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 À corps perdu....

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Humain(e)
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MessageSujet: À corps perdu....   Lun 17 Jan - 13:58

Accoudé à un grand portant marqueté gravé de motifs d'ivoire, sourire charmeur aux lèvres, Deverry jouait avec les boucles dorées et si soyeuses de Venetia Arrango, fille aînée du Grand Directeur de la bibliothèque impériale.

- Et tu vois, j'ai toujours pensé que les vrais sentiments méritaient d'être déclarés...Honnêtement quel homme résisterait à une pareille fraîcheur, à un minois si délicat...fit-il en caressant la joue rosée de la jeune fille d'un revers de doigt.

Mimésis soupira intérieurement. Plus qu'à attendre patiemment que Mercredi passe vite...

Le jeune homme lui, fièrement vêtu de sa veste marine à galons et boutonnières dorées, se pencha un peu plus sur la demoiselle blonde pour effleurer doucement sa mâchoire.

La belle ferma les yeux, conquise.


- Tu sais ce que j'en pense, Dev'...

Évidemment, ce dernier l'ignora royalement., tout à la contemplation du tableau que formaient les chairs veloutées et rebondies portées en corbeille offerte au milieu de toutes ces dentelles et froufrous ma foi bien appétissants....

- Bon, tu comptes agir et t'escamoter ensuite comme à ton habitude, ou rester à la fixer comme un dessert ?

Un coin des lèvres de Deverry se releva à cette idée.

Un dessert...une part de tarte aux fraises....non, mieux ! Une bonne pêche melba au milieu de toute cette crème fouettée en chantilly de dentelles vaporeuses....

Il s'imagina, l'air ravi, mordre à pleines dents dans l'un de ces fruits charnus...


* Grrr....*

- Deverry, grandis-un peu....

* Oh, la paix , toi ! *

Mimésis soupira à nouveau. C'était peine perdue...

La blonde gardait toujours les paupières closes sous les caresses de Deverry qui tenait à présent ses mains, séducteur.

- Je dois dire que j'ai toujours admiré...-son regard plongea vers le décolleté délicieusement garni.-...ton intelligence...Qui , soyons sincère, est sans doute l'une des plus....-nouveau regard pour une deuxième étude rapide - ...développée que j'ai pu croiser....

La jouvencelle ouvrit des yeux brillants, toute énamourée.

- C'est vrai, Monsieur Deverry ? Vous me trouvez intelligente ?

Deverry retint un pas en arrière devant le feu passionné qui dévorait les mirettes bleues.

- Hum....Intelligente, oui oui.....-il se reprit, à l'instar du chat, il avait le don de toujours retomber sur ses pattes - ....Et je vous avoue que ce savoir que vous possédez est si impressionnant que je brûle littéralement de vous voir le partager avec moi...

Il ponctua sa phrase d'un sourire chavirant dont il avait le secret.

- Oh ! Mais je suis prête à vous instruire tout ce que vous voudrez, Monsieur ! déclara la donzelle en rougissant, naïve.

Le jeune homme haussa un sourcil intéressé.

- Vraiment ? Bien....puisqu'il faut bien se cultiver...

Son bras enlaça doucement la fine taille cintrée dans un corsage de moire et rapprocha la candide âme perdue de lui.

- Quand commençons nous donc ? Je suis toujours prêt à étudier....

Il inclina le visage pour cueillir ces jeunes lèvres laissant Mess' le maudire tout son soûl sans l'écouter.

Soudain, le bruit de la grande porte qu'on ouvre.

Venetia sursauta. Son père venait de pénétrer dans le grand couloir et les fixait, figé, l'oeil noir.

Deverry attrappa le visage de la jolie blonde, plus procateur que jamais, et l'embrassa fougueusement sous le nez du Directeur, suffoqué.

Puis il se détacha tranquillemnt de la belle, se détourna d'elle et s'avança près du paternel à qui il tapota l'épaule d'un air condescendant.


