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 Comme un venin qui s'écoule lentement sous votre peau.

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Ange Déchu
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MessageSujet: Comme un venin qui s'écoule lentement sous votre peau.   Mer 4 Aoû - 23:37

Ce jour là, le jour où je suis mort, il faisait noir.

Je voyais pourtant la lune, mais elle ne voulait pas me regarder en retour. M'accorder ses rayons, sa lumière. Cruellement, elle me laissa creuver sous ce ciel dévorré par l'obscurité. Les ténèbres enveloppèrent mon âme à son tour. Etait-ce vraiment la fin ? Ma fin ?

Dans l'oublie ? A côté de la mémoire du peuple ?

Non pas cette fois !!


////////////////////////////////////////////////////

Un éclaire déchirra le ciel. Le regard océan s'échappa par la petite fenêtre de la cuisine, s'envola au côté des débris arrachés au sol par le vent.

Une tempête ?


"Hey, quand tu auras fini ton cinéma et que tu seras enfin descendu de là, ne t'avise pas de revenir me baver dessus en battant de la queue. Je suis un hargneux."

Le chien gronda. Assis sur le frigo, il toisa Botaro de haut avant de retourner son museau face au mur.

Le chasseur émit un sifflement mesquin, s'adossa à la table de travail avant de plonger ses lèvres dans l'ouverture de la bière qu'il venait de sortire.

Il aurait du se rappeler à quel point le clebs était chiant lorsqu'on lui brisait son rituel de "Rex le chien flic" Pas de bol ! l'épisode tombait le soir d'un match de catch !

Le loup aurait du se rappeler à quel point la mauvaise humeur du chapeauté était supérieur à la sienne.

Sursaut.

Sa bouteille se posa lentement sur la table. Anauel fronça les sourcils.


"Ca a commencé."

//////////////////////////////////////////////////////

Enfin, les yeux verts d'April O'Brien s'ouvrirent. Les picorements insèssants contre sa vitre saissèrent. Le cygne en argent se figea, retournant à son état de statue. Patiament, il semblait attendre.

Attendre que la dame rousse ne se décide à se lever pour déployer ses ailes de métales et la guider jusque dehors.

Il l'emmena dans la petite forêt à quelques pas de chez elle. Les feuilles touffus des arbres les confinèrent dans l'obscurité tendit que les troncs tordus se chargèrent de ressèrer la pression de l'étreinte de l'isolement.

En effet, le cygne la trainait loin des habitations civiles, loin du quartier.

Loin de toute vie humaine.

Il continua de voler contre le vent berçant les feuilles mortes.

Enfin, il s'arrêta. En face de lui, une ombre sinistre tendait la main vers la lune.

"C'est plutôt drôle."

La statue disparue en même temps que les doigts s'écartèrent.

"Pendant un instant, j'ai presque pensé que tu n'étais pas assé stupide que pour me désobéir. J'ai failli croire que tu tenais vraiment à ta pauvre petite famille si mortellement fragile !"

Ils se refermèrent âprement contre la paume.

"Quel con hin ?"

Nathaniel se retourna. Ses yeux d'une teinte glacée se plantèrent dans les nerfs de l'humaine.

"C'est vraiment drôle comme une chose peut en annuler une autre. N'est-ce-pas Mitzrael ?"

Le cliqueti mécanique de l'arme s'estompa dans les échos de la nuit. Le canon embrassa froidement la tempe d'April. La main proche de la détente, Mitzrael était posté dans son dos.

L'âme applaudit.


"Bien bien ! Il ne manque plus que l'invité d'honneur !"

Sa paume s'étala devant le déchu.

"Passe moi son téléphone."

Le regard hétérocrome resta insensible à l'ordre.

"Passe le moi tu veux ?"

Le ton était plus dur.

"Pourquoi l'avoir ammenée ici ?"

"Ne pose pas de questions et passe moi ce fichu téléphone !"

"Si c'est pour jouer tes cartes dans mon dos, sâches que je peux très bien me passer de ton aide."

"Et crois moi, tout ça c'est pour t'aider, nours aider ! J'ai juste besoin d'un peut de ta confiance."

Silence.

Finalement, les doigts du blond s'enfoncèrent dans le jeans de la rousse. (il faudra que tu caches la pierre autre-part !) Il tendit l'appareil à Nathaniel. Celui-ci afficha un rictus de satisfaction. Mais lorsque qu'il allait emporter le portable, la paume pâle se referma fermemant contre son poignet. Le regard de métal se heurta contre l'iris obscure.


"Ca ne signifie pas que je te fais confiance."

Le non-mort sourit. Son index rempa jusqu'à la main de l'importun. Mitzrael le relâcha instantanément.

" Ah Mit' Mit' Mit'..."

Il tapotta obliquement son épaule, le visage revêtu d'un masque victorieux.

"Tu es tellement prévisible. Je sais que ta confiance a été gangrenée par une seule et unique personne. Tu permets que je l'appelle ?"

Il s'écarta de quelque pas, cherchant de le répertoire.

L'attente ne fit pas longue: il décrocha rapidement.


"Hallo ?"

"Hey ! Salut maître ! Depuis combien de temps on ne s'est plus parlé ? Ah oui ..."

La voix de l'âme s'enrailla sous l'effet corrosif de la haine.

"Depuis le jour où tu m'as laissé creuver !"

"Nathaniel, je ne souhaitais ce qu'il s'est passé."

"Pourtant, c'est ce qu'il s'est produit"

"Je le sais. Je le regrette."

"Génial ! Mais passons cette conversation en retard de plusieurs sciècles et venons-en à l'escenciel. J'organise une petite cérémonie dans la forêt à l'est du logement de notre amie l'humaine et tu es bien sur invité."

Il s'approcha de l'humaine.

"J'espaire que tu viendras, beaucoups de monde t'attend."

Il l'attrappa par les cheveux en feu et la tirra soudainement vers le combiné, lui arrachant un cri de surprise.

"Laisse April en dehors de cette histoire !"

"Pas de party sans O'Brien n'est-ce-pas Mit' ?"

A l'autre bout du fil, il sentit l'ennemi défaillir en silence. Il ne s'attendait surement pas à ce que son disciple préféré soit également à l'origine de cette soirée.

"Nathaniel, je te connais depuis longtemps. Tu étais beaucoups de choses mais ça tu ne l'étais pas !"

"Etait..." Il souffla. Plus un sifflement qu'un soupire. "A t'entendre parler on dirait presque que je suis mort !"

"Oui, effectivement, tu es encore en vie. Alors pourquoi gâcher cette oportunité nouvelle dans l'accomplissement du Mal ? Ce n'est pas ce que je t'ai appr..."

"NON ! Justement Anauel, tu ne m'as rien appris."

Il raccrocha. Il passa nerveusement sa main dans ses cheveux. Il sentait leurs yeux. Son sinistre regard s'accrocha aux deux autres.

"Vous êtes mignons tout les deux." cracha-t-il.

Le téléphone s'écrasa sur le tapis vert de la brousse avant de pousser son dernier cri sous la semelle de Nathaniel.

"Bon ! Il ne reste plus qu'à attendre !"

Il se frotta les mains comme un enfant l'aurait fait à l'idée de finalement écraser cette fourmie si longuement observée.

(Quand tu auras réussi à t'échapper, la pierre connectée à toi va te conseiller (enfin c'est Anauel quoi xD) de prendre ta voiture et te rappeler où est l'usine désaffectée Smile)



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MessageSujet: Re: Comme un venin qui s'écoule lentement sous votre peau.   Jeu 5 Aoû - 21:08

Les visages de Lisa et Jake, souriants, étaient penchés sur le berceau. Jude faisait la gueule, quelque part dans un coin. Pas de signe d'Aladiah.
Les deux heureux parents s'éloignèrent vers l'entrée de la pièce. La main délicate de Lisa appuya sur l'interrupteur pour éteindre la petite lampe murale et laisser les formes tournoyantes et doucement lumineuses du mobile pour enfants bercer le nouveau-né.

April profita de l'absence de sa mère pour aller le contempler. Juste un peu. C'était une chose curieuse.

Soudain, l'enfant releva la tête. Devant les yeux horrifiés de la rousse, le crâne du petit garçon se mit à grossir grossir grossir ...avant de prendre la forme de celui de Dane Cooper.

La jeune fille ouvrit des yeux terrifiés.

Et le bébé à grosse tête de Cooper, de lâcher cette phrase d'une voix tellement...horriblement familière maintenant :

"Je t'avais dis que tu finirais par payer ! ♪ Am I not sweeeet ? ♫"

April se boucha les oreilles et recula en hurlant, mains sur les oreilles : c'était comme si on défonçait ses tympans avec un bélier.

(et encore un cauchemard pour April xD)

/////////////////////////

Dans l'immense lit, la jeune rousse ouvrit brusquement grand les yeux.

Le bruit...Ce bruit n'était pas une illusion...Il paraissait...réel...

Et il venait de...sa fenêtre.

Elle tourna la tête.

Hein ???

Elle se redressa subitement.

C'était...le cygne en argent qui frappait contre la vitre avec son bec.
Oui, c'était bien ça. L'objet s'arrêta.

April se frotta le visage.

Normal.

Bon, c'était le signal apparement... Qu'Anauel et Botaro se tiennent prêts.

Elle se glissa hors de son lit, laissa tomber son bas de pyjama pour passer un jean, ôta le haut pour agrafer un soutien gorge et passer le pull blanc en cachemire duveuteux de la veille.

Une chance qu'elle démarre rapidement au réveil !

Là, elle attrapa une barre de céréales énergisante dans un tiroir qu'elle mordit avec force et mâcha tout en enfilant sa veste de cuir et en glissant ses clés, son blackberry dans sa poche de jean.

Si elle devait se battre, courir ou affronter n'importe quelle sorte de puissance obscure, elle n'avait pas intérêt à y aller le ventre vide...

Bon. Clés, téléphone, manteau...Elle avait tout ?

Elle se frappa le front.

* Crétine ! *

Elle oubliait le principal.

La rouquine contourna son lit pour attraper dans une petite boîte dans son tiroir de table de nuit, LA pierre qui allait la sauver. Enfin elle l'espérait fortement...

Elle la glissa dans sa poche mais grimaça rapidement : le contact était atrocement désagréable contre sa cuisse à travers le mince tissus. Et l'autre poche semblait déjà prête à craquer.

Bien...Alors là on personne ne viendrait fouiller sans son accord : elle la fourra ni une, ni deux dans l'un des bonnets de sa lingerie de coton.

A vrai dire, elle n'avait pas grand choix...

Le challenge serait ensuite de ne pas réveiller son monde à passer à travers toute la maison...

Un peu d'escalade ? Elle eut vite fait d'ouvrir la fenêtre et de descendre la façade, accrochée aux palisssades fleuries de faux rosiers.


Quand, sur le départ, elle était allée pour attraper l'oiseau de métal,
celui-ci avait étendu ses ailes précieuses et s'était mis à voler vers l'extérieur.

Bon, d'accord. Elle suivait.

Ainsi, elle s'engouffra dans sa voiture et démarra en suivant l'objet qui planait devant elle.

Il la mena dans un endroit qu'elle ne connaissait que trop bien : la forêt.

April plissa les yeux dans le noir, les environs simplement éclairés pas le rayon de ses phares nocturnes et anti-brouillard.

Finalement, le chemin de terre se rétrécit tant qu'elle ne put plus rouler davantage.

Il faudrait y aller à pied...

Elle soupira. Aucune...Pas la moindre traître idée de ce qu'elle allait vivre là dedans.

Peur ? Sans doute un peu.

Elle frissonna, mettant tout son temps à couper le contact.
Les ténèbres pesantes de la nuit et des sous-bois firent immédiatement écran autour d'elle. Comme une épaisse mare noire qui l'engloutirait...
Les fins poils clair sur son bras se dressèrent.

...Beaucoup.

Mais elle n'était pas seule. Et elle avait promis d'avancer. Ca n'était pas le moment de faire marche-arrière.

Elle prit son courage à deux mains et sortit, petit escargot, de sa coquille d'acier tiède et protectrice.

Brr, elle avait soudain la sensation d'être nue...

Dérangeant.

Vite suivre l'oiseau.

Elle marcha à travers les bois humides et sombres.

Tu n'es pas seule. Tu n'es pas seule. Tu n'es pas...

Une branche craqua. Elle se retourna, alerte comme un gibier aux aguets lors d'une partie de chasse.

Son coeur s'accéléra quand elle imagina des ombres l'entourant, la fixant...

Et cette terre glacée qui crissait sous ses semelles rapides...

Ce vent de voleur, cette pluie qu'on entendait dévaler les cimes sans jamais percer cet étouffant et épais toit de verdure.

Elle faillit pousser un cri quand son pied désorienté alla s'enfoncer dans l'eau saumâtre d'une flaque encore liquide.

*Allez quoi, merde April ! C'est juste la forêt en pleine nuit ! Tu as vu pire que ça non ?!

Avance, idiote ! *

Elle s'exécuta.

Tout à coup, le cygne cessa sa course effrénée.

A cet endroit, le plafond de feuillage présentait plusieurs trous béants offrant à ce bout de forêt, une lumière clairsemée.

Sur la vague lueur bleutée, se détachait en ombre chinoise une silhouette mouvante.

April sentit son rythme cardiaque grimper.

Lui ?

C'est plutôt drôle."

Violent frisson.

Oui...c'était bien sa voix.

Il ouvrit la main. Cette main qu'il tenait dressée.

Le cygne s'évanouit comme un mirage.

Comme ?

"Pendant un instant, j'ai presque pensé que tu n'étais pas assé stupide que pour me désobéir. J'ai failli croire que tu tenais vraiment à ta pauvre petite famille si mortellement fragile !"

"Quel con hin ?"

Son sang se figea.

Elle devait à tout prix penser à maîtriser ses pensées !

Elle ne put s'empêcher de reculer en voyant la forme obscure pivoter lentement. La lune éclairait presque uniquement ses yeux, comme si son regard était braqué par des projecteurs d'une lumière quasi-mystique.

