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 La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois.

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Admin / Ange Majeur

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MessageSujet: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois.   Sam 5 Fév - 18:24

Interprêtation PNJ : Devan CARTER

Vêtu exactement comme ça :
Spoiler:
 

(Juste parce que je l'adore Very Happy [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] )


Deux semaines. Deux putains de semaines qu'il n'était pas sorti.
Et ce Matt qui devait avoir déployé tous les moyens possibles pour le retrouver. Maudit soit ce Rob'... et Steve ! Et que Matt crève une balle entre les deux yeux.
Le marginal tournait dans la chambre d'amis des Hayes comme un lion en cage. Un fauve que la pression faisait exploser. Le pas rapide et sec, le souffle rauque, il allait de la fenêtre au lit sans savoir où se poser. Il fallait qu'il sorte ou il allait pêter un câble !
Deux semaines qu'il moisissait dans ce trou... Dans cette putain de chambre.
Et ainsi coincé, c'était pour lui comme si on mettait un aigle en cage, un tigre ou mettre un barage sur un fleuve. Impossible, inconcevable... L'aigle, le tigre ou le fleuve parviendra toujours à s'échapper, même si la mesure prise est pour son bien.

L'homme sortit de la chambre et se rendit d'un pas décidé vers la salle de bain. Ouvrant les robinets à fond, il s'aspergea plusieurs fois le visage avant d'observer son reflet. Il avait plutôt bonne mine. Son regard glissa sur le côté jusqu'à tomber sur les affaires de Trisha. La demoiselle qui l'accueillait avait accusé pas mal de coups dur ces derniers temps... Il n'était pas au courant de tout mais en l'espace de 2 semaines plusieurs choses l'avaient chamboulée, et même si elle cachait tout ça derrière un masque impassible il n'était pas trop dur de voir que ça allait mal quand on savait où regarder. Or, Devan l'avait connue plus jeune et les failles étaient moins bien dissimulées à l'époques, elles restaient les mêmes.
Muette, gestes secs et froids, distance, impassibilité... Fatigue...

Il savait également que son petit ami était mort lors du désastre au stade de la fac...
Soupir.

D'une main, le chef de gang se massa la nuque. La savoir ainsi n'était pas pour lui plaire. Qui plus est elle n'était pas entourée pour le mieux. Ses amies étaient des barbies vivantes, des perruches piaillantes, des personnes superficielles et sans grand fond. Oh, il n'était pas assez prétentieux pour dire que sa compagnie était meilleure mais il était presque certain de mieux connaitre la "vraie" Trisha que ces pimbêches.
Il ne pouvait certes pas l'affirmer mais...

Plus calme, il se rendit dans la chambre de la blonde et trouva sur son bureau l'emploi du temps de sa semaine. Elle terminait dans une petite heure... Pourquoi ne pas aller la chercher ?
Hochement de tête. De toute façon il fallait qu'il se change les idées...
Devan retourna dans la chambre d'ami mettre un t-shirt à manches courtes noir par dessus celui à manche longues (brun) qu'il portait déja. Après s'être mis quelques bracelets de cuirs et chaînes aux poingets, il sortit son compagnon métallique préféré et vérifia qu'il était chargé. Il le mit dans la poche de son long manteau de cuir. Ainsi équipé, il fila vers le garage. Celui-ci fut plus facile à ouvrir qu'il ne l'aurait imaginé, et bien vite, la voiture de sport dévalla l'allée de graviers.
Clope au bec, le moteur de son bolide rugissant dans les rues de Chicago, Devan se sentait revivre.

Putain que ça faisait du bien ! Il ouvrit la fenêtre en grand pour profiter au max de cette courte liberté qu'il s'octroyait.

/////////////


16h54

Adossé à un platane proche de la sortie du bâtiment de Langues, Devan observait pensivement la direction dans laquelle se trouvait autrefois le stade de la fac. Il triturait une petite croix en argent attachée à une chaînette qu'il portait constamment.
Bientôt, les étudiants commencèrent à sortir. Placé comme il était, il était certain de ne pas rater Trisha (une fille comme elle ça se remarque) et tout aussi sûr qu'elle le verait si elle regardait autre chose que le sol.

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MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois.   Sam 5 Fév - 22:33

- [...] Je vous jure les filles, c'était trop bon ce week-end !

- Euh ... c'est peut-être pas le moment, Claire ...

- Avec quoi tu viens ? Soit ! Alexandre est un dieu vivant ! J'ai rarement passé d'aussi bons moments dans les bras d'un mec. Il est doux, affectueux, il parle bien, ... il sait s'y faire quoi. Franchement, je regrette absolument pas d'avoir accepté de sortir avec ! C'est ... il est magique ce gars.

- Putain, on s'en fout j'te dis.

- Laisse, Jess'. Au contraire, je trouve ça très intéressant.

Trisha Hayes, pistée par son habituelle petite troupe, traversait fièrement le campus de l'Université de Chicago. La journée arrivait enfin à son terme et tous prenaient le chemin du retour.

- Alexandre ... Tu parles d'Alexandre Canston ? demanda-t-elle en esquissant un large sourire.

La brune répondit avec la même expression.

- Oui, oui c'est lui.

Aussitôt, Caitlyn éclata de rire. Amusée, la blonde lui lança un regard entendu.