- Mes félicitations pour cette diviiiine éducation que possède là votre charmante fille ! Au plaisir, mon vieux ! lâcha le garçon, mine de rien, en donnant un dernier coup du plat de la main dans le dos du grand dignitaire avant de prendre la fuite à toutes jambes, plié de rire.

- Tu es vraiment....

* Merveilleux, oui, je sais ! *

Il bouscula au passage un des professeurs dans les grand escaliers.

- Deverry ?!

Le précepteur de Mimésis ! Un type sympa. Dev' s'arrêta un instant pour lui serrer la pince.

- Tu diras à ta soeur que le bal de charité est prévu dans la villa de la duchesse de Maalkâr pour Jeudi en quinze !

Deverry acquiesça joyeusement et reprit sa course folle vers la sortie avant que la garde ne lui retombe dessus.

Une fois dehors, il fonça à toute vitesse vers les jardins où il se planqua dans un bosquet.

- Tu as vu sa tête à cet emplumé ! Il est passé par toutes les couleurs ! Trop tordant, non ?

- ....

- Faudrait que j'essaye avec la fille du commandeur ! Ca serait marrant, t'en dis quoi ?

- ....

Ca n'était pas un silence las que gardait cette fois Mimésis, ce qui intrigua quelque peu Deverry...Qui tenta aussitôt de voir si elle prêtait seulement attention à ce qu'il racontait...

- Sinon je peux aussi te prostituer....

Silence.

- Ou m'offrir ton corps...

Nouveau silence.

- Je pourrais inviter Lyzianore...-toujours silence radio pour Mimésis- on s'amuserait bien à trois dans mon plumard...Mais bordel, Mess', tu m'écoutes ???!!!

- Un bal...

- Quoi ?!

- Je suis invitée à un bal...

Au ton rêveur qu'elle employait, son frère pouvait presque imaginer les étoiles dans les yeux de la brune.

-Tu...Ooooh non ! N'y pense même pas !

- Oh allez, Dev' ! Tu sais que j'ai toujours voulu en être !

- Non, non et non ! Sans moi ! Tu oublies ça et tu l'oublies immédiatemment !

Et oui, parce que bal voulait dire aussi robe de bal...

- De toute façon, on sera Jeudi !

- M'en fous, je REFUSE.

- Hey ! On est dans MON corps, je te rappelle !

- On - hein ?! Je rêêêve ! Comment elle m'utilise !!!

- Je rêve d'aller à un bal depuis que j'ai cinq ans !

- Tu as TOUJOURS cinq ans ! - Parle pour toi ! - Et moi vivant, JAMAIS ! !

-- Alleeeeezzz, s'il te plaît Deeeev' !!!

- NON.

- S'il te plaît-s'il te plaît-s'il te plaît-s'il te plait-s'il te plaît !!!!

- Il ne me plaît pas DU TOUT.

- ALLEEEEZZZ !!! De toute façon, j'irais ! C'est moi qui contrôle ce corps avant tout !

- Pfff...! Mais quelle plaie !

- Dis oui...

- Rhaaaa ! Oui, bon...OK, tu gagnes.

- Ouiiii !!!

- MAIS : - pas de dentelle !
- pas de noeud-noeuds !
- pas de bas !!
- pas de ballerines !!!
- et SURTOUT PAS de CORSET !!!


- Entendu !!!

- Mouais...

- Merci, mon frère chéri !

- Va mourir...

//////////////////////////////////////////////////////////

* C'est comme je l'avais imaginé ! En encore plus beau ! Oh, tu as vu ces bougeoirs qui flottent sur l'eau !!! *

- C'est moche !

Mimésis se tenait sur le balcon de la haute villa , avec vue sur le large bassin agrémenté de nénuphars lumineux pour l'occasion, dans une grande robe de brocart pourpre, gonflée par de nombreus jupons et joliment pourvue d'un corsage discret, ses boucles brunes relevées sur sa nuque par un habile procédé de coiffeur, le visage fardé et les paupières légèrement assombries pour la soirée.