"C'est vraiment drôle comme une chose peut en annuler une autre. N'est-ce-pas Mitzrael ?"

Ce nom prononcé avec tant de...oh c'était indescriptible !

Bruit métallique. Son coeur eut un raté dans sa poitrine.

Elle se retrouva en un quart de seconde, mise en joue , le canon glacé d'une arme collé à la tête.

Ce nom, cette arme...oh et cette odeur si fraîche qui embaumait soudain l'air proche d'elle.

...Mitzrael ???!!!

Exactement, à en croire l'autre salopard qui continuait son cirque en face.

La peur, bien que présente, laissa le pas à la colère et à l'incompréhension dans l'esprit humain."Bien bien ! Il ne manque plus que l'invité d'honneur !"

"Passe moi son téléphone."

Qu'est-ce que ce...ce...bong sang, il n'y avait pas de mots...avait pu ui fourrer dans le crâne pour qu'il devienne ainsi son chien de chasse ?

"Passe le moi tu veux ?"

Un chien pas tout à fait obéissant apparemment...Y avait-il une faille dans la loyauté de la brave bête à son maître ?

"Pourquoi l'avoir ammenée ici ?"

April se sentit bouillir. Ca, excellente question !

Ne pose pas de questions et passe moi ce fichu téléphone !"

C'est ça, esquive et ordre. Couché pas bougé, fais le beau !

"Si c'est pour jouer tes cartes dans mon dos, sâches que je peux très bien me passer de ton aide."

Bon, d'accord. Le chien montrait les crocs. Aurait-on touché à son os particulier ? April en avait la nausée.

A quoi ça leur servait de la tenir avec un flingue sur le crâne pour se chamailler ?
Elle eut soudain l'impression de faire partie intégrante du décor.

Une plante verte - et quel vert ! -parmi d'autres, en somme.

"Et crois moi, tout ça c'est pour t'aider, nours aider ! J'ai juste besoin d'un peut de ta confiance."

Bordel, si elle n'avait pas cette putain d'arme sur la tempe, elle se serait jetée dessus pour lui offrir un bon crochet du droit- tiens bouffe le ce fruit défendu !

Non, ne fais pas ça, imbécile ! Ne l'écoute pas...Ne..NON MAIS T'ES DEBILE OU QUOI ?!
Te laisse pas embobiner par ce chacal !!!

"Ca ne signifie pas que je te fais confiance."

Elle ferma les yeux. Triple idiot. Tu ne vois même pas comme il t'enduit de son sale miel poisseux...

Et maintenant, elle n'avait plus de téléphone.
Génial. Bravo Do'Han, vraiment.

Une fois la surprise passée, le dégoût s'occupait de traîner dans sa bouche un âpre parfum d'impuissance à l'arrière goût de rage.

" Ah Mit' Mit' Mit'..."

"Tu es tellement prévisible.

Le jeu de " je suis ton pote, regarde je te tape sur l'épaule et je te connais bien"...Ce salaud savait ce qu'il faisait...Et l'autre semblait marcher droit dans le panneau...

Je sais que ta confiance a été gangrenée par une seule et unique personne. Tu permets que je l'appelle ?"

Elle fusilla du regard ce Nathaniel de malheur qui fouillait à présent dans son téléphone.

C'est à ces moments là qu'on regrette amèrement de ne pas avoir eu la présence d'esprit d'activer le code PIN...

"Hallo ?"

La voix d'Anauel résonna dans le haut parleur.
Bien sûr ! Si chasse il y avait, elle devait être publique !

"Hey ! Salut maître ! Depuis combien de temps on ne s'est plus parlé ? Ah oui ..."

Maître...?
"Depuis le jour où tu m'as laissé creuver !"

Elle leva les yeux, perplexe.

Crever ?

"Nathaniel, je ne souhaitais ce qu'il s'est passé."

"Pourtant, c'est ce qu'il s'est produit"

"Je le sais. Je le regrette."

Les pièces se rajoutaient au puzzle, offrant une image un peu plus claire. Apparement Mitzrael n'avait pas été le seul disciple des erreurs de l'ex-ange aux yeux maritimes...

"Génial ! Mais passons cette conversation en retard de plusieurs sciècles et venons-en à l'escenciel. J'organise une petite cérémonie dans la forêt à l'est du logement de notre amie l'humaine et tu es bien sur invité."

You-ouh ! Feu de joie ! Il aurait du naître au Moyen-Âge quand on cramait encore les rousses sur un bûcher !

"J'espaire que tu viendras, beaucoups de monde t'attend."

Elle ne vit pas la main arriver et l'aggriper par la chevelure. Elle couina brèvement, surprise. L'autre ne s'était évidemment pas gêné pour rapprocher l'appareil...

"Laisse April en dehors de cette histoire !"

"Pas de party sans O'Brien n'est-ce-pas Mit' ?"

Elle enragea mentalement. Bon sang, ça c'était encore valable quelques mois plus tôt. Elle avait changé depuis ! Sentir tout ça lui retomber dessus c'était...Qu'il aille au diable !

"Nathaniel, je te connais depuis longtemps. Tu étais beaucoups de choses mais ça tu ne l'étais pas !"

Oui, comme tu vois, le Do'Han est un bon chien pour qui sais le dresser. Et, coup de bol, il est tombé sur l'un des plus habiles apparement. Une veine !

"Etait...""A t'entendre parler on dirait presque que je suis mort !"

"Oui, effectivement, tu es encore en vie.

Ca pour l'être ! Qu'on ne vienne plus jamais lui dire que "Dieu" existait après ça !

Alors pourquoi gâcher cette oportunité nouvelle dans l'accomplissement du Mal ? Ce n'est pas ce que je t'ai appr..."

"NON ! Justement Anauel, tu ne m'as rien appris."

April plissa les yeux, notant l'attitude un rien fébrile de Nathaniel le cinglé.
Des regrets ? De la colère, ça , c'était sûr. Et une puissante envie de vengeance apparement...

Prions pour qu'Anauel sache ce qu'il faisait...

"Vous êtes mignons tout les deux."

Elle retint un rire nerveux. Ouaip. Aussi mignons qu'un chien de garde et son os tout mâché.

Elle fronça les sourcils quand il mit fin aux jours électroniques de son 3ème téléphone de l'année.

"Bon ! Il ne reste plus qu'à attendre !"

Elle sentait la colère inonder ses veines comme le flux d'un liquide brûlant qui gagnerait tout votre corps.

Elle eut soudain chaud au visage. Chaud et envie de le démolir pour tout ce qu'il faisait. De LES démolir pour tout ce qu'ILS faisaient...

Elle se concentra sur une image. Celle, lisse et ronde, du cygne en argent.
Uniquement celle-là.

Penser à autre-chose était des plus risqué.

Son ex-déchu l'avait coincée par derrière. Son bras d'humaine était encore plié dans son dos.

Elle savait qu'elle n'était pas loin...

Allez, se décaler doucement. Tout doucement. Sans un bruit et avec le plus de légèreté possible.

Dans le noir, il ne verrait pas si elle réussissait...

Soudain, le bout de ses doigts froids entrèrent en contact avec le tissus soyeux de la cravate.

Tout se passa en une fraction de seconde :

Elle attrapa la partie mouvante qui servait à en resserer le noeud, tira violement dessus pour faire le plus brusquement possible pencher la tête de Mitzrael, jetant la sienne en arrière pour lui offrir le plus puissant coup de crâne qu'elle puisse.
Sonnée par la douleur et la rapidité du choc, elle eut l'impression de n'agir plus qu'automatiquement.

Alors que sa tête venais de percuter celle du déchu, elle glissa sa main derrière sa nuque y attrapant le tissus de sa veste, son pied trempé dans sa tennis fauchant un des siens, puis elle le tira pour le jeter au dessus de son épaule alors qu'elle se baissait et que son autre main humaine lui arrachait le revolver des doigts quitte à les tordre.

Quand le déchu atterit par terre, elle lui jeta un regard dédaigneux et lâcha rapidement en appuyant du pouce sur le chien de l'arme - chien ? Quelle coïncidence ! :

- On dirait que tu as trouvé ta voie, finalement. Félicitations, Mitzrael, tu fais un pion merveilleux !

Sans attendre, elle commença à reculer et appuya des deux doigts sur la détente, visant la jambe dans son tissus vert rayé.

Là, le plus promptement possible, elle détala.

Ca les ralentirait peut être un peu et les obligerait à la suivre tout de même.

Parce que Nathaniel se foutait de Mitzrael. Il le voulait lui, Anauel, et pour ça, il avait besoin d'elle.

En courant, elle passa sa main dans l'échanchure de son pull.

Vite vite la pierre !

Les mots d'Anauel furent bref.

L'usine désafectée près du port. C'était le moment.

Elle courut à toute jambes à travers les sous-bois, priant pour ne pas se perdre de nuit.

Arriva par elle ne savais quel miracle vers la Lexus, se rua dedans, claqua la portière, fit marche-arrière à fond les gamelles et fonça en vrai bolide de course à travers tout Chicago.

Grouille bon sang, GROUILLE !!!

////////

La portière se rabbattit violemment sur le véhicule argenté.

Les doigts clairs tremblèrent en poussant la grande porte de ferraille rongée par la rouille.

A l'intérieur, le froid avait gelé les débris industriels. Le seul bruit était celui des voitures qui longeaient la route un peu plus loin pour rejoindre les quartiers d'ivrognes. Quoi d'autre en pleine nuit ?

La lune éclairait faiblement l'endroit à travers ses vitres éventrées.

Sur le toit, un oiseau s'envola.

April partit se coller contre un mur. La seule idée qu'on puisse se glisser derrière elle lui donnait envie de se tordre d'angoisse.

Dos contre la cloison poussiéreuse, elle se laissa tomber au sol, assise, genoux dans ses bras, en boule.

Qu'avait-on prévu pour elle ? Quelle serait la suite ?...

Jamais elle n'en avait été moins sûre...
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MessageSujet: Re: Comme un venin qui s'écoule lentement sous votre peau.   Sam 7 Aoû - 23:54

HS: Bon le plan de Anauel et Botaro va paraître (et est, j'avais pas prévu qu'ils soient au courant) pas réfléchi du tout et ça ne ressemble pas du tout à quelque chose venant de la part de Wewel mais bon tampis on fera avec ! Et April je ne suis pas chienne...Et non je ne vais pas faire Que Mitzrael te clou au sol avec son flingue rempli de lumière que tu tiens si gentillement en main comme je voulais le faire xD Alors cours petite pommée cours !

- On dirait que tu as trouvé ta voie, finalement. Félicitations, Mitzrael, tu fais un pion merveilleux !


La balle transperça la chaire, se logeant profondément dans la cuisse du déchu. La douleur déracina un cri dans la gorge du blond. April profita de ce court instant pour s'enfuir.

- M...Merde !

Sa main s'étala sur le sol. Les doigts crispés, il s'aida de cet appui pour se redresser.

Elle ne pouvait pas s'enfuir ! Elle ne ...

Ses sourcils se froncèrent.

Nathaniel n'avait pas bougé, les bras croisés sur son buste, un sourire détestable figé entre ses lèvres.

L'hétérochrome serra les dents.

- Tu ne l'arrête pas ?

Un rire livide gronda dans la bouche du non-mort.

- Pourquoi l'arrêtée ? Son index adopta la forme de son menton. Elle a pourtant l'air de savoir où elle va.

Nouveau cri.
Mitzrael venait d'extraire la balle de la plaie. L'âme le regarda faire en hochant la tête.

- Prépare toi à déployer tes ailes.

/////////////////////////////////////////

La voiture dérapa. Les graviers hurlèrent à en irriter les oreilles. Le blond se pencha vers l'unique genoux dressé devant lui. Ses pupilles diaphanes, perforant le voile opaque de la nuit, suivirent April O'Brien s'engouffrer dans l'ancienne usine désaffectée. Ses paupières se plissèrent.

La voiture était là, abandonnée bien en évidence aux yeux de tous.


- Elle ne cherche pas à masquer sa présence. Elle souhaite qu'on la suive ?

- Non

Nathaniel plaqua sa paume sur la veste verte recouvrant l'épaule de l'immortel.

- Si elle souhaitait une pareille sottise, cela voudrait dire qu'elle a trouvé le moyen de nous contrer. Ce moyen s'appelle Anauel. Seulement je le connais, tu le connais, il n'aurait pas monté une scène si négligée. Cette fille est juste stupide.

- Tu la sous-estime.

- Je sais. Et c'est pourquoi tu vas rester derrière moi...

////////////////////////////////////

La gamine avait laissé la porte ouverte. Nathaniel n'eut même pas besoin d'effleurer le métal souillé par la rouillure pour se glisser dans les entrailles de l'usine. Quelques pas plus loin, une petite ombre rousse était collée contre la paroie du mur, ses longs bras enlacés autour de ses genoux l'enfermant dans sa propre crainte.

L'âme redressa le menton, un sourire défigurant son visage enjoué.


- Hello little girl !

Il s'avança.

- Ouai, salut !

Une main frappa le sol.

Nathaniel sursauta. Quelque chose grimpait sur sa jambe. Il chercha à s'en débarrasser d'un mouvement sec. L'emprise autour de ses mollets se resserra. Il se retrouva cloué au sol par ... des lianes ?

Devant Anauel, le chien de Botaro aboya, la queue battante. Le chasseur appuya sur la bordure de son chapeau.

- Pour plus de tactique, pas de tactique. Et tu t'es fait avoir comme un débutant !

La plante s'était emparé de la totalité des jambes. Elles se jetèrent sur les bras. Les genoux de l'âme cédèrent rapidement sous la pression. Les muscles compressés, il était totalement immobilisé, incapable de résister.

Il trouva néanmoins l'arrogance nécessaire pour esquiver un rictus triomphant.

- Je ne te le fais pas dire !

L'air claqua lorsque les ailes blanches le fouettèrent.

