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 Appartement n° 57

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Humain(e)
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MessageSujet: Appartement n° 57   Dim 24 Oct - 9:33

Deux silhouettes se profilèrent dans l'escalier d'un des nombreux immeubles en briques brunâtres de la banlieue de Chicago. Le premier personnage, un homme d'environ 45 ans au cheveux grisonnants, présentant un embonpoint. Il portait un costume marron et une cravate dans la même teinte qui semblait l'étrangler. Il avait les joues rougies par l'effort (insurmontable) de monter les escaliers jusqu'au cinquième étage (ascendeur en panne). Le pauvre peinait à respirer et soufflait comme un taureau en train de charger. Il posa enfin son pied sur le palier du troisième étage et essaya de reprendre ce souffle qui lui manquait tant.
La seconde personne était assez jeune, 18 ans au plus. Elle était assez grande, les cheveux blonds et le visage encore marqué par l'enfance. Elle s'élançait vivement dans l'escalier en colimaçon, légèrement essoufflée, mais pas au point de donner l'impression d'asphyxie du monsieur qui l'accompagnait. C'était Myra
L'homme, dénommé Terry Anderson, sortit enfin un énorme trousseau de clés et ouvrit la porte en face de lui. Le peinture vert bouteille de celle-ci était écaillée; on pouvait voir l'orifice du judas et juste au-dessus, un chiffre, 57, en un métal doré légèrement verdi par l'oxydation.
La porte s'ouvrit sur une pièce poussiéreuse, qui ne devait pas avoir été habitée depuis un bout de temps. Mais, elle était en assez bon état, c'est ce qui comptait...
Monsieur Anderson et la jeune fille entrèrent.
La blondinette plissa le nez quand elle sentit l'odeur de renfermé. Elle nettoierais à fond la location... si, du moins, elle choisissait de loger ici.
Elle jeta un coup d'œil alentours. Ses yeux se déposèrent sur une horrible croix de Jésus. Elle ne put s'empêcher d'exprimer un petit cri de répulsion.

-Vous allez bien, mademoiselle?

Myra rougit violemment. D'habitude, elle exprimait moins fort ses émotions négatives

heu... oui, oui. Je vais bienfit-elle en se détournant pour ne pas que le proprio de l'immeuble voit le visage qui avait pris une teinte vermeille.

L'appartement était séparé en quatre pièces que Myra visita l'une après l'autre:
Une centrale contenant une cuisine à l'américaine, deux plus petites sur la droite, des chambres sans aucun doute et une salle de bains sur la droite (minuscule soit dit en passant).
La blonde traversa la pièce vers une grande baie vitrée (faisant la moitié du mur du salon/salle à manger) qui ouvrait sur un joli balcon. Myra fut éblouie par la belle vue que lui offrait ce belvédère: en face dans la rue s'étendait un petit parc bordé de chênes centenaires qui semblaient accrocher les rayons de soleil de cette belle fin d'après-midi.
Le seul bémol qu'elle put détecter était que l'appartement était assez loin du centre, et donc des magasins, de la fac où elle allait. Tant pis... Elle était sous le charme
La blondinette se tourna vers le vendeur avec la ferme intention de louer cet appartement:

-Et donc, c'est combien le loyer?

- 200$ vu que vous avez choisi la formule avec colocataire.

La jeune fille acquiesça.

-Justement. Parlons de ce colocataire vu que vous m'avez dit que quelqu'un d'autre avait choisi de vivre ici...

- Ah oui, c'est un jeune gars, un blond comme vous si je me souviens... Il s'appelait Keith, ou non Seth. Un truc dans le genre

Myra soupira. Il avait dit "jeune". Ouf, au moins elle n'était pas tombée sur un vieux pervers comme la fois où... enfin soit. (Nous ne voudrions pas choquer le lecteur).

-Alors... Le verdict? Vous prenez ou pas?

Eh bien, c'est la meilleure offre qu'on m'aie proposée depuis que je suis arrivée ici, donc... OUI! Bien sur que je prends

Myra signa tout un tas de paperasses que lui tendit Anderson. Enfin il lui tendit une clé qu'elle prit en lui adressant un sourire radieux.
Monsieur sortit et la première chose que Myra fit fut d'arracher cette horrible croix de bois du mur et de la jeter par la baie vitrée dans la rue. Ouh, elle se sentit tout de suite mieux sans le regard pesant que lui avait lancé le Jésus en bois depuis qu'elle était entrée (Tu es en mon pouvoir è.é) Peut-être qu'un crétin de croyant le recevrait sur la tête et croirait à un miracle ou un signe du ciel.... Pitoyable.
Myra sortit son portable de la poche. Elle téléphona à un compagnie de demenageurs à qui elle avait laissé toutes sortes de meubles (pour la plupart chinés ou "empruntés"... hum, hum). Ils devaient arriver demain. Myra sortit de l'appart' en jetant un dernier coup d'œil derrière elle. Ce serait sa dernière nuit au motel...

///////////

Le lendemain, Myra arriva très tôt au 57 pour aider les déménageurs à remonter ses affaires. Puis, elle passa à la partie nettoyage (comme elle l'avait appris quand elle travaillait chez "Les sœurs raclette"). Elle récura à fond le tout tant qu'elle en avait le courage. Elle savait qu'elle ne serait plus aussi motivée par après. D'habitude, elle avait plutôt la flemme et laissait ses affaires traîner partout.
Quand se fut fini, elle s'affala dans le canapé miteux qui devait avoir le même âge que sa grand-mère ( 110 et toujours là. "c'est la bible qui m'a rendue coriace" disait-elle parfois).
Elle ferma deux secondes les yeux, deux secondes seulement, juste le temps de se reposer un peu. Mais Myra s'endormit dès que sa tête toucha le moelleux divan et elle resta là, étendue de tout son long, en ronflant légèrement alors qu'il n'était que 14h00.


Dernière édition par Myra le Lun 25 Oct - 5:23, édité 2 fois
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Sacillice
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MessageSujet: Re: Appartement n° 57   Sam 6 Nov - 15:50

Ciel gris. Macadam gris. Immeubles gris. Voitures grises. Camions gris. Lampadaires gris. Grilles grises. Trottoir gris. Façade autrefois blanche ... aujourd'hui grise. Décidemment, qu'est-ce qu'Anteria pouvait être moche ! Oh ils avaient de belles choses, pour sûr, mais leurs villes dénotaient généralement d'un manque de goût crucial ...

Lyzianore Seferez, vêtue d'une simple robe rouge, traversait calmement les rues de cette bonne vieille Chicago. Seth lui avait donné rendez-vous à ... (elle jeta un coup d'oeil sur son morceau de parchemin) au cinquième étage de l'horrible immeuble qui se trouvait juste face à elle. Appartement numéro cinquante-sept, plus exactement.

Bon ... et bien ... quand il fallait y aller.

Ses doigts se refèrmèrent délicatement sur la poignée de la porte en verre (drôle de design). Enfin, elle s'engouffra dans l'air ambiant de l'immeuble hautement surchauffé (vive l'air-co). Après avoir jeté un regard panoramique sur toute cette horrible technologie qui n'avait d'égal que sa futilité, elle grimpa les marches jusqu'à avoir atteint l'étage fatidique ... les mains vides bien entendu (Blondinet se chargerait de porter).

Couloir de gauche ... moquette infecte.

Aaah, 57, c'était là !

La sacillice entra. D'un rapide coup d'oeil, elle jaugea la pièce. Apparemment, quelqu'un y avait déjà laissé sa marque (à en juger par les nombreux ustenibles qui ornaient déjà les murs). Sans aucune gêne, elle se saisit d'un petit objet bleu qui avait été abandonné sur la table.

Tiens ... c'était avec un truc pareil que se baladaient trois-quart des jeunes.

Mais un ronflement ne tarda à sortir la femme de son observation. Elle reposa l'engin sur la table et se retourna, sourcils haussés. Tiens ... la servante (qu'est-ce que sa couche était miteuse !). Aucun respect sur ce monde, qu'est-ce qu'elle foutait endormie ?

Du bout de l'index, Lyzianore tapota trois fois sur le haut de son crane.

- Plutôt que d'ainsi somnoler, ça te passerait pas par la tête d'avoir la politesse de m'apporter un verre d'eau ?
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Humain(e)
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MessageSujet: Re: Appartement n° 57   Dim 7 Nov - 17:47

Myra survolait les bâtiments, à cette hauteur elle n'arrivait même plus à distinguer les gens qui fourmillaient dans les allées. Qu'elle volait vite! Et que le paysaga était beau. Mais sousdain tout ce beau monde s'effondra, elle avait beau battre des ailes, elle ne faisait que dégringoler vers une mort certaine.
La jeune femme se réveilla en sursaut. Qu'est-ce qui l'avait tirée de ses escapades oniriques?
Elle leva ses yeux encore bouffis par le sommeil sur la personne qui lui avait touché la tête. Elle se souvint que cette parfaite (et c'est le cas de le dire) inconnue lui avait fait une demande:

- Plutôt que d'ainsi somnoler, ça te passerait pas par la tête d'avoir la politesse de m'apporter un verre d'eau ?

Qu'est-se qu'elle baragouine celle-là? Myra lui jeta un air courroucé. De un parce qu'elle faisait un rêve super chouette quand soudain cette femme l'avait réveillée et de deux... Mais pour qui elle se prenait celle-là? Pour une bourgeoise aux airs suffisants dont Myra serait la bonniche. Elle lui répondit sèchement (mais poliment, il ne fallait pas s'abaisser à la soi-disant supériorité de l'autre):

- Les verres sont sur le comptoir... Vous n'avez qu'à vous servir vous-même!

Non mais. Franchement?! Les gens se croient tout permis ici! Elle continua à ronchonner dans sa barbe encore quelques instants.