- C'est moche, c'est kitsch, et ça donne envie de se pendre !

* Arrête un peu !*

- Si AU MOINS tu buvais un peu....Le vin doit être la seule chose qui vale le coup de se coltiner ce foutu bal dans cette endroit pourri. Même les filles sont moches.

* Tu sais très bien que je ne tiens pas l'alcool ! *

- Justement...

Mimésis prit parti de l'ignorer et s'observa dans un des grand miroirs. L'odeur de son maquillage lui picotait les narines...

Un des séduisants jeunes hommes qui se trouvaient là passaient près d'elle. Elle leur lança un regard insisitant un peu timide.

- WHOUAAA faudra que tu me donnes des leçon de drague ! Trop douée, dis donc ! J'admire ton talent !

Mais ne put retenir un violent éternuement qu'elle comprima entre ses mains pour sa cacher le plus possible.

- Quelle idée aussi de s'enfariner comme ça !

C'est alors qu'un cri retentit.

Au sol, un homme venait de s'écourler et il s'étranglait sous les cris perçants et affollés d'une femme d'environ cinquante ans.

....Le Duc ?

Le pauvre homme expira au sol dans une symphonie de sons rauques.


* Il est...mort ????!!!!*

Deverry qui avait déjà vu des hommes tomber au combat et ne reconnaissait que trop bien le chant de la fin, répondit sombrement :

- On dirait bien....

Soudain, un autre homme s'affala sur le carrelage et s'y roula en se tenant la gorge. Un autre le rejoint sous les yeux horrifiés des convives qui commencèrent à tousser à leurs tours.

- La famille ducale !!! Quelqu'un a juré sa perte ! C'est un assasinat ! On l'a empoisonnée ! AU CRIME ! se mirent à brailler certains.

- Les Von Heim ! Ce sont eux ! Ils n'ont jamais aimé le Duc ! Ils rêvent de s'emparer de sa place !

On commença à tirer les armes des fourreaux.

- Comment osez-vous ! Vous bafouez l'honneur d'une famille vieille de cinq cent ans !

- Vous avez empoisonné mon cousin !

- Nous ne souffrirons pas de telles accusations ! Ce ne sont que calomnies !

- Prouvez-le, Monsieur !

- Vous répondrez de cet affront !

- En garde !

Et tout le gratin présent de se ruer les uns sur les autres pour qui venger un proche ou un ami, qui défendre son honneur au moyen de sa lame.

Mimésis vit avec horreur deux gentilhommes se diriger vers elle, arme en main.


- Toi, la cousine du ministre !

* Qu'est-qu'y veut l'morveux ?! *

- On t'as vue traîner avec Ornmeil près de la biliothèque !

- On dit que vous y aviez souvent cours ensemble ! ricana l'un en s'avançant vers elle avec une dague luisante.

* Ouuuuh, Nom Di'joù !!! Toi tu vas -Mimésis...je te déteste...* râla Deverry en prenant le contrôle du corps de sa soeur, le visage lunaire et doux , les bras nus et lisses de Mimésis laissant place aux traits masculins , et aux biceps tendus de l'ex soldat.

- Et ça te pose un problème ?!

Les deux hommes, hébétés le regardèrent avec des yeux de merlans frits.

- Ouais, faut toujours la regarder de plus près avant d'aborder une fille...! Ca évite... - son poing vola brusquement dans le nez d'un des gentilhommes. L'autre se rebiffa et tenta d'attaquer Deverry qui para rapidement, releva sa robe -eeeeh oui...x) -en un éclair pour donner un bon coup de bottes entre les jambes de son assaillant.

Ce dernier s'écroula et le jeune trublion en profita pour balancer son pote qui se relevait par dessus la rambarde du balcon, dans le bassin d'en bas, l'envoyant valser parmi les bougies nénuphars.


