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 Russie, ma belle Russie !

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MessageSujet: Russie, ma belle Russie !   Ven 11 Fév - 23:00

Alaric
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Deux jours. Deux jours exactement qu'il profitait pleinement de la lumière du jour (dire soleil en ce temps de chien étant un peu trop utopique). Deux jours également qu'il avait quitté la maison des O'Brien. Un large sourire se dessina sur les lèvres d'Alaric Qamra. Fort bien. Cela signifiait qu'il était pour lui temps d'y retourner. Après s'être longuement étiré, il commença sa marche. Il n'aurait pas nombres de kilomètres à parcourir. A condition néanmoins que cette petite rousse ne se soit pas échappée. Enfin, encore faudrait-il qu'elle ait même osé y songer, et ce n'était sans doute pas le cas. Comme tous les humains, elle devait avoir bien trop peur pour sa propre vie. A moins que ce bon vieux Owen ne soit venue la mettre en garde, suite à la découverte de la disparition de sa Chevalère ? A vrai dire, l'hypothèse était même certaine. Mais non, il n'aurait pu la convaincre de quoi que ce soit. Il était trop mauvais dans le rôle du méchant que craint le peuple. En tous cas, bien plus mauvais que le brun. Hmm, sans doute aurait-il mieux fait d'écouter plus précieusement chacun de ses conseils et rien de tout cela ne serait arrivé. Soit. C'était trop tard maintenant.

***
L'index droit du vampire appuya fièrement sur la sonette qui ornait la porte d'entrée de la demeure d'April. Quand enfin elle s'ouvrit, se fut pour découvrit aux vues de son hôte un Alaric, les lèvres et le nez perdus dans le décolleté d'une mignonne petite demoiselle brune, une main sur ses hanches, l'autre un peu plus bas. Tendrement, il glissa le long de sa nuque jusqu'à là hauteur de ses oreilles qu'il mordilla un court instant d'y souffler deux ou trois mots doux. C'est seulement à partir de ce moment là qu'il daigna redresser la tête en direction de la nouvelle présente.

- April !

Il esquissa un sourire en coin.

- Je suppose que ça ne te dérange pas si j'amène une amie. Elle s'appelle Andy.

- Amber !

- Et bien ? C'est ce que j'ai dit, non ?

- Non, tu as dit Andy !

- Vraiment ?

Sourire.
Il l'embrassa.

- Tu es sûre ?

- Tu as peut-être raison finalement.

- J'ai toujours raison, chérie. Bon, tu nous laisses entrer mistinguette ?

Sans véritablement attendre l'autorisation, il s'engouffra à l'intérieur de la maison, trainant la jeune femme à sa suite. Aussitôt, il pénétra dans le salon et s'assit à la même place que la fois précédente, installant sa conquête sur ses genoux. D'un signe de tête, il la désigna et dit à l'intention de la rousse :

- Elle est délicieuse, n'est-ce pas ?

Nouveau sourire.

- Je ne te demande pas d'alcool cette fois ; j'aurai de quoi appaiser ma soif d'ici peu.

- Quoi ? Tu nous invites au café ?

- Pas vraiment. L'avenir ma belle, tu verras. Tu me laisses parler maintenant ?

Du bout des doigts, il caressa l'une de ses cuisses et enchaina.

- Alors, tes bagages sont fait pour la beeeella Ruuuussia ?
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Humain(e)
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Ven 11 Fév - 23:51

C'était assez étrange. Non, complètement barré pour être honnête.

Un vampire qui la tenait comme un chat qui aurait coincé une souris entre ses griffes l'avait obligée à faire ses valises pour..Kaliningrad.

Elle ne savait pas où elle allait, ni pourquoi. Et aucun moyen de prévenir Anauel et Botaro sans s'assurer les pires répercussions...

Hellène avait déjà donné sa vie pour elle. Hors de question d'enfreindre dorénavant les ordres d'un inconnu dangereux.

Question de vie ou de mort comme on dit. Si avec ça, elle n'avait pas la certitude de devoir partir loin d'Anteria pour s'engouffrer dans le fantastique pour combattre ses ennemis !

Au fond, elle devait se faire une raison : même si elle avait du faire le choix de rester, elle était déjà trop enlisée dedans pour pouvoir s'en sortir de toute façon.

Bref, Kaliningrad, donc.

Elle jeta un oeil au gros sac près de son lit. Ell y avait vidé ses tiroirs de vêtements les plus chauds.

Alors qu'elle jouait à lancer son oreiller en l'air et à le rattraper mollement, désoeuvrée, elle fut surprise par la sonnette d'entrée que quelqu'un avait fait tinter.

Le pire était qu'elle ne pouvait jamais savoir à qui s'attendre.

Cette maison était devenue un vrai moulin.

Sans motivation, traînant ses pieds nus sur la moquette, elle ouvrit la porte, la mine neutre.

- April !

Ben tiens. Il fallait s'en douter...

- Je suppose que ça ne te dérange pas si j'amène une amie. Elle s'appelle Andy.

- Amber !

- Et bien ? C'est ce que j'ai dit, non ?

- Non, tu as dit Andy !

- Vraiment ?

Sur ce, il saisit les lèvres de la fille.

La rousse leur adressa une mine à la " fais ce qui te chante, je m'en cogne profondément", 100% O'Brienne..

Pourquoi se gêner ? Et si vous voulez une chambre c'est en haut à droite, tant qu'on y est !

- Tu es sûre ?

- Tu as peut-être raison finalement.

Persuasion vampiresque = roulage de pelle. Soit.

- J'ai toujours raison, chérie. Bon, tu nous laisses entrer mistinguette ?

April baissa les paupières comme dans les bandes dessinées, d'un air las.

- J'en meurs de hâte. râla-t-elle en s'écartant nonchalement.

L'autre fit, évidemment comme bon lui semblait et pris place sur le sofa pour y tripoter sa minette à son gré.

- Elle est délicieuse, n'est-ce pas ?

April lui lança un regard qui signifiait clairement " rien à foutre".

- Je ne te demande pas d'alcool cette fois ; j'aurai de quoi appaiser ma soif d'ici peu.

- Quoi ? Tu nous invites au café ?

- Pas vraiment. L'avenir ma belle, tu verras. Tu me laisses parler maintenant ?

Les sourcils roux se froncèrent. Alors il avait apporté son quatre heures ? Charmant.

Elle se mit alors à cogiter sur la façon de tirer de là cette petite âme débile.

Alaric lui reprit tranquillement son pelotage.


- Alors, tes bagages sont fait pour la beeeella Ruuuussia ?

- Ouais.

Elle se leva. Visiblement la brunette était une humaine. Sinon, il ne l'emballerait pas à ce point. Et dans tous les sens du terme.

- Excuse-moi...Amber ? Je suis tombée du mur d'escalade il y a quelques jours et j'ai encore atrooocement mal à la cheville, chérie, tu saurais aller mon sac pour moi ? Il est au dernier étage, la chambre rose, un gros sac bleu marine. Tu serais un amour !

En déclarant ces mots, elle prit son air de reine impuissante. Hiiinn, fréquenter Trisha Hayes avait du bon, au final !

Alors que la petite brune, soucieuse d'aider, sautait sur ses jambes et filait en haut, April soupira et croisa les bras en regardant son "invité" ( bien malgré elle).

- Alors..., c'est quoi le plan ?




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Dernière édition par April le Dim 13 Fév - 0:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Sam 12 Fév - 1:25

Olalah, quel manque d'enthousiasme elle pouvait avoir cette petite. C'était d'une impolitesse sans nom ! Une amie d'Owen après tout, à quoi s'attendait-il ? Cependant, le vampire prit soin de ne pas le souligner, auquel cas elle prendrait un malin plaisir à continuer, il en était certain. En tous cas, lui, il l'aurait fait.

Hey ! Mais c'est qu'elle était sans gêne en plus ! Elle parlait à SA propriété. Non mais, il n'y avait vraiment plus de jeunesse. Avec un petit air innocent, la chicagoanne invita Amber à filer chercher sac à l'étage. Conne comme elle l'était, la demoiselle s'apprêta à bondir sur ses pieds afin de répondre aux ordres de "sa majestée". Oui, sauf que la majestée n'était pas April, mais bien Alaric. Aussi, celui-ci retint la jeune femme par la taille quand elle tenta de se redresser et fit mine de lui réclamer des douceurs en lui embrassant le cou.

- Hey, où est-ce que tu vas toi ?

- Et bah je vais cherch ...

...
Ouais. Conne, le mot était faible.

- Pas question. Tu restes avec moi !

De leur côté, les iris dorées s'étaient plantées, provocatrices et préventives à la fois, dans celles de l'hôte. Elles semblaient lui murmurer "fais gaffe à ce que tu fais".

Soudainement, l'homme sourit et relâcha la brune.

- Allez, file.

Elle s'éxécuta. Le non-mort la suivit un moment du regard et, lorsqu'elle disparut dans l'encadrement de la porte, il revint à elle.

- Le plan ?

Haussement d'épaule. Il se retourna et se laissa glisser sur le fauteuil jusqu'à s'y trouver allongé.

- Qui a parlé de plan ?

Sourire.

- Enfin ; qui a dit que je te tiendrai au courant à son sujet ? Personne il me semble. Alors ...

Il fit glisser sa main devant sa bouche, imitant le symbole de la demande de silence.

- Bientôt la grande aventure au beau pays, rien que toi et moi dans l'enclave de la drogue et de la décadence ...

D'un bond, il se redressa et se planta aux côtés d'April, glissant encore une fois son bras autour de ses épaules.

- Si c'est pas trop romantique ?

Air narquois.
Il la relâcha.

- J'me tais, t'as pas l'air de déjà connaitre ce mot là. Faudrait au moins que j'te garde jusqu'au quatorze février pour y remédier... Mais je me lasserai trop vite de toi ; tu n'as pas beaucoup de conversation, tu comprends ? Ooooh !

D'un coup, il fusa en direction d'un 45tours exposé dans le salon qu'il venait à peine de remarquer.

- Beau modèle ! déclara-t-il en parcourant la série de disques. Mais tu manques décidemment de bons titr... Oh ! Oooh ! Il suffisait de demander. Tu permets ?

Sur ces mots, il sorti un disque de son carton.

- Ca c'est de la véritable musique. Rien à voir aux présumés "tubes" du XXIe siècle. s'expliqua-t-il en mettant la machine en route.

La musique se lança.


Le vampire bondit immédiatement sur ses pieds et attrapa April par la taille pour la faire danser avec lui, tout en chantant avec entrain les paroles qu'il connaissait depuis presque un siècle déjà et en tappant dans ses mains à chaque refrain.

- Una mattina mi son svegliata, o bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao ! Una mattina mi son svegliata eo ho trovato l'invasor ! [...]

Quand Amber déboula avec le sac bleu, il quitta sa cavalière pour l'emmener elle sur la piste, commençant par la faire tournoyer joyeusement. Son regard biffurqua brusquement sur l'épaule de la demoiselle et ses doigts se crispèrent un instant autour de la chair de celle-ci. Tout en continuant à la secouer sur le rythme de la musique, il demanda :

- Tu t'es blessée ?

- Oui, je me suis pris une armoire que je n'avais pas vue.

- Tu as mal ?

- Un peu.

- Laisse-moi arranger ça.

Sourire.
Il la serra contre lui, frôlant la plaie du bout des lèvres, d'abord, puis l'embrassa vraiment, se délectant ainsi du sang qui la couvrait. Amoureusement, il remonta jusqu'à son artère jugulaire, inspirant pleinement la délicieuse odeur qu'elle dégageait. Non, non ! Il fallait qu'il se contienne ; il devait la garder pour plus ... trop tard. La chaleur si réconfortante de la drogue lui caressait déjà le palais. Il revint aux lèvres de la femme, l'embrassa, regagna à nouveau son cou. Inspirant encore une fois profondément, il ferma les yeux tandis que ses mains étreignaient davantage sa conquête.