Puis, Myra se prit la tête entre les deux mains, histoire de remettre ses idées en place. Les réveils express la mettaient toujours sens dessus-dessous. Elle mettait du temps à y voir clair .
Enfin, elle se rendit compte que quelque chose clochait dans cette histoire:
Son "radio-réveil" n'était, à en juger, ni le colocataire, (Elle ne donnait en tout cas pas l'impression de s'appeler Seth et à regarder ses formes, ne ressemblait pas du tout à un garçon) ni le concierge ni qui que ce soit d'autre qui aurait pu se trouver ici. Elle laissait éclater sa mauvaise humeur à la gueule de l'inconnue. Pas de chance! fallait pas chercher quelqu'un qui sort tout juste de la sieste. Vraiment pas de chance!

- Et d'ailleurs! Que faites-vous chez MOI? De quel droit vous êtes-vous introduite dans MON salon et m'avez-vous tirée du sommeil? Et comment êtes-vous entrée? Qui vous a donné la clé de mon appart'?
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Sacillice
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MessageSujet: Re: Appartement n° 57   Ven 12 Nov - 20:09

A peine le brouillard 'matinal' eut-il abandonné le regard fatigué de la bonniche que celle-ci lança à la sacillice un regard long en reproches. Quoi ? Parce qu'en plus elle allait protester pour avoir été reveillée ?

Non. Pire ...

Cette alienée lui 'conseilla' de se servir de son propre chef ! Non mais pour qui se prennait-elle cette bonne femme ? Les anteriens étaient-ils si mal éduqués que cela ?! Soit ...

Lyzianore s'en alla attraper un verre et s'empressa d'y vider une partie du contenu d'une bouteille d'eau qui avait été abandonnée sur la table. Elle en vida une grogée, deux gorgée, trois gorgée ...

SPLASH

Elle balança le reste au visage de la femme de ménage.

Non mais il n'était pas question qu'elle se laisse ainsi insulter par la première fille de la plèbe venue ! Elle avait complètement perdu la tête ou quoi ? Et avec quoi venait-elle d'ailleurs ? 'MON appart', 'MON salon', ... Qu'est-ce qu'elle baragouinait ? Seth ne lui avait jamais parlé d'une quelconque colocatrice alors elle ne pouvait qu'être ...

Une bonne.

- Voyons ... Réveillez-vous ma petite dame ! Reprennez vos esprits et rappellez-vous de votre rang : je suis l'une des nouveaux propriétaires.

NB : à Seth après donc je laisse pas vraiment d'ouverture Smile
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Humain(e)
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MessageSujet: Re: Appartement n° 57   Mer 17 Nov - 15:24

Splash! L'eau ruissela dans les cheveux blonds de Myra, trempant son pull et glaçant sa peau. Elle ne réfléchit plus: cette femme avait dépassé les bornes. Elle poussa un hurlement de rage et poussa l'importunée hors de sa demeure qu'elle referma dans un grand claquement de porte à en faire trembler le chambranle. Elle prit plusieurs longues inspiration pour se calmer du stress qu'avait causé la venue de cette femme.
Ensuite, elle ferma la porte à clé en se demandant pourquoi elle n'y avait pas pensé avant. Comme cela, seul le vrai propriétaire pourrait s'introduire chez elle.
Elle se dirigea vers sa chambre pour prendre un pull propre et jeta celui qu'elle portait dans le coin de la pièce (elle s'en occuperait plus tard... peut-être). Les cheveux sècheraient par eux-mêmes.

Elle s'installa devant l'antique tv installée en face de son lit sur une caisse en carton. Elle zappa rageusement les nombreuses chaines que lui proposaient ce pays en tentant de se calmer pour faire passer cet après-midi qui avait mal commencé (et qui ne finirait peut-être pas mieux?).






Voilà, Seth peut venir maintenant Very Happy
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Ange Déchu
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MessageSujet: Re: Appartement n° 57   Dim 28 Nov - 21:56

The wooden cross:

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Samedi après-midi, vers 14h00, au pied de l'appartement n°57.

Il ne faisait pas vraiment chaud. Le ciel, vêtu du voile gelé de l'hiver, n'abritait aucun nuages -ils avaient disparu il y avait maintenant deux jours, dans la soirée- mais le vent frais qui glissait sur le sol, emportant avec lui les dernières feuilles craquelées par le froid, rappelait la dureté de cette saison albe frigorifiante. Les immeubles, poudrés de frimas, longeaient le troitoire en face des jardins publiques rongés par l'hiver. Assis sur la pierre encadrant le parc, le dos appuyé contre la grille noire blanchie par la givre, un jeune homme semblait attendre, ou plutôt observer. Il portait une veste sombre en cachemir par dessus une chemise clair sommairement déboutonnée, laissant à découvert un colier en argent pur contre son buste sculté. La définition des proportions presque parfaites de son visage le rendait plutôt agréable. Seul son nez, dont l'arrette était légèrement accidentée, lui faisait défaut. Une imperfection pardonnée aisément grâce la profondeur limpide de son regard bleuté. Ses cheveux dorés traduisaient son exigeance envers son physique. Chaques mèches semblaient avoir été traitées avec précision pour donner ce balayage sur le côté détaillé qui le caractérisait -et qui lui avait valu d'ailleur le surnom affectueux "blondinet"-. Les mains enfoncées dans la poche de son jeans foncé, il détaillait par dessus ses lunettes de soleil les passants qui se pressaient dans cette large rue de la banlieue de Chicago.

Ou plutôt, les passantes.

Toutes ces jeunes femmes fraiches qui allongeaient leurs pas sur le trotoire, trainant derrière elles leurs halènes glacées qui imprimaient leur empreinte éphémère dans le ciel ... Certaines se risquaient à porter une jupe, en dépis de la température, d'autres marchaient aux côtés de leurs enfants, et puis il y avait celles qui ne portaient pas d'écharpe, mettant ainsi leur cou en évidence. Ah le délicieux détail ! Le blondinet pouvait les percevoir, les pulsations de leur coeur soulever la veine jugulaire. Il pouvait le sentire, tout ce sang affluer en dessous de leur couverture de peau.

Malheureusement, dans ce défilé, aucune de ces créatures ne semblaient être à son goût. Trop âgée, trop jeune, déjà impur, trop facile à atteindre ... Le jeune homme en était sur : sa futur proie ne ce trouvait pas dans le lot qui s'offrait à lui. Quelle idée de venir quoter dans ce trou paum...

SBAM !
Oh putain !

Le blondinet plaqua sa main contre son front endolori. Ses yeux, vaguement plissés par la douleur du choc, se posèrent sur le projectile qui gisait à ses pieds. Une croix de Jésus en bois ? Il arracha les lunettes de son nez et leva la tête. La fenêtre de l'appartement numéro 57 se referma. Le jeune homme se mordit la lèvre inferieure. Il dévia sa tête à droite, puis à gauche, avant de traverser la route d'un pas souple. Il s'accouda contre les briques brunes de bâtiment, masqua son regard derrière les verres noirs de ses lunettes et se figea dans cette pause. Il attendit.

Au bout d'un long quart d'heure immobile, la porte de bâtiment s'ouvrit. Le blondinet se pencha légèrement. Une jeune femme sortit. Elle ne se retourna pas, il ne put apercevoir son visage. Elle filla directement sur les pavés d'une démarche hâtée. Ses longs cheveux blonds, rapellant la douceur de la soie, vollaient en harmonie derrière elle. L'homme empreinta le chemin de l'inconnue. Elle marchait vite. Il augmenta la cadance de ses foulées. Trop vite. Il augmenta le rythme de ses pas. A présent, il marchait vite lui aussi. Un souffle d'air imposa le parfum de la fille, l'odeur de sa chaire, du liquide de vie qui rampeait dans ses veines. Elle l'ennivra, le força instinctivement à accélérer.

Il ne mit pas longtemps à constater que ses pulsions de chasseur avait pris le dessus sur sa raison. Il s'arrêta pour reprendre le contrôle.

Son objectif s'éloignait vers le centre-ville. Seth passa sa langue sur ses canines, un fin sourire crayonné sur les lèvres.


/////////////////////////////////////////////

Dimanche après-midi, 14h34 précise. Seth posa son pied sur la dernière marche. Il était 35 lorsqu'il entendit les tambourinements d'un poing contre une vielle porte et 36 lorsqu'il reconnu Lyzianore.

- Choupette ?

La valise qu'il transportait avec aisance sur son épaule tomba à côté de lui. Il referma ses bras contre le buste taillé en finesse de la sulfureuse jeune femme et pressa son corps svelte chaleureux contre son torse. Il l'embrassa tendrement sur la joue avant de s'écarter.

- Qu'est-ce qui t'arrive ma belle ? Tu as perdu la clé que je t'avais passée ?

Seth:

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Appartement n° 57   Dim 28 Nov - 22:31

De toute évidence, la naine blonde n'avait pas apprecié la fraicheur de l'eau à sa juste valeur. Telle une possedée, elle laissa s'échapper un puissant hurlement, ce qui contraignit la sacillice à se couvrir les oreilles des deux mains. Aussitôt, les doigts de l'humaine se posèrent sur ses clavicules. Elle poussa sèchement.

- Aouch ! Mais ... Un peu de ... S'il-vous-plait cal...

SBLAM

La vieille porte en bois se referma sur son nez.

Quoi ?! Mais comment est-ce qu'elle osait ?!

La clé tourna dans la serrure.

Le sang de Lyzianore ne fit qu'un tour. Un temps, trois mouvements et elle se mit à violemment tambouriner à la porte. Oh ... elle aussi savait hurler !

- HEY ! Ouvrez-moi, vous faites erreur mademoiselle ! Je pense que nous avons commencez sur le mauvais pied et je m'en excuse, mais vous ne faites pas grand chose pour règler le conflit. Allez, ouvrez cette porte.

SBAF
Coup de pied.

- Vous m'entendez ?! Je ne suis pas une voleuse, je suis la nouvelle propriétaire de ces lieux. Ouvrez-moi s'il-vous-plait ! Ma clé est à l'intérieur. Mais ... Ouvrez-moi mademoiselle !! Mademoiselle ? Etes-vous dénouée de toute ouïe ?!