- C'est pas lui qui te suppliait pour que tu couches avec il n'y a pas une semaine ?

- Si, si, c'est bien lui !

Les yeux océans se posèrent derechef sur Claire.

- Et bien ma pauvre, comme qui dirait que ton week-end de rêve perd déjà toute sa notion de charme.

- Hahaha quand tu dis qu'il a demandé pour sortir avec toi, tu veux dire qu'il t'a simplement demandé pour coucher quoi !

- Et évidement, tu as accepté ... Et bah bravo ...

- Entre nous, Laura, ça ne m'étonne même pas !

- Putain vous êtes trop connes ... trancha l'amante en pressant le pas pour prendre les devant.

Aucune des trois autres ne se pressa pour la rattraper.

- Bon débarras.

- Comme tu dis.

- Dis, Trish', on s'fait toujours ce ciné ce soir ?

Silence.

- Trisha ? Ca va pas chérie ?

L'étudiante en question s'était brusquement figée, le regard durci et planté sur une forme au loin appuyée sur un arbre.

- Putain c'est pas vrai ! cracha-t-elle.

Sur ces mots, elle reprit la marche, le pas bien plus empressé.

- Mais, qu'est-ce que tu fous ?

- C'est qui ce mec habillé comme un clochard ?

- Laissez tomber les filles. Jess', on se f'ra ça un autre jour. Là je vais avoir à faire.

- Mais ...

- Désolée. A demain mes pétasses !

Elle les salua d'un bref signe de la main et les abandonna pour de bon au beau milieu de la rue. Maintenant, direction Devan.

Plantée devant lui, Trisha croisa les bras et le dévisagea de bas en haut, plus réprobatrice que jamais.

- Je te jure, tu as intérêt à être venu jusqu'ici pour m'annoncer la mort de Mat' !

Elle secoua la tête et attrapa un morceau de sa veste en cuir pour l'inviter à se pencher à sa hauteur. Instantanément, elle lui murmura d'un ton sec :

- Non mais t'es complètement malade ou quoi ?! T'as pas pensé à ce qu'il se passerait si un de tes ennemis te voyait ! J'sais pas, au moins prendre une bagnole un peu moins voyante, ça te coutait quoi, hein ? Tu crois pas que j'ai déjà assez d'emmerdes comme ça, que ça sert à rien d'en ajouter encore à ma liste ?! Et quand bien même ce connard est mort et que tu ne risques plus de te faire repèrer (et moi avec), sache que j'ai pas envie de passer mon temps à expliquer qui tu es, d'où je te connais et quel genre de relation j'entretiens avec toi. J'ai autre chose que ça à foutre !

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Admin / Ange Majeur

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MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois.   Dim 6 Fév - 11:30

Une petite troupe brailliarde gravitant autour de leur soleil sortit du bâtiment. L'astre dont les cheveux étincellaient ne tarda guère à remarquer l'homme posté quelques mètres plus loin. Elle se figea puis s'avança à grands pas, délaissant ses satellites dans la rue.

Trisha se planta devant lui, le regard noir.

- Je te jure, tu as intérêt à être venu jusqu'ici pour m'annoncer la mort de Mat' !

Sans attendre plus de réponses, elle l'attrappa par la veste, l'invitant à se pencher.

- Non mais t'es complètement malade ou quoi ?! T'as pas pensé à ce qu'il se passerait si un de tes ennemis te voyait ! J'sais pas, au moins prendre une bagnole un peu moins voyante, ça te coutait quoi, hein ? Tu crois pas que j'ai déjà assez d'emmerdes comme ça, que ça sert à rien d'en ajouter encore à ma liste ?! Et quand bien même ce connard est mort et que tu ne risques plus de te faire repèrer (et moi avec), sache que j'ai pas envie de passer mon temps à expliquer qui tu es, d'où je te connais et quel genre de relation j'entretiens avec toi. J'ai autre chose que ça à foutre !

Bien sûr, à quoi s'était-il attendu ? Devan leva un bref instant les yeux au ciel avec un soupir entendu. Il mit la main sur celle de la blonde qui tenait la veste afin qu'elle le lâche.

- Désolé chérie, j'ai pas pensé à emprunté la voiture de ton père, j'avais pas ses clés.

Pas besoin de préciser qu'il n'avait pas besoin de ça pour ouvrir et démarrer une voiture.

- La mienne est garée quelques rues plus loin.

Il se redressa.

- Rob' Junior ne s'attend pas à me trouver ici, j'suis pas du genre à tourner autour des étudiantes. Pas dans c'genre d'endroits en tout cas. J'peux pas rester chez toi à rien faire sinon j'vais pêter un câble.

Ses doigts s'amusèrent avec une des mêches blondes.

- J't'ai promis qu'il ne t'arriverait rien. Mais j'vais pas passer mon temps à me planquer, si je veux pouvoir un jour ressortir pour de bon il va falloir que j'me débarasse de Matt.

Ses yeux gris balayèrent les alentours. Il savait que si le Matthew était dans le coin il ne se ferait pas descendre à distance de toute façon. Trop rapide et pas assez jouissif pour cet horrible personnage. Et en plein milieu d'une rue en plus... Trop de témoins. Trop de risques pour qu'il agisse, ici les flics interviendraient facilement, et Roberson n'était pas assez con pour risquer ça.
Sa tête était trop connue.