- ..de sacrés problèmes, croyez-moi !

Il attrapa alors à pleines mains le tissus de sa jupe, maudissant le jour où il avait permis à sa soeur de s'habiller en fille et fonça comme il pouvait-heureusement, sous ses froufrous, Mimésis avait gardé leur paire de botte mixte ! - à travers la salle, évitant les combattants et les lames qui fusaient de parts et d'autre.

Il s'arrêta plus loin, essouflé dans le grand vestibule.

Se collant à un mur, il haleta pour reprendre sa respiration.

Subitement; il se figea.

Un homme pâle, au visage long et au regard inquiétant se tenait face à lui....


[ à toi, Ganon Smile Ah et aussi petite précision en passant, j'avais coooomplètement oublié que Dev' et Mess' étaient cousins de Spark :s Donc voilà c'est intégré maintenant ^^ ]
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MessageSujet: Re: À corps perdu....   Mer 19 Jan - 20:20

Qu'il faisait bon de vagabonder sur la plage, la nuit au clair de lune ! Sentir la douce brise venue de l'océan et sa caresse, le délicat va-et-viens de l'eau sur les mollets, le froid picotant du contact de la chair mouillée et du vent... Autant de sensations que Daemor ne ressentait plus depuis longtemps. Errant à la frontière entre le continent et la mer de Naudiz, dans cette cité portuaire impériale qu'ils nommaient Maalkâr, le Messager attendait. La lune et la voûte étoilée, autrefois source de soutien et de pouvoir, n'était désormais que source de nostalgie.
Un Humain arriva gaiement, l'air niais de ceux qui ont abusé des plaisirs de l'alcool peint sur le visage. Sa marche chancelante le conduisait droit sur l'âme, qu'il ne pouvait voir. Puis il passa au travers avant de se retourner, confondu par le froid glacial qui venait de l'assaillir. Ne voyant rien, il reprit sa route. Quant au mort, l'heure convenue approchant, il quitta également la grêve.

Sa tâche de Messager de la Mort conduirait Daemor dans une somptueue demeure où se déroulerait un sinistre drame. L'empoisonnement du vin de la soirée conduirait à une série de décès, qui conduiraient eux-mêmes à des meurtres stupides, les divers convives survivants allant s'entre-tuer pour des histoires d'honneur familial. Du moi c'est ce que le Messager avait retenu... Mais peu importait qu'il sache la raison des morts, seule la séparation des âmes de leur corps comptait pour lui et son funeste employeur.

N'ayant guère envie d'utiliser la téléportation, le défunt rejoignit la villa à pied. Arrivé dans le jardin, il entendit des cris : apparement, les Vivants avaient déjà commencé à se faire moins nombreux... Un "plouf !" retentit, l'un des invité venait de tomber dans le bassin. Pas besoin de s'arrêter, celui qui mourrait dans le bassin était sensé s'assomer sur le rebord et se noyer; hors l'actuel occupant du bassin ne s'était pas heurté le crâne. D'ailleurs, il ressortait déjà, prêt à en découdre.
Il pénétra dans la demeure, passant par la porte fermée. Se tenait dans le vestibule un... non, une femme... non, c'était bien un homme, malgré son étrange accoutrement pour son sexe.

*Moi qui croyait que les travestis étaient empallés, à Naudiz... Auraient-ils évolués ?*