Elle secoua la tête.

- Oh ... comment est-ce possible d'être aussi impolie ? Allez, ouvrez cette porte immédiatement ! Je ne le répèterais pas deux fois ... !

Silence.

- Je vous ordonne de ... HEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEY !!! !!!

La jeune blonde multiplia brusquement les coups, hurlant de plus belle. Et c'est là que ...

- Choupette ?

Hein ?

Les coups cessèrent soudainement et les yeux emmeraudes de la femme se posèrent, chaleureux, sur le nouveau venu.

- Seth !

Elle le laissa l'étreindre et lui rendit la pareille. Sa tête se lova un instant dans son cou avant qu'il ne s'écarte.

- Qu'est-ce qui t'arrive ma belle ? Tu as perdu la clé que je t'avais passée ?

- Non. Non, non. Elle est à l'intérieure, avec le peu que j'avais apporté. Mais c'est cette ... cette acariâtre servante. Elle m'a claqué la porte au nez ! Elle a osé me ...

Derechef, le poing de la sacillice s'abattit en un violent tintamarre sur la porte en chêne.

- Misérable gueuse !! Ouvre cette porte !!!
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MessageSujet: Re: Appartement n° 57   Mar 14 Déc - 17:55

- Non. Non, non. Elle est à l'intérieure, avec le peu que j'avais apporté. Mais c'est cette ... cette acariâtre servante. Elle m'a claqué la porte au nez ! Elle a osé me ...

Une servante ? Ah ! Oh merde...

Seth appliqua sa paume sur son cou courbé sur le côté.

- Lyzie...

- Misérable gueuse !! Ouvre cette porte !!!

Le blondinet enfonça sa tête dans ses épaules haussées lorsque le poing serré de la sacilisse, d'apparance si fragile -d'apparance seulement, un peut comme tout le reste de sa personne.- fracassa la porte d'une succession de petits coups. La main du jeune homme se posa contre l'épaule de la demoiselle.

- Choupette, au risque de te choquer, les Anteriens n'ont pas de serviteurs. Ou du moins pas dans ce pays. Ils appelent ça de la "justice pour tous".

Il lui fit la demande indirect de se reculer d'une pression délicatte.

- J'ai bien peur que celle que tu viens d'offusquer...

Il sortit de sa poche la clé de l'appartement -un morceau de feraille auquel pendait une étiquette marquée du nombre "57" dans une police grasse-

- Ne soit en réalité notre quolocataire. Conclue-t-il avec un sourir qui marqua élégament son visage de finnes rides facétieuses.

Il enfonça l'extrémité métalique dans la serrure. Elle émit un claquement sourd lorsqu'il la déverouilla. Soudain...

- Ah !

Ce fut son seul mot. Le seul son peut intelligible qu'il pu prononcer lorsque la porte s'ouvrit brutalement. Lyzianore, justement accoudée à cette fameuse porte, perdit l'équilibre. Elle bascula sur le blondinet qui, dans la bousculade, s'effondra sur l'élément déclancheur de ce véritable domino humain: la quolocataire. Ses mains se plaquèrent contre le sol. Etalées de chaques côtés, elles étaient les derniers pilliers solides qui empèchaient le corps de l'immortel de s'étendre complètement sur celui de l'inconnue.

- Dé...Désolé.

Deux perles, d'un bleu légé enlacé par une pigmentation grise, le fixaient. La chute avait raproché leurs visages, Seth pouvait sentir la tièdeur de la respiration de l'étrangère caresser sa peau. Son regard s'accorda la permition de frôler ses traits féminins. Ils avaient quelque chose d'intriguant. Le fruit artistique du savant mélange entre la fragilité des formes juvénilles d'un enfant et la sensualité troublante d'une femme accomplie. La cascade de sa chevelure défaite s'étirrait autour d'elle en un voile de satin ... Une longue chevelure blonde ...

Le blondinet fut frappé par un faible sursaut. C'était elle ! La jeune fille de la derniière fois ! Il ne s'était pas trompé, elle sortait bien de l'appartement numéro 57. C'était bien elle ...

- C'était...Hum...Voilà une position plutôt déroutante pour une première rencontre.

Il découvrit le blanc de ses dents. Enfin, il se redressa et tendit une main ouverte en direction de la blonde. Lorsqu'elle fut enfin ramenée sur ses pieds, la pression des doigts de l'immortel contre sa paume se fit plus tendre. Il s'inclina, la position maintenue droite, pour déposer un pudique baiser sur le dos chaud de sa main.

- Je suis Seth Meents, et la charmante demoiselle derrière moi se nomme Lyzianore Seferez. Elle a cru que vous êtiez une employée, veuillez la pardonner. Elle a l'autorisation spéciale de disposé d'une partie de l'appartement, elle n'est que de passage. Quand à vous, vous-êtes ?

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MessageSujet: Re: Appartement n° 57   Jeu 16 Déc - 18:19

La télévision diffusait un dessin-animé dans lequel Myra essayait de s'absorber mais tout le tintamarre que faisait "la folle" (elle l'avait surnommée ainsi) l'empêchait de se concentrer sur la fiction: est-ce que pikachu était un lapin (si c'en était un il était difforme)? Pourquoi Sacha lançait-il des boules contenant d'autres animaux tout aussi malformés? (peut-être ce programme de jeunesse était-il une sensibilisation envers les effets néfastes du nucléaire sur les personnes...)
Tant de questions intéressantes auquelles Myra ne pouvait pas répondre à cause du bruit.

Excédée, elle se leva, sortit de la chambre pour aller demander à la fille de tout à l'heure qui se trouvait devant sa porte d'aller chercher un asile fou ailleurs.

Soudain, une deuxiéme voix, masculine cette fois, jaillit (à moins qu'en plus des autres tares qui l'accablaient, cette inconnue ait un trouble de la personnalité, se prenant pour un mec. Eh oui, la beauté ne fait pas tout...) de derrière la porte. Sans doute un voisin venu tempérer l'inconnue et lui demander de retourner chez elle (c'est-à-dire dans un hôpital psychiatrique...).

Le jeune blonde attendit et fit mine d'écouter au battant, mais apparemment le système du gobelet qui fonctionne si bien dans les films, ne marche pas dans la vraie vie. Elle n'entendit goutte.

Ah si...

- Misérable gueuse !! Ouvre cette porte !!!

La jeune blonde sursauta à l'hurlement de bête qui lui transperça les tympans. Non mais elle est complètement tarée?!

Putain! dit-elle tout haut (oh comme c'est jouissif de lancer des insultes. Ses parents ne se rendaient pas compte à quel point c'était soulageant de lancer un gros mot quelques fois de temps en temps.) Elle aima cela à telle point qu'elle le répéta plusieurs fois.

Putain! Putain! Putain!

Elle frissonnait à chaque fois qu'elle répétait ces mots qui avaient longtemps été interdits. La vulgarité, le pays du bonheur.

Elle entendit une clé tourner dans la serrure. Ah sans doute la fille avait-elle retrouvé sa clé? Son visage se tordit en un rictus mauvais à l'idée de la mauvaise blague qu'elle allait lui jouer. C'était simple: ouvrir la porte d'un geste brusque et regarder la grimace de stupéfaction stupide qui lui barrerait le visage.
Oh elle allait avoir peur cette petite sacripane!

Elle ouvrit donc brusquement la porte. Mais elle ne s'attendait certainement pas au fait que les (oui parce qu'il y en avait deux) personnes derrière (et assez distraites pour courir aprés la porte) s'avachiraient sur elle. Elle n'avait même pas eu le temps de dire "chouffe" qu'elle se retrouva sur le sol, en dessous des deux corps. Seuls les deux bras solides du garçon qui la surplombait empêchait l'écrasement (et la douleur que ça engendre).

C'est qui lui? De ce qu'elle pouvait en voir c'était un jeune homme blond aux beaux yeux bleus irisés de reflets noisettes (enfin c'est ce qu'il lui semblait). En plus de ça, il n'était... pas mal. Enfin il était beau quoi. Il prit la parole:

- Dé...Désolé... C'était...Hum...Voilà une position plutôt déroutante pour une première rencontre.

En effet... C'était pour le moins embarrassant...Il était si près de son visage...

Enfin, le jeune homme tendit le bras et l'aida à se relever.

Ah, il est galant en plus. Myra lui fit un grand sourire. Débile, le sourire. Le blondinet ne lui lâchait toujours pas la main.

-Merci

C'est bon là, il peut me lâcher. Ca commence à devenir embarrassant tout de même.

Là, il fit une chose à laquelle Myra ne s'attendait pas. Il porta sa main menue à la bouche et y déposa un baiser étheré.

La jeune fille ouvrit de grands yeux ébahis. Wha, elle croyait que ça n'existait plus que dans les livres.

Finalement, elle se dit qu'il fallait peut-être qu'elle referme sa bouche. Elle devait passer pour une conne.

- Je suis Seth Meents, et la charmante demoiselle derrière moi se nomme Lyzianore Seferez. Elle a cru que vous êtiez une employée, veuillez la pardonner. Elle a l'autorisation spéciale de disposé d'une partie de l'appartement, elle n'est que de passage. Quand à vous, vous-êtes ?

Ce n'est qu'à ce moment qu'elle se souvint que la dénommée Lyzianore était toujours là à polluer l'aire que Myra respirait. Son regard revint sur Seth Meents. Sa machoire durçit.

Tu ne dois pas te laisser avoir par ces gens que tu ne connais pas. Ce garçon a peut-être l'air gentil en apparance mais si on cherche bien on pourrait sa,s doute découvrir qu'il s'agit d'un être d'une perversitude et d'une méchanceté absolue.

Quoi? Vous voulez faire vivre cette folle, non pardon, cette "charmant demoiselle" comme vous le dites, ici?! Je paie quand même pas le loyer pour que des gens de bas-étage viennent y loger!! Et de quelle autorisation parlez-vous? Je n'en ai jamais entendu parler quand j'ai signé le contrat!!!