- Ô diableresse !

Botaro arma son arbalète.

Mitzrael filait vers April. Il se redressa. La flèche siffla devant lui. Elle se figea dans un hurlement perçant dans le mur, entre l'immortel et l'humaine.

L'ange happa la jeune fille par la taille. Il s'appuya sur paroie métallique pour se propulser rapidement au centre de la salle, évitant ainsi la seconde flèche. Dans le mouvement, il glissa un ordre aux oreilles d'April calée dans ses bras.


- Passes moi mon arme.

Il balança sa tête sur le côté. La troisième flèche fusa, entaillant finement sa joue. Le traqueur tirait avec une précision alarmante pour un humain !

Le déchu esquiva la quatrième volée en plaçant son flingue contre la tempe d'April.

Anauel leva une main droite.


- Botaro, stop !

Un grognement menaçant roula entre les crocs exposées du chien. Son maître abaissa lentement son arbalète, son unique oeil clair planté dans ceux de son adversaire.

- Arrêtez comme des débutants ! railla Nathaniel.

Son plaisir momentané fondit, se réduisant à une trainée glacée sur son visage surpris. L'océan bleu d'Anauel s'était accroché à Mitzrael. Le non-mort oscilla de la tête, confiant.

- Hun, on va voir si tu seras assé rapide pour rentrer dans son esprit avant qu'il n'appuie sur la gâchette.

Cliquetis mécanique.

Sourire. Celui d'Anauel.

Le visage de Nathaniel pivota vers le blond. Celui-ci pointait son révolver dans sa direction. L'âme eut un rire nerveux.


- Mais qu'est-ce que tu fous ?

- C'est-ce que j'appelle profiter de la situation pour rayer la mention inutile.

Dans un bruissement aérien, les grandes ailes déposèrent l'ange sur le sol. Il relâcha April qu'Anauel appela à ses côtés d'un signe de main. Dans un mouvement lent et reptilien, les lianes s'emparèrent d'une partie du mollet du vairon. Celui-ci lança un regard aiguisé à Botaro accroupi.

Nathaniel ne revenait toujours pas de cette trahison incompréhensible.

- T'es vraiment un ...


Coup de feu.

La soudaine brûlure établie dans l'épaule du non-mort le poussa à baisser la tête. Entre ses dents serrées, un filet rouge colora le coin de sa bouche.


- Enfoiré ... Ce n'est pas avec ces balles humaines que tu me tueras !

- A ma grande joie !

Dans un mouvement balançant, le chasseur jeta quelque chose sur l'ancien immortel. Immobilisé, celui-ci ne put éviter l'objet qui ... s'étala visqueusement sur son torse.

Mitzrael ne put réprimander une grimace de dégoût.

Botaro s'avança


- Prends ça comme étant un "je t'emmerde" de la maison !
Nathaniel cracha une insulte peut articulée lorsque cette sorte de pâte poisseuse s'accrocha à ses épaules.

Le chasseur s'arrêta à quelques pas de lui.

- Cette charmante bestiole est un Soüldh, une sangsue rare que l'on trouve seulement dans les marécages de Naudiz. Elle aspire l'essence nécessaire à ta magie avant de s'attaquer à ton énergie vitale. Très utile pour forcer une âme à sortir d'un corps, par contre c'est une vrai crasse à nourrir !


Les yeux gris illuminés d'un plaisir pervertis se levèrent contre le traqueur.

- Il serait temps que tu grandisses 'Taro.

La tête de Botaro recula, poussée par la surprise.

- Attend, qu'est...Qu'est-ce-que tu viens de dire ?

Il lança un regard à Anauel. Celui-ce ne l'attrappa pas. Les iris bleu perdus tombèrent. C'est là que l'âme remarqua que les lianes passaient au travers des jambes du déchu.

- MITZRAEL NON !

Le chapeauté sentit la présence dans son dos. Il se retourna juste à temps pour repousser le bras de l'immortel. Le coup de feu perfora le fond de l'usine.

La main du traqueur se resserra sur le poignet de son apparent adversaire.


- On dirait que je vais enfin pouvoir démonter ta sale gueule.

L'ange resta interdit.

- Anauel, occupe toi d'April, le chien et moi on part en chasse.

L'emprise de Botaro cèda dans un mouvement brusque. Il n'eut pas le réflexe d'éviter le bras de Mitzrael qui se rabattit viollamant sur son front. Le chapeau valsa sur le sol en compagnie de son maître. Le regard hétérochrome livide considéra sa victime tendit que le canon de l'arme la pointa lentement.

Soudain, la chaire de son bras tendu se déchira. La veste verte escarpée se teinta d'une nuance rouge. L'immortel ramena son membre recouvert de sang contre lui. Il chercha le coupable du regard.

Rien.

Les pattes martelèrent la pierre.

Il se retrouva plaqué au sol par ... Rien ?!

Ses dents se comprimèrent.
Le chien pouvait donc disparaitre !

Il figea ses bras en croix devant son visage pour le protéger des claquements de mâchoire puissants de l'animal. Son genoux se replia contre son poitrail. Un coup de pied féroce suffit à repousser l'assaut du loup.

Mitzrael se redressa en position accroupi.

Sa tête roula sur le côté.
Botaro sortait son épée de lumière.
L'immortel perçu les foulées de la bête se précipittant vers lui.

Il écarta subitement les bras. Une essence éblouissante éclata autour de lui. Balayé par le souffle de l'explosion, le chasseur et son familier s'abattirent contre les parois qui les tenaient prisonniers dans l'usine. Mitzrael tira son poignard hors de sa ceinture. D'un geste verticale à en être raide, il libéra son compagnon de ses liens.

Nathaniel s'empara immédiatement de la sangsue pour la déraciner de sa chaire. Elle lui laissa une marque rouge lacérant la peau de sa poitrine en souvenir.


- J'ai ... presque cru que ton plan n'allait pas marcher.
hallèta-t-il. La Soüldh avait déjà bien commencé son travail.

Un nouveau claquement attira l'attention du blond.

La main de Botaro sur le sol glissa vivement dans leur direction.
Les lianes rampèrent vers eux.
Dans un bruissement muet, Mitzrael quitta la terre grâce à ses ailes.


- Il faut que tu trouves la plante mère ! Je me charge du chasseur. lança-t-il par dessus son épaule.

Nathaniel se relevait lentement. Trop lentement. Les lianes serpentaient déjà sur sa chaussure. Le blond saisit le col de son pull et le décolla de ses chaînes végétales.

Il le catapulta plus loin sans vergogne.


- Grouille-t...Sa phrase fut stoppée par une soudaine attaque du chien qui lui saisit le mollet.

Le non-mort brailla.


- Je déteste quand c'est lui qui donne les ordres !

Lorsqu'il aperçu l'avancement rapide des lianes qui filaient dans sa direction, il en conclu qu'il valait mieux songer à ce détail plus tard.

Mais d'où venait ces saloperies ?!

Ah...

///////////////////////////////////////////

Derrière un amas de fragments de briques, de métaux corrodés et de poussière, Anauel lança un regard entendu à April

- Restez là.

Ce n'était pas le moment idéale pour jouer aux héroïnes de dessin-animé. Ce qu'il se passait était loin d'être fictif. Tout était aussi réelle que cette inquiétude qui tiraillait les entrailles du patriarches.

Il risqua sa tête par dessus les débris.

Plus loin, les lames dansaient et s'entrechoquaient dans fracas mélodieux entre Mitzrael et Botaro. Le chien tentait tant bien que mal d'appliquer l'œuvre d'un entrainement de plusieurs siècles: combiner ses attaques avec celle de son maître.

Mais l'expérience du déchu suffit à repousser ses tentatives l'une après les autres.

Mais où était Nathaniel ?

Les yeux marins se réduisirent en une simple fente.

Le non-mort avait presque atteint la faille des lianes rampantes: une fleure bleutée enracinée dans l'ombre.

Les sourcils noirs de froncèrent.
Nathaniel sortait son poignard.
La bouche d'Anauel se plissa.
L'autre souleva son arme au dessus de sa tête.
Contacte.

Le non-mort s'immobilisa.

Le patriarche avait réussit ! Il ne lui restait plus qu'à resté focalisé sur son âme pour le garder tranqu...

Un coup de feu tonna au dessus de sa tête. Il sursauta. Mitzrael le tenait dans son viseur. Le second coup l'aurait transpercé s'il ne s'était pas jeté dans ses tranchées.

En une fraction de seconde, Nathaniel frappa le coeur de la plante...
en même temps que l'immortel entailla les côtes du chien.

Botaro resta un instant comme figé lorsque son compagnon se traîna à l'écart en gémissant.

Salaud !

Son visage crispé dans la colère se tourna vers le blond. Il souleva son épée. Elle se tenait droite à côté de sa joue lorsqu'il chargea.

Mais soudain, ses genoux cédèrent. Bientôt, son corps rompu s'écrasa sur le sol.

Mais qu'est-ce-que ... ?

Il remarqua avec horreur la Soüldh agrippée à son dos.

Nathaniel sourit.


- Vu comme ça on dirait que c'est plutôt moi qui t'emmerde.

Les grandes ailes de Mitzrael se replièrent silencieusement.

Arrêtes

L'ange glissa une mains contre son front. Elle tremblait. La désagréable sensation de tomber en avant le surprit.

Non pas cette fois !

D'un mouvement circulaire, son bras balaya l'air. Il le tendit vers lla colonne de déchets, décidé à y dénicher les rats.

Un rayon de lumière sortit de ses doigts. Son extrémité se morcela en plusieurs morceaux, prenant une forme vaguement proche de celle d'une main. Elle se précipita vers sa cible.

Les briques volèrent en éclat.
Anauel écarquilla les yeux.

La poigne le happa par la gorge pour le plaquer contre le mur. D'un geste horizontal, l'ange le ramena à la vue de tous.

Derrière April, Nathaniel se pencha en avant.

- C'était bien tenté mais game over.

Il la piégea dans ses bras, veillant bien à recouvrir sa bouche de sa main pour éviter de l'entendre geindre. La suite risquait de lui déplaire.

Il la tira en dehors de sa cachette.

Anauel serra ses mâchoires.


- Mitzrael ... Tu as toujours eut le choix et tu l'as encore. Rien ne t'oblige à continuer...

- Mais ce qu'il fait ici est son choix. siffla Nathaniel.

- Non...C'est le tien !

Les yeux gris se plissèrent.

- Ne l'écoute pas ce n'est qu'un imposteur. Fais le taire !

L'hétérochrome lui adressa un regard noir.

- A partir de quel moment vous vous êtes mis à penser à ma place ?

Anauel articula péniblement.

- Je ... Je ne cherche pas à te manipuler Mitzrael. La voie que tu as empreintée n'est pas la bonne. C'est une ... erreur de ma part. Il est encore temps, tu peux toujours revenir en arrière !

- Tu veux dire que pendant plus de huit siècles je me suis battu seul pour un mensonge ?

La voix du déchu était rauque, électrifiée par la haine qui planait à présent autour de lui.

- Je suis désolée que tu sois la victime de cette histoire.

- Mensonge ! Tu aurais put crever dans les bras de l'ennemi peut lui en aurait importé ! La vie et ses erreurs aurait simplement continué sans toi !

- Nathaniel FERME LA !


Le non-mort déforma ses lèvres pour exprimer son mécontentement.

Comment ce vairon osait-il user de ses pouvoirs sur lui ?


- Vous êtes tout les deux des victimes de cette guerre.

- Tu n'es pas Anauel.

Les pupilles de l'âme s'élargirent. Mitzrael les foudroyait.

- Tu n'es qu'une de ces marionnettes que ceux d'en haut envoient pour éviter de se salir les mains. Il est temps qu'ils comprennent qu'ils ne pourront pas rester caché pour l'éternité et cet avertissement commencera avec ton échec !

Ses doigts se serrèrent. La main de lumière se comprima. L'ange détacha son ancien maître du sol et le regarda suffoquer lentement.

Les iris bleus valsèrent vers Nathaniel.

Il souriait, un sourire triomphant.

Cet...Il avait tout prévu.


/////////////////////////////////////

- Acharne toi sur le chien ?

- Quoi ?

- Pour traquer le chasseur il faut qu'il devienne lui même un animal. La haine s'en chargera.

/////////////////////////////////

Absolument tout ... Depuis le départ.

///////////////////////////////////

- Les archanges t'ont donné une mission. Une mission qu'aucun ange n'aurait souhaiter accomplir. Une mission que tu n'aurais jamais acceptée dans des circonstances normales.

Le non-mort embrasa la cigarette.

- Mais tu l'as fait, pour éviter que les archanges ne se salissent les mains inutilement, tu l'as fait. Mais maintenant l'outil s'est retourné contre ses maîtres. Maintenant tu es un problème pour eux.

Il tendit la cigarette. Mitzrael la porta à ses lèvres.

- Et c'est pour éviter de se salir à nouveau qu'ils utilisent Anauel. Ils ne peuvent pas se permettre de rater leur coup, c'est pour ça qu'ils ont sorti la carte de la dame de cœur en renfort. A ton avis, combien de temps avant qu'ils ne montent April contre toi ?

Le blond soupira un nuage de fummée grisâtre.

- Bien. Mais toi dans tout ça ? Pourquoi m'aides-tu ?

- Parce que j'ai vu les mêmes choses que toi il y a plus de 8 siècles.

///////////////////////////////////////////

Le dernier souffle de Pitt accompagna l'esprit d'Anauel hors de son corps.

Le rire de Nathaniel explosa.


- Hahaha ! Vite vite ! Dépêche toi de te terrer dans une nouvelle enveloppe si tu ne veux pas rencontrer le Maître su Semblant ! Qu'il est réjouissant de sentir vibrer une âme au son du dernier cor !

Il mit un certain temps à se calmer. Le rayon de lumière fondit progressivement entre les doigts du déchu. Le cadavre de Denver s'effondra.

- Très bien, maintenant tues la fille !

Ecarquillement.