Soudainement, il la lâcha. Elle tomba lourdement au sol. Son regard revint sur April et il releva automatiquement en l'air, comme pour clâmer son innocence.

- C'est de sa faute, elle s'était blessée !

Un nouveaux sourire amusé éclaira son visage. Comme s'il en avait quelque chose à foutre de l'avoir tuée ? Une de plus, une de moins, ma foi ...

Il s'approcha d'April.

- T'en fais pas, j'compte pas me délecter de ton sang aujourd'hui.

L'index et le majeur de sa main droite, joints, firent une petite tappe sur la joue de la rousse, y laissant une trace rouge.

- T'es un peu trop fraiche et coincée à mon goût.


Dernière édition par Owen Livingston le Mer 9 Mar - 17:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Sam 12 Fév - 21:34

- Le plan ?

April observa le brun qui s'étendait tranquillement dans le canapé.

- Qui a parlé de plan ?

Oh, non. Elle en avait tellement MARRE qu'on la manipule de partout !

- Enfin ; qui a dit que je te tiendrai au courant à son sujet ? Personne il me semble. Alors ...

Bientôt la grande aventure au beau pays, rien que toi et moi dans l'enclave de la drogue et de la décadence ...

La jeune fille fronça les sourcils, grimaçante.

L'autre revint enrouler son bras autour d'elle, jouasse.


- Si c'est pas trop romantique ?

Elle se contenta de pousser un profond soupir.

- J'me tais, t'as pas l'air de déjà connaitre ce mot là. Faudrait au moins que j'te garde jusqu'au quatorze février pour y remédier... Mais je me lasserai trop vite de toi ; tu n'as pas beaucoup de conversation, tu comprends ? Ooooh !

Elle retint un petit sourire. Ben, il ne la connaissait clairement pas ! Quand elle s'y mettait..Qu'on demande donc à Anauel, à Mitzrael....

- Beau modèle !

Elle revint à la réalité. Et sacré réalité pour ainsi dire ! Un vampire se balladait joyeusement dans son salon.

. Mais tu manques décidemment de bons titr... Oh ! Oooh ! Il suffisait de demander. Tu permets ?

Ca c'est de la véritable musique. Rien à voir aux présumés "tubes" du XIXsiècle.


April haussa un sourcil puis deux. C'était quoi cette blague ? Encore un peu et il lui dansait la polka !

Ah bah ! Justement...

Sans avoir eu le temps de dire "ouf", la rousse se retrouva entraînée dans la valse folle d'Alaric en plein son grand séjour.

Et un Alaric foutrement enthousiaste ! C'est qu'il chantait comme un rossignol, l'énergumène !

- Una mattina mi son svegliata, o bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao ! Una mattina mi son svegliata eo ho trovato l'invasor ! [...]

La petite brune sauva la mise ( et les pieds ) d'April en se repointant, le gros sac dans les bras.

Aussitôt, le vampire retrouva son tendre en-cas et laissa enfin l'étudiante souffler.

- Tu t'es blessée ?

- Oui, je me suis pris une armoire que je n'avais pas vue.

Wow. Ça ! Ça, ça sentait le souffre...!

- Tu as mal ?

- Un peu.

- Laisse-moi arranger ça.

April fronça les sourcils et sentit son pouls s'accélerer.

Il ne fallait pas être devin pour comprendre l'équation :

blessure = sang

sang + vampire = aïe aïe aïe...

Elle sentit son propre sang se glacer.

Il serrait, l'air envivré, sa poupée brune...Il n'allait quand même pas...Non. Bien sûr que non !

Affolée, elle plaqua ses deux mains devant ses lèvres, les yeux exhorbités.

- PAS ÇA !!! cria-t-elle alors qu'elle voyait les paupières de la pauvre fille trembler comme des possédées.

Alaric se détacha de la fille. Qui s'écroula, inerte.

Un hurlement aigu d'April perça la mélodie qui continuait, toujours joyeuse et vivace dans un contraste si atroce qu'il en rendait l'atmosphère démente et morbide.

Devant elle, le vampire fit l'innocent.

- C'est de sa faute, elle s'était blessée !

Il avança vers elle. Et toujours ce sourire si oppressant qu'il lui donnait l'envie de l'arracher de son visage.

Elle recula, terrifiée.


- T'en fais pas, j'compte pas me délecter de ton sang aujourd'hui.

...AUJOURD'HUI ???!

April ne put faire un geste quand il l'atteint, d'un simple doigt sur la figure.

Elle eut un violent haut-le-coeur en sentant s'étaler ce qu'elle savait être du sang sur sa joue. Envahie par l'odeur ferreuse, prise à la gorge, elle resta tétanisée.

- T'es un peu trop fraiche et coincée à mon goût.

Elle jeta un regard au cadavre au sol. Non, elle n'avait rien rêvé. La petite brune était là, affalée, sans vie, sur le grand tapis persan blanc qui s'imprégnait du reste de son sang comme un grand buvard duveuteux.

La rouquine gémit devant l'horreur du tableau.

Et incapable de bouger ou de prononcer autre choses que des petites plaintes étouffées, leva vers le vampire de grands yeux verts apeurés.

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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Sam 12 Fév - 23:18

- Oh allez ! Fais pas cette tête, tu veux ? Elle allait quand même crever tôt ou tard d'une overdose. C'est une nouvelle vie que je lui offre ; son âme sera en paix une fois désintegrée par ce bon vieux Nectos et son corps n'aura plus à subir les ravages de la drogue ! Elle devrait plutôt me remecier, je l'ai sauvée d'une misérable existence.

Le regard vermeil revint sur le corps innerte dont le sang ruinait peu à peu le plancher et le tapis tout deux très certainement hors de prix.

- Une dernière danse pour célèbrer cette renaissance ?

Silence.
Il pencha la tête sur le côté, goguenard.

- Qui ne dit rien consent !

D'un geste allègre et gracieux, malgré toute l'atrocité de la scène, le vampire se saisit du cadavre par la taille et reprit joyeusement danse et chant jusqu'à ce que s'achève son chant. En guise de final, il renversa son étrange cavalière en arrière posa un bref baiser sur ses lèvres maquillées. Là-dessus, il la hissa sans plus de cérémonie sur son épaule et se retourna vers April.

- Bonne danseuse mais un peut trop maniable, peut-être.

Sourire.

- Bon ... on y va ? La Russie n'attend pas. Et les avions non plus d'ailleurs.

Sur ces mots, Alaric disparu et revint aussitôt avec la valise de la rousse. Ses doigts se refermèrent autour de son poignet et il l'entraina à l'extérieur. Arrivé devant la voiture de la demoiselle décédée, il relâcha le poignet et plongea sa main dans une poche de laquelle il sortit un trousseau de clés. Il le secoua un instant.

- Elle ne nous en voudra pas de le lui emprunter, j'pense pas qu'elle en aura encore beaucoup usage.

Le coffre ouvert, il glissa le cadavre dedans. Sur les sièges arrières, il jeta le sac bleu. Enfin, il ouvrit la portière passager et s'inclina galement, présentant la place d'un geste de la main.

- Mademoiselle ...

Quand elle fut installée, il referma la portière et s'installa au volant.

***
La voiture noire était arrêtée au beau milieu d'un vaste et désert terrain vague. Sacs et humaine dehors, le brun sortit le cadavre du coffre et l'installa au volant. Attrapant le pot d'huile, il fit sauter le capuchon et en enduit sans parcimonie toute la Ford, sifflotant gaiement sa chanson. L'affaire achevée, il se saisit d'un paquet d'allumettes qu'il avait pris soin d'emporter, en fit craquer une et balança le tout sur le liquide hautement inflammable. Les flammes s'élevèrent instantanément vers les cieux, ardantes et menaçantes.

L'homme attrapa sa camarade par la taille, hissa le sac sur son épaule et s'éloigna en direction de l'aéroport tout proche sans cesser de chantonner sa chansonette.

***
Installé sur son siège confortable, première classe oblige, Alaric détacha la ceinture d'April, puis la sienne avant de longuement s'étirer. L'avion stabilisé, ils pouvaient se le permettre. Bientôt, l'hotesse de l'air approcha.

- Vous désirez quelque chose ?

- Vodka s'il-vous-plait. Et pour la demoiselle aussi.

- Très bien.

Lorsqu'elle s'éloigna pour aller chercher leur commande, l'homme la suivit du regard puis revint sur April, esquissant un drôle de sourire.

- Elle a de belles formes, mais un peu trop maigre peut-être. Tu ne trouves pas ?

Haussement de sourcils.

- Oh ... souris un peu quoi ! Tu vas quand même pas tirer la tête tout le voyage ? On dirait que t'as croisé la mort.
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Dim 13 Fév - 0:40

- Oh allez ! Fais pas cette tête, tu veux ? Elle allait quand même crever tôt ou tard d'une overdose. C'est une nouvelle vie que je lui offre ; son âme sera en paix une fois désintegrée par ce bon vieux Nectos et son corps n'aura plus à subir les ravages de la drogue ! Elle devrait plutôt me remecier, je l'ai sauvée d'une misérable existence.

Une dernière danse pour célèbrer cette renaissance ?

Qui ne dit rien consent !


April resta entièrement statufiée d'horreur face au tableau si macabre qu'offrait le brun et la dépouille de sa conquête en plein mouvements sursautants.

Le baiser contre-nature qui s'en suivit acheva son estomac noué comme jamais.

- Bonne danseuse mais un peut trop maniable, peut-être.

Les tripes trop humaines de la rousse ne purent retenir un hoquet d'horreur.

- Bon ... on y va ? La Russie n'attend pas. Et les avions non plus d'ailleurs.

Une brûlure irrépressible qu'elle ne pouvait contenir saisit ses entrailles. Alaric fila vers l'entrée.

À toutes jambes, elle fonça vers la porte vitrée du jardin pour vomir dans les massifs d'hortensias. Désolée Lisa...

L'autre était toujours dans l'entrée.

Elle en profita pour foncer vers la cuisine où elle se rinça la bouche à grands verres d'eau et d'alcool de menthe.

Alaric toujours affairé, elle retourna dans le salon avec une grande éponge et une bombe détachante pour moquette dans le but d'ôter, le plus vite possible, écoeurée, le sang de là.

Le tapis, lui, prit la direction de la grande benne à ordures dans un sac bien fermé - imaginez que Lisa tombe là dessus !

Bientôt, à force de frotter comme une forcenée, elle vit les tâches rouge sombre s'estomper dans la mousse blanche evanescente, rassurante. Tellement familière.

Elle rangea éponge et produit et tenta de faire un instant le vide dans son esprit marqué.

Vide que vint rapidement bousculer le vampire, les lanières de son sac dans une main, et maintenant le poignet de l'étudiante dans l'autre.

Sentant l'autre la traîner vers l'extérieur, elle s'obligea à couper sa respiration et à fixer le sol qui défilait en camaïeu de matières sous ses semelles.

- Elle ne nous en voudra pas de le lui emprunter, j'pense pas qu'elle en aura encore beaucoup usage.

Malgré la curiosité -un rien malsaine- qui la tiraillait, elle garda le regard baissé pour ne pas croiser celui, vide et laiteux, de la morte.

Elle reprit une grande inspiration et rendit leur mobilité à ses yeux quand elle comprit que la machabbée était à présent logée dans le coffre.

- Mademoiselle ...

Elle monta, complètement incertaine. La voiture démarra.