Elle se radoucit; mais d'un ton encore revêche; elle rajouta:

-Moi c'est Myra Sawyer
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Sacillice
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MessageSujet: Re: Appartement n° 57   Lun 20 Déc - 14:35

D'un geste leger, Seth posa sa main sur l'épaule de la sacillice. Celle-ci tourna la tête en sa direction, sourcils froncés. Elle était visiblement contrariée. Elle se retourna totalement tandis que sa tête basculait en arrière. L'air siffla entre ses dents, ses yeux se levèrent au ciel.

- Quoi ?

Les mots s'imposèrent à elle comme une invraisemblable claque. Pas de ... Pas de serviteur ? Pas de servante ? Elle écarquilla les yeux. La chose lui semblait impossible, tout bonnement inconcevable ; qui s'occuperait du ménage alors ? Et bon dieu, qui la coifferait le matin ? Qui l'aiderait à enfiler son corset ? Qui sureillerait la demeure en leur absence ? Qui leur ferait à manger ? Qui ...

Attendez une minute ... Bug.

Si cette femme n'était point la servante (la demoiselle fit un pas sur le côté sous la demande du blondinet et elle s'appuya contre la porte afin de poursuivre sa réflexion) ... cela signifiait que la bonne femme qui était en cet instant dans la pièce n'était autre que ...

- ... notre colocatrice.

Seth sourit. Lyzianore fit les grands yeux.

- Damne !

Décidemment, ce monde était véritablement en retard d'une guerre. Non seulement les hommes et femmes libres n'avaient aucune notion de courtoisie et de politesse, mais en plus ... il n'y avait apparement que des hommes et des femmes libres. Un second soupir s'échappa de sa bouche. Quand on voyait ça, il n'y avait plus rien à reprocher à la suprématie de Naud ...

- Ah !

Tiens ... étrangement, il lui semblait que quelque chose de primordial manquait afin qu'elle puisse conserver encore longtemps son équilibre. L'homme ne venait-il pas de ... La gravité étant ce qu'elle était, en l'espace d'un tiers de seconde, Lyzianore se retrouva écroulée sur le sol. Ou plus exactement sur Seth, qui lui même était installé sur la servante qui n'était pas une servante dans une position assez suggestive.

L'air de rien, elle se redressa et frotta vivement sa robe de peur qu'elle ne se froisse d'avantage. Les deux autres ne tardèrent à l'imiter. Elle secoua un instant sa tignasse blonde et s'appuya cette fois-ci contre un mur (la stabilité avait cet avantage d'être plus sûre), bras croisés. L'autre profita de cet instant pour les présenter, baisant la main de la jeunotte, charmeur. La nouvelle venue, elle, n'adressa qu'un signe de tête en guise de salutations. Celle à qui il était destiné ne semblait d'ailleurs pas moins belliqueuse ...

La sacillice fronça les sourcils et plongea son regard émeraude, plombé de reproches, dans celui de l'anterienne. Au bout d'un certain moment de silence pesant, elle releva la tête et s'avança majestueusement jusqu'à elle, la fixant de toute sa hauteur avec un regard mauvais.

Mais ... c'est que cette gueuse osait l'insulter ?! La nature humaine avait-elle perdu toute notion de respect ?!

- Que je sache, Seth paye la moitié du loyer, et c'est dans cette moitié que j'établirai mon séjour. Mais si ce n'est point suffisant pour Madame et qu'elle désire quelques pièces d'or supplémentaires, j'en apporterais, ce n'est pas cela qu'il me manque. Loin de là.

Elle fronça les sourcils, visiblement vexée ...

- Non mais tu t'es entendue parler ? Tu as vu tes manières ? Ton manque d'élégance, de convenances ? J'ai l'impression d'avoir affaire à la fille d'une roturière, à une manante de dernière classe ! Alors ton 'gens de bas-étage', tu peux te le garder : je pense que question noblesse, mon sang est bien plus bleu que le tiens. Allez, quitte la cours des grands et retourne chez tes précurseurs, chérie. Tu as encore beaucoup à apprendre.

... et lui adressa un clin d'oeil.

- Quand tu auras mis un Empereur dans ton lit, tu me feras signe.
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MessageSujet: Re: Appartement n° 57   Mar 21 Déc - 6:19

Myra jeta un rapide coup d'oeil à Seth. Tss, ils avaient comploté dans son dos ces gaillards. Tout de suite, elle le trouva moins beau (enfin non, il le restait et c'est la qu'était l'os...), moins gentil, moins galant..


Son attention retourna sur Lyzianore (quelle nom affreux), elle attendit que celle-ci termine sa loghorée pour bien peser les paroles qu'elle allait prononcer.

"Ah ouais , elle le prend comme ça cette petite garce."

Elle avait envie de lui cracher au visage. Au lieu de quoi:

- Vous pourriez me donner tout l'or du monde, JA-MAIS je n'accepterai que vous m'imposiez votre présence. Vous entendez? Jamais. Et même rester discrète dans votre coin (chose dont je ne vous crois pas capable,) n'y changerait rien: vous serez quand même là à gâcher le décor.

Elle s'approcha de Madâââme Seferez. Ses pulsions lui dictaient de prendre sa jolie frimousse et de la frapper contre le sol ou le mur (ça fait mal, hein? Eh oui que ça fait mal, hein? T'es moche comme ça, oh oui vraiment moche, t'as la tête défoncée) mais elle y résista. Ce sont les règles de savoir-vivre en société (bien ancrées dans la tête de Myra- depuis le temps qu'on lui rabachait les oreilles avec ça...)qui sauvèrent l'étrangère de la déformation faciale.

-Et vous pouvez bien parler avec votre sang royal! Je suis peut-être une roturière mais vous êtes le genre de petite américaine à la paris hilton pourrie gâtée depuis la naissance. Qui reçoit son premier 4x4 avant d'avoir son permis et qui se promène toujours avec son chihuahua en dessous du bras. Et ce n'est pas vraiment mieux si vous voulez mon avis...

Elle rajouta:

- A en juger votre robe légère et vos manières hautaînes (et autoritaires), vous n'êtes qu'une nouvelle riche qui se la prend de haut. Alors vous me faites bien marrer. De plus je ne vois pas en quoi mettre dans son lit un homme, soit-il un empereur, est un exploit... Vous ne seriez pas une de ces putains qui se prend pour une reine parce qu'elle a conquéri le lit d'un sang royal? Si? Ah, vous me faites vraiment pitié...
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MessageSujet: Re: Appartement n° 57   Mar 21 Déc - 21:24

Ah ouais ? Elle n'accepterait pas sa présence ? Et bien pauvre dame, elle n'aurait pourtant pas le choix. Que l'affaire lui plaise ou non, la sacillice serait bel et bien là pour un petit temps. Et quand bien même elle aurait eu l'occasion de loger autre part, elle ne l'aurait pas fait : depuis quand se pliait-elle aux ordres d'une simple humaine ? De toute manière, elle avait toujours eu l'esprit de contradiction. Conclusion, quoi qu'elle clame, quoi qu'elle gueule, quoi qu'elle prie, Lyzianore Seferez coucherait à l'appartement numéro cinquante-sept un point c'est tout.

Soit. L'autre continua malgré ces faits certains sur sa lancée.

Américaine ? C'était quoi ça ? Une race animalière ? Et Paris Hilton ? Une marque de vêtements ? Puis pourrie gâtée ? Certes, au début peut-être, mais les choses avaient vite viré de bord et elle avait du se battre pour e, arriver où elle en était alors, ma foi ... Et un 4x4, c'était quoi ça ? Elle parlait de permis ... un type d'arme alors ? Non; c'était ridicule. Ca n'avait aucun sens ... Et "chihuahua" (quel nom ridicule) ? C'est comme ça qu'ils appelaient leurs corsets ? Elle n'avait croisé personne en portant d'ailleurs. Ou peut-être était-ce le surnom affectif qu'ils donnaient à cette fameuse arme "4x4".

Et ses manières, ses manières, qu'est-ce qu'elle avait à les critiquer ? Où était le problème à critiquer de la merde comme de la merde, hein ? C'est toujours ainsi qu'elle avait fait, et c'est toujours ceci qu'on lui avait enseigné. Après tout, le monde n'a pas de place pour les faibles.

Elle soupira. Qui plus est, elle la vouvoyait, n'était-ce pas la preuve qu'ele la considérait comme une supérieure hiérarchique ? Si. Et elle continuait sans cesse son baratin incessant. Ne la fermait-elle donc jamais ? De surcroît, elle ne comprennait rien de rien à la royauté (où avait-elle été éduquée, bon sang ?). Elle ne pouvait pas être une nouvelle riche si elle avait le sang royal, logique ... Vraiment, elle avait beaucoup à apprendre la petite.

- Chérie ...

Rho, c'est que malgré l'appel à l'ordre elle ne fermait son caquet ? Et ... quoi ? Elle ne comprennait pas l'intérêt de mettre un himme de pouvoir dans son lit ? Elle débarquait ou quoi ?! Personne ne lui avait appris qu'avoir un politique à ses pieds, c'était avoir le pouvoir entre ses mains sans risquer les traitres coups de poignard réservés au présumé dirigeant ? C'était avoir le peuple à ses pieds. C'était être Justice. C'était ... la jouissance ! Vraiment, il y avait moyen de manquer d'ambition et de savoir faire ... La fin justifie les moyens, comme on dit.

Oh et puis merde, elle la sâoulait.

D'un geste vif, soudain, elle envoya son poing dans la figure de sa colocatrice apparement appelée Myra. Immédiatement, celle-ci s'éffondra (il faut dire qu'elle n'y avait pas été avec retenue). La blonde releva la tête vers Seth avec un air innocent.

- Elle délirait. se justifia-t-elle simplement.