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MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois.   Dim 6 Fév - 19:02

PNJ : Bobby Mercer
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Enfin, la journée était finie ! Bobby Mercer, prof d'histoire de Fac à Chicago, "rangeait" la salle où il venait d'achever son cours, ce putain de cours, dont personne n'avait strictement rien à foutre, pas plus les étudiants que lui.

*Une petite partie de hockey ferait pas de mal...* pensa-t-il alors qu'il refermait la porte.

Alors qu'il quittait le bâtiment, il sortit son portable de sa poche et composa un numéro.

- Ouais, allô Steve ? C'est Bobby. Ca te dirais un hockey, avec 2-3 potes ? Quand ? Bah, maintenant, enfin l'temps qu'on s'prépare et qu'on s'rejoigne. Histoire de quoi ? Que tu me foutes une branlée comme l'aut' fois ? Ha, Laisse-moi rire, cette fois, c'est toi qui va t'faire nicker ! nan, mais l'aut' fois, j'étais... j'étais pas en forme.

Soudainement, il se figea net. Du mobile on entendait des "allô ? Bobby, t'es là ?"

- Ouais, j'suis là... J'te laisse, je... Rendez-vous dans une heure sur l'terrain.

Il raccrocha et, tout en repartant d'un pas rapide, il pesta :

- Mais qu'est c'qu'il fout là, cet imbécile ? Il tient à s'faire flinguer ?

A la sortie de la Fac, adossé à un platane, se tenait Devan Carter, gangster en sursis. Depuis qu'il avait tué Tommy Roberson, autre truand du coin, le frère du défunt, Matthew Roberson, avait juré sur la tombe de son grand frère et de son neveu, qu'il tuerait Carter. Alors à moins que Rob' Junior n'eut été abattu lui-aussi, Carter n'avait franchement pas intérêt à se montrer...

*Et si ce taré de Matt' était mort, ça se saurait !*

Conclusion : Devan Carter était tout aussi taré que celui qui le recherchait. Pas taré du même style, mais taré quand même.
Puis le dit-taré fut abordé par une étudiante blonde. Bobby la dévisagea pour reconnaître... Trisha Hayes !? Non, c'était pas possible... Une gosse de riche avec un chef de gang, ça collait pas ! Mais si, c'était bien elle.

*Putain mais d'où ils se connaissent, ces deux là ?* pensa-t-il en fronçant les sourcils.

Il hésita un instant puis repartit en direction du marginal. Tant pis s'il interrompait la conversation, c'était bien le cadet de ses soucis !

- C... commença-t-il en interpellant le gangster. Mais il se retint. Ne surtout pas l'appelé par son nom ! S'il n'était pas déjà repéré par un contact de Matt', c'était le meilleur moyen de le faire !

- Qu'est-ce que tu fous là ? lança-t-il en prenant soin de reprendre un début de phrase commençant par le son "que", histoire que ça parraisse pas trop bizarre par rapport avec son début de phrase précédent.

Sans faire attention à la jeune étudiante, il reprit, un peu moins fort :

- T'es complétement barré ou quoi ? L'aut' malade est pas mort, à c'que j'sache, alors pourqoui tu sors ? Surtout dans un coin pareil !
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MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois.   Dim 6 Fév - 20:34

- Désolé chérie, j'ai pas pensé à emprunter la voiture de ton père, j'avais pas ses clés.

A son tour, Trisha leva les yeux au ciel. Ah parce qu'en plus il jugeait que c'était le bon moment pour se foutre de sa tête ? Sans plus de cérémonie, elle lâcha sa veste et acquiesça d'un bref signe de tête quand il lui désigna l'emplacement où il avait parqué sa voiture. Au moins, il avait eu la décence de ne pas la planter juste devant l'école.

- Rob' Junior ne s'attend pas à me trouver ici, j'suis pas du genre à tourner autour des étudiantes.

Haussement de sourcils.
Ah ouais ? Vraiment ? Elle n'en était pas aussi sûre que lui pourtant.

- Pas dans c'genre d'endroits en tout cas.

Evidemment.
Elle esquissa un bref sourire amusé qui s'estompa aussitôt qu'il était apparu. La situation l'exigeait. Son humeur un peu aussi, peut-être.

- J'peux pas rester chez toi à rien faire sinon j'vais pêter un câble.

Nouveau soupir.
Lui se mit à jouer avec l'une de ses mèches blondes. Elle ne nota pas.

- J't'ai promis qu'il ne t'arriverait rien. Mais j'vais pas passer mon temps à me planquer, si je veux pouvoir un jour ressortir pour de bon il va falloir que j'me débarasse de Matt.

- Si t'as envie de sortir et de prendre l'air malgré les risques, c'est pas mon problème. Par contre ça le devient à partir du moment où c'est en ma compagnie. Alors si tu comptes tenir ta promesse, j'te conseille d'éviter la prochaine fois, où ça te fera une troisième dette. J'ai pas forcément envie de devenir l'appât de ce mec parce que toi t'essayais de l'appâter.

Encore un soupir.

- Si t'as pris ta dose d'oxygène pollué, tu permets qu'on s'en aille ? Parce que moi, j'en ai eu suffisament pour ma journée.

Ou : j'ai pas envie de tâcher ma réputation alors s'il-te-plait, qu'on rentre, et vite. En évitant de se faire remarquer si possible (bien que la chose n'était pas vraiment possible aux vues de l'accoutrement et des allures de Devan).