***

Elle n'était pas sûre de bien réaliser ce qui se passait. Alaric s'affairait, frétillant et léger comme une petite abeille au travail, autour de la voiture.

April s'était retournée, pour ne rien voir de la scène. Elle se doutait un peu de ce qu'il trafiquait, à vrai dire...

Mais tout devint vraiment indéniable quand elle put sentir, dans sa nuque et son dos, la chaleur d'un brasier. L'odeur lui scia le ventre : un mélange d'acier carbonisé et de chair rôtie.

Elle masqua son visage, yeux compris, entre ses mains, comme un masque.

De chair HUMAINE.

Elle se laissa mener par Alaric, par la taille - par la taille, par l'épaule, par le bras, par où il voulait ! - comme un pantin, la mine blanche.

***

April pensait.

Non, elle essayait de penser.

A vrai dire, qu'elle tienne les yeux ouverts ou clos, elle ne pouvait voir que la forme humaine qui riait quelques minutes plus tôt, exsangue et froide comme une poupée de chiffon abandonnée sur le tapis, une grande corolle rouge dessinant des pétales sombres au plus triste des coquelicots.

Ou encore retrouver les exhalaisons torpides et suffocantes du métal incendié et du corps consumé.

Et pour tout courronner, elle redécouvrait sa peur de l'avion. Avion qui lui donnait cette sentation irrépressible d'étouffement et d'angoisse constant.

- Vous désirez quelque chose ?

- Vodka s'il-vous-plait. Et pour la demoiselle aussi.

- Très bien.

Quoi ?! Non !!!

April se soutint la tête, paupières fermées, nauséeuses. De toute façon, elle aurait mal vu comment ça pouvait être pire.

- Elle a de belles formes, mais un peu trop maigre peut-être. Tu ne trouves pas ?

La rouquine tourna lentement vers lui une tête pâle et maladive, le regard fiévreux, presque fou.

- Oh ... souris un peu quoi ! Tu vas quand même pas tirer la tête tout le voyage ? On dirait que t'as croisé la mort.

Ce fut le mot de trop. Un puissant sentiment de vertige s'empara d'elle et sa tête tangua et vacilla pour s'affaisser, vidée, paupières serrées, sur l'élément le plus proche susceptible de la retenir : l'épaule d'Alaric.


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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Dim 13 Fév - 11:12

Sourcils haussés, le vampire tourna la tête vers l'humaine qu'il avait presque kidnappée. Yeux clos, elle reposait contre son épaule. Visiblement, elle n'avait pas suporté le quota d'émotions et s'était déconectée de cette réalité trop lourde à endurer. Il leva les yeux au ciel. Ah ces anteriens, tous plus candides et fragiles les uns que les autres. Est-ce que les boeufs se plaignaient quand ils les tuaient par centaines pour pouvoir se nourir ? Non. Alors pardi, pourquoi se plaindre chez lui quand il tuait pour manger ? Puis, qu'il sache, Amber n'était ni elle, ni quelqu'un de sa famille. Vraiment, il n'y avait aucune logique là-dedans.

Bientôt, l'hôtesse de l'ai revint avec les commandes. Tout en les tendant à son client, elle dévisagea étrangement la jeune rousse. Sourcils froncés, elle s'exprima.

- Qu'est-ce qu'elle a ? Elle n va pas bien ?

- Oh, ne vous inquiétez pas, elle a simplement le mental fragile.

- Je ... je peux faire quelque chose peut-être ?

- Bien sûr ! Pourriez-vous m'apporter des glaçons ?

- Tout de suite.

En attendant que la demoiselle ne s'affaire, Alaric en revint au sort de la petite. Avec des airs d'amoureux transi, il dégagea son visage des mèches de cheveux qui le couvraient. En possession des glaçons, soigneusement emballés dans un tissus blanc, il se voua à doucement l'appliquer sur la peau brûlante de sa camarade.

- C'est rare de voir des hommes aussi attentionés. Vous formez un très beau couple.

Sourire amusé.

- Vraiment ? Vous trouvez ? Vous devriez le lui signaler une fois qu'elle se portera mieux. Je suis certaine que ça la rassurera et lui fera plaisir. Elle a un peu trop lu Twilight et a du mal à se faire aux dure réalités de la vie, vous comprennez ?

Quelques mots échangés, la femme s'excusa -elle avait d'autres clients à servir- et s'en alla. Le vampire reporta son attention sur sa voisine qui, peu à peu, revenait à la réalité ; il voyait ses paupières frétiller. Imitant le regard tendre du parfait fiancé, il attrapa le verre une fois qu'elle eut ouvert les yeux et le porta tranquillement à ses lèvres.

- Tiens, bois. Fais-moi confiance, tu te sentiras mieux après.
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Dim 13 Fév - 13:42

Elle se savait plus ce qu'elle faisait. Elle n'était même pas sûre de réellement agir.

Tout ce qu'elle savait était qu'elle était à bord du pire des véhicules qui soit, avec un type ardemment fou dangereux, autrefois ami de l'avocat de sa mère, Owen Livinsgton avec qui elle s'était liée d'amitié. Et que ce type quasi inconnue avait assassiné une fille devant elle dans son salon, à l'aide d'un poignard.

À présent, elle sentait ses doigts froids sur son front qui écartait ses cheveux de ses yeux verts pour les replacer derrière ses oreilles. Et bientôt son autre main vint très paradoxalement délicate, lui rafraîchir le visage avec les glaçons commandés à l'hotesse.

Alaric et la fille en uniforme de la compagnie devaient discuter. Elle entendait vaguement leurs voix, concentrée autant que possible à calmer sa tête folle sous cette bonne dose de glace.

La sensation de violente voltes dans son crâne s'essoufla et tira enfin sa révérence. Soulagée, elle ouvrit doucement les yeux.

- Tiens, bois. Fais-moi confiance, tu te sentiras mieux après.

Ah, un verre d'eau !

Elle l'attrappa et le porta à ses lèvres.

Soudain, un odeur spiritueuse gagna ses narines. Une odeur qu'elle ne mit pas longtemps à reconnaître...

Elle regarda son kidnappeur avec un air suppliant.

- Mais je n'ai même pas mangé !

Tout ça allait directement lui monter à la tête, c'était certain !

Elle se rappella de la fille morte à terre. Du bruit écoeurant de viande crépitante qu'on frit dans les flammes. De combien ce type était malade.

Sans un mot de plus, elle avala péniblement sa boisson de vodka pure.


∼∼∼

Alors qu'elle laissait tentait de faire le vide, la chaleur de l'alcool brûlant son estomac, les glaçons un peu fondus calés sur sa tempe, April sentit tout autour d'eux trembler.

Elle tourna vivement la tête vers le reste de l'avion, soudain affolée.

- Mesdames et messieurs, merci de bien vouloir attacher votre ceinture, nous traversons actuellement une zone de turbulences.

- Quoi ?!

Elle lança à Alaric un regard paniqué.

Deuxième secousse.

Elle s'accrocha à son siège, ses ongles s'enfonçant, crispés, dans le velours synthétique des accoudoirs.

La secousse devint une série de trous d'air. On sentait l'avion plonger horizontalement en petits à coups et remonter.

Suffisant pour filer à la rousse une véritable chair de poule.

À la dernière forte secousse, elle s'agrippa vivement au bras d'Alaric, le coeur tambourinant.





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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Dim 13 Fév - 14:52

Suppliante, April releva vers lui un regard de chien battu et protesta comme quoi elle n'avait pas encore mangé. Et alors ? Depuis quand il faisait dans l'humanitaire ? Est-ce qu'il avait une tête à se soucier de ce type de détails ? C'était justement un plus, qu'elle n'ait rien dans le ventre ; ça la décoincerait un peu, hors elle en avait bien besoin ! Aussi le vampire haussa les sourcils avec un regard insistant à la "encore une fois, qui a dit que je te laissais le choix ?". Ses doigts se refermèrent autour de son propre verre et il trinqua avec celui de sa voisine, sourire aux lèves.

- A la tienne !

Cul sec.
L'autre l'imita.

Quelques minutes s'écoulèrent, pas bien plus divertissantes que les autres puisque l'humaine ne se décidait pas à être plus amusante que précédement (décidément, faudrait qu'il pense à un moyen d'arranger ça). L'avion se mit à trembler. Le vampire redressa la tête avec un drôle d'air. Il foutait quoi le pilote là ? On lu avait jamais expliqué que boire en conduisant, c'était contraire aux lois ?

- Mesdames et messieurs, merci de bien vouloir attacher votre ceinture, nous traversons actuellement une zone de turbulences.

Putain la poisse ! Et la petite rousse qui commençait à s'affoler... Dieu qu'avait-il fait pour mériter ça ? D'un geste abile, il s'attacha. Deuxième secousse. Voyant que la fille n'avait pas apparement pas décidé de s'exécuter, il attacha sa ceinture à sa place. S'il comptait là trimballer jusque là, c'était pas pour qu'elle crève comme une conne.

S'ensuivirent une série d'autres précipitations suite auxquelles April se crispaient de plus en plus. Bientôt, n'en pouvant plus, elle s'aggipa sur son bras. Il pouvait entendre son coeur s'affoler tant il battait la chamade.

Haussement de sourcils.

- Je suis navré de t'annoncer cela mais si l'on est destiné à crasher, t'accrocher ainsi à ma chair ne t'aidera pas à rester en vie.

Sourire.

- Mais t'en fais pas ; je te sauverais la mise en te contraignant à boire mon sang.

***
Approximativement dix-sept heures de vol, une-demi heure pour récupèrer les bagage, une heures à faire la file pour présenter passeports et papiers d'identité, deux heures de trains direction Baltiysk et vingt minutes de taxi plus tard, April et Alaric mirent enfin pieds dans la chambre d'hôtel qui les attendait. La porte close, il ferma la chambe à clef. Cela faisait vingt-et-une heure qu'ils avaient quitté Chicago. Vingt-et-une heure qu'il n'avait rien avalé.

Ici, il était 18h30 et il mourrait de faim !

D'un geste assez nerveux, l'homme balança les sacs dans un coin de la pièce et fila à la salle-de-bain se jeter de l'eau sur le visage avant de revenir dans la pièce en faisant les cent pas.

- Assieds-toi. Tu es blanche comme une mort. déclara-t-il d'un ton irrité.

Il s'arrêta, calla son poing devant sa bouche, dévisagea la rousse, reprit sa marche incessante. Son regard se porta derechef sur elle.

- Il faut que tu manges.

Là-dessus, il décrocha le téléphone incorporé à la chambre et commanda en russe un souper pour l'américaine. Il s'allongea sur le lit à côté d'elle. Bientôt, la commande arriva et April put manger tranquillement. Au bout d'un temps, le vampire se laissa rouler jusqu'à tomber sur le sol, face vers le placher. Il jura.

- Putain je crève la dalle ! C'est un supplice de t'avoir sous le nez.

Il s'assit vers elle et lui lança un regard suppliant, voire implorant.

- Je peux, s'il-te-plait ? Je te promets que je me servirai avec parcimonie.
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Dim 13 Fév - 17:34

- Je suis navré de t'annoncer cela mais si l'on est destiné à crasher, t'accrocher ainsi à ma chair ne t'aidera pas à rester en vie.

Mais t'en fais pas ; je te sauverais la mise en te contraignant à boire mon sang.


April arqua les sourcils avec une mine incompréhensive et dégoûtée.

Ce gars était encore plus dérangé qu'elle aurait pu le penser !!!



∼∼∼

La jeune fille frissonna quand il verrouilla la porte de la SEULE chambre qu'il avait prévue.

Elle se sentit prise au piège. Et encore moins rassurée en remarquant les gestes hachés de l'autre.

Un moment il disparut. Elle n'osa pas faire un geste.