Bah c'est vrai quoi, elle balançait une série de mots inexistants et critiquait le fonctionnement même de toute société. Au moins, elle se réveillerait avec les idées en place.
La sacillice haussa les épaules.

- Je vais prendre l'air.

Sur ces mots, elle sortit. Non seulement elle avait encore de nombreux repérages à faire dans le quartier, histoire qu'elle trouve ses marques, mais en plus, il n'était pas question qu'elle soit là au réveil du "monstre".
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MessageSujet: Re: Appartement n° 57   Dim 9 Jan - 19:25

La réaction de l'humaine fut immédiate.

- Quoi? Vous voulez faire vivre cette folle, non pardon, cette "charmant demoiselle" comme vous le dites, ici?! Je paie quand même pas le loyer pour que des gens de bas-étage viennent y loger!! Et de quelle autorisation parlez-vous? Je n'en ai jamais entendu parler quand j'ai signé le contrat!!!

Seth enfonça légèrement sa tête dans ses épaules, la bouche crispée. Pas sur que Lyzianore apprécie la remarque.

- Que je sache, Seth paye la moitié du loyer, et c'est dans cette moitié que j'établirai mon séjour.

Gagné. Et quel jackpot ! Il avait droit à l'avant première du début de la promesse d'une belle relation fleurissante. Il écarta les bras, visiblement gêné, dans une timide tentative de calmer le jeu. Tentative vouée à l'échec en vue du carractère pugnace de la sacillisse et la position butée de son opposante. Les insultes fusaient dans les deux camps sans que l'immortel ne puisse rien y faire. Sa main droite fuilla contre sa nuque. Ah les femmes !

- Vous ne seriez pas une de ces putains qui se prend pour une reine parce qu'elle a conquéri le lit d'un sang royal? Si? Ah, vous me faites vraiment pitié...

SBAM !

Les iris bleutés de Seth trésaillirent sous l'effet de la surprise. La colocataire s'effondra sur le sol ... Et il y avait de quoi ! Ce n'était pas qu'un léger coup de point que lui avait balancé la blonde. La paume du blondinet se plaqua contre son front.


- Mais ... Mais t'es complètement malade !
- Elle délirait.
- C'est toi qui délires là ! Ce n'est qu'une humaine !
- Je vais prendre l'air.

La tête blonde se secoua de droite à gauche. Qu'elle s'en aille, oui c'était un bonne idée ! Elle n'en avait déjà que trop fait. Il s'agenouilla près de l'inconsciente. Ses bras se glissèrent derrière la pliure de ses genoux et sous son cou. Il la ramena vers lui. Soudain, il stoppa son geste. Le muscles de ses épaules, frappés par une convulsion incontrôlable, se gonflèrent tendit que son regard roula par automatisme vers la gorge secouée par la respiration lente de la jeune fille. Cette odeur ... La langue de Seth caressa le bout de ses canines. Elle devait-être vierge. Il reconnaîtrait leur arôme délicieusement surcré dans une parfumerie. Heureusement, contrèrement à hier, il s'était déjà nourri. Il souleva la demoiselle.
Il ne devrait donc pas y avoir de problème.
Il l'allongea sur le divan. Ses doigts pensifs effleurèrent l'une des longues mèches de soie de l'humaine. Il la plassa, avec pudeur, contre son cou. Il pencha son visage sur le côté.

Elle devait-être en train de rêver.

C'est à ce moment là qu'elle ouvrit les yeux. L'immortel sursauta.

- Ah ! La belle au bois dormant émerge enfin. Myra, c'est ça ? Ne te lève pas tout de suite, tu as pris un sacré coup sur la tête.

Il ponctua sa phrase d'un charmant sourire impérissable avant de se redresser.

- Je vais chercher mes affaires, je les ai laissées dans le couloir.

Il ne mit que quelques instants avant de revenir avec sa valise. Il l'abandonna au milieu du salon pour s'approcher du mur en face du fauteuil.

- Nous sommes dimanches aurjourd'hui. Ce serait domage de le détrôner ce jour là...

Il accrocha sur le clou vide la croix en bois du Christ. Un esquisse radieux crayonné sur ses lèvres, il se tourna vers la mortelle, observant sa réaction.

- Tu ne crois pas, Myra ?

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MessageSujet: Re: Appartement n° 57   Lun 10 Jan - 17:43

Le poing fermè de Lyzianore avançait très vite. Pourtant, Myra appréhendais cette scène au ralenti.

Qu'est-ce que j'ai dit qui la contrarie à ce point? Je pourrai peut-être réutiliser mes paroles une prochaine fois.

La masse noire et crispée envahit son champ de vision.

Allez! Rappelle-toi! Si tu l'ennuies assez elle finira peut-être par partir si je la vexe assez.

Myra tourna la tête pour se protéger. Elle ferma les yeux.

Il faut qu'elle parte, cette Seferez! Souviens-toi!
Le tout juste majeure ne ressentit même pas la douleur de l'impacte. Elle tomba dans les limbes de l'inconscience avant même que son corps ne s'avachisse sur la moquette poussièreuse du living.

Il faisait noir en cet endroit très noir. Noir et silencieux. Plus noir que les habits d'une famille en deuil. Ah non! Là! Une lumière! Du bruit. Tout devint coloré. Le vacarme ne cessait d'augmenter. Soudain, des images: des enfants courant sur une plage, une jeune femme pleurant seule sur un banc, une ville encombrée d'autos qui klaxonnaient plus fort les uns que les autres. De plus en plus de bruit, les images défilaient de plus en plus vite. Elles étaient de plus en plus clair. La jeune fille pénétra dans un tunnel blanc, les contours en étaient floutès par la vitesse à laquelle Myra allait

Myra ouvrit les yeux d'un coup. Mauvaise idée. Une vive douleur la saisit au crâne. Elle plissa les yeux.

Elle fit une nouvelle tentative.

Gagné! Cette fois-ci, Blondinette avait réussi ouvrir les myrettes. La douleur persistait mais, elle était devenue plus supportable.

- Ah ! La belle au bois dormant émerge enfin. Myra, c'est ça ? Ne te lève pas tout de suite, tu as pris un sacré coup sur la tête.

Il ponctua sa phrase d'un sourir qui se voulait séducteur. Myra le détailla d'un aire revêche.

Peut-être que ça marche avec les autres. Mais avec moi tu peux toujours rêver.

Bon ok., il avait un beau sourire. Mais Myra préférait se dire le contraire. Cétait quand même le sourire du type qui allait imposer ses amis à la jeune fille. Il avait du culot.

Myra s'assit tant bien que mal. Elle se sentait pâteuse et sa tête lui lancinait. Comme un lendemain de soirée ( Bon ,ok. Elle n'a jamais été en soirée. Mais, comme tout jeune de son âge, elle avait voulu connaître les effets de l'alcool.)

Comme la file de l'Idaho ne répondait pas, Seth continua.

- Je vais chercher mes affaires, je les ai laissées dans le couloir.

Oui. Laisse-moi tranquille. C'est mieux comme ça.

Mr Meents ( :p ) revint trop vite à son goût. En plus, il lui adressait la parole:


- Nous sommes dimanches aurjourd'hui. Ce serait domage de le détrôner ce jour là...

Mais qu'est-ce qu'il baragouinait!? Tout ce que voulait Myra, c'est qu'on lui foute la paix. Bordel. Elle prit tout de même la peine de relever la tête vers lui. Il accrochait quelque chose au mur.

- Tu ne crois pas, Myra ?

C'est là qu'elle reconnut la forme d'une croix de Jésus.

Intérieurement, une vague d'angoisee terrible l'envahit. Mais elle fit de son mieux pour rester imperturbable. Ce qui n'empêcha pas son visage de devenir pâle comme un linge malgré l'indifférence apparente de Myra.

Que faire? Est-ce qu'il sait qui je suis? Non. Pas possible.

Myra se leva. Elle s'arrêta à hauteur de Seth et tendit lla main vers la croix. Elle jeta celle-ci dans la corbeille à côté de la table.

- Eh bien! Croyez le ou non mais je suis une fervente athée. Et vous n'avez pas à m'imposer votre religion. Gardez là pour vous!.

Elle rajouta

- Et je ne vous permet pas de me tutoyer.


Elle réussit même à lui sourire malgré un soupçon de peur et de doute qui subsistaient
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MessageSujet: Re: Appartement n° 57   Lun 10 Jan - 21:31

A la vue de la croix, l'humaine pâlit, comme si son visage se flétrissait sous l'effet corrosif d'un certain malaise. La tête dorée de Seth se pencha lentement sur le côté. Quelle réaction ... Etrange. La blonde s'avança alors vers lui et se saisit du Christ d'un geste saccadé.

- Eh bien! Croyez le ou non mais je suis une fervente athée. Et vous n'avez pas à m'imposer votre religion. Gardez là pour vous ! dit-elle en balançant l'objet dans une corbeille en papier. Ci-gît Jésus de Nazareth.

- Et je ne vous permet pas de me tutoyer.

Les yeux d'un bleu glacé de l'immortel glissèrent sur la mortelle. Elle avait l'air sur d'elle, avec ce joli sourire crayonné sur le coin de ses lèvres, mais c'était l'odeur âcre de la peur qui agassait l'odorat sensible du blondinet.

- Très bien ...

Il inclina son visage vers elle, la forçant à reculer.

- Mademoiselle Myra.

Sourir. Il s'écarta.

- Mais si vous me forcé ainsi à vous respecter, veuillez au moins avoir l'obligence d'épargner en retour ...

Sa main extirpa le symbole chrétien des ordures. Il le brandit devant le regard perle de sa colocataire.

- Ma religion. Ce n'est pas comme si la vue de cette crois allait vous brûler les yeux, Myra.

Il l'a remplaça au crochet sur le mur.

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MessageSujet: Re: Appartement n° 57   Mar 11 Jan - 18:45

La croix reprit sa place. Au mur.

Seth continuait son petit jeu qui n'amusait pas du tout Myra. Elle avait mal à la tête. Et la seule envie qui lui restait c'était de se vautrer dans le canapé et de ne plus en bouger.