Bien entendu, comme l'humaine n'avait apparement pas accumulé encore suffisament de malheur pour les années, il fallut que la fatalité s'acharne encore un bon coup sur son cas et que Mr Mercer, à savoir son professeur d'histoire, choisisse ce moment précis pour débarquer et commencer à se taper la causette avec le marginal. Pantoise, dans un premier temps, la blonde se contenta de froncer les sourcils. Mais ... bon dieu d'où ils se connaissaient ces deux-là ? Et comment ce type avait-il pu avoir vent de ce qu'il s'était déroulé deux semaines plus tôt ?! Elle secoua la tête. Soit. En cet instant, ces questions existentielles se plaçaient bien en dessous de l'option "s'en aller". Alors ...

- Mr Mercer, sauf tout le respect que je vous dois, c'est précisément la raison pour laquelle j'aimerais éviter de rester plantée au beau milieu de l'un des axes les plus fréquentés de Chicago à discutailler paisiblement. Alors, si vous n'y voyez aucun inconvénients ...

Elle lui adressa un sourire rigide mais poli à la fois.

- On va s'en aller maintenant.

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MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois.   Lun 7 Fév - 21:42

La blonde répliqua avec justesse. Elle avait raison, il ne pouvait la contredire là dessus. Le regard du marginal revint sur elle alors qu'elle soupirait une fois de plus -à croire qu'il était abonné aux soupirs.

- Si t'as pris ta dose d'oxygène pollué, tu permets qu'on s'en aille ? Parce que moi, j'en ai eu suffisament pour ma journée.

Une petite heure de liberté... c'était déja bien, il n'était pas en mesure de se plaindre. Tenter plus, c'était tenter le diable. Il allait opiner du chef quand une nouvelle voix connue se fit entendre.

- Qu'est-ce que tu fous là ?

Voix qui laissa un très bref instant le chef de gang dubitatif. Bobby Mercer ?!
L'ex-tolar et actuel putain de prof de fac s'approcha pour se planter devant lui. Devan nota qu'il était toujours aussi petit. Il l'accueillit avec un sourire en coin... Bien qu'ils eurent grandis dans le même milieu, ils n'étaient pas vraiment sur la même longueur d'onde... Et si le frère de Lyne avait pendant un temps été considéré comme un dur à cuir il s'était plutôt rangé. De toute façon, ils n'avaient jamais joué dans la même cour...

- T'es complétement barré ou quoi ? L'aut' malade est pas mort, à c'que j'sache, alors pourqoui tu sors ? Surtout dans un coin pareil ! reprit Mercer un ton plus bas.

Bobby, c'était un peu un vieux loup solitaire en fait... Il n'avait jamais aimé les gangs -généralement les personnes n'en faisant pas parti n'aimaient pas trop- et voyait d'un sale oeil le fait que sa soeurette fréquente l'un de ces chefs. Manque de pot, Devan n'avait strictement rien à se reprocher quand à l'édication de cette gamine !
Il allait répondre mais Trisha le prit de court, s'excusant auprès de sans professeur pour filer sans plus tarder.
Le marginal pencha subtilement la tête sur le côté, sourire qui en disait long collé aux lèvres.

- Tu t'inquiètes pour moi Mercer ? Comme c'est gentil, je suis touché... non, pas touché -je réserve ça à Matt-, ému.

Il se détacha de l'arbre.

- C'que j'fais ici ne regarde que moi... Et puisque tous pissent de trouille à l'idée d'se r'trouver face à ce Matthew, va bien falloir que j'fasse l'boulot !

Sourire narquois. Il s'éloigna.

- Passe le bonjour à ma p'tite Lyne !

Moqueur, il le salua d'un geste militaire assez caricatural et partit avec la blonde vers sa voiture, ignorant les grognements ou mises en gardes de Mister Mercer.
Il marchait d'un pas vif, rapide et assuré. Mais malgré ses airs naturels on pouvait le sentir prudent. Il ne s'attarda guère et ne se détendit qu'une fois le moteur de son bolide allumé.
Pour rentrer chez Trisha, il emprunterait quelques chemins détournés.

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MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois.   Mer 9 Fév - 20:54

De toute évidence, l'arrivée de Monsieur mercer n'était pas bien vue, du moins par la blonde qui l'envoya balader, poliment bien sûr.
Quand à l'autre mafieu, le sourire qu'il avait de scotché aux lèvres ne disait rien de bon.

- Tu t'inquiètes pour moi Mercer ? Comme c'est gentil, je suis touché... non, pas touché -je réserve ça à Matt-, ému.

C'est vrai que c'était bizarre de la pire de Bobby de se soucier du sort du chef de gang, lui qui n'arrêtait pas de le critiquer dès que sa soeur en parlait. En vérité, il ne savait lui-même pas pourquoi il était allé le voir, étant donné qu'il ne le supportait tout simplement pas.
Puis Carter, tout en se décollant de son platane, deigna répondre à la question qui lui avait été posée :

- C'que j'fais ici ne regarde que moi... Et puisque tous pissent de trouille à l'idée d'se r'trouver face à ce Matthew, va bien falloir que j'fasse l'boulot !

