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 The missing one...

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Humain(e)
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Feuille de personnage
Orientation politique: Pro-Anges
Classe&Métier: Etudiante
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MessageSujet: The missing one...   Mar 1 Fév - 22:55

Le plafond.

April ferma les yeux.

Toujours le plafond.

Elle soupira profondément en s'étalant un peu plus sur le grand lit rose clair.

Dans sa main, la photo de Mitzrael à la gare.

Dans sa tête, une masse noeuse d'idées complètement débiles.

Son regard se fixa sur une aspérité du plâtre blanc.

Y va. Y va pas. Y va. Y va pas. Y va....

Elle soupira encore.

Son poing se serra.

Y va !

Elle se releva , déterminée, enfila sa veste, laça ses tennis.


- Maman, je sors m'attendez pas pour manger ! brailla-t-elle en descendant l'escalier quatre à quatre pour foncer dans la remise dehors où elle rangeait son matériel d'escalade.

Harnais. Cordes. Mousquetons. Descendeurs. Mitaines protectrices.

Hop dans l'sac !

Ce bon vieux sac à dos informe autrefois bleu ciel...

Passant une des larges bretelles noires, April prit la direction de sa toute nouvelle Lexus argent.

Elle avait raconté à Lisa qu'elle avait prêté l'ancienne à une amie qui l'avait démolie dans un accident.

Après un copieux savon sur la valeur des choses et son éternelle imprudence, sa mère lui avait donc repayé exactement la même voiture.

Il fallait avouer qu'April s'était montrée catégorique sur le choix de sa nouvelle voiture. Elle avait trop de bons souvenirs avec la Lexus argent.

Souvenirs qu'elle partait traquer ce soir-même.

Elle grimpa dans l'auto pour se rendre en plein coeur du centre ville.


//////////

Plantée devant sa voiture garée,April , tête levée, comtemplait le grand immeuble de Mitzrael Do'Han.

Spoiler:
 

Elle compta rapidement les étages. C'était haut quand même...

Trop tard pour faire demi-tour !

Elle s'avança et composa le code d'entrée, qu'elle avait fini par apprendre.

Direction l'ascençeur. Dernier étage.

Évidemment avec le départ précipité de Mitzrael, elle n'avait ni passe ni clés. Et hors de question de déranger Anauel pour ça.

April O'Brien rimait avec débrouille pour beaucoup de choses.

Rentrer dans l'appartement fermé de son petit ami en faisait partie.

Au "ding" significatif de l'ascenceur au 60ème, elle sortit et emprunta le dernier pan de marches qui montait vers le toit.

Arrivée là haut, elle mit quelque minutes pour évaluer l'entourage, quand même sacrément impressionnant à échelle humaine.

Ses yeux verts jaugèrent l'endroit.

Il lui fallait trouver un point d'accroche.

Elle repéra un conduit de cheminée qui se dressait un peu plus loin.

La jeune fille s'activa, ouvrit son sac pour y déchiner les cordes et les mousquetons.

Concentrée, elle crocheta un mousqueton au bout de la corde conçue pour, enroula le tout autour du gros conduit rectangulaire et solide, passa le reste dans la corde dans le mousqueton pour l'obliger à tenir à son point d'attache puis tira fermement dessus en penchant de tout son poids pour en tester la fiabilité.

Rien ne broncha. Impeccable.

Elle passa alors le harnais qu'elle ressera consciencieusement autour de son bassin et de ses cuisses, fixa le descendeur en huit de rappel , l'accrocha à son baudrier grâce à un mousqueton, plaça ensuite son noeud autobloquant, le mousquetonna à son harnais par un autre mousqueton à vis puis y accrocha l'autre extrémité de la corde, passa ses gants antidérapants spécialisés pour l'escalade, vérifia la tension de sa corde...

Bon, tout était ok.

Elle s'approcha du bord de l'immeuble.

Le balcon de Mitzrael n'était jamais que 5 pauvres mètres plus bas...

C'est parti !

Elle se retourna pour caler ses semelles contre la corniche.

L'immeuble était lisse et quasi neuf, autant dire que faire le singe au bout de sa corde était tout bonnement hors de question...

Aussi, O'Brien aux yeux verts s'appliqua descendre le plus précautionneusement possible le long de la grande paroi.

Bientôt, elle atteignit la rambarde métallique du balcon de Mitzrael Do'Han.

Se balançant un peu, elle réussi sans trop de difficulté - merci l'entraînement ! - à poser les deux pied, et à attérir en sécurité sur la surface bétonnée au sol du balcon.

Là, elle détacha patiemment ses mousquetons et se sépara de son baudrier qu'elle remit dans le sac quelle avait gardé sur le dos.

Elle laissa ce vieux morceaus de toile bleue' qui en avait vu d'autres, au sol.

Maintenant : ouvrir la porte vitrée.