Son visage avait retrouvé son air impassible. Elle scruta celui de Seth. Celui-ci affichait toujours le même détestable sourire amusé et joueur. Elle avait presque envie de le gifler pour que son expression de contentement disparaisse. Mais elle ne fit rien, fille bien éduquée qu'elle était.

Elle garda son calme et reprit la croix de jésus dans la main.

Elle s'adressa au jeune homme:
--Bien sur que je respecte votre religion. Mais je ne veux en aucun cas que vous me l'imposiez. Je vous l'ai dit je suis une fervente athée. Et pour cela, il y a bien une raison, c'est que je ne croit pas aux sornettes dont vous abreuvent les curés.

La jeune fille se dirigea vers la chambre de Seth:

-D'ailleurs, vous pouvez priez, garder la croix et même construire votre chapelle personnelle. Mais, tout ça dans votre chambre. Regardez, je n'ai rien mis ce vraiment personnel ou affichant mes croyances (etc.) dans la pièce commune.

Elle pénétra dans la pièce et y déposa la croix. Ensuite, elle ressortit, sans regarder ne serait-ce qu'une fois Seth.
(tu vois? Ton sourire ravageur ne fontionne pas sur moi. Nananinanère. Alors, fiche-moi la paix)
Elle prit un glaçon dans le frigo et repartit avec pour s'installer dans le divan. Elle aposa l'objet froid sur son crâne endolori en soupirant d'aise quand la douleur s'aténua.
Finalement, elle ferma les yeux.

Il me laissera enfin en paix (peut-être?).
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MessageSujet: Re: Appartement n° 57   Mar 18 Jan - 21:28

Le jeu récréatif de l'immortel aggaçait sa nouvelle poupée de porcelaine.

- Bien sur que je respecte votre religion. Protesta-t-elle, irascible. - Mais je ne veux en aucun cas que vous me l'imposiez. Je vous l'ai dit je suis une fervente athée. Et pour cela, il y a bien une raison, c'est que je ne croit pas aux sornettes dont vous abreuvent les curés.

Le regard bleu impreigné d'un certain interret accompagna la jeune fille qui emportait le Christ de bois vers la chambre du blondinet.

- D'ailleurs, vous pouvez priez, garder la croix et même construire votre chapelle personnelle. Mais, tout ça dans votre chambre. Regardez, je n'ai rien mis de vraiment personnel ou affichant mes croyances (etc.) dans la pièce commune.

Quel carractère de chien ! Il aimait ça, tout ce qui était piquant et pigmenté d'un rouge piment irritant. Ca corsait généralement le jeu qui mutait alors en défit. Une perspective plutôt amusante. Seth appuya son épaule contre le mur d'un blanc délavé. Il croisa ses bras sur son torse bombé, rafermissant ainsi ses muscles. D'un bref coup de tête, il chassa ses épaisses mèches dorées sur le côté, scultant ainsi le balayage méthodiquement imparfait qui révèlait la vertu des traits de son visage enjôleur. Il affina son regard clair, attendant sa proie dans une pause altérée de séducteur, le bassin cambré sur le côté. Il entendit les pas de la belle blonde se raprocher. Le spectacle allait pouvoir commencer !

D'un pas lent, Myra traversa le salon pour rejoindre la cuisine, revint avec des glaçons et s'installa dans le fauteuil ... le tout sans même lancer un seul regard dans sa direction.

Le sourir du blondinet se dégonfla.

- Hin ? Elle ... Elle ne me remarque pas ? bredouilla-t-il à peine pour lui même.

Il habilla ses traits d'une expression embrouillée, un sourcil haussé, lorsqu'il constata - heureusement pour lui assez rapidement - qu'il avait l'air vraiment con avec cet air de jeune prédateur sidéré de voir sa victime lui échapper en sautant par dessus une falaise. L'humaine, quant à elle, s'appliquait à l'ignorer parfaitement sur son divan de diva, le sac de glaçon sur le sommet du crâne en guise de couronne. Ses mains compressées sous ses aiselles, il déversa un flot de paroles saccadées.

- Je ... Je ne vous comprend pas ! Je suis là et vous ne me regardez pas, c'est comme si je n'existait pas. Je n'ai pas le droit d'inviter mon amie à dormir ici, pas le droit d'accrocher ma putain de croix au mur, pas le droit à un microscopique petit coup d'oeil.

Nerveux, il se balançant d'avant en arrière.

- Vous allez longtemps rester comme ça ? (Pauvre bête, elle souffre ... huhuhu)

Qu'une demoiselle résiste avec autant de facilité à son charme, c'était inconsevable, impossible, innacceptable ! Il ne pouvait y avoir qu'une seule explication ... Myra Sawyer devait être lesbienne.

C'était pour ça que, magrés la forme déchainant les visses des hommes de sa bouche, elle était encore vièrge.

Cette théorie le rassura. Reprenant son hardiesse, il se redressa. Mais ... il disait quoi déjà ? Ah oui...

- Dois-je vous rapeller que la moitié de cet appartement m'appartient et que c'est sur ma moitié de divan que vos longues jambes prennent leur aise ?! Je pense avoir droit à un peut d'air libre vous comprenez ?

Il s'approcha du fauteuil auquel il faisait la causette.

- Vous ne m'aimez pas, Myra. Je ne comprend pas pourquoi.

Il s'appuya sur le dossier du meuble, se penchant vers la belle blonde.

- Je pense que nous sommes tout deux partis d'un mauvais pied.

Il rongea le bout de son pouce. C'était le tic qui accompagnait toujours son regard de jeune enfant désireux d'obtenir sa sucette.

- Et si je vous invitait à sortir ? On pourrait discuter tranquillement devant un verre ? Qu'en pensez-vous ?

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MessageSujet: Re: Appartement n° 57   Jeu 20 Jan - 19:03

Myra jeta un coup d'oeil à son collocataire. Elle ne put réprimer un sourire triomphant quand elle vit que sa technique avait fait mouche. Mouahaha, qu'elle était diabolique! D'abord le coup de la porte et puis maintenant celui de l'indifférence. Elle ne se laisserait plus marcher sur les pieds par personne. Et elle ne se laisserait pas attendrir. Pas cette fois-ci.

- Je ... Je ne vous comprend pas ! Je suis là et vous ne me regardez pas, c'est comme si je n'existait pas. Je n'ai pas le droit d'inviter mon amie à dormir ici, pas le droit d'accrocher ma putain de croix au mur, pas le droit à un microscopique petit coup d'oeil.

La jeune fille le regarda, inquiétée par son ton désespéré. Seth s'était recroquevillé et se tenais dans les bras tendu. Myra put même percevoir un léger oscillement d'avant en arrière. Eh ben, il a l'air franchement secoué. Myra faillit carquer devant sa moue triste. On aurait dit un petit un enfant qu'il fallait choyer mais elle reussit à reprendre le dessus et haussa les épaules. Après tout, tant pis pour lui... Je ne suis pas sa nounou non plus

Myra réfléchit plusv en avant sur le cas Seth ( haahaa Cas Seth = cassette. Je suis trop drôle). Il ne devait pas avoir l'habitude qu'on lui refuse quelque chose, l'enfant gâté. Eh bien, Myra se ferait un plaisir de jouer avec son point faible. Gnihihi. Le petit être démoniaque qui se trouvait en elle pourrait enfin se réveiller après tant d'années de sommeil.

- Vous allez longtemps rester comme ça ?

Elle ne prit même pas la peine de tourner une nouvelle fois la tête vers lui (Mouahahaha je suis d'une méchanceté sans bornes, encore plus incisive que Trisha) et lui dit:

- Le temps que la douleur que votre abruttie d'amie m'a infligée passe...

Il fallait vraiment être taré pour frapper d'un coup comme ça.Lyzianore et elle discutaient calmement et d'un coup PAAAH! un poing mange la figure de Myra.

Pendant ce temps, son collocataire avait continué la conversation:

- Dois-je vous rapeller que la moitié de cet appartement m'appartient et que c'est sur ma moitié de divan que vos longues jambes prennent leur aise ?! Je pense avoir droit à un peut d'air libre vous comprenez ?

Myra ne répondit rien, elle préféra continuer le jeu de l'indifférence, faire comme s'il n'était pas là. Peut-être que si son plan fonctionnait, l'importun finirais par partir?

Essayons, on n'a rien sans rien.

- Vous ne m'aimez pas, Myra. Je ne comprend pas pourquoi.

L'Idahoïenne roula les yeux mais garda le silence.

Ah bon? Il ne comprenait pas? Il ramenait une copine (ce qui n'était pas mentionné dans le contrat d'ailleurs) et en plus il s'était amuser à la titiller avec cette croix. Ce geste l'avait profondément blessée d'ailleurs. Seth était encore plus méchant que Myra (même s'il ne devait pas connaître le sadisme de son geste).

Le blondinet soliloqua:

-Je pense que nous sommes tout deux partis d'un mauvais pied.

Et moi j'en suis aussi certaine que je déteste le christianisme.

- Et si je vous invitait à sortir ? On pourrait discuter tranquillement devant un verre ? Qu'en pensez-vous ? Il accompagna ces paroles par un modillement du pouce.

Myra voulut voir sa tête. Grossière erreur!!
Cette fois-ci, Myra ne put résister, Seth lui faisait trop penser à un gamin esseulé. Elle avait envie de lui prendre les joues et de tirer dessus en disant "Mégué, mégué! C'est qui le beau petit garçon que voilà" A son plus grand regret, son instinct maternel l'emporta et elle s'entendit répondre au garçon:

-Après tout pourquoi pas? J'ai rien de mieux à faire de toute façon. Et rien à y perdre... Mais attendez-moi quelques minutes, je ne vais pas sortir comme ça avec ces vieux habits crasseux.