- Quoi ?!

- Tu sais ce que tu as à faire.


- Mais de quoi tu parles ?

- Tues là !

Mitzrael chargea son révolver qu'il pointa sur Nathaniel.


- Le seul imbécile qui va finir avec une balle dans le crâne, c'est toi !

- Fais pas le con. Tu sais très bien que ce n'est pas ça qui va m'arrêter. Elle est dangereuse, elle en sait beaucoup trop. Tu dois l'arrêter si tu ne veux pas qu'elle mette en périple à elle seule les autres mondes, tous les autres mondes ! Elle va détruire l'équilibre créé par la Matière et tu en seras le responsable !

- Non ... Non April ne ferait jamais ça ...

- Et tu la défends encore ! Elle qui ne souhaitait qu'une chose, celle de te savoir mort ! Quand je lui ai demandé de m'aider à te ramener à la vie, elle a refusé. Pas parce qu'elle ne pouvait pas se contraindre à te voir souffrir éternellement, non ! Mais parce qu'elle n'avait plus besoin de toi...

Alors ... Tout ce qu'elle lui avait dit et tout ce qu'il avait cru partager avec elle n'était qu'une illusion ?
...

Mais pourquoi est-ce qu'il pensait ça ?

Ses yeux se plantèrent dans ceux de Nathaniel. Ces derniers brillaient d'un éclat magique.

Mitzrael recula d'un pas


- Non !

- Elle te manipulait depuis le départ.

Il pressa ses paumes contre ses oreilles.

- Arrête !

- Tout ce que tu as cru vivre n'était qu'un mensonge pour qu'elle n'obtienne ce qu'elle voulait de toi !

- Sors de ma tête !

- Je n'ai pas besoin de rentrer dans ta tête pour que tu comprennes à quel point elle te hais comme tu la hais !

Le déchu releva la tête. Ses iris d'une couleur fade transpercèrent cette dame rousse, la déchiraient. Le canon de son arme dévia vers ses yeux verts.

- Maintenant fais ton devoir ! Préserve les mondes. Offre -la à Nectos ! Obéis !

Il poussa l'humaine en la pointant du doigts.

- Maintenant ! Tues la !

Détonation.

Le corps de la mortelle passa au travers de la vitre derrière elle. Les éclats de verre chantaient. Puis il y eut le bruit sourd de la chute.

S'en suivit un long silence.

April O'Brien était morte.

Le flingue s'échappa des doigts tremblants. Il rebondit sur le sol.

April O'Brien était morte !


- Et c'est toi le meurtrier.

Le coeur immortel semblait vouloir transpercer sa poitrine.

Un rictus mauvais agrippa les lèvres de Nathaniel.

Les sourcils blonds s'arquèrent.

Lui.
Il avait ... tout prévu ...

Mouvement convergeant.
D'une enjambée mécanique et rapide, il s'éloigna.


- Tu peux toujours courir mais c'est trop tard !

Le rythme saccadé de ses foulées s'accéléra.

- Ta porte m'es ouverte à présent !

Stop.

///////////////////////////////////////////

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- Elle perd beaucoup de sang. Botaro, il faut l'emmener maintenant sinon elle mourra.

- Crétine ! Mais ... Pourquoi ... Pourquoi tu as fait ça bordel ?!

Dehors, il faisait froid. La nuit était froide. Les sillons de la lune étaient froids. Tout était de glace. Sur la nappe de liquide d'un vermeil opaque reposait le corps d'April.

Etendu, sur le poitrail de la jeune fille, le chien-loup-tchèque gémissait.

Les doigts de Botaro s'enfoncèrent dans la fourrure fauve. Il approcha son visage humide de tristesse.


- Hellène, s'il-te-plait ... je ... ne t'ai pas offert le don d'invisibilité pour ça ! Je ...

Une boule dans sa gorge bloquait ses mots. Les yeux marrons de l'animal clignèrent lentement.

Anauel pausa sa main sur l'épaule du chapeauté.


- Botaro...

Il soupira.

- Il faut y aller.

////////////////////////////////////////////////////////////

- Il me faut une paire de pince. Tiens le compresseur bien fort contre elle.

- Dépêche-toi, dépêche-toi ... Anauel grouille toi !

- Je suis là.

- Dépêche-toi bordel !

-Il faut changer le compresseur, il est déjà gorgé de sang.

- Ils sont où ?

- A tes pieds. Essaye de te calmer un peut.

- Elle a mal. Pourquoi elle hurle comme ça ?

- J'essaye de lui retirer cette balle.

- Vas-y plus doucement !

- Elle perd trop de sang, il y en a partout ... Elle...

- Hellène ? .... HELLENE !!

///////////////////////////////////////////////////////

April O'Brien ouvrit ses yeux verts dans l'après-midi.

Autour d'elle se dessina la décors sombre de la chambre de Botaro. Elle était allongée sur le lit. Des draps blancs et frais l'enveloppait, elle et son bras froissé soutenu par une attelle. A côté d'elle, une grande table était déplacée au milieu de la pièce.

Elle était couverte de sang sèché.

Dans le salon, Anauel dans le corps de Dane retenait sa tête penchée entre ses mains, les coudes posés sur la table. Botaro regardait Rex le chien flic.

Seul et silencieux.













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MessageSujet: Re: Comme un venin qui s'écoule lentement sous votre peau.   Dim 8 Aoû - 22:42

Jamais elle n'en avait été moins sûre mais elle ne tarderait pas à le savoir :

- Hello little girl !

April plissa les yeux.

* ♪ Salut ♫, connard ! *

Et mention +10 s'il lisait ses pensées.

- Ouai, salut !

April sursauta. Elle savait que Botaro avait des entrées en scène bien particulière, mais là, il la prenait complètement au dépourvu !

Elle vit alors une curieuse plante s'enrouler autour des jambes du cinglé.

Vache ! Le chapeauté avait tout un arsenal !

Ha ! Anauel était là aussi. Et, bien entendu, pas de Botaro, sans chien !

- Pour plus de tactique, pas de tactique. Et tu t'es fait avoir comme un débutant !

Elle leva les yeux vers le chasseur et son acolyte aux yeux bleus. C'était intelligent mais quand même un peu quite ou double ce plan là...

A côté d'eux, les lianes continuaient leur travail autour de Nathaniel.

Tant mieux ! Qu'elles l'étouffent, tiens !


- Je ne te le fais pas dire !

La rousse affichait un air sombre, soudain lasse.

Allez que ce truc le tue et qu'on en parle plus. Elle en avait plein la tête de sa saleté de voix.

Battement.

La tête d'April pivota directiment vers l'endroit d'où venait ce bruit.


- Ô diableresse !

Non, pire : Mitzrael. Mais pas le Mitzrael qu'on aime avoir près de soi. Plutôt le genre dans sa période...pion/poupée/pantin. Elle frissonna. Il faisait peur comme ça...

Cliquetis du côté du chasseur.

Il se dirigeait vers elle. C'était mauvais...très mauvais...Le coeur humain s'emballa, angoissé alors qu'elle entamait un bras de fer avec sa tête pour ne pas se barrer en courant.

Chant métallique dans le mur. Une flèche.

Hou, il s'en était fallut de peu ! Bon, elle faisait confiance au cow-boy pour la précision de ses tirs.

Elle ne risquait pas grand chose. Mais - elle stressa soudain- qu'il évite d'embrocher Mitzrael en plein coeur quand même...

Enfin, en fait on s'en foutait. Il ne pouvait pas mourir, le salaud. Mais le voir souffrir, n'avait non plus rien de réjouissant...

Elle ne comprit pas trop ce qui lui arrivait mais se retrouva à cinq bons mètres du sol d'un seul coup.
Et avec des mains gelées autour de la taille...

Avant qu'elle ait pu protester, il les bazarda comme un boulet de canon à travers l'entrepôt.
Il fuyait bien sûr les assauts de ce cher Botaro.

- Repose-moi, Mitzrael ! siffla-t-elle entre ses dents. Mais ça n'était pas comme s'il l'écoutait.

Soudain :

- Passes moi mon arme.

Bon, chercher autour de sa taille, dans le passant de jean où elle l'avait accrochée. Rhaaa mais il était où ce putain de flingue. Il fallait qu'elle le trouve. Elle devait lui donner.
Il fallait...Ah ! Elle était là.

Elle la lui tendit.

- Et tu tires avec quoi, tes dents ?

Ses mains n'étaient pas déjà légèrement occupées à la confisquer au sol ?

Mitzrael évita une nouvelle flèche.

Elle frissonna en pensant que c'était la première fois qu'elle était dans ses bras depuis qu'il avait disparu...

[b]Pensée étrange dans une telle situation mais elle était un peu...paumée dans toute cette histoire.


Minute. Des réflexions si calmes et douces ? Dans un moment pareil ???

April réalisa tout à coup qu'elle venait de se faire avoir par l'immortel. Non ! Bordel, mais c'était pas possible ! Tendre l'arme qui allait - pour sûr- servir contre ses alliés ! Soudain, elle détestait le déchu. Que ses pouvoirs, son aura et lui pourrissent bien au fond du plus profond des caveaux, tiens ! Et pour l'éternité si possible !


Il réussit à attraper l'arme. Pas besoin d'explications. Impossible n'est pas immortel, c'est tout.
Arme qui finit bien sûr sur sa tempe humaine...

April eut un rire nerveux.

- C'est vrai, pourquoi changer les bonnes vieilles habitudes ? grinça-t-elle, stoïque.

C'était soit ça, soit elle paniquait et tremblait de tout son corps. En tout les cas, elle était très pâle malgré ses sarcasmes. Et en fait...Elle tremblait comme une feuille.

Heureusement, Anauel repéra vite ce dernier geste du déchu.

- Botaro, stop !

Ouf. Merci, Anauel.

Le chien grogna. Botaro obtempéra.

- Arrêtés comme des débutants !

April, revolver sur la tempe lui lança un regard à la fois noir et las. Mais elle pouvait toujours tenter de garder sa froideur défensive, les soubressauts de ses épaules trahissaient bien assez sa peur pour qu'elle puisse être crédible...

Mais...question ? Pourquoi "Pitt" fixait-il Mitzrael comme ça ?
....
....
Oooh....!

- Hun, on va voir si tu seras assé rapide pour rentrer dans son esprit avant qu'il n'appuie sur la gâchette.

Cliquetis mécanique.

April avala péniblement sa salive. Elle était quand même entre les types les plus dangereux qu'elle connaisse...Il y avait ssérieusement de quoi baliser.

Soudain...Le vairon décolla le flingue de sa tête et visa Nathaniel...

April d'abord étonnée compris bien vite que c'était là le travail d'Anauel qu'elle s'empressa de remercier du regard.- Mais qu'est-ce que tu fous ?

* La seule chose qu'il reste à faire de toi* pensa la jeune fille en priant pour que tout ça finisse le plus rapidement possible.

- C'est-ce que j'appelle profiter de la situation pour rayer la mention inutile.

Waw ! Bravo Anauel ! Comme ça, il paraîtrait presque sensé...

Son coeur sauta dans sa poitrine et s'offrit un looping en sentant la pesanteur se rapprocher.
Finalement, Mitzrael la déposa au sol et la libéra.

Elle se tourna vers lui avec un regard d'incompréhension mêlé de peur, de colère et de tristesse puis se rabattit derrière Anauel qui lui faisait signe de s'approcher de lui.

La plante attrappa le déchu à son tour.

- T'es vraiment un ...

Mitzrael tira. April le suivait du regard.

Dire qu'il aurait pu être quelqu'un de bien...
Dire qu'il comptait pour elle...
Dire qu'ils avaient tout saboté...
Dire qu'elle l'aimait...

- Enfoiré ... Ce n'est pas avec ces balles humaines que tu me tueras !

- A ma grande joie !

April esquissa un petit sourire très léger.
Botaro restait Botaro.

Il avait jeté sur Nathaniel une sorte de...on aurait dit une huître géante en plus écoeurant encore.

Même Do'Han semblait dégoûté.

- Prends ça comme étant un "je t'emmerde" de la maison !

Elle n'aurait pas aimé être ce type sous toute cette gelée indéterminée sûrement pas offerte pour un gommage de peau...

- Cette charmante bestiole est un Soüldh, une sangsue rare que l'on trouve seulement dans les marécages de Naudiz. Elle aspire l'essence nécessaire à ta magie avant de s'attaquer à ton énergie vitale. Très utile pour forcer une âme à sortir d'un corps, par contre c'est une vrai crasse à nourrir !

Oww...Le chasseur avait décidément plus d'un tour dans son sac !

Mais l'autre répliqua :

- Il serait temps que tu grandisses 'Taro.

Botaro sembla troublé. April fronça les sourcils, inquiète. Rare de voir Botaro troublé...
Qu'est-ce que ce sale....était encore allée chercher pour déstabiliser son monde ?

- Attend, qu'est...Qu'est-ce-que tu viens de dire ?

Elle regretta d'être derrière Anauel car ne put voir a réponse au coup d'oeil de Botaro.

- MITZRAEL NON !

Nouveau bond du coeur au coup de feu.

C'est pas vrai ! Mais qu'on lui confisque son jouet à celui-là !!!

- On dirait que je vais enfin pouvoir démonter ta sale gueule.

Anauel, occupe toi d'April, le chien et moi on part en chasse.

Elle repassa près d'Anauel pour lui faciliter la tâche et qu'il obéisse à Botaro.

Botaro que Mitzrael envoya valser au sol. Et re-pointa de son flingue...

April sentit ses entrailles se solidifier et ses yeux s'écarquiller.

Il...Il n'allait quand même pas le tuer ???!!!

Elle se tourna vers Anauel avec un grand regard où si lisait la peur. La vraie.

Un cri de Mitzrael, un bruit. Elle revint à lui.
Du sang s'étalait sur ses vêtements, son bras était déchiqueté par endroits.
Mitzrael non plus ne semblait pas comprendre...

D'un coup, il fut plaqué au sol sans que personne n'ait bougé.