Personne n'étant sensé entrer par le balcon, ce genre d'immeuble ne comportait qu'une porte vitrée des plus simple à pousser pour rentrer.

Elle plaqua ses deux mains sur la plinthe de plastique blanc et poussa le tout vers la droite.

Comme prévu, la porte fenêtre s'ouvrit sans résitance aucune.

/////////////////////////////////////

Rien n'avait bougé. Toujours cette blancheur et cet ameublement épuré, toujours ce piano à queue noir, brillant.

April engloba un instant tout l'endroit du regard.

Et toujours autant de souvenirs...

Elle croisa les bras et se tint droite pour éviter de frissonner.

Ses iris printanières tombèrent sur le grand tableau encore accroché au mur.

Elle s'en approcha religieusement. Cette superbe peinture à l'huile offrait l'image d'un Mitzrael serein, elle aurait même juré voir un sourire sur ses lèvres, assorti à ce regard étincellant et épanoui qu'il offrait.

C'était...Elle ferma les yeux.

C'était injuste.

Comment l'ange que décrivait la petit Mélodie pouvait il être rendu à tuer et à croire qu'il le faisait pour une bonne raison ?

April fronça les sourcils

Elle le haïssait. Elle haïssait pour s'être fait embobiner parce ce foutu Nathaniel. Elle le haïssait pour avoir joué avec elle sans comprendre qu'il l'aimait alors qu'ils étaient encore tous les deux.

Oh, elle se haïssait aussi !

Elle étudia le visage bienveillant d'Anauel à jamais empreint dans cette composite de couleurs pastels, aussi douces que la scène qu'elles offraient.

Que n'avait-elle eu la fichue présence d'esprti de l'écouter ce jour où, tentant de les arracher tous deux à ce qui allait être leur maudit sort, il était venu ici-même essayer de lui faire entendre raison...!

Si seulement elle avait un quart assez de sagesse pour suivre ses conseils !

- On n'en serait sûrement pas là...souffla-t-elle à l'effigie de son déchu blond.

Sa main blanche s'avança, hésitante, vers le tableau en parfait état malgré les années. Ou les siècles à vrai dire.

Le bout de ses doigts vint caresser le visage au relief légèrement irrégulier, si lumineux, si parfait de l'immortel qui lui manquait plus que tout.

"Et là, qu'est ce que tu ressents ? De la colère ? De la haine ? De la peur ?"

"Quand le noir viendra, tu ne seras jamais seule. Je serais toujours là pour allumer une étoile dans les ténèbres grandissantes."

"Ne pleure plus ça n'en vaut pas la peine."

"Puisse tu... me pardonner d'être aussi... humaine."

"Fais attention à toi O'Brien."



Elle l'aimait...Dieu ce qu'elle l'aimait...

Se haussant sur les pointes de pieds, elle déposa un léger baiser sur le visage peint de son cher Mitzrael.

Et revint au sol en riant un peu d'elle-même. Ces trucs un peu bêtes qu'on peut faire parfois...

Son visage se tourna vers le grand mur entièrement blanc. Ce fameux mur.

Elle revit l'immortel noyer son regard de ses iris chatoyants, uniques, l'y adosser doucement pour l'embrasser de toute son âme perdue, lui livrant même ses paumes interdites alors qu'il valsaient tout deux dans une véritable bourrasque d'émotions inqualifiables.

Devant ce grand pan immaculé, elle se promit qu'un jour où l'autre, ses lèvres retrouveraient celle de son déchu pour offrir à ces lieux plus de souvenirs qu'ils n'en avaient jamais eu.

Sa main se posa sur le grand canapé.

Oui, le temps viendrait.

Elle s'arrêta un instant face à la cuisine sobrement équipée.

"Je... Enfin, je suppose qu'il aurait été préférable que je maîtrise un peu plus mes..."

"Sentiments."

"Et si tu me montrais plutôt une fin de journée digne des mortels ?"


L'humaine esquissa un sourire.

Comme tout cela semblait loin à présent...

Sa gorge se noua.

L'avenir était tellement incertain...Y en avait-il seulement un pour Do'Han et O'Brien ?


"Imagine que tu doives faire quelque chose pour moi, jusqu'où serais-tu prètes à aller ?"


Ses traits se contractèrent en une expression volontaire et son regard se fit déterminé.

Bien sûr, à ce moment là il tirait encore ses ficelles mais ces mots résonnaient dans sa tête, aujourd'hui tellement sensés.

Comme une belle ironie tragique, comme si derrière ces paroles futiles, l'immortel traçait inconsciemment son destin.

Hé bien. Jusqu'au bout. Jusqu'au bout lui paraissait être une bonne réponse.

....

Elle cilla. Le journal de Mélodie l'aiderait peut être.

A trouver quoi ? Elle n'en était pas bien sûre.