Elle rejeta le glaçon sur le divan et se précipita dans sa chambre pour changer de vêtements. Bien sur, ce n'était pas pour le blond qu'elle le faisait. Mais si elle tombait sur quelqu'un de la fac, elle préférait être bien vêtie pour qu'on ne lui fasse pas des remarques corrosives. Elle détestait qu'on complote ou qu'on parle d'elle derrière son dos.

//////

Quelques minutes plus tard.

Elle avait mis un long t-shirt beige vintage (aux couleurs faussement délavées donc) représentant un hibou. Au-dessus, une courte veste ciotrée kaki qu'elle avait acheté en arrivant à chicago. Pour clore le tout, un slim gris-vert simple et des bottes courtes brun clairs.

Voilà, je suis prête. Vous avez une idée précise d'où on pourrait aller? fit-elle en se dirigeant vers la porte.
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Ange Déchu
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MessageSujet: Re: Appartement n° 57   Dim 23 Jan - 22:35

Finalement, la somptueuse Myra Sawyer lui accorda un divin "Après tout pourquoi pas" en guise d'accord à sa demande. Seth ne put retenir un haussement de sourcils victorieux.

- Mais attendez-moi quelques minutes, je ne vais pas sortir comme ça avec ces vieux habits crasseux.

Elle s'esquiva vers sa chambre. Le blondinet profitta de ce moment seul avec lui même pour exprimer un grand "Yes !" ponctué d'un poing triomphant brusquement rabattu vers le bas. Il s'empressa d'enfiller sa veste en cachemir, les pensées alinées à l'ivresse de la jubilation. L'humaine ne se fit pas attendre plus longtemps, déjà elle glissait d'une démarche aérienne, la cascade blonde de sa tignasse volant derrière elle, vers la porte d'entrée.

L'immortel grimaça interieurement. Elle ne portait rien de moulant, c'était domage de ne pas profiter d'un aussi joli corps. Myra devait être du genre à cacher un feu ardant dans le coeur d'une caverne aux paroies de glace. Ce n'était pas plus mal car, au fond, c'est quoi le plus attrayant, découvrir ou dépaquetter ?

- Vous avez une idée précise d'où on pourrait aller?

Seth afficha un grand sourir éclatant.

- Je connais un endroit plutôt sympa.

///////

Le blondinet et sa blonde passèrent l'enceinte clignotante de la boîte "Heaven". A l'interrieur, une meute de jeune se tortillait lacivement sur le fond du dernier morceau du moment, à la lumière aveuglante et colorée des projecteurs. Les moindre détails de l'agencement entourant les deux adolescants semblait mariés avec une modernité retro. Le blondinet guida la jeune demoiselle jusqu'au bar, au fond de la salle. Il commanda deux verres d'alcool de la maison.

- Tu verras, c'est ce qu'ils vendent de meilleur ici.

Et de plus fort aussi ... Mais ça ce n'était qu'un détail qu'il s'empressa de garder pour lui.

D'habitude, il aurait répondu à l'appel des regards assoiffés des créatures féminines qui minaudaient autour de lui. Seth était quelqu'un de joueur. Mais cette fois-ci, il n'était pas là pour batifoller mais pour en apprendre plus sur celle qui était sans doute la plus fascinante des proies rencontrées jusqu'à présent sur anteria. Normalement, il n'avait cas cligner des yeux pour que sa cible se déshabille mais cette mortelle, pour une raison qu'il ignorait -parce qu'elle soit lesbienne serait bien trop domage que pour être envisageable-, lui résistait. Il avala la première gorgée de la boisson sirupeuse qui laissa un goût sucré dans le fond de sa gorge réchauffée. Il se pencha vers son humaine.

- Alors, racompte-moi, il y a d'autre chose que je dois savoir sur toi mis à part que tu n'aimes pas la religion catholique ? plaisanta-t-il.

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MessageSujet: Re: Appartement n° 57   Lun 24 Jan - 19:10

En arrivant devant le bâtiment, Myra pouvait déjà sentir le sol trembler au son des basses. Elle leva les yeux vers l'enseigne céleste: "Heaven". Ce nom lui donna la chair de poule. Encore un mot lié à la religion qu'elle abhorrait.

La jeune blonde ramena son sac en cuir contre elle. Seth lui avait parlé d'un endroit sympa et déjà le nom lui donnait envie de s'éloigner au plus vite de cet établissement.

Ils pénétrèrent l'établissement. Le bruit y était encore plus assourdissant qu'à l'extérieur, à tel point que Myra eut l'impression qu'elle recevait un coup de poing sonore en ouvrant la porte.
Seth guida directement blondinette vers le bar, au fond de la salle où se mouvaient des centaines de jeunes. La jeune fille n'aurait pas pu le trouver seule car un projecteur diffusant un lumière blanche braqué sur ses yeux l'avait aveuglée pendant le trajet. Son champ de vision était momentannément envahi par une grosse tache noire. Elle n'y voyait quasiment plus rien, si bien qu'elle faillit percuter des danseurs à plusieurs reprises.


Myra fut plus que ravie quand le trajet fut fini. Seth ne se fit pas attendre pour commander 2 boissons.

- Tu verras, c'est ce qu'ils vendent de meilleur ici.

Elle lui répondit par un sourire. Il valait mieux garder ses cordes vocales pour plus tard. Ave le bruit ambiant il faudrait qu'elle hurle pour se faire entendre... Et encore.

Bon ben il faudra que je compte le nombre de verres que j'ingurgite sinon je finirai au tapis. La dernière fois, je ne me souvenais plus de rien après le quatrième verre. Ou était-ce le cinquième?

Le servaur revint avec les alcools. Seth prit la parole:

Alors, racompte-moi, il y a d'autre chose que je dois savoir sur toi mis à part que tu n'aimes pas la religion catholique ?

Myra n'aimait pas parler d'elle même. Elle but son verre cul-sec pour se donner du courage. Déjà, le monde lui sembla plus joli et une envie de rire la prit. Haha, comme si elle allait lui raconter la vérité. Elle répondit en souriant:

- Pff, tu sais, rien d'intéressant. J'ai vécu à Detroit avec mes parents jusqu'à l'année passée puis j'ai déménagé ici pour la fac... Rien de transcendant..

Il lui prit une envie irrésistible de taquiner Seth. C'était si marrant.

Et sinon, tu veux savoir ce que je n'aime pas? Les gens comme Lyzianore, ou les gens qui passent leur temps à draguer, qui se croient les plus beaux, les plus forts... Tu vois ce que je veux dire?? Enin, assez parlé de moi, parlons de toi. Qu'est-ce qui t'amène ici?

Pendant que son compagnon parlait, Myra avait terminé son quatrième verre: elle n'avait pu refuser le barman était si gentil... Je vous ressers quelque chose disait-il avec son sourire commercial. Elle tenait de plus en plus difficilement en équilibre sur son tabouret. Elle se sentait euphorique

-Haha. Et puis, tout à l'heure t'aurait du voir ta tête, dans le salon. Tu croyais quoi? Que j'allais tomber à tes pieds comme ça? C'est pas mon genre Haha.Tu vis sur une autre planète ou quoi? De un t'es pas du tout mon genre et de deux...

Elle ne termina pas sa phrase. Son hilarité s'envola aussi vite qu'elle était venue. Elle venait de reconnaître la musique que diffusaient les haut-parleurs.

-Oooh mais j'adore cette chanson!!!!

Soudain réveillée, Myra se jeta sur la piste Elle commença une danse avec un air concentré... Indescriptible. On aurait dit qu'elle était possédée, en transe, qu'elle dansait très mal, ou très bien, c'est selon. Cela se voyait à vue d'oeil qu'elle ne devait pas être dans son état normal.Enfin, c'était une danse indescriptible, quoi. Elle releva la tête vers son compagnon.

- Tu viens?
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Ange Déchu
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MessageSujet: Re: Appartement n° 57   Mer 26 Jan - 18:16

Au premier verre, la mauvaise humeur -ou le mauvais carractère, à voir- de Myra semblait s'être disoud dans l'alcool. Elle lui expliqua d'un ton sans éloge sa venue à Chicago avant d'ajouter:

- Et sinon, tu veux savoir ce que je n'aime pas? Les gens comme Lyzianore, ou les gens qui passent leur temps à draguer, qui se croient les plus beaux, les plus forts... Tu vois ce que je veux dire??

Oui, il fallait avouer que Lyzianore n'était pas du genre à se regarder dans un miroire avec un air déprimé, mais, reconnaissons-le, les miroires ne lui étaient que peut utiles : jamais rien ne semblait l'enlaidire. Alors bon, la vision narcissique qu'elle avait de sa propre image était tout à fait compréhensible, voir même acceptable. (Non Seth ... tu tappes à côté de la bonne personne là //PAN//)

- Enfin, assez parlé de moi, conclua l'humaine- , parlons de toi. Qu'est-ce qui t'amène ici?

- On va dire que je visite.

Soudain, la blonde éclata de rire. Seth cligna plusieurs fois des yeux. Elle ne tenait vraiment pas à l'alcool -faut dire que c'était son quatrième verres qu'elle posait sur la table-

-Haha. Et puis, tout à l'heure t'aurait du voir ta tête, dans le salon. Tu croyais quoi? Que j'allais tomber à tes pieds comme ça? C'est pas mon genre Haha.Tu vis sur une autre planète ou quoi? De un t'es pas du tout mon genre et de deux...

Pas ... son genre ? Le visage si charmant de Seth se décomposa.

-Oooh mais j'adore cette chanson!!!!

Pas ... SON GENRE ?!

Myra s'était enfuie sur la piste de danse, laissant le blondinet seul face à son orgueille qui venait de se jeté du haut du dixième étage de son esprit. Mais, parfait commédien, il ne laissa rien transparaître, se contentant de commander un nouveau verre. Il aimait ce qui était corcé et compliqué voir même impossible à atteindre. Bon vivant, on pouvait dire qu'il aimait beaucoup de chose, Seth était bon joueur. Mais, tout de même: les insultes laborieuses, il n'était pas fan.

- Tu viens?

- Non merci ...