Ouais, c'est ça... dans le pire des cas, ça ferait toujours une vermine de mafieusard en moins... Carter ou l'autre. Dans le meilleur des cas, ils se flingeuraient mutuellement. mais c'est vrai que le chef de gang avait raison : il voudrait bien se débarrasser de Rob' Junior un jour ou l'autre, un taré pareil ne pouvant pas rester en liberté. Et comme dans cette ville, les flics ne faisaient pas leur boulot, ou très mal...

- Passe le bonjour à ma p'tite Lyne ! lança Carter en repartant à la suite de la gosse de riche.

- C'est ça, connard ! C'était la dernière fois que tu la r'voyais ! cria Bobby à l'adresse de l'autre qui s'en allait.

De toute manière, ce gangster devait se foutre totalement de cet avertissement, à chaque fois qu'il le voyait, Bobby le lui disant.

////////////////////

PNJ : Matthew Roberson
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- T'es sûr de ton info ?

- Ouais, je... j'l'ai vu à la Fac avec la fille des Hayes.

- Les Hayes ? Arrête de t'foutre de ma gueule, enfoiré ! Qu'est-ce qu'un gangster f'rait chez des bourges ?

- Nan, j'vous jure ! Il a causé avec elle et ils sont partis ensemble ! En passant près d'eux, j'ai même entendu des trucs ! Vot' type s'planque chez les Hayes, c'est sûr !

- Okay, admetons. Mais j'te préviens, gamin : si jamais c'est faux, j'te r'trouve et j't'explose ta sale tronche de binoclard.

- D'a... d'accord. Mais c'est bon, j'suis sûr.

- Alors casse-toi si t'as rien d'aut' à m'dire !

L'étudiant partit, terrifié par les menaces du gangster. Matthew Roberson, désormais chef du gang de son défunt frère, jubilait. Il avait retrouvé la trace de l'homme qu'il recherchait le plus ces temps-ci.

- A nous deux, Carter...

Il lui avait fallu deux semaines pour retrouver ce chef de gang rival après l'assassinat de son frère. C'était finalement par l'homme qui connaissait l'homme qui connaissait l'homme qui avait vu l'ours que Matt' avait retrouvé la trace de Devan Carter. En effet, ce dernier avait été vu par un étudiant hier à la Fac, à la fin des cours, en compagnie de Trisha Hayes. Le témoin avait ensuite fait part à une connaissance qui lui fournissait de la drogue du fait qu'il avait vu la fille des Hayes avec un type louche qu'il avait décrit. Ce dealer avait ensuite parlé de cette affaire à un homme du gang Roberson qui, reconnaissant Carter dans la description, en avait fait part à son chef. Ce dernier, se méfiant des "on-dit", avait exigé que le témoin vienne rendre compte lui-même des faits.

Le lendemain, le binoclard dû revenir pour une entrevue avec Matt' et donner le plus de renseignements possibles sur Trisha Hayes, notament sur son emploi du temps à la Fac.

- Les gars, d'main j'm'absent'rai, histoire d'aller règler son compte à ce cher Carter, annonça le chef de gang après avoir éllaborer son plan.

- Tu veux quelques mecs avec toi, Matt , proposa un gangster.

- Non, c'est une affaire entre lui et moi.

///////

Crissement de pneus. Une voiture se garra derrière la Fac de Chicago, dans une petite ruelle vide. Il était presque de 11h du matin. Matthew Roberson, après avoir s'être armé d'un couteau et d'un pistolet deserteagle équipé d'un silencieux qu'il avait dissimulés, prit un chiffon qu'il enduit de chloroforme. il ouvrit la portière puis jeta un dernier regard à la photo de mademoiselle Hayes qu'il s'était proccurée. En effet, il n'allait pas aller voir Carter sans un petit cadeau...
La sonnerie de la Fac sonna 11h. Il était temps. Le chef de gang quitta sa voiture.

*Le morveu doit entrer en action... La fille va traverser le couloir seule pour se rendre dans l'autre bâtiment, ses potes étant retenues par le binoclard.*

Matt' entra dans le bâtiment et arriva dans le couloir peu fréquenté par lequel passerait sa proie. Un raccourci, à ce qu'il parraissait et qui ne passait pas par le hall et les couloirs bondés. Après s'être placé derrière la porte, Matt' attendit.
Ce temps lui parut interminable. Mais qu'est-ce que cette pouf' foutait ? Soudain, un bruit caractéristique de talons se fit entendre. Etait-ce elle ? La porte s'ouvrit, dissimulant le chasseur au yeux de ce qu'il espèrait être sa proie. Chevelure blonde, teint bronzé, meuf super bien foutue : c'était elle.
Matt' bondit hors de sa cachette, plaquant son chiffon sur la bouche de la jeune femme mais de manière à ce qu'elle puisse respirer le chloroforme et son bras gauche enserrant sa poitrine la maintenait solidement. La proie se débatit, mais le choroforme fit bien vite son effet et elle s'évanouie. Le gangster chargea donc son colis sur l'épaule et, après avoir attentivement vérifié qu'il n'y avait strictement personne, sortit. Un petit cri étouffé sur sa droite avertit le kidnappeur qu'il n'était pas seul. Il tourna vivement la tête : une jeune fille rousse. Sans hésitation, l'homme sortit son pistolet, pressa la gachette et la balle partit silencieusement se nicher dans le ventre de la cible. Merde ! il l'avait raté ! Le gangster retira une balle dans la tête, cette fois-ci. Pas de témoin, c'était la règle. Alors qu'il tournait les talons, Matthew s'arrêta. Quelle connerie... Dans son empressement, il avait failli oublier le corps ! Il n'allait tout de même pas le laisser là... bah, ça tiendrait compagnie à la blonde.
Cette dernière fut mise dans le coffre, les mains menotées dans le dos et baillônnée par ce même chiffon qui l'vait endormie, avec la rousse ensanglantée à côté d'elle. Le chef de gang lui jeta un dernier regard avant de refermer le coffre. C'était quand même une sacrée bonnasse... Il se la serait bien faite, mais le temps n'était pas au divertissement. Il avait une Mission à remplir. Il repartit donc à l'avant de la voiture et partit, direction la barraque des Hayes.