Soudain, l'homosexuel se figea, fixa du regard quelque chose dans la direction du Messager. Ce dernier, innocement, regarda derrière lui, mais il n'y avait rien. Etrange... Et l'autre qui avait toujours l'air de voir une apparition. Minute... c'était peut-être lui, Daemor, l'apparition. Oui c'était cela, car "l'homme" le suivit du regard. Le défunt l'observa lui aussi, sans s'arrêter, un sourire en coin malicieux aux lèvres. Ainsi donc, ce type avait déjà eut une entrevue avec la Mort... et il n'était pas seul dans ce corps; le plus étonnant étant que les deux âmes étaient attachées à ce dernier.
Alors même que le Messager traversait la porte menant sur la vaste salle où l'attendait sa sinistre besogne, le jeune homme tombé dans le bassin arriva dans le vestibule, dégoulinant d'eau, visiblement mécontent et prêt à se venger de cette baignade forcée.
Dans la pièce où la réception avait fait place aux combats, le défunt fit sa tâche. Certains agonisants le regardaient avec des yeux éberlués, se demandant qui était cet étrange invité qui venait vers eux, arme à la main.

Son travail accompli, Daemor revint dans le vestibule, où il put voir l'homme en robe triompher de son adversaire qui gisait au sol, se vidant de son sang, sa propre arme ayant été retournée contre lui.

*Ca rappelle des souvenirs...* pensa le mort devant cette situation.

Puis il lança au vainqueur :

- Bravo ! Belle performance !

Le vivant se retourna, tandis ce que le Messager, observant le corps du vaincu :

- Dommage que ça ne t'apporte que des ennuis...

Il releva la tête, un sourire narquois peint sur les lèvres :

- Dans cinq jours, tu seras pendu sur la place publique.
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MessageSujet: Re: À corps perdu....   Jeu 20 Jan - 17:57

- Dev ' ?

Mais Deverry semblait détailler quelque chose devant lui...

- Dev' ! Mais enfin, qu'est-ce que te regardes commme ça ?

* Ben, ce type là...! Qui veut-tu que je regarde ? Tu as vu ses yeux...? Ils font froid dans le dos...Putain, qu'il a arrêtede me fixer comme ça ! Ce con me colle la chair de poule...*

- Hein ? Mais de qui tu parles ? Quel " type" ? Il n'a que nous et le meuble d'entrée.

* Ouais, c'est ça , fous toi de ma gueule, aussi ! *

- Deverry je t'assure que je vois personne dans cette pièce à part nous !

* Normal, il vient de partir ! *

- Mais même, jamais je n'ai - DEV' ATTENTION !!! fit Mimésis en voyant le type de tout à l'heure trempé foncer sur eux.

Deverry attrapa une grande coupe contenant des fleurs et envoya le tout sur son adversaire, profitant de sa faiblesse momentannée pour le désarmer, jetter à terre sa dague et entamer un bon combat à mains nues, enfilades d'empoignades, valses dans les murs et les statues...

* Mess, dès que je te le dis, tu reprends ton corps ! *

- Pourquoi ?!

* Boucle-là et fais ce que je j'te dis ! *

....avant de le déséquilibrer d'un joyeux croche-pattes pour choper l'arme et le menacer avec sa dague.

- Bravo ! Belle performance !

Dommage que ça ne t'apporte que des ennuis...

Dans cinq jours, tu seras pendu sur la place publique.

* Maintenant ! *

Mimésis reprit alors place dans sa robe, sous le nez de Daemor.

- Et là, tu le vois pas peut être ?

- Mais voir QUOI ?! !!!
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MessageSujet: Re: À corps perdu....   Mer 26 Jan - 20:28

L'information de mauvaise augure n'avait pas l'air de choquer le travesti outre mesure. En fait, il s'en fichait royalement... Rhôôô... si les Vivants ne prenaient plus peur quand on leur annonçait leur fin prochaine, même si c'était faux, où allait le monde !?
Au lieux de se lamenter comme il aurait dû le faire, l'homme laissa la place à une ravissante jeune femme, à qui les vêtements allaient beucoup mieux, d'ailleurs.

- Mais voir QUOI ?! !!! cria la nouvelle occupante de la robe à peine arrivée.

Héhé !... Là ça devenait intéressant... Apparement, seul l'homme pouvait voir le Messager et l'entendre. En ce moment même, il devait passer pour l'abruti de première victime d'allucinations ! Nouveau sourire amusé du défunt.