- Assieds-toi. Tu es blanche comme une morte.

Elle cilla, apeurée. Il semblait en rogne.

Aussitôt la jeune fille s'exécuta.

Marcher. Marcher. Il n'arrêtait pas de marcher !

De ses gestes stressants à son pas rapide, il paraissait tout entier complètement fou à lier.


- Il faut que tu manges.

Hein ?!

Elle se rappella alors qu'elle avait un estomac et en effet, maintenant qu'elle y pensait, elle était atrocement affamée.

Et en même temps déjà dégoûtée rien qu'à l'idée de devoir mâcher des aliments alors que la peur l'habitait tout entière.

April resta assise, silencieuse, quand le meurtrier fêlé s'étendit sur le lit près d'elle.

Un silence de mort s'installa, ensuite brisé par l'arrivée du chariot du room service.

Tout aussi muette, elle attaqua la salade composée, attrappa rapidement la mini baguette pour y mordre presque férocement.. À la vue du rosbeef, elle plaqua la cloche argentée sur l'assiette du plat principal, et repoussa le chariot.

Plus faim du tout.

Boum !

Elle sursauta, surprise en s'apercevant qu'Alaric était maintenant par terre, d'humeur plus massacrante que jamais.


- Putain je crève la dalle ! - C'est un supplice de t'avoir sous le nez.

Elle fronça les sourcils. Mais alors pourquoi ne mangeait-il pas comme elle ?

- Je peux, s'il-te-plait ? Je te promets que je me servirai avec parcimonie.

Sans un mot, elle hocha la tête en petits tremblements et poussa le charriot vers lui.

Qu'il prenne tout ce qu'il voulait ! Ce type la terrifiait.


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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Dim 13 Fév - 18:06

Elle avait hoché la tête. Bon dieu, elle avait hoché la tête ! Cette femme était encore plus génial qu'il n'avait pu le concevoir (logique dans un sens, puisqu'il n'avait conçu que l'idée qu'elle était une emmerdeuse). Cependant ... Elle repoussa le chariot vers lui. Haussement de sourcils. Haha. Très drôle. C'est qu'elle osait se foutre de sa gueule en plus !

- J'admire ton humour.

Il bondit sur ses pieds.

- Du coup, je prends ça pour un oui.

Là-dessus, il grimpa à nouveau sur le lit et s'assit face au dos de l'humaine, laissant retomber ses jambes au bord du matelas.

Sourire mutin.

- Je ferai en sorte que ce ne soit pas trop désagréable.

Un instant, il fit courir ses doigts dans la longue chevelure enflamée puis, avec délicatesse, il la repoussa en avant, d'un seul côté de ses épaules, découvrant ainsi la peau blanche de sa nuque et de son cou. Sa main droite vint chercher celle d'April qu'il enserra doucement. Il ferma les yeux. La douce odeur de son sang mena instinctivement ses lèvres à son cou, qu'il se contenta d'effleurer un instant. Il l'embrassa tendrement. Éperduement. Impétueusement.

Ses crocs se plantèrent dans sa chair.
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Dim 13 Fév - 19:15

- J'admire ton humour.

Alaric se releva.

Hein ? Mais...quel humour ?!


- Du coup, je prends ça pour un oui.

Elle se raidit et n'osa pas bouger, sentant son coeur humain s'emballer quand il regagna le matelas près d'elle.

Dans son dos. C'était encore plus effrayant de ne pas pouvoir le voir.


- Je ferai en sorte que ce ne soit pas trop désagréable.

...QUOI ?! Mais de quoi il parlait ?!

Quand il disait qu'il "crevait la dalle", ça n'était quand même pas cette atroce expression qu'on les gens pour signifier qu'ils étaient en manque d'acrobaties au lit ???

Elle se sentit trembler.

Mais qu'est-ce qu'il comptait faire ?!

En sentant la caresse de l'homme dans ses mèches rousses, elle ne put que relier les gestes de son gêolier à cette horrible hypothèse : il voulait la posséder charnellement.

Sa vision s'inclina. Il venait de pousser doucement sa tête sur le côté.

Elle serra les paupières en priant elle ne savait trop quoi pour que quelque chose le retienne.

La main, toujours aussi froide, d'Alaric vint comprimer tendrement la sienne. Elle sentit ses lèvres se détacher.

Il était aussi secoué que secouant. Elle en aurait pleuré tellement elle avait la trouille.

Les lèvres du brun frôlèrent la naissance de son cou.

Elle retint sa respiration. Elle était perdue.

Mais elle devait continuer de résister à la tentation de le frapper et de s'enfuir. Ce type était dangereux : il la traquerait et finirait par la tuer comme il avait assassiné sa compagne chez elle.

Et alors, le sacrifice de Hellène aurait été vain. Cette pauvre Hellène, la chienne de Botaro, un vieil ami de la famille, qui s'était jetée devant elle pour la protéger d'une balle perdue lancée par son psychotique de petit ami Mitzrael Do'Han. Mitzrael que son père, Anauel , tentait de remettre entre les mains de l'hôpital psychiatrique d'où il s'était enfui et où ses graves troubles mentaux étaient pris en charge.

Non, elle devait tenir.

Alaric commença à embrasser sa peau au même endroit.

Elle se tendit plus encore. Il faisait tellement peur à sembler aussi déséquilibré !!!

Son baiser se fit plus puissant. Puis carrément vorace.

Soudain, une douleur aiguë lui arracha un cri.

Venait-il de la mordre ?

Elle sentait des dents autrement plus tranchantes que les dents humaines normales.

Sa tête pivota très légèrement pour que son regard puisse atteindre la scène.

Quelle était cette sentation de succion si étrange qui....

Elle poussa cette fois un véritable hurlement horrifié : il était entrain d'aspirer son sang !

De le boire, à la manière de ces créatures dans les films de vampires !!!

Mais quel taré dégénéré était-il !!!

Elle se détacha brusquement et recula sur le matelas, la respiration saccadée, les yeux écarquillés.


- MAIS QU'EST CE QUE VOUS FAITES ??????!!!!! QUI...QUI ETES VOUS ?????!!!!

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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Dim 13 Fév - 19:59

Elle hurla. Haussement de sourcils. C'était pas censé faire aussi mal pourtant. Cette fille était vraiment douillette. Apparemment si bien qu'elle se détacha brusquement de lui et recula sur le lit, en hurlant son incompréhension. Les mains du vampire vinrent enserrèrent nerveusement sa tête, ses doigts s'enmêlant dans ses cours cheveux brun. Il se lècha fiévreusement les lèvres et resta ainsi immobile pendant une dixaine de secondes, s'appliquant à faire preuve de toute la meilleure volonté du monde pour ne pas retourner sur sa proie.

Enfin, ses iris parsemées d'or se redressèrent vers la jeune fille.

- Tu délires complètement ma vieille ! cracha-t-il, accusateur. Si tu ne voulais pas, il fallait m'arrêter avant, pas maintenant !!

Il secoua vivement la tête, presque à la manière d'un névrosé.
Ses mains tremblantes se détachèrent de ses cheveux pour s'attaquer aux rebords du matelas. La respiration haletante, il reprit la parole, exactement à la manière d'un drogué en manque.

- File-moi le téléphone, et magne-toi !

Le ton était sec, autoritaire. Elle s'éxécuta.
Encore une fois, l'homme composa le numéro, passa commande.

- Couvre ton cou avec du tissus et du désinfectant. Beaucoup de désinfectant, masque au maximum l'odeur.

Deux minutes s'écoulèrent. On vint lui apporter une bouteille de vodka. Il remercia brièvement le serveur et le mit aussitôt à la porte (avec le plateau entamé). Il déboucha la bouteille, la porta à ses lèvre et la vida d'une traite. Enfin, il se laissa derechef tomber sur le lit, un peu plus calme.

- Putain ! souffla-t-il. Me refait plus jamais ce coup là quand j'ai pas mangé depuis presque vingt-quatre heures. C'est de la folie !

Il la chercha du regard.

- Alors comme ça la fatigue t'a même fait oublier qui j'étais ? Allez, viens-là.

Encore une fois, elle obéit.

Il l'attrappa par la main et la fit tomber sur le matelas, à côté de lui.
Sourire.

- Je suis Alaric Qamra, le vampire à qui tu as rendu ce petit bijou -il désigna la Chevalière- il y a deux jours... et accessoirement celui qui n'a rien bouffé depuis cette très chère Amber, dans ton salon, et par conséquent...

Il se mit à caresser le visage d'April du bout des doigts, charmeur.
Brusquement, il referma sa poigne autour de sa mâchoire -quoi que pas bien fort- et la contraint à le regarder dans les yeux, le regard répressif et un léger sourire sardonnique attaché aux lèvres.

- Celui qui n'a absooolument pas apprécié ton amusante petite blague d'il y a deux minutes et celui à qui tu vas promettre maintenant de ne plus jamais recommencer.
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Dim 13 Fév - 21:02

- Tu délires complètement ma vieille ! Si tu ne voulais pas, il fallait m'arrêter avant, pas maintenant !!

Avant quoi ?! Avant qu'il ne BOIVE son SANG comme un animal ???!!

- File-moi le téléphone, et magne-toi !

Elle obéit direct.

Il commanda de l'alcool. Oh non, encore !

- Couvre ton cou avec du tissus et du désinfectant. Beaucoup de désinfectant, masque au maximum l'odeur.

Elle se rua sans attendre dans la salle de bain où elle nettoya la plaie comme elle pouvait. Où était l'armoire à pharmacie dans tout ce bin's ?

Tout était écrit en russe, pas moyen de trouver...Bon, en guise de désinfectant, son parfum ferait l'affaire, elle enroula son cou dans une grande écharpe brune et aspergea le tout de parfum fleuri.

Elle revint, hésitante. Il venait de se siffler la bouteille à lui tout seul.

Tant mieux.

- Putain ! Me refait plus jamais ce coup là quand j'ai pas mangé depuis presque vingt-quatre heures. C'est de la folie !

Elle resta dans l'entrebaîment de la porte, craintive.

- Alors comme ça la fatigue t'a même fait oublier qui j'étais ? Allez, viens-là.

Elle s'éxécuta.

Le laissa l'asseoir près de lui, comme une poupée.

- Je suis Alaric Qamra, le vampire à qui tu as rendu ce petit bijou, il y a deux jours... et accessoirement celui qui n'a rien bouffé depuis cette très chère Amber, dans ton salon, et par conséquent...

Elle ouvrit des yeux exhorbités. Mais c'était quoi cette histoire de fous ?!

Les doigts du malade se baladèrent sur ses traits féminins.

Elle gémit en sentant la main d'Alaric lui choper le bas du visage.

- Celui qui n'a absooolument pas apprécié ton amusante petite blague d'il y a deux minutes et celui à qui tu vas promettre maintenant de ne plus jamais recommencer.

Elle se débattit aussitôt. Ça suffisait ! Il était complètement atteint !

April se mit à griffer violemment les mains de l'homme, l'obligeant à la lâcher et se plaqua contre la tête de lit, ahurie.

- Arrêtez ! Mais qu'est-ce que vous racontez ???!!! Vous êtes Alaric Quamra, un tueur en série dont Owen Livingston l'avocat de ma mère a défendu une famille de victime. Et je n'ai jamais vu cette bague !!! Vous vous êtes échappé de prison et vous êtes revenu pour vous venger de lui en tuant son collègue et en capturant sa fille que vous avez assasinée dans mon salon avant de m'emmener ici pour le punir davantage.

Elle lui jeta un regard dégoûté.

- Et vous amuser à me rendre folle.

Elle retira son écharpe et la jeta au sol.