Après un trajet trop long pour l'impatience de Matthew Roberson face à la tâche qu'il avait à accomplir, l'équipée arriva là où se cachait Carter. Le conducteur ne chercha pas à dissimuler son véhicule et s'arrêta sur les graviers. Il observa la somptueuse maison. Jamais il n'aurait pensé à chercher par ici... Mais il lui fallait s'atteler à sa mission. Matt' prit donc son arme favorite, un fusil à pompe, sur la banquette arrière et alla récupérer son otage dans le coffre. Celle-ci s'était réveillée, il l'avait entendue gigoter durant le voyage.

- Aller chérie, c'est l'terminus, fit-il en la sortant de son coffre.

Histoire de la dissuader de trop bouger -et de dissuader Carter d'initiative héroïque quand il serait là-, le chef de gang calla son fusil à pompe dans le dos de sa prisonnière et la fit avancer devant lui en lui maintenant fermement le poignet droit, peu importe s'il lui faisait mal ou non. La porte, évidement, était fermée. Qu'à cela ne tienne, la blonde devait sûrement avoir les clefs. Matt', tout en la maintenant, lui fouilla les poches, avants et arrières, sans se priver de quelques carresses. Pas de clefs... Elles devaient être dans le sac. De toute manière, ce contre-temps n'avait pas été désagréable.
La porte ouverte, Matt' entra, menaçant toujours la pouoée blonde.

- MONTRE-TOI, CARTER, T'ES FOUTU ! beugla le gangster. ET FAIS PAS LE HEROS, SINON TA COPINE Y PASSE !

Il avait forcément entendu. Maintenant il allait venir, et ils en finiraient, d'homme à homme.

- Montre-toi, ordure...

En ce mercredi 21 janvier 2009, Devan Carter allait enfin payer pour ses crimes.
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MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois.   Jeu 10 Fév - 20:09

Devan ajouta encore deux trois mots à l'intention du professeur d'histoire. Aux vues du sourire mesquin arboré et du ton employé, il ne s'agissait là que de pure provocation. Enfin, il l'abandonna sur une dernière caricature militaire et ils purent regagner la voiture noire. En silence, bien entendu. Trisha s'installa vivement à la place passager, mit aussitôt sa ceinture. Elle se calla dans le siège en cuir, crispée, en poussant un soupir anxieux. D'un geste mécanique, elle tourna la tête en direction du tatoué. Il fallait penser à autre chose. Absolument. Impérativement ! Alors, pour une fois ...

- Tu le connais d'où, Mercer ?

Elle parlerait.

***
- Faut pas trop qu'on traine les filles, sinon on va encore rater le début du cours de philo et perso, vu l'approche des exams, j'suis pas trop chaude pour encore une fois capter que le tiers de ce que Smith déballe.

- T'en fais pas chérie, on se magne. Allez, remballe ton sac Cait', tu te remaquilleras après.

- Ouais, ouais. Je range.

- Putain regardez qui se ramène !

- Oh c'est pas vrai ...

- Qui ? Vous parlez de qui ?

- Le bigleux.

- Merde, me dis pas qu'il se ramène par ici !

- Et si chérie. Il sera là dans dix, neuf, huit ... trois, deux, un ...

- Euuuuh ... les filles euh, je voulais vous demander si ...

- Dégage Taner, tu veux ? On t'a pas invité à venir prendre le thé.

- Oh, désolé ... C'est pas pour long ... Je ... je voudrais juste ...

- Abrège.

- C'est à propos du sujet qu'on doit travailler en histoire de la lan ...

- Okay, alors on te retrouve en philo, Jess' ?

- Non, non, attends ! Je ... j'ai aussi des réponses pour les devoirs de chinois pour Cait' et Laur ...

La blonde secoua vivement la tête.

- Dépêche.

- Et ... et au sujet du mémorial prévu pour l'effondrement du stand.

Instantanément, elle sera les dents.

- Tu saoules mec, tu vas nous mettre en retard. J'vous garde une place en philo les filles !

Là-dessus, elle quitta la pièce. D'un oeil distrait, elle jeta un regard à sa montre. Merde, presque en retard ! Elle accéléra le pas, vira à gauche. Elle s'engouffra dans l'encadrement de la porte qu'elle venait de pousser. Aux vues du temps qu'il lui restait, mieux valait prendre le chemin le plus court. Un pas. Deux pas. Trois pas. Brusquement, elle se sentit tirée en arrière. On lui plaqua quelque chose d'humide sur le visage.

Qu'est-ce que ?!