Il avait un fond à lapper et une décéption -accompagnée d'un soupçon d'humilitation- à avaler.

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MessageSujet: Re: Appartement n° 57   Jeu 27 Jan - 18:51

Bah quoi? Il voulait plus s'amuser avec elle ? Myra haussa les épaules: tant pis pour lui.

- Comme tu voudras. Si tu veux passer la soirée à descendre des bières, c'est ton choix. [De la part d'une ivrogne... xD]

Sur ce, elle se fondit dans la foule de danseurs anonymes. Deux chansons passèrent et elle revient au bar pour se rafraîchir. Malgré l'air conditionné de la salle, il n'y avait rien à faire, le fait de danser assoiffe.

Le barman prit sa commande.

-Un tequilla sunrise pour la demoiselle!

Myra décida de faire la causette avec son colocataire pour passer le temps. Les mots avaient difficile de sortir de sa bouche, et se concentrer était quasiment infaisable. Envers et contre tout, y compris sa voix pâteuse, Myra prit son courage à deux mains et se lança.

-T'as tort de pas venir. C'est super marrant! Tu sais pas danser? C'est pas grave! Moi non plus fit-elle en exécutant sa danse d'ivrogne.

La boisson arriva. Elle la but d'un trait. Quand ce fut accompli, le sol tanguait encore plus qu'avant et le fait même de se tenir bien sur sa chaise devenait un supplice. Myra ne faisait que glisser.

- Bon. En tout cas, moi j'y retourne!

Elle se leva avec peine. Une fois debout, elle eut l'impression d'être sur un navir balloté par la houle tempêtueuse.

A peine fit-elle un pas qu'elle trébucha dans son propre pied. ( Foutu pied!! Qu'est-ce tu fous là?) Et son corps engourdi par l'alcool entama sa chute vers le sol qui l'accueillait à bras ouverts. Myra s'aggrippa à la première chose qui lui vint sous la main pour amortir sa descente. Malheureusement celui-ci vint avec elle, et la jeune blonde s'en alla tout de même embrasser le sol.

Elle qui au début de la soirée avait voulu compter les verres, c'était prise à son propre piège, les verres avaient compté plus vite qu'elle et voilà le résultat:
L'alcool:1
Myra:0
Elle se retrouvait au tapis en se demandant comment elle avait pu en arriver là. Ou bien était-ce un mur contre lequel elle s'était appuyée? Myra en était là dans ses réflexions, complètement déboussolée.

Laissons-la un peu en paix et revenons en aux témoins de la scène. Voilà ce qui s'était réellement passé:

Une jeune fille bourrée s'était accroché au legging d'une autre (fille... Pas Bourrée hein?). La gravité étant ce qu'elle est et le poids de Myra faisant le reste, l'accoutrement s'était retrouvé au sol en deux secondes, dévoilant un string rouge affriolant.

Mais venons voir un témoin en particulier: le petit ami de la fille au legging, Harper. Grand, cheveux noirs et peau bazanée, Harper fréquente les bancs de muscu et les filles. Ce sont là ces deux sports favoris (si on ne compte pas son sens de la fête et de la beuverie). Il est donc plutôt musclé (ce dont les filles raffolent chez lui).

Ce soir, il avait un peu forcé sur l'alcool. Quand il vit le legging de sa petite amie disparaître, il vit rouge (un des effets de la boisson sur lui) et chercha tout de suite un coupable: ce ne pouvait être que le mec blond adossé au bar (connu sous le nom de Seth). Il n'avait pas vu myra et seth était la personne la plus proche... Conclusion, ça ne pouvait être que lui. Il se précipita sur le jeune homme, menaçant.

- EH TROUDUC' ! COMMENT T'OSES TOUCHER MA MEUF! JE VAIS TE DEFONCER LA GUEULE PETIT MERDEUX!!!!! TU REGRETTERAS D4AVOIR QUITTE TA PUTE DE MERE, ESPECE DE CONNARD!!!!!!

Il envoya un coup de poing au blondinet.
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MessageSujet: Re: Appartement n° 57   Ven 4 Mar - 22:45

Une main épaisse se posa brusquement sur son épaule.

- Eh trouduc' !

Hum ? Seth fit les yeux ronds alors qu'il constata qu'au bout de cette grosse main trainait un bras bombé devant un corps tout en muscle.

- Comment t'oses toucher ma meuf ! Je vais te défoncer la gueule petit merdeux !!

L'immortel faillit s'étouffer avec sa propre salive lorsqu'il aperçu derrière le molosse une pauvre fille démunie de ses vêtements près d'une Myra dénudée de son équilibre. Il ne mit pas longtemps à comprendre la situation ... et qui allait être la victime de cette fâcheuse histoire.


- Heu ... Ce n'est pas moi.


Bon, certes ce n'était pas très convaincant comme défence mais c'était tout ce qu'il avait trouvé sur le moment.

-Tu regretteras d'avoir quitté ta pute de mère, espèce de connard !

Le poing claqua contre sa joue. Le blondinet cligna des yeux, s'efforçant à bafouiller un petit "Aïe" de mauvais comédien. Ce coup n'était, évidement, que les préliminaires.

////////////////////////////////////////////////////////////

Une paume pâle se tendit élégamment vers Myra.


- Laissez-moi vous aider. Murmura une voix féminine au timbre d'une pureté envoutante.

//////////////////////////////////////////////////////////

Le froid de la table lui mordit la joue. Plaqué contre le barre, Seth serra les dents.

- Crois-moi, tu ne veux pas faire ça.
- Ta gueule ! Bien sur que j'veux !
- Non tu ne veux pas.

Les yeux de l'immortel roulèrent jusque sur son opposant derrière lui. Alors, les pupilles de l'agresseur se figèrent sous ses paupières, laissant derrière elle un orbite blanc. Il bascula sur le côté, s'effondrant lourdement sur le sol.


Le blond découvrit ses canines.


- Je te l'avais dit.

Les videurs rappliquèrent instantanément. Ils s'appliquèrent à exécuter leur job: sortir les piranhas de la boîte à sardine. Piégé -voir compressé- entre les bras râblés, l'immortel se voyait trimballé jusqu'à la sortie. Le regard alourdi par la lassitude, ses lèvres laissèrent échapper un soupire agacé. Quelle situation ennuyeuse - une phrase à retournée dans tout les sens du terme-. Soudain, il sursauta.

Myra avait disparue.


///////////////////////////////////////////////////////////

La jeune femme guidait les pas maladroits de la mortelle dans une ruelle assombrie par l'ombre des murs qui la cadrait. Ses enjambées étaient souples, aérienne, empreintes d'un mouvement majestueux. On aurait put prétendre qu'elle ne marchait pas, mais plutôt qu'elle dansait au même titre qu'elle ne se déplaçait pas, elle volait. Tout à coup, son ballet s'arrêta. Son emprise sur le poignet de la blondinette se resserra

- Tu ne devrais pas être là ! Ici ... C'EST NOTRE VIE !

///////////////////////////////////////////////////////////

- Arr...
Seth tenta de cramponner le sol à l'aide de ses talons.
- Arrêtez !
Ses semelles raclaient malgré tout le sol dans un cri strident
- STOP !

D'un jeu d'épaule, il se dégagea. Les deux gardes le fixèrent. La musique s'arrêta, les danseurs se stoppèrent, les discutions s'interrompirent. L'univers entier semblait s'être arrêté, juste parce qu'il l'avait ordonné. L'immortel fronça les sourcils.

- Où est Myra Sawyer ?

Tous lui répondirent d'une même voix: Sharon.


/////////////////////////////////////////////////////////

- Pourquoi il t'a fait venir ici ? C'était ... notre endroit ... notre jardin secret...Notre vie.

Ses doigts s'enfoncèrent dans la chevelure blonde. Elle les agrippa pour tirer la tête effrayée de l'humaine en arrière.


- Tu n'es pas autorisée à restée ici.

Sa bouche ouverte s'approcha de son cou.


- Ça ne va pas trop faire mal.
- Sharon !

L'intéressée scella lentement ses lèvres. Elle se retourna.

- Seth Meents !

Un sourire blanc illumina son visage.


- Tu es là !

Elle s'avança vers lui, tirant Myra derrière elle par les mèches de sa chevelure qu'elle retenait captive. Elle avança son autre main vers la joue du jeune homme.

- Tu es revenu ...

La paume immortelle glacée comme la mort happa son poignet, stoppant son geste. La bouche féminine se mit à trembler. Elle pleurait.

- Tu me hais ?

- Non, non ne dit pas ça ...
- Alors pourquoi tu es comme ça avec moi ?
Elle se pencha alors vers lui pour lui murmurer:
- Je n'ai encore rien fait.

Le coup partit en direction de son estomac. Mais au moment de la collision, Seth stoppa son geste, crispé. Sharon eut un sourire mauvais accompagné d'un hochement de la tête.


- On dirait bien que tu me respectes encore un peut.


Un mouvement circulaire suffit à projeter Seth au sol. Elle ramena alors Myra contre elle.


- Sharon RELACHE-LA !
- Très bien ...

Elle envoya la précieuse mortelle vers le blondinet étonné comme elle aurait put le faire avec une poupée de chiffon. Il la rattrapa, prenant soin de ne pas trop la bousculer.

- Ce n'est plus moi qui ai besoin de boire du sang de toute manière.

Les yeux bleus s'écarquillèrent. Le long du bars de l'humaine s'écoulait un liquide rouge écarlate aux reflets troublants. Sa respiration se fit soudainement plus rauque, plus profonde tendit qu'il déployait instinctivement ses canines. Il ferma les yeux, les ferma de toute ses forces pour tenter d'effacer cette couleur rouge qui hantait à présent ses pensées. L'odeur n'en fut que plus puissante. A côté d'eux, Sharon éclata de rire. Elle riait pendant que Seth enfonça ses canines dans la chaire de Myra.

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MessageSujet: Re: Appartement n° 57   

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Appartement n° 57

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