- J'en ai assez de vos conneries ! N'importe qui peut se limer les dents et faire croire à de pareilles fadaises ! Je ne sais pas à quel jeu de rôle tordu vous jouez exactement, mais sachez qu'il ne m'amuse pas du tout !!!

Elle croisa les bras, à la fois morte de peur et pleine de colère.

- Qu'est-ce que vous voulez faire de moi, au juste !

Son ton se fit plus suppliant.

- Répondez-moi ! Dites-le moi au moins !!!

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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Dim 13 Fév - 21:53

M'enfin. C'est qu'elle lui gifflait les pattes cette petite dévergondée ! Elle avait un grain cette fille. Mais vraiment un fameux grain. Comme elle insistait, il la relâcha et elle s'en alla aussitôt se plaquer contre la tête de lit, les yeux plus fous que jamais. Sourcils froncés, Alaric se contenta dans un premier temps de la dévisager, sans vraiment comprendre à quel jeu d'idiot elle jouait. Allez ... sans doute était-elle secouée par la mort de la petite Amber. On ne voyait pas tous les jours des gens se faire vider de leur sang par un homme, et se dire que ça pouvait lui arriver à n'importe quel moment ne devait pas être facile à vivre. Seulement ... ce qu'elle baraguina ensuite ruina instantanément toute son hypothèse d'une manière assez inquiétante. Que ? Quoi ? Un tueur en série ? Pas de souvenirs de la chevalière ? La présumée fille d'Owen assasinée ? Vengeance ? Qu'est-ce que c'était que pour une version saugrenue de la situation ? C'était un complet n'importe quoi, mais elle avait l'air d'y croire dur comme fer la petiote ! Pourtant c'était bien elle, April O'Brien. Aucun doute là-dessus. Alors quoi ?

D'un geste hargneux, elle balança l'écharpe sur le sol avant de balancer des excuses encore plus improbables et de le supplier de lui demander ce qu'il attendait d'elle. Du tac au tac, le vampire répondit d'un ton grâve :

- Est-ce que tu me mens ?

Elle secoua la tête. Il écarquilla les yeux.

Impossible.
Il ne comprennait rien, absolument rien à ce qu'il lui arrivait à cette gamine là ! Comment, alors quelle se rappellait de tout lorsqu'ils étaient à Chicago, avait-elle pu oublier des éléments si influents ? C'était inimaginable. C'était ...

- Impossible ... ! souffla-t-il.

Il s'avança vers April.

- D'accord ... admettons que ce soit moi le menteur. Alors tu m'expliques ça ?

Il hôta sa bague et passa un quart de seconde sa main devant la fenêtre qui filtrait les rayons du soleill. Elle se mit à brûler. Aussitôt, il la retira et remit sa bague. Sa main se recomposa.

- Et ça ?

Dans la salle de bain, il se saisit d'une lame de rasoir et se taillada tout le bras. La plaie se referma en un temps record.

- Et ça ?

April se retrouva brusquement soulevée au-dessus du sol, callée contre un mur, Alaric planté juste face à elle.

- Bien essayé ma jolie, tu fais une belle manipulatrice ! Je ne sais pas comment tu fais pour contrer la persuasion de mes questions mais je dois avouer qu'il était judicieux d'employer un tel procédé afin que je te dise maintenant ce que j'attendais de toi. Tu as du talent, beaucoup de talent.

Sourire.
Il rit.

- Amber, la fille d'Owen. J'ai jamais entendu un truc aussi drôle. T'imagine ce bon vieux Livingston avoir un gosse toi ? Il a même pas de copine ! Bon je dois avouer que je les comprends, il n'est pas très captivant et il ne se sert pas des atoût mis à sa disposition par ce qu'il est comme il le faudrait.

L'homme rendit à la rousse l'appui sur ses pieds.

- Pour répondre en partie à ta question, on ira visiter l'une des maisons de mon frère demain. Cependant, il faut que tu reprennes tes forces pour ça, et que tu te resaisisses un peu aussi. Alors...

Il mordit dans son poignet et l'amena aux lèvres de sa camarade.

- Bois, ça ne pourra te faire que du bien, crois-moi.
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Dim 13 Fév - 23:08

- Est-ce que tu me mens ?

Non ! Bien sûr que non !

Elle fit un signe clairement négatif.


- Impossible ... !

Quoi ? Mais non !

- D'accord ... admettons que ce soit moi le menteur. Alors tu m'expliques ça ?

Qu'est-ce qu'il faisait ?!

Il se défit de sa bague. April vit alors avec horreur sa chair si lisse gonfler et grésiller en formant des cloques comme une brûlure. Elle ne put s'empêcher de crier.


- Et ça ?

Il l'entraîna dans la salle d'eau et s'entailla le bras sous ses yeux verts choqués. Nouveau cri quand la plaie se referma.

- Et ça ?

Elle poussa une plainte vive en sentant son dos s'abbatre contre la cloison.

- Bien essayé ma jolie, tu fais une belle manipulatrice ! Je ne sais pas comment tu fais pour contrer la persuasion de mes questions mais je dois avouer qu'il était judicieux d'employer un tel procédé afin que je te dise maintenant ce que j'attendais de toi. Tu as du talent, beaucoup de talent.

Mani...MAIS NON !!! Pas du tout !!! Elle disait vrai, elle ne trompait personne !!! Mais qui était ce ...ce...cette chose complètement insensée ????!!!!

- Amber, la fille d'Owen. J'ai jamais entendu un truc aussi drôle. T'imagine ce bon vieux Livingston avoir un gosse toi ? Il a même pas de copine ! Bon je dois avouer que je les comprends, il n'est pas très captivant et il ne se sert pas des atoût mis à sa disposition par ce qu'il est comme il le faudrait.

Elle se débattit, fébrile. Il devait la lâcher ! Elle devait s'enfuir ! Courir loin de ce...ce...Elle avala sa salive brûlante. Elle avait peine à croire qu'elle puisse penser ce mot mais...ce...ce VAMPIRE !

Mais il la reposa. Elle resta, immobile, incapable de trouver la force de fuir.


- Pour répondre en partie à ta question, on ira visiter l'une des maisons de mon frère demain. Cependant, il faut que tu reprennes tes forces pour ça, et que tu te resaisisses un peu aussi. Alors...

Héééé ! Mais il faisait quoi là ?! Elle sentait un goût frais, sucré, horrible , c'était du sang, bordel !!! Du SANG !


- Bois, ça ne pourra te faire que du bien, crois-moi.

Elle le fixa, interdite.

Nan. Nan tout ça était une sale comédie. On lui faisait une farce ! Quelqu'un avait planqué une caméra dans un endroit de la pièce et tout mis en scène !

Ça n'était pas...ça ne POUVAIT PAS être une chose aussi démente !

Les vampires ça n'existait que dans les contes et...Et ce type brûlait au soleil et cicatrisait comme un rien.

Comme il collait davantage son poignet à sa bouche, elle sentit quelques gouttes glisser entre ses lèvres dans sa bouche.

C'était immonde. Immonde et... délicieux ?

Ses grand yeux verts horrifiés ne quittaient pas Alaric.

Soudain, elle sentit naître en elle un flot d'énergie inexplicable. Dévorante. Qui réclamait plus de ce liquide exquis.

Ses mains tremblantes collèrent définitivement le poignet à ses lèvres. Sa langue lècha la plaie, sa bouche en aspira la sève sucrée et paradisiaque.

Elle se sentait bien, elle en voulait encore plus !

Elle finit, sans plus réfléchir du tout, par mordre dans la chair pour ouvrir davantage la blessure et faire couler plus de ce sang tellement incroyable elle pour s'en délecter. Non, pour s'en nourrir !

Elle se nourrissait de sang de vampire !!! Mais elle ne pouvait s'arrêter ! C'était ...tellement...

Sans rien comprendre ni dicter - et à vrai dire, sans s'en poser une minute la question - elle avança, le poignet d'Alaric toujours à la bouche et le poussa en tombant avec lui sur le matelas du lit d'hôtel.

Une vague de chaleur fouetta son sang et parcourut son corps humain comme un circuit.

Pour une raison inconnue, ses lèvres se détachèrent du poignet, ayant à présent soif d'autre chose...

Ses mains plongèrent dans les cheveux bruns du beau vampire - hey, c'est vrai qu'il était foutrement désirable !

Elle se hissa au dessus de lui, callant une de ses jambes entre les siennes et attrappa ses lèvres fines entre les siennes pour l'embrasser, sensuelle et débridée.

Alors qu'une de ses mains s'était faufilées sous la nuque de cet homme surprenant pour caresser lascivement la racine de ses mèches brunes, l'autre se fraya un chemin entre les boutons de sa chemise.

L'autre l'y rejoint et y resta pour déboutonner les premiers boutons. Quels emmerdeurs !

Ses lèvres sanglantes continuaient de l'embrasser à la O'Brien, comme elle savait si bien le faire, langoureusement et fiévreusement à la fois.

Oh et puis, merde ! Saloperies de boutons !

Ses deux mains se saisirent du coton de sa chemise et l'arrachèrent sauvagement.

Une fois débarassée de ce tissus gênant, elle caressa voluptueusement le torse lisse et superbement taillé - décidemment que de surprise !

Sa bouche de détacha un peu plus de lui et elle souffla à son oreille, chaude comme la braise.


- Je ne sais pas ce que tu es exactement mais j'ai très envie de te découvrir...

Sur ce, elle attrappa une des lèvres d'Alaric entre ses incisives pour la lècher, provocante tandis que sa main gauche longeait le buste de l'homme pour aller caresser le tissus rêche de son pantalon à l'entrejambe.

Finalement, elle lâcha sa lèvre, alla directement chercher sa langue avec la sienne, bouillonnante de désir et recommença ses baisers enflammés alors que ses mains se faisaient de plus en plus lestes et baladeuses sur le jean noir...




[Une minute de silence pour la confiance de ce pauvre Mitzou. Amen. x3 ]

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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Lun 14 Fév - 20:38

Le regard perdu, confondu d'April ne perdait plus Alaric de vue. Avec aisance, il pouvait y découvrir toute l'incompréhension, tout le sceptisisme, mais aussi toutes les peurs, toutes les angoisses du monde. La jeune femme était déphasée. Complètement déphasée. C'était étrange, cette réaction qu'elle avait. Si innocente, si prude qu'elle semblait ainsi avoir oublié l'étendue de son savoir sur les autres mondes. Étrange et réjouissant à la fois de la contempler se battre contre l'esprit rationnel qui faisait d'elle une anterienne. Qui des deux vainquerait ? La magie, comme toujours. D'une légère pression, le poignet s'appuya davantage contre les lèvres brûlantes. Elle écarquilla les yeux. Elle en avait avalé, il était près à le parier. La confusion qu'il pouvait admirer dans ses iris le confirmait. L'étrange dilemme devait maintenant s'imposer à elle ; frustration et principes ou plaisir et inconvenance ?

Les mains tremblantes de l'humaine enserrèrent la peau glacée du non-mort, rapprochant un peu plus leurs chairs.

Aussitôt, le désir l'emporta sur la raison.

Visiblement satisfait, le vampire contempla la demoiselle se délecter plus ardemment que jamais du liquide de vie qui coulait dans ses veines. Il sentait ses lèvres et sa langue voraces caresser sa plaie, son souffle suave réchauffer son bras. Bientôt, lorsqu'il n'y eut plus suffisament de sang à son goût, elle tenta de s'aider de ses dents (dure affaire pour une mortelle, pourtant, elle y parvint). La main libre de l'homme se glissa doucement dans la cambrure du dos féminin. Il se colla de jure contre elle, réduisant encore le peu d'espace qui faisait qu'elle n'était pas déjà écrasée contre le mur tapissé de blanc. Son visage s'approcha dangereusement et lascivement à la fois du cou à la peau plus douce que celle du satin.