Mais qu'est-ce que ...????

Bruits de gueule enragée...Le chien !!!

Que le déchu envoya comme son maître, s'étaler au sol.

Visiblement, ça n'avait pas plus au chasseur : celui qui déployait d'un fourreau une grande épée lumineuse.

D'un coup, Mitzrael envoya de tout son corps une puissante salve d'énergie angélique..enfin...pas tant que ça.

Botaro et son chein se retrouvèrent projetés contre la brique dure.
Ce fut au tour de l'immortel de dégainer sa lame. Et de libérer Nathaniel...

Le crétin.

Le cinglé se débarrassa comme il pouvait de l'animal qui s'en délectait depuis un moment.

Les marques faisaient franchement peur...

- J'ai ... presque cru que ton plan n'allait pas marcher.

Botaro contre-attaqua rapidement. Avec ses chères lianes.
Evidemment, Mitzrael en profita pour se dégourdir les ailes...

- Il faut que tu trouves la plante mère ! Je me charge du chasseur.

April le regardait l'air mi-furieux, mi-blasé, nerveuse et surtout angoissée pour ses alliés.

La plante ne sembla pas l'entendre de cette oreille et s'attaquait déjà au l'autre dément alors que Mitzrael s'acharnait à l'en dégager.

- Grouille-t...

Le chien qui revenait à la charge à son tour. Brave bête !

- Je déteste quand c'est lui qui donne les ordres !

* Alors, fallait pas lui faire croire qu'il pouvait manger dans la même gamelle que toi ! * ragea-t-elle en maudissant encore ce dingue sans le lâcher des yeux, nerfs à vif.


Anauel la mena à l'abri, derrière un grand tas de ruines.

- Restez là.

Elle hocha la tête. Elle ne bougerait pas.

Les bruits de bataille l'angoissaient et elle lutta contre l'envie de se hisser plus haut pour voir ce qui se passait.

Mais non. Elle obéirait.

Au bout de quelques minutes à se ronger les sangs, elle sursauta.


Oh non ! Un coup de feu ! Du calme, April, du calme.

Pense à ta famille, pense à Lisa, à son grand sourire, à ses yeux rêveurs...C'est ça pense à Lisa, pense à Maman.

Deuxième détonation.

Pense à ses fossettes et à sa façon de replacer ses cheveux...

Glapissements.

Le chien ! Non !

Du calme, April, du calme ! Ils sont entraînés !

Soit courageuse !

Râle de Botaro.


- Vu comme ça on dirait que c'est plutôt moi qui t'emmerde.

Ca, ça voulait dire que Nathaniel avait réussi à faire tourner les choses en sa faveur...

Elle fut saisit d'un violent frisson.

Mais qu'il crève !!!

Tout à coup, sans comprendre comment, April se retrouva aplatie au sol, ses mains protégeant sa nuque, par réflexe. Les gravats s'étalaient partout autour d'elle et elle avait plein de poussière dans les cheveux.

Elle vit Anauel collé contre un mur, quasi-étranglé par Mitzrael.

- Non...souffla-t-elle.

Elle se releva un peu plus puis se dressa sur ses jambes.
- C'était bien tenté mais game over.

La voix soudainement glissée près d'elle lui arracha un cri de surprise mais qui se retrouva bien vite étouffé par la main de Nathaniel qui l'avait attrapée par derrière.

Il l'emporta hors de l'endroit où elle était planquée.

L'ex-anges aux yeux pacifiques semblait avoir totalement perdu le contrôle de la situation.

- Mitzrael ... Tu as toujours eut le choix et tu l'as encore. Rien ne t'oblige à continuer...

- Mais ce qu'il fait ici est son choix.

April, baillonnée, arqua les sourcils, yeux grands ouverts, tétanisée, piègée et horrifiée de voir qu'Anauel s'était fait attrapper.

* C'est ça, oui ! Il boit tes paroles ! * pensa-t-elle, les larmes aux yeux.

- Non...C'est le tien !

- Ne l'écoute pas ce n'est qu'un imposteur. Fais le taire !

* Ecoute-le ! Par pitié, écoute-le !!!*

- A partir de quel moment vous vous êtes mis à penser à ma place ?

- Je ... Je ne cherche pas à te manipuler Mitzrael. La voie que tu as empreintée n'est pas la bonne. C'est une ... erreur de ma part. Il est encore temps, tu peux toujours revenir en arrière !

- Tu veux dire que pendant plus de huit siècles je me suis battu seul pour un mensonge ?

* Mais, oui, idiot ! Maintenant repose-le et écoute-le !* supllia-t-elle mentalement.

- Je suis désolée que tu sois la victime de cette histoire.

- Mensonge ! Tu aurais put crever dans les bras de l'ennemi peut lui en aurait importé ! La vie et ses erreurs aurait simplement continué sans toi !

- Nathaniel FERME LA !


April ferma les yeux et retint un soupir nerveux sous son baillon de fortune.
Merci, Mitzrael.

- Vous êtes tout les deux des victimes de cette guerre.

- Tu n'es pas Anauel.

Ca, ça m'étonnerait. Plus Anauel, tu meurs.

- Tu n'es qu'une de ces marionnettes que ceux d'en haut envoient pour éviter de se salir les mains. Il est temps qu'ils comprennent qu'ils ne pourront pas rester caché pour l'éternité et cet avertissement commencera avec ton échec !

* Et toi, pour le coup, tu n'es qu'un abruti buté ! Ouvre les yeux, il me protège depuis le début, merde !!! Ca te suffit pas comme preuve, ça ?! *

Elle en aurait pleuré...

Elle écarquilla les yeux en gesticulant.

Il allait l'étouffer !!!!

Elle ne savait pas trop de quoi il était capable mais elle ne tenait vraiment pas à le savoir. Terrifiée, elle ne put bouger sous la pression de Nathaniel.

"Pitt" rendit l'âme sous le regard horrifié d'April.

Elle poussa un cri derrière la main, en utilisant le plus aiguë des sons possible à travers ses cordes vocales.

L'autre derrière se bidonnait sadiquement.

- Hahaha ! Vite vite ! Dépêche toi de te terrer dans une nouvelle enveloppe si tu ne veux pas rencontrer le Maître su Semblant ! Qu'il est réjouissant de sentir vibrer une âme au son du dernier cor !

Dieu soit loué ! Il pouvait encore survivre !!! Merci, merci, merci !!!

Mitzrael ravala sa saleté de magie. Pourquoi donnait-on des pouvoirs aux immortels si c'était pour faire ça ?
Il fallait tout leur reprendre et les laisser en tristes humains, bordel ! Ils comprendraient !!!

Anauel/Pitt gisait au sol, inerte. Elle sentit ses yeux se brouiller franchement sans pouvoir s'arrêter.
- Très bien, maintenant tues la fille !

April ouvrit des yeux ronds et sentit son coeur s'arrêter un instant dans sa poitrine. HEIN ????!!!!

- Quoi ?!

- Tu sais ce que tu as à faire.


Oh le....Non ! NON !

- Mais de quoi tu parles ?

- Tues là !

C'est Nathaniel que le canon pointa dans les mains du déchu.

April tremblait, incapable de faire un geste.
- Le seul imbécile qui va finir avec une balle dans le crâne, c'est toi !

Sans Anauel et Botaro, elle se sentait foutue. Tout dépendrait de Mitzrael maintenant. Elle ne contrôlait plus ses épaules qui tressautaient sous la terreur, car là, oui, ç'en était bel et bien.

- Fais pas le con. Tu sais très bien que ce n'est pas ça qui va m'arrêter. Elle est dangereuse, elle en sait beaucoup trop. Tu dois l'arrêter si tu ne veux pas qu'elle mette en périple à elle seule les autres mondes, tous les autres mondes ! Elle va détruire l'équilibre créé par la Matière et tu en seras le responsable !

- Non ... Non April ne ferait jamais ça ...

Elle leva vers l'hétérocrome un regard rempli d'espoir...et d'amertume. Si. Elle en crevait de honte et de regret. Mais si, elle l'aurait fait quand ils s'étaient connus.

- Et tu la défends encore ! Elle qui ne souhaitait qu'une chose, celle de te savoir mort ! Quand je lui ai demandé de m'aider à te ramener à la vie, elle a refusé. Pas parce qu'elle ne pouvait pas se contraindre à te voir souffrir éternellement, non ! Mais parce qu'elle n'avait plus besoin de toi...

NON ! NON !!! Mitzrael, ne l'écoute pas !!!!

Alors que dans ses iris verts naissaient des larmes, elle priait silencieusement. Pour peu que ses yeux sachent se taire...

* Non...Je t'en supplie...Mitzrael...*

Mitzrael fixait l'autre, perdu et haineux.

- Non !

- Elle te manipulait depuis le départ.

Les larmes d'April coulèrent sur ses yeux et sur les mains de Nathaniel.

Si seulement elle n'avait pas été aussi débile...aussi odieuse...Si..Si elle n'avait jamais agit de la sorte...Si la seule réponse à cette phrase n'était pas " c'est la vérité, je suis désolée ".

Elle n'en avait pas été consciente sur le moment. Mais oui, elle l'avait fait. Et plus d'une fois.

Le déchu, lui, préférait nier l'évidence en protégeant son ouïe de la triste réalité.

- Arrête !

- Tout ce que tu as cru vivre n'était qu'un mensonge pour qu'elle n'obtienne ce qu'elle voulait de toi !

Elle baissa un peu plus la tête, dévastée. Inutile de dire qu'elle tremblait toujours.

- Sors de ma tête !

- Je n'ai pas besoin de rentrer dans ta tête pour que tu comprennes à quel point elle te hais comme tu la hais !

Comme il tenait bien les fils de l'âme...Il allait réussir...Et avec son coup de feu dans sa jambe, elle ne pouvait même pas nier...Mitzrael la fixait comme ils ne l'avaient jamais fait.
Elle aurait préféré être aveugle que d'avoir un jour à croiser CE regard.

Le revolver se tendit vers elle.

* Oh, non...Non...NON !!!*

- Maintenant fais ton devoir ! Préserve les mondes. Offre -la à Nectos ! Obéis !

Elle fut secouée par Nathaniel qui la lâchait et l'envoyait devant lui en cible parfaite.

- Maintenant ! Tues la !

Elle leva les yeux vers Mitzrael, tremblante et noyée de larmes, sa tête devait être pitoyable.

* Mitzrael...Je t'en prie...Mitzrael,non ! *

Elle comprit que c'en était fait d'April O'Brien. Le maître du jeu allait remporter la partie et détruire tous les pions dont ils avait usé. A commencer par elle.

Les tremblements se firent plus virulents, plus intenses, plus sauvages même.

Elle allait finir ici, à même pas vingt ans, dans un entrepôt, tuée par balle.


Ses pensées s'affollèrent comme jamais.

* MITZRAEL ! NE FAIS PAS CA !!!! ON PEUT ENCORE TOUT CHANGER !!! JE NE VEUX PAS MOURIR ! ON PEUT ENCORE TOUT RECOMMENCER ! NE TIRE PAS !!!! JE NE VEUX PAS MOURIR, JE-*

Ses pensées s'arrêtèrent. Puis que tout était fini, elle devait au moins murmurer la suite. Que les deux derniers mots qu'elle laissaient dans les mémoires ne soient pas les plus banals qu'elle ait pu prononcer.

Se lèvres dessinèrent donc trois syllabes silencieuses, soit deux mots qu'il ne fallait pas être devin pour comprendre quand on connassait ce qu'elle éprouvait pour le déchu.
Et deux mots que lui seul pouvait lire.

Mais la balle était déjà partie. Il l'avait fait.

On raconte souvent que l'homme voit sa vie défiler au moment de sa mort. April, elle, ne perçut que les larmes roulant sur ses joues, du brouillard et du vide.


Les yeux lointains, grands ouverts sous la surprise, elle sentit quelque chose lui percuter violement le ventre. C'était puissant et doux comme...du poil.

Sa tête et son dos rencontrèrent la vitre comme au ralentit et le noir complet la happa.

/////////////////////////////////

Les paupières humaines frémirent. April se retourne un peu, attrappant doucement sa tête.
Cette douleur...

Les évènements précédents lui revinrent en tête au bout de quelques secondes.

Elle se rappella...Anauel gisant..Botaro attaqué par la bestiole visqueuse...

Elle reconnut la chambre de Botaro, sentit une attelle à son bras.

Elle avait du le casser en traversant la vitre.

La jeune fille se redressa.

Elle vit alors avec horreur une table où s'étendait une croûte rugueuse et rouge sombre.

Ca avait l'aspect et la couleur....du sang.

Elle sentit son coeur s'affoller.

Que s'était-il passé ???!!!

Elle sauta sur ses pieds, s'offrant un vertige prodigieux.

Mais peu importe. Elle devait savoir.

Elle déboula dans le salon.

...Elle eut d'abord un mouvement de recul en voyant Dane Cooper attablé, tête entre ses mains.

Mais elle se rasséna en voyant voguer vers elle le regard bleu unique.

Botaro était là, et vivant...il regardait ....cette série avec le chien de police...

Sur le canapé...rien...personne d'autre que Botaro, la mine fermée.

- Où...où est...

Elle comprit soudain et ouvrit la bouche, interdite.

Se rappellant tout, Mitzrael, Nathaniel, le coup de feu et...et cette sensation violente d'un corps duveteux qui se jettait sur elle...

Elle secoua la tête, dans un signe de négation, les yeux écarquillés.

Ses semelles détalèrent jusqu'à la chambre où se tenait la table souillée de sang.

Blessé ? Avec la tête qu'avait Botaro ? Il serait entrain de se payer sa tête en le traitant de vieux cabot croulant si c'était le cas !

Or il ne disait RIEN et regardait le chien flic sans parler.

C'était évident...

Elle s'attrapa la tête près des tempes à la racine de ses cheveux.

- Non...Non !!!

Elle se laissa tomber, atterrée sur le matelas.

...L'animal s'était sacrifié pour lui sauver la vie.