- Il semblerait que tu sois le seul à me voir et à m'entendre , dit-il à la deuxième âme du corps qui ,elle, le voyait toujours et l'entendait.

Il fit quelques pas, jeta un coup d'oeil au jeune courtisan tenu en respect par sa dague pointée sous sa gorge. celui-là n'était pas censé mourir tout de suite ? Bah, ce n'était guère très important. Son heure n'avait pas sonné, voilà tout.
Daemor reporta son attention sur la femme et toujours en s'adressant au deuxième occupant :

- Mais peut-être ne suis-je qu'une ombre de ton imagination ?

Il laissa planer cette idée avant de rajouter, en penchant légèrement la tête sur le côté :

- Ca expliquerait pourquoi tu es le seul à déceler ma présence... non ?

Mais alors que la jeune femme, agagacée sans doute par les propos intérieures incohérents que devait tenir son co-locataire, relâchait un peu sont attention, le courtisanlui saisit le poignet armé, et d'enfoncer la lame dans la poitrine de son adversaire.
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MessageSujet: Re: À corps perdu....   Jeu 7 Avr - 11:36

- Il semblerait que tu sois le seul à me voir et à m'entendre.

* Tudiou ! Mais comment fait-il ????!!! *

- Mais qui ça "il " ?!

* Ben, LUI ! Mais comment tu peux ne pas le voir ???!! *

- Voir QUOI ??!!!! !!!!

- Mais peut-être ne suis-je qu'une ombre de ton imagination ?

* Ah ça, nan ! J'veux bien crever pendu par les pieds si je délire ! J'suis pas fou quand même ! *

- Mais je n'ai jamais dis ça !

* Je parle au type... *

- Deverry, tu es VRAIMENT SÛR que tout va bien ?


* Oh toi, ne t'y mets pas aussi !!! *

- Ca expliquerait pourquoi tu es le seul à déceler ma présence... non ?

* Oh ! Mais ça suffit, oui ?! J'ai toute ma tête, bon sang de bonsoir ! C'est vous les attardés ! Je sais parfaitement ce que je vois ! *

Mimésis fut alors coupée dans ses réflexions par une violente douleur à la poitrine.

* MESS !!!! * s'écria Dev', paniqué, dans sa tête

Elle comprit, trop tard, que le type fou l'avait poignardée.

Ses jambes se dérobèrent sous elle et elle s'affaissa au sol.

* MIMESIS ! MERDE !!! ARRETE DE BLOQUER LE CONTROLE, LAISSE MOI REVENIR ! *

Mais Mimésis resta, assise au sol, en état de choc, à la merci de son agresseur.

* PUTAIN S'IL TE TOUCHE, JE LE -*

- DEMONTE !!!!

Ayant cessé de résister, la jeune fille venait de laisser leur corps commun à l'esprit de Deverry.

Ce qui le faisait revenir dans sa robe de bal, l'air tueur, rouge comme le sang qui battait à ses tempes furibondes ou qui coulait à son buste, déjà plus habitué aux blessures de guerre.

Il se jeta sur le type en question en vue de l'étrangler, l'attrapa par le col, de rage, le souleva brusquement et le jeta contre un mur avant de lui infliger un violent coup de pied à l'entre-jambe puis de le ressaisir pour lui flanquer un magistral upercut qui le mit assez k.o pour qu'il puisse l'attrapper, et le charger sur ses épaules pour aller le jeter dans les grands escaliers de marbre abrupt où il ne manquerait pas de se tuer.

Radical mais efficace.

Puis il revint à sa soeur qui ne souffrait plus.

- Tu l'as échappée, belle, toi...Ça va ?

* ...*

- Mimésis ?!

* Oui...oui je crois...*

- Ouais, je comprends, c'est jamais marrant de frôler la mort...