Cependant, il n'eut le temps de faire quoi que ce soit ; la rousse, son poignet toujours à la bouche, s'était mis à avancer. A reculons, il se laissa guider par la marche de la belle. Un pas. Deux pas. Trois, quatre, cinq. Son mollet gauche percuta le sommier. Le droit. Elle le contraint encore à reculer. Sans broncher, il se laissa tomber sur les draps de soie, l'entrainant avec lui dans sa chute.

Abandonnant enfin son poignet, April glissa ses doigts dans sa chevelure emmêlée et se hissa, leste, au-dessus de lui. Aussitôt, elle s'empara fiévreusement de ses lèvres, lui partageant ainsi le délice de son propre sang. Dans un premier temps agréablement surpris par cette donnation saugrenue de la petite coincée, le vampire ne perdit pas pour autant le nord. Avec hardiesse, il se saisit du visage de la jeune femme dans l'espoir de lui rendre ses baisers avec plus d'avidité encore.

Il sentait la chaleur de ses mains effleurer sa nuque, ses cheveux, puis, bientôt, son torse. Elle s'appliquait à défaire les boutons de sa chemise. N'y parvennant décidément pas, elle entreprit de déchirer le tissu d'un geste sec et sauvage. Irrésistible. Sa bouche se détacha de la sienne. Il tenta de la rattraper. Trop tard. Elle était déjà à son oreille, au coin de laquelle elle murmura quelques mots embrasés. Instantanément, elle revint à ses lèvres. Entre ses dents, elle s'empara délicatement de l'une d'elles et se mit à la couvrir d'ennivrantes caresses. Et ses mains, ô ses mains. Diable qu'elles invitaient à la plus désirable des luxures !

Leurs langues se mêlèrent à nouveau. Ses effleurement se firent plus suggestifs, plus provocants.

Oh lui aussi il brûlait de découvrir tous les étranges mystères de sa personnalité ! Et du reste surtout. Il l'avait assez laissée jouer. Maintenant c'était à son tour de mener la danse.

Les mains qu'il s'était efforcé de laisser à la hauteur de la longue chevelure rousse dans l'espoir de se contenir jusqu'au paroxysme de son désir dévalèrent âprement corps de la demoiselle. Elles glissèrent sous son sweat, désireuses de découvrir ses formes. Trois secondes s'écoulèrent. Le vêtement gisait déjà au sol. Les doigts d'Alaric se refermèrent alors autour des hanches de sa conquête tandis que ses lèvres abandonnaient sa bouche dans l'espoir d'embrasser le haut de son corps en grande partie dénudé. Il s'arrêta à la hauteur de ses épaules, l'y baisa, remonta jusqu'à son oreille qu'il lècha allègrement, revint à une épaule.

- Si tu es si impatiente, je propose de ne pas te faire attendre plus longtemps. souffla-t-il.

Là-dessus, il déboutonna sans plus de cérémonie le pantalon de l'humaine avant de la soulever et de l'assoir sur le coin d'une table. Ses doigts se refermèrent sur le tissu en jeans et sur la dentelle, tirèrent dessus jusqu'à ce qu'ils tombent tout deux à leurs pieds. Passant par ses cuisses qu'il écarta doucement, puis par ses hanches face auxquelles il s'avança lascivement, serrant davantage leurs deux corps l'un contre l'autre, ses mains remontèrent jusqu'aux attachex de son soutien-gorge qu'il s'appliqua à défaire (non sans mal) en reprennant ses baisers, plus ardents tandis que montait en degré son envie. Enfin, elles cédèrent. Les courbures féminines se dévoilèrent enfin à lui, et il ne tarda à partir à leur découverte du bout des lèvres, du bout de la langue, du bout des dents alors que ses mains effleuraient maladivement ses jambes.

Trop. S'en était trop. Elle sentait foutrement bon. Bien trop bon ! Et cette peau si douce, si fragile. Ce corps si sensuel ... Ses crocs s'abattirent dans la chair de la femme. Du bout de la langue, il lécha et se délecta voluptueusement de la boisson ennivrante tout en caressant la jeune femme.

Brusquement, il remonta à ses lèvres. Ses mains attirèrent davantage April contre lui avant de regagner ses mains à elle quelles entrainèrent tendrement, mais prestemment jusqu'à son pantalon.
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Lun 14 Fév - 22:28

A présent entièrement nue, le souffle saccadé sous les caresses des lèvres, des mains, du corps sublime de cet inconnu, la jeune rousse laissa l'ardeur totale envahir ses sens.

Soudain, la sensation d'une morsure à la poitrine la fit gémir. Mais pas de peur cette fois, ça non !

Elle se mordit la lèvres, les yeux fermés, paupières tremblantes en sentant Alaric parcourir l'entaille laissée par ses dents incroyables, partagée en une douleur sacrément excitante et un ravissement de plus en plus agréable sous tièdeur humide de la bouche d'Alaric.

Sa respiration s'intensifia sous la chaleur des mains de ce beau vampire. Puisque clairement vampire il était, aussi fou que ça puisse sembler.

Il guida les mains de la jeune fille à son jean de plus en plus inutile.

La rouquine afficha un sourire mutin en promenant un doigt sur la plaie de ses formes féminines encore sanglante pour s'étaler, l'oeil plein de défi, le liquide sur ses lèvres, leur donnant ainsi un aspect brillant et plus saillant encore.

Alors qu'elle se penchait pour l'embrasser, ses jambes se plièrent et s'enroulèrent autour de la taille du brun. Là, elle commença à déboutonner l'ensemble d'un gete hâtif.

S'accrochant au jean comme à l'élastique du sous vêtements masculin, elle glissa du rebord de la table au sol, pour finir au sol, sur les genoux.

Le tissus ayant plongé avec elle, elle aida son nouvel ami - au moins ! - à se débarasser rapidemenent de ces futilités encombrantes et releva la tête pour admirer ce corps lisse, splendide.

Tandis que ses mais empoignaient voluptueusement les mollets, les cuisses de l'homme, son visage se rapprochait de son but, ses mains, doigts joints remontait langoureusement vers son aine.

Oh évidemment qu'il avait compris ce qu'elle avait l'intention de lui faire ! Elle eut un petit sourire entre deux caresses aux hanches.

Elle avança sur ses genoux. Jaugea un moment l'espace entre les jambes du vampire...

Quoique...!

Alors qu'il semblait attendre, heureux comme un prince, ce qu'elle semblait suggérer depuis quelques minutes, elle leva les yeux vers lui.

Oh non...Lui donner directement ce qu'il voulait ça n'était pas drôle !

De sensuels, son sourire se fit espiègle et son regard frondeur.

Ni une, ni deux, elle plongea entre les jambes d'Alaric pour passer derrière lui et filer vers le lit, à toutes jambes, tout sourire et en tenue d'Eve, pour se planquer dans les couettes avec des éclats de rire.

Elle se doutait que le brun prendrait part à ce nouveau jeu plus que volontiers. Aussi, elle sortit prudemment le bout son nez de la masse duveteuse comme un chaton en pleine chasse craintive mais terriblement joueuse. Elle poussa un cri aigu quand elle le vit fondre sur elle et s'enfouit sous les draps, morte de rire.

Se faufilant un peu plus loin dans le lit, elle sortit juste sa tête rousse ébourrifée et tendit le bras pour actionner la fermeture des volets automatiques et laisser place à l'obscurité feutrée de la chambre d'hôtel.

Une fois dans la pénombre, elle bondit dans le dos du brun avec les couettes pour envelopper Alaric comme dans un filet, riant toujours à gorge déployée, ses lèvres saisissant à nouveau les siennes, puis plongea sur son épaule pour la mordre avec ses petites dents quasi- innofensives d'humaine.

Glissant à nouveau devant lui, ses jambes oscillant entre la sentation de douceur des draps et la fraîcheur du corps du Sieur Quamra, elle vint caresser, lascive le torse et le ventre masculin ...

Puis l'attira avec elle dans les couettes en reprenant ses baisers fougueux.

La nuit allait être sacrément longue...

Ses mains se plaquèretnt contre les omoplates si douces et elle mêla un peu plus la chaleur de son corps d'humain à celui du beau libertin.

Longue...et brûlante.. !

Brûlante à en réchauffer toute la Russie...

∼∼∼

Les yeux verts clignèrent, encore endormis. Le soleil, à son zénith, brillait derrière les volets donnant à la pièce une lueur bleutée.

April enfonça son visage dans l'oreiller.

Mais quelle heure était-il...?

Autour de sa taille, elle sentit un bras frais.

Elle se retourna, l'oeil ensommeillé.

Contre elle, se reposait tranquillement le tueur en série et son kidnappeur : Alaric Quamra.

Elle se sentit alors très nue.

Ses mains parcoururent vigoureusement, nerveusement tout son corps à la recherche de vêtements.

Rien.

...

Et l'autre, ce malade, ce fou dangereux dormait à ses côtés, lui aussi entièrement nu.

Elle regarda au sol, tétanisé, le tapis de vêtements épars qu'ils avaient apparement laissé.

Là, elle ne put que comprendre ce qui s'était passé.

Afollée, elle bondit hors du lit en hurlant, attrappant au hasard un vêtement pour se couvrir, paniquée et complètement perdue.

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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Mar 15 Fév - 17:36

Quand April hurla, une plainte agacée s'éleva des cordes vocales d'Alaric, encore à moitié endormi. Il se laissa tomber sur le côté, face dans l'oreiller.

- C'est pas vrai ... gémit-il.

Parresseusement, il tourna la tête en direction de la rousse et daigna ouvrir les yeux.

- Tes parents t'ont jamais appris que gueuler dans les hôtels, ça fait partie des bases du savoir-vivre ?

Suite à une série d'étirements, il sortit enfin de son état de torpeur, et donc du lit, avec beaucoup moins de pudeur que celle qui partageait avec lui la chambre. Son sac balancé dans la salle-de-bain, il se mit à ramasser ses vêtements qui trainaient par terre.

- Pas besoin de faire la prude chérie, j'ai eu toute la nuit pour constater que tu ne l'étais pas. D'ailleurs... c'est pas comme si je t'avais jamais vue nue.

D'un coup sec, il tira sur le vêtement qu'elle tenait.

- Tu me rends ma chemise, tu veux ?

Et s'en alla avec elle où il avait posé son sac.

- Je te laisse commander ton petit déjeuner ? Ils parlent l'anglais, t'en fais pas.

Là-dessus, il s'aquapara la douche.

Celle-ci achevée, il entra dans la pièce principale, enroulé dans une serviette de bain, brosse-à-dents à la bouche (et oui, il prend soin de ses canines^^).

- N'empêche, j'dois avouer que je ne m'attendais pas à ce que tu sois encore vierge. Dans mon souvenir, les ingénues ont bien moins de ... savoir-faire. Déjà que je t'imaginais coincée... Enfin j'dis ça, c'est plutôt un compliment.


Dernière édition par Owen Livingston le Mar 15 Fév - 18:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Mar 15 Fév - 18:10

- C'est pas vrai ...

Tes parents t'ont jamais appris que gueuler dans les hôtels, ça fait partie des bases du savoir-vivre ?


April resta pétrifiée, cachée derrière le tissus blanc.

MAIS C'ÉTAIT QUOI CE BORDEL ????!!!


- Pas besoin de faire la prude chérie, j'ai eu toute la nuit pour constater que tu ne l'étais pas. D'ailleurs... c'est pas comme si je t'avais jamais vue nue.

Elle le regarda d'un air ahuri.

Comment ?! Comment avait-il fait pour qu'elle lui permette ÇA !

L'autre, toujours aussi décontracté, quoiqu'un peu râleur, lui arracha le coton blanc des mains.