- Je n'en valais pas la peine ! souffla-t-elle alors qu'une larme roulait sur sa joue.

Elle l'essuya.

* Mais ton sacrifice ne sera pas vain. Je t'en fais la promesse.*

Le coeurd lourd, elle se releva et jeta un dernier regard au sang du si fidèle chien.

- Merci...

A présent aussi silencieuse que les deux autres, elle alla s'asseoir face à Anauel, posant ses bras sur la tables, coudes appuyés, tenant son visage en coupe.

- Et maintenant, qu'est-ce qui nous attend ? murmura-t-elle, triste avec un regard perdu.


Dernière édition par April le Ven 3 Sep - 9:49, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Comme un venin qui s'écoule lentement sous votre peau.   Jeu 12 Aoû - 21:58

- Et maintenant, qu'est-ce qui nous attend ?

La tête toujours prisonière de ses doigts, Anauel la secoua faiblement de droite à gauche.

- April, s'il-vous-plait ... Pas maintenant.

Rex se tue. Botaro s'était relevé.

- Escusez-moi, il faut que j'aille enterrer mon chien.

Les mains de Dane compressèrent un peut plus son crâne. La porte claqua lourdement derrière le chasseur.

Il y eut un instant vide. L'un de ces instants ou même le temps semble s'être retirer.

Le partriarche finit par lever son visage sur celui de la dame rousse.

- Il y a quelque chose ... que j'aimerais vous montrer.

////////////////////////////////////////

Le Seigneur de guerre des contrées d'Evalon, Godrik le Balaffré, continuait à répendre le sang du peuple d'Anteria. Il faisait des victimes ... Beaucoups trop. Les soupçons commençaient à résonner dans les oreilles des grands. Aurait-il fait appel aux démons pour assouvire sa soif incurable de pouvoir ?

Une troupe d'anges avaient été envoyé sur terre pour s'informer et, s'il l'aurait fallut, rétablire l'équilibre fendu entre la vie et la mort.

Anauel faisait partie de cette troupe.

Dans les cendres stabilisées sur le sol et les nappes de sang encore tiède, ses pas s'arrêtèrent devant une fillette. Elle était petite, elle devait avoir 8 ans.
Elle le regarda avec de grands yeux marrons noyés par les larmes. Elle attrappa sa jambe.


- S'il vous plait, s'il vous plait. Ma maman est restée à l'interrieur...

Le regard marin se posa sur la maison dévorrée par les flammes

- Anauel !

C'était la voix de Mehiel le rappelant à l'ordre.

L'ecclipsiste serra la petite fille sanglottante contre son buste.


- Nous ne sommes pas venu pour s'occuper de ça. Tu n'es pas en position de prendre cette initiative !

Le désintéret de l'ange face aux avertissements finit par irriter son compagnon. Mehiel s'avança d'un pas brusque vers lui. Mitzrael lui barra la route.

L'immortel attrappa la petite main noircie par la feu et la mort.


- Viens mon enfant, je vais t'aider.

Il lança un regard vers son disciple. Celui-ci le rejoignit.

- Nous avons une mission à accomplire ! L'auriez-vous oublié ?

C'est quand il ne reçu qu'un coup d'oeil hétérochrome glacé en guise de réponse que Mehiel abandonna.

- En route.

Dans les rangs de la troupe diminuée de deux guerriers, seul le regard métallique de Nathaniel s'esquiva en arrière.

La petite fille était maigre. La priorité était de lui trouver de quoi manger. Mitzrael s'approcha de la grande porte en bois d'une maison isolée.


- Attend.

Anauel toqua trois fois. Pas de réponse. Le blond haussa un sourcils
Evidamment.
L'ecclipsite haussa les épaules.


- On n'est jamais trop prudant.

Le vairon sourit. Son maître aimait se plier aux règles de politesse du monde d'Anteria, aussi grotesque soit-elle.

Un coup de pied bien placé suffit à faire sauter les jointures. La porte s'effondra.

Mitzrael détailla rapidement chaque partie de la modèste maison.

- Personne. La cuisine se trouve au fond.


Anauel entraina la petite fille à l'interrieur. Le vent avait transporté l'odeur de cadavres jusqu'entre ces murs, se mélangeant à celle du vieux bois brûlé.

- On sera mieux ici que dehors.

- Oui.

- Quel est ton nom ?

- Je m'appel Do'Han.

- Do'Han ? Ca te va bien.

Il se détacha de la gamine pour rejoindre son disciple à la conquète des armoires. Histoire de rechercher quelque chose de mangeable.

- Il n'y a pas grand chose.

- J'ai trouvé du pain.

- Donnez le nous !

Mouvement convergent. Derrière eux, cinq gardes les menaçaient de la pointe de leurs arcs. L'un d'entre eux tenait Do'Han. La faim se lisait sur leurs visages habimés par la fatigue.

- Donnez nous ce pain !

La lame de lumière murmura son chant funèste lorsque Mitzrael la déguèna.

- Tu bouges et je tue ta soeur !

Le blond fronça les sourcils. Les bras écartés, Anauel s'avança pascifiquement.

- Je vous en prie, cette petite fille est malade. Si elle ne mange pas elle mourra. Il doit y avoir d'autres points d'approvisionnement. Vous n'allez tout de même pas tuer un enfant pour une tranche de pain !

- Si tu avances encore ! C'est toi qu'on tuera !

- Très bien.

L'océan bleu se voila. L'ange inspira l'air étouffant de la pièce. Ses yeux se rouvrirent brusquement.

Le soldat relâcha immédiatement la gamine. Elle courru pour rejoindre l'immortel.


- Do'Han NON !

Une vollée de flèches transperça son petit corps. Perforré par les traits en acier mortels, Anauel se laissa choir sur le sol. Son regard bleu se plongea dans celui si vide de l'enfant allongée à côté de lui.

Mitzrael s'occupa du reste.

/////////////////////////////////////////////

A l'aide de la clef que le consièrge lui avait passée avec une générosité trafiquée, l'âme pénétra dans l'appartement du déchu, à Chicago. La décoration était restée fidèle au style éclairé de leur ancienne demeurre. Entre ces murs, Anauel se sentait chez lui.

////////////////////////////////////////

Le marchant tendit l'acte de propriété du terrain

- Veuillez inscrire ici votre nom et prénom.

L'ecclipsiste attrappa la plume. Il hésita.

- Monseigneur ?

Il finit par complèter les lignes vides qui attendaient sa signature.

Seigneur Do'Han Anauel.


////////////////////////////////////////

Anauel invita April à grimper à l'étage. Il y avait cinq portes. Elles conduisaient chaqu'une à une chambre différente. Le non-mort entra dans celle de Mitzrael. Dans la bibliothèque, il souleva la statuette scultée grossièrement dans le bois d'un oiseau. Il y avait un journal ancien en dessous. Il le posa avec précaution entre les mains de l'humaine.

- Ceci répondra peut-être à quelques unes de vos questions.

Il descendit, la laissant seule sous ses mots.

Le journal appartenait à une certaine Mélodie. Quelques passages attiraient l'attention.


///////////////////////////////////////////

Cher journal,

C'est la première fois que je pose ma plume sur tes pages vides. Je n'aurais jamais cru m'adonner à ce genre de pratiques que je n'ai jamais soutenues. Je suis pour la parole et l'exploitation de nos pensées à haute voix, je n'ai absolument rien à cacher. Selon Anauel, c'est chose importante qu'est de se souvenir. La mémoire est ce qui nous est de plus précieux. Je ne suis pas tout à fait d'accord, il y a beaucoups de choses que je préfèrerais oublier. Tout ces cris, l'odeur du sang, le regard de mon père avant qu'il ne s'éteigne. Anauel le sait, je lui ai dit que je ne partageais pas son goût pour le passé. Il me l'a alors demander pour le plaisir d'écrire, et puis aussi pour la famille. Voilà donc pourquoi je me retrouve coincée entre tes feuilles. Mais saissons donc de gaspiller l'encre si précieux. Je vais commencer par te présenter la famille Do'Han, ma famille. La plus âgée d'entre nous se nomme Hélène. De nous tous, c'est également elle la plus humaine. Il semble qu'elle fut créée pour se dévouer aux autres. Et le tallant qu'elle met dans cette accomplissement ! Elle coud, soigne, chante, cuisine... Domage qu'elle soit si maladroite. Elle a beau tenter de nous faire plaisir, ses gâteries finissent toujours dans les flammes de la catastrophe. Mais je pardonne son étourderie. Après tout, elle a toujours été là pour penser mes maux de coeur, me couvrant de son beau visage maternelle. Car oui, le rôle de mère, elle le tient ..
Malgrès ce que Anthony et Botaro pourront en redire. Botaro est le cadet de la famille. Pour tout t'avouer, cher journal, il n'est pas de ceux avec qui je préfère partager mon temps. Ses rêves de devenir un grand aventurier force mon sourire. Je doute de ses capacités, il n'est pas assés indépendant pour s'orienter vers ce genre de pratique. Je le verais plutôt comme un grand fermier, lui qui est passionné de ces bêtes repoussantes qu'il ramasse dans la rue. Oh, j'aurais certainement put mieux m'entendre avec lui, s'il ne se calquait pas autant sur son grand frère de sang, Anthony. Arrogant et vulgaire, il ne pense qu'à lui ! C'est à se demandé pourquoi Anauel s'obstine à le garder au sein de la famille. J'ai toujours soutenue le fait que ce n'était pas sa place. Mais passons les éléments peut importants. Le deuxième ainé, du côté des frères cette fois, s'appel Kaleb. Quand Anauel nous avait anoncé son arrivé, il nous l'avait présenté comme une personne aimable et souriante. Serviable, il l'est, mais en fin de compte, il ne dit jamais rien. Je pensait qu'il était muet jusqu'à ce qu'il demande à Hélène de lui passer la cruche d'eau sans en renverser. Je ne sais pas beaucoup de choses à son sujet, vu le voeux de silence dans lequel il se terre. Je peux juste afirmer qu'il est orphelin, comme chaque membre de la famille. Le dernier de mes frères, du moins côté mortel, se nomme Kayd. Je n'apprécie pas sa brusquerie, mais mis ce point de côté, c'est quelqu'un d'acharné dans son travail. Les discutions avec lui sont compliquées. Je ne parle pas de son esprit limité, mais bien du fait qu'il soit à moitié sourd à cause de l'explosion qui a détruit son ancien foyer. Ma dernière soeur s'appelle Estella. Enfin, soeur est un mot bien vite utilisé. Elle est à peine plus grande que Botaro et a parfois des réactions enfantines bien pires que lui. Si elle aurait put choisir sa nature, elle se serait faite homme, j'en suis sur. Je ne compte plus le nombre de fois où Hélène s'est retrouvée obligée à recoudre ses robes déchirrées dans une chamaillerie ! Quant à moi, je me nomme Mélodie. Anthony me reproche d'avoir toujours mon mot à dire. Il n'accepte juste pas le fait qu'une femme puisse avoir le droit de le contredire. Mit cette élément à part, j'aime beaucoup la lecture et l'écriture. Les femmes n'ont pas le droit de se faire poète, mais je partage mes écrits avec ma familles. Et à présent je te tient dans mes mains, cher journal.


////////////////////////////////////////////////////

- Antony, vous n'avez pas entendu les cloches ? C'est l'heure !

L'adolescent se retourna dans son lit en grondant. Kayd ne se laissa pas décourager pour autant. Il l'arracha à ses couvertures.

- Hey ! Repose moi par terre gros lourd !

- Le travail ne vous attendra pas. Mieux vaut que ça soit moi qui vous réveille plutôt que Mélodie.

///////////////////////////////////////////////

Cher journal,

Aujourd'hui fut une journée calme, sans le moindre bondissement d'un imprévu. Nous nous sommes chargés de l'entretient de notre foyer. Chaqu'un avait sa tâche. Anauel, Kaleb et Kayd s'alliaient pour la suite de la construction de notre nouveau puie. En espérant que celui-ci supporte les prochaines inondations violantes. Botaro et Anthony s'occupaient des bêtes. Je suis presque sur qu'Anthony regardait son petit frère s'occuper du travail. Fénéant comme il peut l'être, profiter de la pation de Botaro lui ressemblerait bien ! Quant à nous, Hélène, Estella et moi, nous êtions bien sur attachées au travail d'une femme: s'occuper du ménage et de la cuisine. Nous sommes sorties approvisionner nos frères en eau. Le puie avait bien avancé. Malgrés les efforts fournis, Anauel n'a pas eu besoin d'une seule goutte d'eau. Rien détonnant pour ce qu'il est, tu pourrais me reprocher, mais tout de même, ses exploits physiques ne saisseront de me surprendre. Anthony et Botaro était resté dans l'écurie. Lorsqu' Hélène tendit la coupole au cadet, celui-ci ne bougea pas. Il attendit qu'Anthony l'arrache des mains de notre mère et la lui tende pour s'abreuver. Il est grand temps que ces deux là acceptent le rôle de notre grande soeur une bonne fois pour toute ! Après notre journée de travail, nous avons joind nos mains dans celle du voisin de table pour prier avant de manger le repas.


/////////////////////////////////////////////

Clac!

La fenêtre s'ouvrit. Anthony la repoussa lentement. D'un bond, il se jeta discrètement à l'exterrieur.


- Vous allez où ?

Le jeune homme sursauta. Au dessus de lui, Botaro penchait sa tête. Anthony soupirra.

- C'est un secret d'accord ? Maintenant rentre, avant de tomber !

- Vous allez voir Cécile ?

Froncement de sourcils. Le gamin ricanna.

- Vous restez tout le temps avec Cécile !

- Il ne faut le dire à personne.

- Je peux venir ?

- Non !

- Vous n'êtes pas marrant.

Son frère était déjà loin.