Par réflexe, elle tenta de se retrouner, prit une profonde inspiration de stupeur. L'odeur était atroce, et elle était maintenue avec tant de force qu'elle n'était parvenue à esquisser le moindre mouvement utile. Elle se crispa davantage. Sa vue se brouilla. Sa tête se mit à tourner. D'un coup, elle perdit connaissance.

***
Trisha serra les dents et porta douloureusement une main à son crâne. Putain, qu'est-ce qu'il pouvait lui faire mal ! Et pourquoi est-ce que la nausée lui déchirait les entrailles ? Puis, elle se sentait balloter dans tous les sens. Impression ou réalité ? Doucement, elle ouvrit les yeux. Autour d'elle, le noir complet. Putain mais où est-ce qu'elle était ? Qu'est-ce qu'elle foutait là ? Que lui était-il arrivé ? Du bout des doigts, elle tâta le lieu inconnu. Il semblait qu'il y avait quelqu'un d'autre près d'elle. Qui ça ? Pas la moindre idée. Elle remonta vers son visage. Instantanément, elle hoqueta d'épouvante. Liquide chaud et légèrement pâteux. Du sang ?! Oh putain c'était du sang !! Merde !! Sa respiration s'accéléra, ses muscles se tendirent. Son coeur battait la chamade. Non, non. Il fallait qu'elle se calme. Elle était en train de rêver. Oui, c'était ça, elle rêvait ! Ca ne pouvait qu'être ça. Elle rêvait et bientôt, elle se réveillerait !

Le vombrissement et les secousses s'étaient arrêtées. Une voiture ?
Confirmation ; le coffre s'ouvrit. La lumière du jour lui brûla les yeux. Ses pupilles se rétractèrent. La vision trouble, elle ne parvennait à reconnaître le visage de son ravisseur. Etait-ce le malade qui avait tué Ethan ? Ou celui qui avait sévi lors de la journée d'orientation ?

- Aller chérie, c'est l'terminus.

Pourtant, il ne lui semblait pas avoir déjà entendu cette voix.

Sous la contrainte, elle sortit du coffre, halletante. Brusquement, elle se figea.
Face à elle, sa propre maison.

La mâchoire tremblante, elle ferma les yeux pour empêcher les larmes de monter sous la violente dose de stress qui s'empara d'elle. Elle sentit le canon d'un fusil se heurter à son dos, se contracta davantage. L'horrible, l'insoutenable vérité s'imposa à elle.
Mat'...
Les doigts de l'homme se refermèrent durement autour de son poignet. Elle serra les poings. Putain ce connard était en train de le lui déboiter !

D'un pas tremblant, elle se rendit ensuite jusqu'à l'entrée de sa maison, comme il le lui ordonnait indirectement. La porte était fermée, impossible d'entrer. Aussi, le meurtrier glissa ses mains dans chacune de ses poches, sans gêne aucune. Bien que révulsée, l'étudiante n'osa pas même ciller. Finalement, il les trouva dans son sac. Enfin, ils entrèrent. Directement, le malade se mit à hurler à l'intention de Devan, soulignant qu'il l'avait elle en otage. Statufiée, droite comme un i, la blonde prit une profonde inspiration. Pourtant, plus rien maintenant ne parvennait à effacer de son esprit le scandale de son destin : elle allait mourir. Aujourd'hui.

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MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois.   Jeu 10 Fév - 21:38

"Elle n'était pas grande, mais elle le semblait, tant sa fine taille s'élançait hardiment. Elle était brune, mais on devinait que le jour sa peau devait avoir le beau reflet doré des Andalouses et des Romaines. Elle dansait, elle tournait, elle tourbillonnait sur un vieux tapis de Perse ; et chaque fois qu'en tournoyant sa rayonnante figure passait devant vous, ses grands yeux noirs vous jetaient un éclair."

Ongle du pouce coincé entre les dents, Devan haussa un sourcil. Il retourna le livre et en observa la couverture en cuir. Notre Dame de Paris. Il n'aurait jamais imaginé être tant pris dedans, lui qui ne lisait pratiquement jamais. Ce Victor Hugo écrivait bougrement bien les choses -bien qu'il ai souvent du mal à comprendre.

Assis sur le lit, il reprit sa lecture.

Crissement de graviers.
Devan ne s'en formalisa pas.

Une bonne minute passa avant que la porte ne s'ouvre. Et la voix qu'il entendit...

- MONTRE-TOI, CARTER, T'ES FOUTU !

... lui glaça le sang.
Pendant une demi seconde, le chef de gang s'était figé. Matthew Roberson. Comment est-ce que...?
Illico, il bascula sur le côté, attrapant son flingue sur la table de nuit alors que les paroles de son adversaire s'élevaient, menaçantes.

- ET FAIS PAS LE HEROS, SINON TA COPINE Y PASSE !

Devan se stoppa net.
Trisha...
Est ce qu'elle avait... non, elle ne pouvait pas l'avoir vendu, pas elle. Pas après deux semaines ! Elle n'aurait pas attendu si longtemps... Mais qui alors ?! Un de sa bande sur qui Matt serait tombé ? Ou alors... lundi ? Quelqu'un qui l'aurait reconnu ?
Mais le temps n'était guère aux interrogations. Il fallait qu'il trouve un moyen de les sortir de là.