- Tu me rends ma chemise, tu veux ?

Elle couina en se couvrant de ses bras. Elle n'acceptait même pas l'ombre de l'idée de se tenir déshabillée devant cet homme.

Comment alors ?!

Elle vit une bouteille de vodka vide sur une table basse.

Oh non...

Mais elle n'avait même pas la gueule de bois !!!


- Je te laisse commander ton petit déjeuner ? Ils parlent l'anglais, t'en fais pas.

Alaric se dirigea dans la salle de bains et elle entendit l'eau de la douche couler.

Machinalement, elle enfila ses vêtements, attrappa le combiné et commanda deux ou tros bricoles histoire de ne pas crever de faim.

Le plateau arriva vite.

Elle avala le tout comme une automate.

Puis elle s'assit au bord du lit, tête dans les mains pour se concentrer sur ce qui lui arrivait.

Et surtout sur ce qu'elle avait vu hier.

Elle frisonna. Un vampire. Ce type était un vampire.

Mais un vrai ! Pas une copie idiote de film...Un vrai buveur de sang...

Elle déglutit péniblement.

Tout ça la terrifiait et devenait bien trop dangereux pour elle !

Il fallait qu'elle fuie !

Le plus vite possible...le plus loin possible. Qu'elle trouve où se cacher !

Elle ne connaissait rien aux vampires. Cétait tellement irréel !

Mais il fallait qu'elle essaye. Pour elle. Pour sa vie.

Ni une, ni deux, elle sauta sur ses pieds et se rua vers la porte dont elle commença à tirer la clanche.

Trop tard, hélas ! Elle remarqua seulement maintenant que le jet de douche s'était arrêté...

MERDE !


- N'empêche, j'dois avouer que je ne m'attendais pas à ce que tu sois encore vierge. Dans mon souvenir, les ingénues ont bien moins de ... savoir-faire. Déjà que je t'imaginais coincée... Enfin j'dis ça, c'est plutôt un compliment.

Qu'est-ce que ...? Mais de quoi il parlait ?! Vierge ? Elle ?! Il délirait complètement !

Non ! Il ne fallait pas penser à ça. Ta fuite, April, ta fuite !

Il ne l'avait pas spécialement fixée en parlant, occupé à brosser ses dents.

Elle croisa un seconde son regard. Il était nu, affairé et ne semblait pas se méfier.

C'était maintenant ou jamais !

Elle ouvrit grand la porte comme une bourrasque et fonça, en t-shirt, jean, tennis dans les couloirs luxueux jusqu'à la sortie de secours. Ignorant, trop rapide, la morsure cruelle du froid d'Hiver en Russie, elle dévala les escaliers de ferraille, le coeur battant à tout rompre.

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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Mar 15 Fév - 20:42

La brosse à dents toujours collée au bec, c'est avec grande surprise qu'Alaric constata que cette petite garce d'April O'Brien avait la main callée sur la clanche et s'enfuyait désormais à toutes jambes dans les corridors. Elle tourna à droite. Il entendait ses pas résonner sur l'escalier de secours en métal. Un instant perplexe, il haussa les sourcils. Qu'est-ce que ... ?!

Non, pas le temps de réfléchir, il devait la rattraper !

Aussitôt, en serviette et la bouche pleine de dentifrice, il se rendit au pas de course à l'esclaier qui dévalait encore la rousse.

- Hm hm hmmm. réfuta-t-il quand elle leva la tête vers lui, signe qu'elle ferait mieux de s'arrpeter. Maintenant.

Evidemment, elle n'écouta pas. Aussi, l'homme sauta pour se retrouver debour, juste devant elle. Réflexe. Elle tenta de faire demi-tour. Trop tard. Il était à nouveau devant elle. Il l'attrapa par la taille et la hissa sur son épaule sans plus de cérémonie, la ramenant tranquillement dans la chambre, comme si de rien n'était. Là, il la balança sur le lit avant de fermer la porte à double tour et de conserver la clef.

Aussitôt, il se rendit à la salle-de-bain pour se débarasser de la brosse-à-dents, du dentifrice et surtout, pour se rincer la bouche. Il revint vers la fugueuse en train de se frotter le visage avec un essuie.

- Bien essayé ... mais non.

Il retourna dans la pièce adjaçante afin de terminer de se changer et revint, fin prèt. Il se jeta sur le lit, à côté de sa conquête.

- Je sais pas c'est quoi ton problème mistinguette, mais faudrait que tu penses à te faire soigner. Et je suis tout à fait sérieux, hein !

Il tourna la tête vers elle avec un air faussement râleur.

- T'oublies les termes de notre marché précédent, t'agis comme si t'avais jamais croisé de vampires, ou même que tu ne savais pas qu'ils existaient. Tu me compares à un de vos imbéciles de tueurs en série, tu insinues que j'ai assassiné la fille de Livingston et toute une histoire sans queue ni tête. Suite à quoi tu te jettes d'un coup sur moi (bon ok, le sang de vampire à un effet aphrodisiaque ... mais à ce point là !) pour, le lendemain, revenir une guerre en arrière.

Haussement de sourcils.

- Tu s'rais pas schizofrène par hasard ?

Il secoua la tête.

- Soir. C'est toi que ça regarde. Je vais pas changer mes plans pour autant. Et cette fois-ci, plus question que tu t'évades. Je comptais pas te garder en captivité, cependant, tu ne me laisses pas vraiment le choix...

Puis la clef.

- Dorénavant, c'est moi qui la garderai.

Avant de bondir sur ses pieds. Il attrapa la main de son interlocutrice et l'invita à en faire autant.

- Allez, on est parti !

***
Après s'être nourrit, le vampire avait entrainé l'étudiante au bout milieu d'un vieux bois abandonné. Au bout d'une quinzaine de minutes de, il s'arrêta, désignant de la main une maison qui, aux vues de l'architecture, ne datait pas d'hier mais qui conservait pourtant un parfait état. Un large sourire se dessina sur le visage de l'homme.

- Et bien...

Ses doigts se refermèrent sur le poignet d'April et il s'avança avec entrain jusqu'à la vaste demeure, levant la tête vers elle.

- Comme on se retrouve.

Son regard glissa sur l'humaine. Bon, elle avait tout de même drit à un petit mot d'explication.

- Cette maison a été construite il y a de cela huit-cent ans, sous les ordres de l'un de mes deux frères. Une longue histoire, je te l'épargne. Il faut simplement que tu comprennes qu'il y a planqué deux-trois choses auxquelles je tiens particulièrement. Il savait que je viendrai tôt ou tard les rechercher. Le problème n'est donc pas que ce soit lui qui ait ordonné de la construire mais plutôt que ce soit lui qui en ait dessiné les plans. Parce que cela signifie ...

Il s'avança en direction de la porte et parcourut du bout des doigts les fines gravures qui la recouvraient.

- Qu'il a mis ses dons de stragè à profit pour me ridiculiser et pour m'empêcher d'arriver à mes ... fins. Ca commence bien !

Il leva les yeux au ciel.

- Je suppose que tu ne sais pas lire l'Ange ?

Non. Bien spur que non. Evidemment que non.

- Sang ô sang noir de mes frères, vous tachez l'innocence de mes draps, vous êtes la sueur où baigne mon angoisse, vous êtes la souffrance qui enroue ma voix. On appelle famille un groupe d'individus unis par le sang et brouillés par des questions d'argent. La notre pourtant l'est plutôt par les femmes, notamment celle qui porte un nom que je possède et que jamais tu ne...

Gagneras.
Rire jaune.

- Hahaha, enfoiré.

Sourire.

- Tu vois ça, comme les gens peuvent être rancuniers ?

Il mordit dans la chair de son poignet, trempa la paume de sa main dedans et la colla dans un trou creusé à cette effigie.

- Aladiah. conclut-il.

La porte s'ouvrit. Il fit signe à April d'entrer.

- Honneur aux dames.

Elle s'éxécuta. Il suivit. Sauf que ...
Froncement de sourcils.
Il ne pouvait pas rentrer !

- Mais merde ! cracha-t-il. April, écoute-moi bien. A ta droite ou ta gauche, il devrait y avoir quelqu'un. Un homme ou une femme, immobile et fort semblable à un cadavre, sans doute. Sauf que s'en n'est visiblement pas un. Je suis désolé de te demander ça mais ...

Bah, elle avait pas le choix de toute manière.

- Brise-lui le cou, maintenant !

Silence.

- J'AI DIT MAINTENANT !
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Mar 15 Fév - 22:03

- Bien essayé ... mais non.

April, étendue sur le lit, glacée et suffocante, n'en revenait pas. Cette vitesse ! Cette force.

Bon sang, elle vivait en plein cauchemard !!!

Il venait de la rattraper, de la soulever comme un vulgaire paquet de farine et de la balancer tout aussi délicatement sur le matelas.

Oh non ! Le voilà qui revenait..!

La crainte saisit les entrailles humaines.


- Je sais pas c'est quoi ton problème mistinguette, mais faudrait que tu penses à te faire soigner. Et je suis tout à fait sérieux, hein !

T'oublies les termes de notre marché précédent, t'agis comme si t'avais jamais croisé de vampires, ou même que tu ne savais pas qu'ils existaient. Tu me compares à un de vos imbéciles de tueurs en série, tu insinues que j'ai assassiné la fille de Livingston et toute une histoire sans queue ni tête. Suite à quoi tu te jettes d'un coup sur moi (bon ok, le sang de vampire à un effet aphrodisiaque ... mais à ce point là !) pour, le lendemain, revenir une guerre en arrière.

La rousse hallucinait. Comme si elle avait jamais croisé de vamp...MAIS ELLE N'EN AVAIT JAMAIS CROISÉ !!! Et ne savait même pas que ça existait !
Et bordel, elle croyait qu'il n'était qu'un simple - quoique déjà terriffiant - tueur en série jusqu'à hier !!! Et si elle n'était pas la fille d'Owen, qui était cette brune dont il avait brûlé le cadavre sous ses yeux ?!

Quand à se jeter sur lui....L'alcool pouvait très bien - HEIN ???!!! Quoi ?! SANG ???!!!

Elle eut un air horrifié. Elle revit en flash le brun lui coller son poignet sanglant contre la bouche...

Alors elle avait bu ??!!

Alors, ça pouvait être cet " effet aphrodisiaque" dont il parlait ...?

Quel bordel ! MAIS QUEL BORDEL DANS CETTE TETE !

- Tu s'rais pas schizofrène par hasard ?

Bonne question ! À vrai dire, elle n'était plus vraiment sûre de rien...!

- Soir. C'est toi que ça regarde. Je vais pas changer mes plans pour autant. Et cette fois-ci, plus question que tu t'évades. Je comptais pas te garder en captivité, cependant, tu ne me laisses pas vraiment le choix...

Il montra la clé de la chambre.

- Dorénavant, c'est moi qui la garderai.

Merde. Mais quel enfer !

Whou-hooo ! Elle tenta de retrouver son équilibre, tirée hors du lit par Alaric.

- Allez, on est parti !

Oh putain, non...Qu'est-ce qu'il comptait encore faire ?

***

- Et bien...

Comme on se retrouve.


L'attention de l'humaine glissait incessament entre la vaste demeure ancienne et son cinglé de vampire kidnappeur.

Soudain, il se retourna vers elle.


- Cette maison a été construite il y a de cela huit-cent ans, sous les ordres de l'un de mes deux frères. Une longue histoire, je te l'épargne. Il faut simplement que tu comprennes qu'il y a planqué deux-trois choses auxquelles je tiens particulièrement. Il savait que je viendrai tôt ou tard les rechercher. Le problème n'est donc pas que ce soit lui qui ait ordonné de la construire mais plutôt que ce soit lui qui en ait dessiné les plans. Parce que cela signifie ...