///////////////////////////////////////////////////

Cher journal,

Aujourd'hui, Anthony à encore trainé dans son lit. Je me demande s'il dort vraiment la nuit, c'est impossible de dormire autant ! Moi, c'est à peine si mes draps ont su me retenir. Nous devions partir au marcher ce matin. J'aime ces délicieux moments. Arpenter les allées dans une belles robes, respirer les produits frais, caresser la douceur du nouveau. Mais cette fois-ci, l'envie de m'y rendre était d'autant plus prenante. En effet, nous devions y rejoindre notre Grand frère enfin rentré. Revoir ses beaux yeux ravivera mes journées. Oh, je peux te le confier à toi, cher journal, tu ne le diras à personne : je regrette qu'il soit à considérer comme un frère comme je regrette son immortalité. Plus tard, quand je me marierais, j'espaire secrètement que mon mari ressemblera à Mitzrael.


////////////////////////////////////////////////

Estella se précipitta vers l'hétérochrome. Mitzrael la ceuillit du sol et la serra contre lui.

- Vous m'avez manqué Grand frère.

- Vous m'avez tous manqué

- Tennez c'est pour vous !

Elle déposa dans sa main une petite statuette en bois représentant un oiseau.

- C'est Kayd et moi qui l'avons scultée. Je l'offre à tout mes anges préférés pour qu'ils ne s'ennui pas dans leur immortalité.

Le blond afficha un sourire. Un sourire sincère

- Merci, il me sera très utile.

- Pourquoi vous n'avez pas mis votre armure?

Botaro fit la lippe. Anauel hocha la tête. Il ébouriffa les cheveux bruns du cadet

- Vous comprendrez le jour où vous en porterez une !

Mitzrael reposa Estella. Il serra humblement son maitre contre son poitraille, tappotant affectueusement son dos.

- Velerahan vahtoëen-legan

- Velerahan

- On continuera mon entrainement au tirre à l'arc ?

- Botaro, laissez lui le temps d'arriver !

Le vairon se tourna vers Mélodie. Elle rougissa lorsqu'il la tint à son tour dans ses bras pour la saluer. L'apprentit chasseur ne s'arrêta pas là. Il saisit le manche de l'épée lumineuse de l'ange.

- Vous me la pretteriez ?

- Vous ne sauriez même pas la soulever.

- Alors votre arc !

- Le votre est très bien.

- Mais le votre est magique !

- Mais laissez donc Mitzrael en paix !

///////////////////////////////////////////////////

Tout le monde salua le Grand frère, sauf Anthony. L'impoli s'était échappé dans la foule. Botaro nous a dit que c'était pour rejoindre Cécile. Il devrait se rendre à l'évidence: cette demoiselle lui est innacessible. Elle est la fille d'un noble et, même si nous sommes loin d'être pauvre, notre famille n'a aucun titre. Sans compter le fait que son père n'acceptera jamais d'offrire la main de sa fille à homme comme Anthony ! Nous sommes donc rentré rapidement sans lui. Et à quelle vitesse ! En effet, nous avions tous hâtes de savoir qu'est-ce qui habittait la caisse que Mitzrael avait ramené d'un autre monde spécialement pour Anauel. Nous n'avons pas été déçu. Dans ce monde à technologie avancée - dont on ne peut connaître le nom... - ils nomment cet instument "un piano". Je n'avais rien vu de tel ! C'était encombrant mais surtout impressionnant. Apparamant, Anauel avait particulière apprécié en jouer. C'était donc une délicatte attention de la part de Grand frère. Nous nous sommes tous rassemblé autour de ce ... piano... pour écouter une berceuse de naudiz. La mélodie flotte encore dans mon esprit.

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Si moi je peux faire chanter les mots, Anauel lui peut faire danser les sons avec l'aide de ses doigts. C'est sans doute ça le pouvoir des immortels : traduire tout ce qu'ils peuvent toucher avec une délicatesse propre au charme qu'ils dégagent.

///////////////////////////////////////////////////////

Mitzrael alligna les couverts. Botaro se pencha vers lui.

- Pourquoi vous avez un oeil différent ?

- Parce que j'ai été créé comme ça.

- Parce que vous êtes né comme ça. Rectiffia Anauel qui déposa les assiettes.

- C'est pas plutôt parce que vous êtes borgne ?

Le blond leva le sourcil questionneur. Mélodie retroussa son petit nez.

- Mais où allez-vous donc chercher ces horreures ?

- Ce ne sont pas des horreures ! Moi plus tard je serais borgne, comme le Seigneur Louis !

Kaleb s'installa sans rien dire.

- Pour ça il faudrait que vous passiez le pallier de la maison sans trébucher !

Kayd les rejoignit.

- Qu'est-ce qu'elle a dit ?

- Qu'elle me donnais la permission de me servire d'elle pour m'aider à desendre les escaliers du pallier de la maison.

- Botaro, s'il-te-plait, il serait temps d'arrêter vos gamineries et de grandire !

- Tais-toi Hélène ! TU N'ES PAS MA MERE !!

///////////////////////////////////////////////////////

Ils se sont encore disputé. Hélène a essayé de tempèrer la situation, mais j'ai bien vu dans son regard qu'elle trébuchait sur les mots justee qu'elle ne pouvait atteindre. C'est Anauel qui a finalement calmé le jeu. Il avait raison, comme d'habitude. Quelque soit la situation, il faut toujours être uni. Dans la vie,

comme dans la mort.


/////////////////////////////////////////////////////////

- Vous souvenez vous de ce jour ? Le jour où Mehiel vous a dit que vous n'êtiez pas en droit de prendre de telle décision ? Il avait raison...

Mitzrael se tourna vers son maître.

- Vous n'êtes plus en mesure de refuser une autre mission ! Je vous ai protèger tant que j'ai put, mais je ne peux empècher les murmures de vous atteindre.

- Que disent ces murmurent ?

- Que vous êtes un déserteur. Un traitre refusant de se battre pour sa cause.

- N'est-ce donc pas ce que je suis ?

- Non !

Anauel saisit les épaules de l'hétérochrome.

- Alors si je ne suis pas un lâche à tes yeux, ces murmures ne pourront pas me blesser.

- Vous allez fuir votre responsabilité une nouvelle fois ?

Les doigts se compressèrent.

- NON ! Est-ce un manque de responsabilité que de refuser de NOURIRE UNE GUERRE ?!

Les sourcils blonds se froncèrent. L'ecclipsiste se rendit compte par lui même de son changement brutale de temprérament. Ses yeux bleus chutèrent vers le bas.

- Pardonnez mon emportement.

Le patriarche saisit la main de l'ange.

- Je ne peux abandonner ma famille, notre famille.

- Votre paradis ne sera pas éternel comme vous.
- Raison de plus pour ne pas partire. Vous êtes mon cher disciple. Vous avez encore tellement à apprendre mais en vous demeure mon espoire.

- Vous oubliez Nathaniel.

- Nathaniel n'est pas comme vous. Ce n'est pas un cas comparrable.

Tout deux sursautèrent. Un bruit coupa leur conversation.


//////////////////////////////////////////////////////////

Cher journal,

Ce soir, j'ai commis un crime. C'est le coeur battant au rythme de l'aventure que Kaleb et moi ayons surpris et même écouté une conversation entre Anauel et Mitzrael. L'une de ces conversations privées, entre immortels. Au bout d'un long moment, Kaleb est remonté brusquement, un peut trop peut-être. Repérée, je n'ai put que retournée discrètement dans ma chambre pour t'en parler. Je n'ai pas put écouter la suite de la conversation, mais j'espaire de tout coeur que Mitzrael n'a pas sut persuader Anauel de partire en mission avec lui. J'ai encore besoin de lui.

Nous avons tous besoin d'Anauel.


////////////////////////////////////////////////

- Plutôt joli.

- Moi je le trouve formidable !

- J'aime pas les couleurs.

- Botaro taisez-vous donc pour une fois ! Vous ne savez pas admirer l'art comme il se doit !

Anthony jeta un regard sur le tableau représentant la famille Do'Han (pour remplacer la photo Rolling Eyes). Tout le monde y était.

Chose étonnante, même son visage s'y trouvait.

- Ca vous fait plaisir d'admirer ce que nous ne seront jamais ? Une famille.

Hélène haussa le ton.

- Pardon ?

- Oh escusez-moi mère, la vérité vous effraye peut-être ? Non mais regardez-vous ! Je ne vois en vous ni frère, ni père, ni mère, ni même une cousine éloignée ! Kayd, tes parents sont morts dans une explosion tu t'en rappel au moins ? Ah pardon tu ne m'entends surement pas, comme tu n'as pas entendu les cris d'agonies de ta mère fumante à côté de toi ! Kaleb, ta mère s'est pendue après avoir apris que ton père ne reviendrait pas n'est-ce pas ? Mais t'as raison, continue à fermer ta petite gueule sur le sujet ! Estella, je parie que tu ne te rend même pas compte qu'on t'a rentrouvée entre des lambaux de tissus à quelque pas du bras de ta mère à moitié bouffé par les chiens ! Botaro, tu te souviens de notre mère ?

Il hurlait à présent.

- MAIS BIEN SUR QUE NON TU NE T'EN SOUVIENS PAS !! PERSONNE NE S'EN SOUVIENT PARCE QUE VOUS ETES TOUS PLONGES DANS VOTRE ILLUSION DE FAMILLE UNIE A LA CON !

Un silence lourd bercé par les sanglots d'Estella et de Botaro suivit ses mots.

- Fait chier !

Le jeune homme se jeta dehors. Anauel le suivit.

- Anthony ...

- Laissez moi !


- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

//////////////////////////////////////////////////////////

Cher journal,

Ce qui devait arriver arriva. Anthony va être le père d'un enfant de Cécile. C'est un pècher impardonnable que de mettre une femme qui ne nous est pas destinée enceinte avant les liens sacrés du mariage. Anthony part en guerre demain matin pour servire son royaume et se faire pardonner. Il ne reviendra pas avant 6 ans.

Je n'aime pas trop Anthony, surtout après ce qu'il nous a dit, mais j'espaire tout de même qu'il nous reviendra. Après tout, c'est lui qui t'a offert à moi le jour de mon anniversaire.

Mitzrael a décidé d'allonger son séjour avec nous, pour nous soutenir. Il y a tout de même de quoi nourire les corbaux dans cette histoire !


//////////////////////////////////////////////

- Vous restez en réalitez pour me surveiller n'est-ce pas ?

Le regard bleu se posa sur Mitzrael.

- C'est eux qui vous l'ont demandé ?

- Non. C'est une de mes innitiatives. Je m'inquiète de votre comportement.

- Tu ne devrais pas. Je ne fais que servire le Bien.


///////////////////////////////////////////////

Cher journal,

Ce soir, mon encre est noyée dans les larmes. Je me souviens encore notre discution à table, juste après la prière.


///////////////////////////////////////////////

- Vous vous souvenez de ce que je vous avais dit ? Des risques qu'un combattant prenait en défendant son pays ? Oui ? Bien ... J'ai été informé que votre frère, Anthony, a été blèssé.

- Blessé ?

- Mais il va bien ?

- Oui ce n'est qu'une blessure, il ne faut pas s'inquièter.

- C'était une blessure grave.

- Il ne faut pas s'inquièter, il va s'en remettre et revenir très vite !

- Tellement grave qu'ils n'ont pas pu le soigner

- Et il reviendra quand ?

- Bientôt, j'en suis sur.

- Il est mort.

//////////////////////////////////////////////////////

Chers mémoires,

Je vous hais, je vous hais, je vous hais, je vous hais, je vous hais.

JE VOUS HAIS !


//////////////////////////////////////////////////////

Anauel s'agenouilla. Il déposa une pétale rouge sur la tombe de son fils.

- Mitzrael, resteriez-vous avec moi ? Resteriez-vous avec moi malgrès le fait que je hais cette guerre ? Que je hais ces anges de n'avoir rien fait contre ce massacre ?

Le blond baissa la tête.

- Permettez-moi de faire comme si je n'avais rien entendu. Je pars à l'aube.

//////////////////////////////////////////////////////

Cher journal,

Aujourd'hui, Hélène a ramené une chienne à la maison. Elle l'a offerte à Botaro. Je sais que c'est pour faciliter la mort d'Anthony qu'elle a fait ceci. Je ne pourrais le lui reprocher : même pour moi c'est difficile de voir Botaro dans cet état. Pour notre cadet, le plus dur était de trouver un nom pour l'animal. J'ai proposé Hell, en prévision de l'enfer qu'elle allait nous faire vivre ! Car après tout, même si cette action de mère était pour la bonne cause, elle aurait put au moins ramener un chat ! Ca ne plaisait pas à Botaro. Il a proposé Hélène. Certainement pour blesser notre aînée vu le regard qu'il lui a lancé. Kayd a alors annoncé Hellène.


/////////////////////////////////////////////////////

Botaro s'appuya sur sa pelle plantée dans le sol. Il soupirra, son unique oeil figé sur l'amas de terre qui recouvrait son chien.

- Chuis pas vraiment doué pour les adieux, je ne l'ai jamais été. Mais je voulais juste te dire que je n'ai jamais rien regretté avec toi. Quand on était gosse, on combattait les trolls qui se cachaient dans l'étable.

Plus tard on en a combattu des vrais...


Il appuya son menton sur le dos de sa main, les yeux rouges.

- La seule chose que je regrette, c'est de n'avoir jamais dit merci à celle qui m'a permis de vivre tout ça avec toi.

Il reniffla.


- Tu me manques maman.

Il se pencha vers la petite tombe. Sa main effleura la terre molle.

- Alors je t'en prie, Hellène, dis lui merci de ma part.

///////////////////////////////////////////////////////////////

Cher journal, mon précieux journal.

J'ai toujours critiqué les principes louant la mémoire d'Anauel. Mais maintenant j'ai compris, maintenant je ne veux plus rien oublier.

Ce soir il nous emmène quelque part. Il ne nous a pas dit où, c'est une surprise. Botaro ne vient pas, il préfère jouer avec le chien. Que celà ne tienne, je suis sur qu'il va rater quelque chose ! On se rejoind ce soir cher journal !