Sûrement encore un peu de bon. Et la force. Oui, la force de s'accrocher. D'aller si loin pour lui.

De lâcher tout une vie. Et des rêves.


Beaucoup de rêves.


Elle monta le petit étage et pénétra dans la chambre quasiment vide de Mitzrael.

S'avançant vers la petite biliothèque rangée, elle détrôna précautionneusement la statuette de bois et prit le petit journal de papier jaune.

S'asseyant sur le lit de l'immortel, elle le relut.

Une seconde fois.

Histoire de faire un peu plus connaissance avec le Mitzrael qu'ils avaient tous connu. Tous sauf elle.

Et au final, derrière mensonges et folie, sûrement celui dont elle était aujourd'hui amoureuse...

"On se rejoind ce soir cher journal !"

April referma précautionneusement le petit carnet d'écriture, troublée.

Dire que des décennies auparavant une gamine pas forcément plus âgée qu'elle avait nourrit les même sentiments pour Mitzrael...

- Toi, souffla-t-elle en posant sa main délicatement sur la couverture de cuir, toi tu l'aurais mérité.

Elle baissa les yeux.

Anauel avait raison, avant qu'il ne parte, ses je t'aime n'étaient destinés qu'à ses beaux yeux. Et à ses ailes.


La vie était quand même mal foutue pour qu'il s'attache à une fille débile comme elle au lieu de s'intéresser à celle qui aurait pu le rendre heureux des siècles plus tôt.

Oui, il l'aimait, elle, April O'Brien. Mais à y bien regarder, il s'était lié à elle pour les pires raisons...

Elle posa le journal sur la petite table de nuit aussi spartiate que tout l'appartement.

- Je te promets de le rattraper. Et de le chérir comme tu l'auras fait si tu en avais eu l'occasion.

Elle ôta ses tennis et sa veste et se lova dans les draps de son ange.

Ses paupières se clorent en sentant encore le parfum éternellement frais de l'immortel baigner le coton blanc.

Elle cala sa tête sur l'oreiller, attrappa un bout de drap et s'enivra à pleins poumons de l'odeur de son Mitzrael.

La dernière fois qu'elle l'avait vu, il était possédé, fait prisonnier de son propre corps, quasi lobotomisé par cette enflure de Nathaniel.

Les larmes emplirent ses yeux, débordèrent rapidement et gagnèrent ses joues, roulant un peu en biais.

- Quoi que je puisse faire pour le tirer de ses griffes, même s'il me faut dépasser toutes mes limites, je le ferai.

Elle ravala ses larmes. Il lui manquait mais grâce à Anauel, Botaro et tous ceux qui l'attendaient par la suite, elle le sauverait et il aurait enfin l'existence paisible qu'il méritait !

- Je veux le revoir sourire comme sur le tableau...

Elle enfouit la tête dans les couettes qu'elle ramena près de son visage.

- Bientôt; Mitzrael....Bientôt...

Sur ce, elle détendit ses muscles et laissa un long instant toutes leurs étreintes lui revenir en tête.

Sans vraiment s'en rendre compte, bercée par ses pensées et la fragrance aérienne, elle s'endormit.


/////////////////////////

Assise sur le grand canapé, elle avait rangé tout ses cordages et autres matériel de rappel.

En effet, ouvrir la porte de l'intérieur grâce à la poignée, la bloquer pour pouvoir re-rentrer et monter sur le toit défaire tout son attirail était assez simple.

A présent, elle se tenait face à la vue plongeante du réveil lent de Chicago un dimanche matin, pensive, ses doigts jouant avec ses clés.

Avant de partir, elle avait une dernière chose à faire. Ce pourqui elle était venue, en réalité.

Elle retourna dans la chambre de Mitzrael pour prenrdre le journal et la statuette de bois.

Nathaniel squattant sans gêne le corps de Mitzrael avait donc l'entière liberté sur ses affaires..Dont ses clés d'appartement...

Elle attrappa les deux objets si précieux et les cala dans la poche avant de son sac. En sécurité. Tout ce qui était cher à Mitzrael, Anauel et Botaro méritait d'être caché très loin de ce cinglé.

Passant sa veste puis ses bretelles de sac, elle prit enfin la sortie de l'appartement, claquant bien la porte vernie derrière elle, laissant là tous ces souvenirs si étranges et si beaux qu'elle comptait bien raviver un de ces quatres.

////////////////////////

Elle avait tout. Ce qu'elle était venue chercher, et même la certitude, à présent, de ce qu'elle voulait.

Au pied de l'immeuble, devant la grande entrée, elle replaça avec motivation son sac droit sur son dos.

- Bonne chose de faite ! fit-elle avant de s'engouffrer dans le véhicule pour aller semer très loin du plus odieux des oiseaux les miettes de passé de son cher Petit Poucet hétérocrome.

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