robe qu'elle porte n'existe que dans les mauvais films.

Nouveau sourire.

- Parce que c'est un fameux outrage à l'histoire ce qu'elle nous a fait là... Oh ! Mais quel hasard, regarde donc qui est là !

Il attrapa (comme toujours) April par la taille en l'entrraina en direction de...

- Owen, mon vieil ami ! Comment ça va depuis tout ce temps ?

Le concerné se retourna vivement, sourcils froncés.

- Alaric... Qu'est-ce que tu f...

- En ce qui me concerne, je nage en plein soleil, c'est gentil de poser la question !

Sur ces mots, il avait secoué sa main devant les yeux d'Owen, lui présentant ainsi la bague qui ornait maintenant ses propres doigts.

- Je croyais que tu détestais fréquenter ce genre d'endroit bondé de personnes pompeuses et...

- Les personnes comme toi ? Oh t'en fais pas, elles m'insuportent toujours. La nouveauté c'est qu'ajourd'hui ... elles m'aiment ! Si ce n'est pas génial !

- Qu'est-ce que tu cherches en venant ici ?

- Oh ... depuis quand n'ai-je plus le droit de passer du bon temps avec mon vieil acolyte ?

- Je te connais assez pour savoir que tu ne te rends pas à des fêtes comme celle-ci pour le plaisir. T'es trop dépravé pour ça.

- Détrompe-toi. Ces gentilles demoiselles m'ont invité ! fit-il en désignant April et Jessica qui discutait avec Adam et...

- Judith ?!

- Oh, mince alors ! Quel hasard ! Judith, ici ! Comme le monde est petit. Trois vampires dans une si petite salle ? Les humains devraient se mettre à trembler. Hein mistinguette ?

- Pourquoi mêles-tu April à tes histoires ?

- Ow. T'en es toujours au stade "mon pauvre vieux Stewart, mon seul ami ... il a été tué ! Beuheuheuh la vie est trop injuste !" ? Désolé, vieux. C'était simplement un stratagème histoire de récupèrer ma chevalière. Je n'ai jamais voulu la tuer. J'en n'ai rien à foutre de tes proches. J'veux pas te décevoir mais tu n'as pas encore assez d'importance dans ma vie pour en être à ce stade.

Sourire.
Il rapprocha la rousse de lui.

- D'ailleurs nous formons un très beau couple, tu ne trouves pas ?

- Un couple de manipulateurs ? Navré mais ce n'est pas le genre de chose devant lesquelles je m'extasie.

- Oh. Ouch. Tu me fais mal là. Comme c'est blessant ; un avocat faussaire qui me traite de manipulateur ! C'est une ironie hors du commun. je ne savais pas que tu étais capable de manier l'humour avec tant de finesse. Allez April, pour la peine, excuse-toi de m'avoir rendu ce qui déjà m'appartenait. Il le mérite pour le coup.
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Mar 8 Mar - 21:27

- Hmmm... ! Venant d'une fille aussi sexy que toi, bien sûr que j'accepte.

April secoua doucement la tête. Décidemment on ne le changerait pas celui là !

Il se mit à la faire valser. Elle devait avouer qu'il valsait comme un Dieu ! Et c'était bon de le regarder, si altier, si bel homme - il fallait le reconnaître - dans son ensemble de bal, comme si rien de tous les évènements de ces derniers jours n'avaient jamais existé. Comme s'il était juste un charmant gentleman qui venait de l'inviter à danser.

Tout. Le fantastique, Mitzrael, semblaient si loin...Il continuait de la faire virveloter habilement et...elle en perdait un peu la tête à vrai dire...

- Tu trouves vraiment ce gars séduisant ? Parce qu'entre nous... il a vraiment une tête de chiot. D'ailleurs en parlant d'erreurs, ça aurait été sympas de ta part de prévenir ta copine que le genre de robe qu'elle porte n'existe que dans les mauvais films.

Elle eut un air surpris.

- Adam ? Il n'est pas laid mais de là à dire qu'il est magnifique...! Disons que je parlais juste sa langue à Jessica. Elle a du mal à capter si on ne gagâtise pas comme elle. D'ailleurs ça marche, regarde la rire à ses blagues...!
Et...oui, c'est monstrueux comme costume.

- Parce que c'est un fameux outrage à l'histoire ce qu'elle nous a fait là...

- Sûr. Mais têtue comme elle est, de toute façon, lui ôter sa robe de princesse meringue de la tête était fichu d'avance...Autant lui laisser ses rêves.

- Oh ! Mais quel hasard, regarde donc qui est là !

April pâlit soudain.

- Owen, mon vieil ami ! Comment ça va depuis tout ce temps ?

- Alaric... Qu'est-ce que tu f...

La dernière fois qu'elle l'avait vu, elle lui avait volé une bague qu'elle lui avait elle-même offerte et par là, privé de toute activité diurne...

- En ce qui me concerne, je nage en plein soleil, c'est gentil de poser la question !

- Je croyais que tu détestais fréquenter ce genre d'endroit bondé de personnes pompeuses et...

- Les personnes comme toi ? Oh t'en fais pas, elles m'insuportent toujours. La nouveauté c'est qu'aujourd'hui ... elles m'aiment ! Si ce n'est pas génial !