*Allez Devan, soit positif quoi ! T'as 10% de chance de le buter ! Et... 5% de t'en sortir indemne ! Déconne pas !*

Il secoua la tête, chargea son pistolet et s'empara d'un deuxième. Surtout, ne pas paraitre décontenancé. Rester calme, rester tel qu'il l'était toujours face à ses adversaires, coûte que coûte.

Le marginal se posta en haut de l'escalier. Par un miroir dans le hall il put apercevoir Roberson. Il tenait... un fusil à pompe, braqué sur Trisha.

*Oh putain.*

Un seul coup de cette connerie, et ils étaient morts. Surtout à bout portant. Une arme de bien trop gros calibre...
Surtout, rester zen... Mais comment putain ?!
Le gangster inspira un grand coup, planquant une de ses armes sous son t-shirt, dans son dos. Il mit l'autre à sa ceinture, visible, et descendit doucement les marches, la tête haute, un sourire insolent aux lèvres.

- T'en as mis du temps...

Son regard s'arrêta sur la blonde. Il la jaugea un bref instant d'un air dégouté.

- Hayes, si j'm'en sors soit sûre que jte bute, toi et ta putain d'famille, fit-il à mi-voix mais suffisament fort pour que Matt puisse l'entendre (et donc Trisha aussi). Ce genre de menaces étaient tout à fait typiques du Carter chef de gang.

Plus que quelques marches. Les yeux gris passèrent au fou qui souhaitait plus que tout le tuer. Il désigna Trisha d'un signe de tête.

- Fous-lui la paix Roberson, elle est victime dans l'histoire. Je l'ai gentillement invitée à m'héberger quelques temps, moneyant sa vie... Aimable comme elle est elle a accepté. Avoue que le plan était tout de même subtile, tu ne pensais pas me trouver là...

Il lui avait promis.

- Elle s'est malheureusement pour elle retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment... le jour où ton fragin a eu la mauvaise idée de venir me voir...

Son regard s'était fait plus dur. Il ne se leurait pas sur son destin, mais si au moins il pouvait l'épargner à une personne qui comptait pour lui...

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MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois.   Mer 16 Fév - 19:37

Mat' était nerveux, Carter tardait à se montrer. Soudain, des bruits de pas se firent entendre dans l'escalier. Le gangster tourna vivement la tête pour voir un Carter fier, descendant la tête haute, l'air confiant et avec un revolver parfaitement visible à la ceinture.

- T'en as mis du temps... railla l'homme acculé. Puis son regard se tourna vers l'otage et le ton se fit menaçant. Hayes, si j'm'en sors soit sûre que jte bute, toi et ta putain d'famille.

Hein ? C'était quoi c't'embrouille ? Elle était avec lui ou pas, cette fille ? Carter lui apporta la réponse :

Fous-lui la paix Roberson, elle est victime dans l'histoire. Je l'ai gentillement invitée à m'héberger quelques temps, moneyant sa vie... Aimable comme elle est elle a accepté. Avoue que le plan était tout de même subtile, tu ne pensais pas me trouver là...

Subtil, en effet... Il n'aurait jamais cherché là sans le binoclard. Mais c'était quand même bizarre, comment avait-il fait pour s'introduire chez les Hayes ? Enfin, son otage serait peut-être au final plus du côté Roberson que Carter.

- Elle s'est malheureusement pour elle retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment... le jour où ton fragin a eu la mauvaise idée de venir me voir...

Mais qu'est-ce qu'elle foutait là-bas ce jour là ? Et même que foutait-elle chez Carter tout court ? Bah, ce n'était pas très important. L'important était que sa vengeance lui tendait les bras.

- Dans c'cas, réjouie-toi, chérie, lança Matthew à sa prisonnière, le prince charmant vient t'libérer.

Puis avant de la lâcher, il fit lentement glisser le canon de son fusil à pompe le long du dos de la blonde puis, que la gueule de l'arme eut quitté le dos de mademoiselle Hayes, elle se braqua vers l'homme au crâne rasé en face.
Détonation. Cri de douleur étouffé. Bruit de corps s'affalant sur le sol. Carter était touché... mais pas mort. C'aurait été trop facile. Les balles avaient pénétré la chair de ses jambes, ce qui avait causé la chute de l'homme.
Mat' repoussa la blonde sur le côté et rechargea son arme. Il s'approcha de son ennemi, le toisant de haut. il n'avait pas oblié le pistolet et quand Carter le sortit pour se défendre, Matthew lui envoya un violent coup de pied dans la main et la priva du revlover qui vola puis glissa sous un canapé. Parfait. Roberson lança un regard méprisant et heureux à la fois au futur vaincu et lui dit à mi-voix, très calme :

- La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois, Carter. Mais toi... tu as tué plus d'une personne qui m'était chère. Alors ta mort ne sera ni rapide ni indolore...

Sur ce, il lui assenna un coup de crosse dans l'estomac, en prenant garde à remonter le manche de l'arme assez vite pour que la victime ne le saisisse pas, puis lui en donna un deuxième, puis un troisième... Sur son visage s'était peint un véritable rictus de haine. Roberson avait la mâchoire crispée et serrait les dents, et ses yeux équarquillés brillaient d'un éclair de folie. C'était un ouragan de violence qui se déchaînait sur Devan Carter.
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MessageSujet: Re: La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois.   Aujourd'hui à 22:17

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La mort est une dette que chacun ne peut payer qu'une fois.

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