Qu'il a mis ses dons de stratège à profit pour me ridiculiser et pour m'empêcher d'arriver à mes ... fins. Ca commence bien !

Je suppose que tu ne sais pas lire l'Ange ?

Elle afficha un air sidéré. ANGE ?

Quoi ces trucs avec des ailes blanches et une auréole ?! Il déconnait à plein régime celui-là ! Et c'était elle qui était folle ?!

- Sang ô sang noir de mes frères, vous tachez l'innocence de mes draps, vous êtes la sueur où baigne mon angoisse, vous êtes la souffrance qui enroue ma voix. On appelle famille un groupe d'individus unis par le sang et brouillés par des questions d'argent. La notre pourtant l'est plutôt par les femmes, notamment celle qui porte un nom que je possède et que jamais tu ne...

Elle arqua un sourcil en en fronçant un autre en voyant son gêolier déchiffrer les symboles bizarres, comparables à des runes.

- Hahaha, enfoiré.

Tu vois ça, comme les gens peuvent être rancuniers ?

Surtout comme ils pouvaient être atteints, oui ! Elle était tombé dans quoi ? La secte des "j'aurais aimé être le fils de Dracula" ? Ou un club de malades fan d'Edward Cullen à s'en rendre eux même vampires ?

Non. Non bien pire que ça. On ne pouvait pas tricher sur une pareilles vitesse ou une puissance de ce genre !

Elle réprima un rire nerveux.

Alors les Gabriel, Michael, Michel, Raphael, Sarouel, Poubel et toute la si chrétienne "el" party existaient vraiment, eux aussi ?!

Elle rit presque d'elle même à cette pensée. Non, allons c'était complètelement idiot !

Alaric enduit tout à coup sa main de son sang. Puis le mur.
Mais qu'est-ce qu'il foutait encore ?!

- Aladiah.

??? Mais qu'est-ce qu'il avait à causer de sa petite soeur, ce taré ?

- Honneur aux dames.

Bon allez, puisque de tout façon elle n'avait pas le choix...!

Hey ! Mais il ne suivait pas, le traître !!!

Pourtant il avait l'air d'essayer...


- Mais merde ! April, écoute-moi bien. A ta droite ou ta gauche, il devrait y avoir quelqu'un. Un homme ou une femme, immobile et fort semblable à un cadavre, sans doute. Sauf que s'en n'est visiblement pas un. Je suis désolé de te demander ça mais ...

QUOI ?! Non !!! Non !!! Pas un autre cadavre ! Pas encore !!!

Elle tourna la tête, soudain prise de nausée à la vue d'une vieille femme quasimet en décomposition à l'odeur insoutenable de putréfaction.

- Brise-lui le cou, maintenant !

Elle tourna la tête vers lui, blanche comme un linge.

Quoi ?....Lui briser le...Elle sentit son déjeuner remonter dans son estomac et resta statique, médusée.

- J'AI DIT MAINTENANT !

Merde ! Mais il était carrément sérieux en plus !!!

Elle regarda en une fraction de seconde le corps puis Alaric d'un air désespéré, affolé.

Le corps-Alaric- le corps-Alaric...Ses yeux s'embuèrent, fous d'égarement.

Elle devait obéir à ce type, elle allait la tuer si elle n'obtempérait pas !

Les yeux brouillés, la respiration heurtée, le stress à son paroxysme, elle se saisit du visage verdâtre et mit toute sa force pour faire sèchement craquer la nuque.

La charogne s'effondra au sol dans un bruit sourd, entraînant avec elle son odeur pestilencielle.

April se plaqua les deux mains sur le visage, les yeux rouges et exorbités, le souffle si haché qu'on aurait cru qu'elle s'étouffait.

Elle regarda aussitôt Alaric.

Qu'il lui parle ! Qu'il lui dise quoi faire, vite !


- Et main- Et mainte-nant ...? demanda-t-elle, la respiration rompue.

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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Mer 16 Fév - 20:21

- Et maintenant je rentre. s'expliqua Alaric tout en s'éxécutant.

Son regard glissa sur le cadavre qui gisait à ses pieds. Il s'abaissa à sa hauteur. Du bout des doigts, il contraint la tête à se tourner dans sa direction et abaissa doucement les paupières closes, sourcils froncés. Plutôt que d'être teintés de rouges, les vaiseaux sanguins qui le traversaient avaient une étrange couleur vermeille.

Haussement de sourcils.
Il pronnonça son verdict :

- Anterienne. Maintenue jusque là dans un état de demi-vie à l'aide d'une potion qu'il a du se procurer sur Eylanne, sans aucun doute. Je serais prêt à parier qu'il s'agissait d'un mélange contennant une belle dose de sang de cavalier de Pëlgrim.

Il se redressa et shoota un petit coup dans le cadavre.

- L'esprit demeure bloqué dans le corps et celui-ci continue de vieillir sans atteindre ni l'état de squelette, ni celui de mort. Elle n'aurait rien pu te faire, Depuis le temps, elle devait être incapable de bouger. Néanmoins tout le monde sait que c'est le moyen idéal d'empêcher un vampire d'entrer dans une maison qui n'a en théorie pas d'habitant. Cela signifie donc qu'il sait ... ce qui est évidemment plutôt embêtant.

Soupir agacé.

- Putain comment est-ce qu'il a pu apprendre ça ?!

Il secoua la tête et leva une main au ciel, l'air de dire "on s'en fout".

- Soit. Je m'en doutais un peu de toute manière.

Le regard brun mêlé de paillettes d'or se reposa sur la demoiselle à la chevelure enflammée.

- Désolée chérie, mais tu devras prendre les devants. C'est un vampire qu'il s'attendait à tuer, pas une humaine.

Là-dessus, son regard convergea sur la porte closes qui se présentait à eux. Il croisa les bras, l'analysa un bon moment. Aucune inscription. Pas plus que dans tout le petit hall. Méfiant, il referma sa main sur la poignée, la déclencha. Du bout du pied, il repoussa la porte en bois. S'offrit alors à leurs yeux un magnifique salon, décoré d'une manière fort semblable à celle des rois de la Renaissance. En guise de plafond, un coupole en verre qui révelait une luminosité sans pareille à la pièce. Bien que le soleil n'était que peu présent en Russie à cette période de l'année, le moindre éclarcit resplendissait ici de splendeur. Un sourire narquoi traversa le visage de l'homme. Avec sa bague, il ne risquait strictement, et c'était un agréable spectacle, alors ...

Il s'avança de quelques pas dans le salon, le visita d'un regard panoramique.

Au sol, une réplique géante du jeu du pousse-pousse.

Le non-mort fronça les sourcils et s'avança précautioneusement.

Partagés en tout sens des visages, des membres mélangés, des morceaux de robes et de tuniques, un décort inconnu des terres d'Anteria et des couleurs à en couper le souffle. Il s'abaissa à la hauteur du tableau, l'effleurant du bout des doigts.

Huit-cent ans qu'il avait tout abandonné.
Huit-cent ans qu'il n'avait plus rien vu de tout cela.

Parmi toutes ces têtes découpées, esquissant un maigre sourire pour certain, un étincellant pour d'autres, le sien. Enfin, celui qu'il avait autrefois.

Il se redressa.

- Bon, je présume qu'il faut recomposer le tableau. dit-il au bout d'un temps. - Allez hop, au travail. acheva-t-il à l'intention d'April.
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Mer 16 Fév - 21:44

April mit quelques minutes à se remettre du traumatisme d'avoir agressé la dépouille d'une vieille femme.

Minutes durant lesquelles Alaric énuméra un certain nombre de noms incompréhensibles, tout aussi irréels et improbables que lui.


- Désolée chérie, mais tu devras prendre les devants. C'est un vampire qu'il s'attendait à tuer, pas une humaine.

Elle leva les yeux vers lui. Il plaisantait ?!

La jeune rousse inspecta l'expression sur le visage pâle d'Alaric.

Même pas.

...

Un hameçon. Voilà ce qu'elle était. Un appât à pièges.

Elle avala durement sa salive rendue acide par l'angoisse.


Sans rien dire, bien obligée, elle entra dans la pièce suivante.

Un salon. Superbe.

Et sûrement aussi dangereux que le reste.

Ses yeux tombèrent sur le sol dallé.

Une étrange mosaïque brouillonne s'y dessinait. Comme un tableau de Rubens qu'on aurait fait virer Picasso.

Elle regarda cette étrange chose de plus près. Tout ça semblait mobile.

À vrai dire, ça lui rappelait étrangement le jeu de pousse-pousse qu'elle avait gagné à une loterie en porte clé...

Sauf qu'au lieu de former la silhouette amusante de Pingu, l'image présentait un patchwork surprenant de matières peintes et de couleurs lumineuses.


- Bon, je présume qu'il faut recomposer le tableau. Allez hop, au travail.

Elle hocha la tête, approbative. Ça valait bien mieux que de tordre le cou d'une vieille à moitié momifiée !

Quoique dans des lieux pareils, la prudence n'était pas un luxe...

Tiens....Mais ....!

Elle plissa un peu les yeux pour observer de plus près sa nouvelle découverte.

Mais !!! C'était le visage de Roxanne !

Que fichait la tête de la copine de son quasi-demi frère sur un sol de manoir Russe ???!!!

Non, elle devait rêver. Les sosies ça existait.

Quand même, sacré ressemblance...

Enfin bon, l'heure n'était pas aux questions saugrenues.

Elle s'activa à déplacer prudemment les dalles carrées pour donner à ce tableau un semblant de logique.

Non, pas comme ça...Vers la droite ?

Oui voilà !

Et celle là en haut, juste à côte de l'autre visage.

Tiens, ce regard là lui disait quelque chose...

Non, surement son esprit crevé qui débloquait encore.

Voilà !

Elle se tourna vers Alaric.


- Fini. C'est sensé faire quoi ?

L'étudiante regarda à nouveau la scène. L'un des personnages de la fresque pointait du doigt un endroit précis.

A la dalle mal placée d'ailleurs ! Voulant la recaler un peu mieux , elle appuya sur celle-ci...




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Dernière édition par April le Ven 18 Fév - 17:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   Ven 18 Fév - 17:01

Le travail achevé, les iris vermeilles du vampire contemplèrent le tableau d'une vue plus générale. Il pencha légèrement la tête sur le côté. C'est fou, à l'observer ainsi, il avait la sensation que la dernière fois qu'il l'avait eu sous les yeux datait seulement d'hier. Pourtant, il ne comptait plus les années depuis bien longtemps.

Il releva la tête vers April quand celle-ci reprit la parole.

- Aucune idée. répondit-il simplement.

De concert, elle repoussa du bout du pieds une dalle mal casée et s'appuya dessus lorsqu'elle eu terminé.

Claquement presque imperceptible.
Presque, parce que le vampire, lui, pu l'entendre.
Froncement de sourcils.

Rien ne se produisit. Il haussa les épaules.

Le doigt peint sur le tableau désignait une statue qui elle même avait le regard figé sur ...

Il s'avança à l'opposé de la pièce.

Un livre ?

Il se tourna vers April.

- Hey, viens voir ça.

Elle fit un pas.
Nouveau claquement.
Le plafond s'ouvrit.

- PUT... !

Un hache fondait vers elle.

De justesse, Alaric se jeta sur sa coéquipière et ils roulèrent au sol pour attérir, sonnés, sur le plancher, lui au-dessus d'elle dans une position assez ambigue.

Sourire crispé.

- Comme qui dirait que toutes les situations nous rapprochent ...
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MessageSujet: Re: Russie, ma belle Russie !   

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Russie, ma belle Russie !

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