Il attrappa une bande de tissus qu'il arracha à la robe et entreprit de panser sa blessure.

* Deverry, l'homme !!!*

- Hein ? *

* L'homme, le type en noir ! *

- AH ENFIN ! Et tu le remarques que maintenant ?

* Je le vois !*

- Oui, ça j'avais compris...Tu t'es bien foutue de ma gueule, en somme...

* Non, je ne voyais rien, je te le jure ! Il vient d'apparaître !!! *

- Bon, o.k...

Deverry attrappa alors sa robe pourpre, la mine patibulaire, passablement agacé et s'avança vers ledit type en noir.

- Imagination, hein ? Et comment ça se fait qu'elle vous voit maintenant ? Votre truc ne tient pas la route. Bon, dites-nous qui vous êtes. Je suis blessé, et je compte sûrement pas rester planté à attendre, comme un crétin déguisé en greluche, vos explications pendant deux heures.
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MessageSujet: Re: À corps perdu....   Dim 23 Oct - 13:12

Et bing ! Un poignard dans la poitrine pour la miss ! Ne jamais relâcher son attention en combat... Même si ça n'allait pas la tuer, certes, son nom n'était pas à l'ordre du jour... Enfin, ça devait faire mal, quand même.

*Ca fait tellement longtemps que je ne sais presque plus quelle sensation ça fait !* pensa l'esprit.

Alors même qu'il se faisait cette réfléction, voilà qu'à la place de la jeune femme au teint désormais blâfard débarqua dans la robe le travlo, visiblement fort mécontent. Après une rapide lutte, il envoya le courtisan dans les marches. Ah ben voilà ! Il devait bien mourir ce soir ! Alors que l'homme devait menait une petite conversation mentale avec sa co-locataire, Daemor descendit faire son funeste travail. Le type était étendu au bas des marches, colonne vertébrale brisée. Au moins, c'était propre. Il remonta dans le vestibule où l'homosexuel pansait sa blessure, ou plutôt leur blessure. Quand soudain... :

- Hein ?

Un temps, puis l'homme reprit :

- AH ENFIN ! Et tu le remarques que maintenant ?

Daemor tourna la tête. On parlait de lui, là !

- Oui, ça j'avais compris...Tu t'es bien foutue de ma gueule, en somme... , reprit le blessé.

Il rajouta ensuite une remarque que Daemor n'entendit pas, ayant tourné les talons et se dirigeant vers la sortie. Même si ces petites découvertes des vivants quant aux Messagers de la Mort étaient amusantes, il avait n'avait pas que ça à faire. En plus, son travail ici étant fini, autant quitter les lieux pour s'adonner à des activités plus intéressantes. Cependant, le jeune homme ne lui en laissa pas le loisir. En effet, il l'apostrophait :

- Imagination, hein ? Et comment ça se fait qu'elle vous voit maintenant ? Votre truc ne tient pas la route. Bon, dites-nous qui vous êtes. Je suis blessé, et je compte sûrement pas rester planté à attendre, comme un crétin déguisé en greluche, vos explications pendant deux heures.

Le Messager se retourna et considéra un instant l'homme et sa blessure.

- Ne t'inquiètes pas, vous y survivrez. Néanmoins, pour ce qui est de tes fringues, je partage ton avis... Ca ne te va pas du tout, fit-il avec un léger sourire au coin des lèvres.

Il détourna le regard, fixa l'imposant porte d'entrée.

- Je ne suis pas contre une petite conversation, mais je serais toi, je la ferais plus loin. Avec tout ce grabuge, la garde impériale ne va pas tarder à rappliquer.

Sur ce, il se dirigea vers la sortie.

- Je vous attends dehors , fit-il à deux doigts de la porte close.

Puis, alors que tout être de chair et de sang se serait mangé le portail en pleine figure, lui le passa comme si les montants avaient la même consistance que l'air.
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MessageSujet: Re: À corps perdu....   

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