- Qu'est-ce que tu cherches en venant ici ?

- Oh ... depuis quand n'ai-je plus le droit de passer du bon temps avec mon vieil acolyte ?

- Je te connais assez pour savoir que tu ne te rends pas à des fêtes comme celle-ci pour le plaisir. T'es trop dépravé pour ça.

- Détrompe-toi. Ces gentilles demoiselles m'ont invité !

La rousse ouvrit la bouche pour parler puis se ravisa. Owen devait la maudire alors il était plus prudent de se faire toute petite.

- Judith ?!

- Oh, mince alors ! Quel hasard ! Judith, ici ! Comme le monde est petit. Trois vampires dans une si petite salle ? Les humains devraient se mettre à trembler. Hein mistinguette ?

Hein ? Quoi ?! Une...autre ?! Mais ils grouillaient de partout ceux-là ! Elle observa la femme. Rousse, grande, pâle, superbe. Vampire.

- Pourquoi mêles-tu April à tes histoires ?

Elle revint à Owen et Alaric, détachant ses yeux de la splendide créature qui semblait enchanter la vue des humains autours d'elle.

- Ow. T'en es toujours au stade "mon pauvre vieux Stewart, mon seul ami ... il a été tué ! Beuheuheuh la vie est trop injuste !" ?

April fronça les sourcils et croisa les bras, dans une pose fermée.

- Désolé, vieux. C'était simplement un stratagème histoire de récupèrer ma chevalière.

Elle plissa carrément les yeux. Espèce de sale....!

-Je n'ai jamais voulu la tuer. J'en n'ai rien à foutre de tes proches. J'veux pas te décevoir mais tu n'as pas encore assez d'importance dans ma vie pour en être à ce stade.

Alors quoi ?! Il faisait juste joujou ???

Bon, déjà elle n'allait pas mourir. C'était toujours ça de pris.

- D'ailleurs nous formons un très beau couple, tu ne trouves pas ?

Là, elle prit un air sombre.

- Un couple de manipulateurs ? Navré mais ce n'est pas le genre de chose devant lesquelles je m'extasie.

Elle serra les dents. Mais c'était légitime.

- Oh. Ouch. Tu me fais mal là. Comme c'est blessant ; un avocat faussaire qui me traite de manipulateur ! C'est une ironie hors du commun. je ne savais pas que tu étais capable de manier l'humour avec tant de finesse. Allez April, pour la peine, excuse-toi de m'avoir rendu ce qui déjà m'appartenait. Il le mérite pour le coup.

Elle fusilla Alaric des pupilles et adressa un regard navré à Owen, l'air un peu suppliant. En espérant qu'il comprenne qu'elle n'avait pas eu le choix...

- Désolée. dit-elle simplement en soupirant, saluant vaguement Owen de la tête, et en emmenant Alaric avec elle sur la piste vitrifiée,soucieuse d'éloigner le plus vite possible ces deux pôles de tension.

Elle lui expliquerait. Elle lui expliquerait plus tard.

La jeune fille posa une main du brun contre sa taille, pour l'inviter à mener la danse à nouveau.

Elle surprit, au détour d'une volte, Adam entrain de les observer, Alaric et elle.

Qu'il reste loin. Surtout qu'il reste loin.

L'on acheva la valse et l''ochestre s'arrêta un moment. Pause pour les musiciens.

Elle en profita pour aller voir ce que fichait encore Jessica à draguer le serveur près du buffet.

- Je reviens. fit-elle en attrappant au vol une coupe de champagne sur un plateau qui passait par là et en la tendant au vampire.

Elle se dirigea vers la brune déjà émêchée, dont le décolleté tombait un peu, offrant l'image d'une Sissi bien peu pudique et rouge d'ivresse.

∼∼∼

- Alors, on sort O'Brien ?

Le garçon brun aux yeux bleus, verre de Dom Perignon à la main, vêtu d'un costume sombre, venait de débarquer à la gauche de cet inconnu qui faisait valser la rouquine depuis un moment.

Il détailla Alaric.

- Adam Everheart. fit-il en lui tendant la main, très BCBG.

Il attrappa l'homme par les épaules, un sourire au coin des lèvres. Par chance, il pouvait parler librement : il n'y avait pas grand monde autour d'eux, tous étant éparpillés entre buffet et groupes en pleine discussions bourdonnantes.

- Te fatigue pas trop. Elle est chiante à mourir depuis qu'elle ne jure plus que par son "Mitzrael Do'Han "...!

Il s'envoya une gorgée rapide de champagne.

- Un conseil, bourre-lui la gueule ou file-lui de la coke. C'est comme ça que je l'ai sautée, la dernière fois.
Et devine quoi ?

Il resserra son emprise sur les épaules d'Alaric, comme un joug et approcha insolament sa bouche de son oreille.

- On a baisé comme des bêtes !

Il se détacha sans douceur aucune, et même assez brutalement, comme pour lui faire comprendre qu'il était indésirable sur ce terrain et qui faisait la loi dans l'histoire.

Puis offrit à cet hôte de ses parents un de ses sourires ravageurs.

- Santé ! fit-il, l'air ironique en trinquant de sa coupe de champagne contre celle d'Alaric.

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Russie, ma belle Russie !

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