Le reste était blanc.


//////////////////////////////////////////////////

Anauel tourna l'océan de son regard quand April redescendit au salon.


- Je vous en prie, ne posez pas de questions ce soir. Maitenant je pense que vous êtes assé impliqué que pour vous dévoiler votre choix. Allez vous nous rejoindre pour s'occuper de Mitzrael et combattre pour le Bien ou abandonner le fantastique ? Ne donnez pas une réponse trop rapide. Prenez en compte le fait qu'en prennant la décision de nous suivre, vous allez devoir abandonner famille, amis, proches et tout autre lien avec la vie que vous menez actuellement. Vous allez devoir trouver une escuse pour disparaitre...

et sans doute ne jamais revenir.

C'est un choix important, et vous seule savez ce qui vous conviendra le mieux.

Sur ce, il ferma la porte de sortie derrière lui, abandonnant April dans la demeurre des Do'Han.
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MessageSujet: Re: Comme un venin qui s'écoule lentement sous votre peau.   Lun 23 Aoû - 14:55

Assise sur le lit encore impeccablement fait, April, jambes repliées contre elle, ressera le petit carnet sur sa poitrine.
Son front tomba doucement sur la tranche.

Jamais, au grand jamais, elle n'aurait cru lire un jour ces mots-là.

Dans sa tête, le crash.
Un seul mot à l'esprit : "idiote".

Pauvre idiote d'humaine.

Elle se sentait à présent comme une goutte d'eau devant les chutes du Niagara.

Et quelles chutes !
Cette famille, cette histoire, cette mort, CES morts...Et toutes ces années...

Au travers des mots d'une gamine avec qui elle partageait bien plus qu'elle n'aurait su l'imaginer, à présent, elle comtemplait l'âge d'or, debout parmi les ruines.

....Idiote de mortelle
.

////////////////////////////////////

Les yeux verts regardèrent l'Ecclipsiste sortir, vides.

Pensées, mots, questions et sentiments se mêlaient en une gigantesque et lourde toile où elle semblait empêtrée sans issue possible.

Choisir. Le son même du mot lui déchirait les boyaux. Elle se sentait soudain prise d'un profond vertige à en attraper la nausée.

Choisir. Elle ne savait même plus comment réagir. Ses bras pendaient, impuissants, indécis, inertes, le long de son corps.

....

.....POURQUOI ?


Pourquoi maintenant ?

Ses mains virent lentement s'appliquer sur son visage, couvrant sa bouche et son front.

Maintenant qu'elles les avait tous ! Eux : Lisa... Jake... Jude !

Maintenant qu'elle faisait enfin partie d'un monde, d'un endroit, de quelque chose !

Elle ferma les yeux, elle ne savait plus penser.

Quelqu'un pourrait l'aider...Mais avant ça...

Elle se releva et grimpa à nouveau les escaliers. La chambre de l'immortel était toujours aussi nette et blanche.

Aussi grande et simple. D'une simplicité quasi monacale.

Elle ne put s'empêcher d'ouvrir une armoire et de laisser le bout de ses doigts courir sur les tissus soigneusement plié de ses vêtements.

D'y attraper une chemise. Immaculée, douce et parfumée de l'odeur fraîche du déchu qui baignait agréablement toute la chambre.

N'y tenant plus, elle ramena l'habit vers son visage pour en respirer la fragrance.

Celle de celui qu'elle aimait. Celle de Mitzrael.

Elle serra le coton blanc contre elle.

Et sourit en voyant une cravate identique à celles qu'il portait toujours, déjà passée dans le col lisse.

Elle se rappella ce qu'elle avait pu penser quelques jours auparavant, lorsque qu'elle parlait avec Adam.

Pour Mitzrael, ça serait toujours " Oui".


//////////////////////////////////////////////

La voiture filait sur les routes noyées et brillantes dans la direction de Rose Farm Road.

Eventrant l'air sombre dans sa course, comme un éclair argenté, April gardait ses mains crispées sur le volant.

Au plus vite elle irait, au plus vite elle y serait.

L'avantage était déjà que le ciel, ce jour là, pleurait pour elle.


//////////////////////////////////////////////

Deux coups...
Trois coups...
Quatre..!
Cinq !!!!


- April ???!!!

Olympe eut l'air un peu surprise.

- Mais enfin ! Tu as vu l'heure ? Quelle mouche te pique ? Tu veux défoncer ma porte ?!

Elle fronça les sourcils devant l'image de sa petite fille ruisselante, ses cheveux collés à son crâne, l'air perdu et le regard implorant.

- Seigneur, April, mais...???

La jeune fille n'attendit pas une seconde de plus et se jeta vers sa grand mère pour se serrer contre elle et fondre en larmes mêlant l'eau salée de ses joues à l'eau de pluie qui dévalait son visage.

La vieille main caressa la tête trempée.


- Je suis là, maintenant.

/////////////////////////////////////////

- Alors il veut que tu choisisse ?

April acquièsça. Elle se lova un peu plus dans le gros plaid chaud dont Olympe lui avait entouré les épaules.

La femme âgée était occupée à nourrir le feu dans l'âtre, devant les canapés.


- A ton âge ?!

Nouvel hochement de tête.

Olympe soupira.


- Et que penses-tu lui répondre ?

April haussa les épaules, le regard un peu absent.

Que pouvait-elle penser ?


- Bon, je ne vois qu'une chose.

Elle s'approcha et tendit la main à sa petite fille.

- Une bonne nuit de sommeil ! Je vais laisser un message à ta mère pour la prévenir que tu es ici.

April baissa le menton, signe qu'elle était d'accord. Plus trop la force de faire autre chose.

Elle laissa Olympe la mener à une grande chambre d'invités, enfila la robe de nuit qu'elle lui avait déposée sur le lit, et s'étendit sous les couettes pour s'y endormir.

Toujours serrée dans sa main, une chemise blanche au parfum frais.

////////////////////////////

Olympe regardait vers les étendues vertes éclairés par les rayons doux des matins d'hiver, l'air un peu soucieux.

April n'avait pas quitté le lit depuis 2 jours. Elle s'était à peine levée pour boire le bouillon chaud qu'elle lui avait apporté dans la soirée.

Elle était épuisée, cette gamine. Ils allaient la lui tuer de fatigue s'ils continuaient ces zouaves là !

Enfin...tout ça semblait bien sérieux.

C'était quand même beaucoup pour une gosse de 20 ans...

Bon, April semblait leur faire confiance...Et vu les évènements, elle pouvait.
Elle leur accorderait donc aussi indirectement la sienne.

Qu'ils veillent juste bien sur sa petite fille.

//////////////////////////////////////////

- Tu...tu aurais du sirop d'érable pour les pancakes ?

Au son de la voix claire, au ton hésitant, Olympe redressa immédiatement la tête.

Les traits plus lisses, plus pleins et plus lumineux, April semblait enfin reposée.


- Bien sûr, l'armoire à droite... fit l'ancienne avec son sourire malicieux toujours aussi réservé.

La fille de Lisa chancela légèrement jusqu'à ladite armoire, y trouva son bonheur et vint s'installer à table, face à sa grand mère pour regarder la sève sucrée dessiner des cercles un peu hasardeux sur
la pâte tiède et tendre.


- Je vais y aller.

La cuillère que tenait sa grand mère pour cueillir la crème de son café resta en suspend.

Je pars l'annoncer à Anauel et Botaro, ce matin. lâcha soudain la voix jeune, et sacrément blanche.

La cuillère retomba en un léger cliquetis contre la porcelaine de la tasse.


///////////////////////////////

Les doigts humains frappèrent doucement contre la porte en bois de la vieille maison du chasseur.

Ce fut sur un Dane calme, aux yeux bleus perçants qu'elle s'ouvrit.

Anauel la laissa rentrer, silencieux.

Elle se tourna vers lui.


- J'ai choisi. Ce sera douloureux et difficile, mais j'ai choisi.
Je vous suis
.

Elle ne laissa pas une seconde le temps à Anauel de glisser un mot.

Elle devait lui expliquer son choix. Avant tout.

- Par trois fois, il a été là pour moi. Je parle de Mitzrael. Quand ce démon est venu me trouver à l'université, quand cette sorcière m'a ensorcelée et enterrée vivante...Quand mon père lui a demandé de m'empoisonner...Je ne peux pas..Je ne VEUX PAS oublier ça.

Ensuite, parce que vous deux, non vous trois, l'avez été et que je souhaite l'être un jour pour vous, à mon tour.

Puis, parce que je ne pourrais jamais faire le choix de ma grand mère, Olympe, avec tout ce que je sais aujourd'hui, et rester à vivre ma confortable vie d'humaine alors que d'autres souffrent pour me permettre de la vivre.

Parce que je ne peux ignorer le Mal. Et que si l'on ne va pas à lui, il finit sûrement par venir à nous. Que même si l'on choisit de vivre - elle regarda Anauel - et ça, c'est vous qui venez de me l'apprendre - dans une bulle à l'écart du danger, il respire toujours au dehors.

Et enfin...
- elle baissa les yeux, le coeur lourd, n'osant pas croiser le regard de Botaro.

- Pour elle... pour Hellène. Pour suivre le but qu'elle suivait en voulant me protéger.

Elle ferma les yeux et prit une nouvelle inspiration pour relever la tête et fondre ses yeux verts dans ceux d'Anauel.

- Quoi qu'il m'en coûte. Si c'est pour les garder à l'abri, et vous aider tous en retour, je suis des vôtres.

Elle s'approcha de l'Ecclipsiste et lui déposa la chemise de Mitzrael dans les mains.

Un geste un peu étrange. Un symbole surtout.


- Je ne laisserais pas...Non, NOUS ne laisserons pas le Mal le détruire lui aussi.

Evidemment, elle faisait indirectement allusion à Anthony et à son histoire.

- Je l'aime. Sincèrement. Plus de jeu. Plus jamais.
Je l'aime. Je n'ai aucune honte à l'affirmer.

"Quand le noir viendra, tu ne seras jamais seule. Je serais toujours là pour allumer une étoile dans les ténèbres grandissantes."

C'est ce qu'il m'a dit un jour. Il a tenu parole.

Je serais là, moi aussi, pour l'arracher au Noir.

Je vous suis.

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MessageSujet: Re: Comme un venin qui s'écoule lentement sous votre peau.   Lun 30 Aoû - 18:04



- J'ai choisi. Ce sera douloureux et difficile, mais j'ai choisi.
Je vous suis.


Anauel plissa les yeux, adoptant une expression pesante. Le jour de la redoutable décision était arrivé, et le choix de la jeune fille n'était pas celui qu'il aurait espéré.

- April, êtes-vous sur de...

- Par trois fois, il a été là pour moi.

L'âme tourna son regard bleu surpris vers l'humaine.. Elle semblait décidée.

- Je parle de Mitzrael. Quand ce démon est venu me trouver à l'université, quand cette sorcière m'a ensorcelée et enterrée vivante...Quand mon père lui a demandé de m'empoisonner...Je ne peux pas..Je ne VEUX PAS oublier ça.

Ensuite, parce que vous deux, non vous trois, l'avez été et que je souhaite l'être un jour pour vous, à mon tour.

Puis, parce que je ne pourrais jamais faire le choix de ma grand mère, Olympe, avec tout ce que je sais aujourd'hui, et rester à vivre ma confortable vie d'humaine alors que d'autres souffrent pour me permettre de la vivre.

Parce que je ne peux ignorer le Mal. Et que si l'on ne va pas à lui, il finit sûrement par venir à nous. Que même si l'on choisit de vivre - elle regarda Anauel - et ça, c'est vous qui venez de me l'apprendre - dans une bulle à l'écart du danger, il respire toujours au dehors.

Et enfin ...
Pour elle... pour Hellène. Pour suivre le but qu'elle suivait en voulant me protéger.


Botaro croisa les bras et dévia son visage sur le côté. L'ange laissa tomber son menton vers le sol. Il redoutait cette décision, mais au fond de lui il savait qu'April l'avait prise depuis le jour où elle avait ouvert la porte à un démon.

- Quoi qu'il m'en coûte. Si c'est pour les garder à l'abri, et vous aider tous en retour, je suis des vôtres.

La jeune fille tendit un morceau de tissus vers l'immortel. Il l'attrappa, la tête hochée. Ses doigts se resserèrent lorsqu'il devina l'une des chemises toujours aussi blanches de Mitzrael

- Je ne laisserais pas...Non, NOUS ne laisserons pas le Mal le détruire lui aussi.

Il ferma les yeux en repoussant sa tête sur le côté.

- Je l'aime. Sincèrement. Plus de jeu. Plus jamais.
Je l'aime. Je n'ai aucune honte à l'affirmer.

"Quand le noir viendra, tu ne seras jamais seule. Je serais toujours là pour allumer une étoile dans les ténèbres grandissantes."

C'est ce qu'il m'a dit un jour. Il a tenu parole. Je serais là, moi aussi, pour l'arracher au Noir. Je vous suis.


- Je ne sais pas si tu resteras sur cette position lorsque tu seras face à son flingue une nouvelle fois.

Le visage du patriarche se tourna vers le chapeauté, les sourcils froncés.

- Si j'ai décidé de te suivre, Anauel, ce n'est pas pour lui accorder un pardon chrétien en lui serrant la main mais bien pour lui latter la gueule une bonne fois pour toute et arrêter cette macabre mascarade.

- Botaro, il était manipulé par Nathaniel, il faut que tu comprennes que ...

- Comprendre quoi ? Que ce n'est pas de sa faute si Hellène est dans une tombe ?

- Non. Comprendre que je ne peux pas l'abandonner.

Botaro s'avança vers lui d'un pas rapide et menaçant.

- Tu n'as pas à le protèger. Tu n'es pas son père ! Il n'est pas ton fils !

Il lui arracha la chemise des mains.

- Tu n'as pas à t'enchainer à lui comme elle ... - il désigna April - N'a pas à mourire pour lui !

- Je suis désolé Botaro.

Les doigts de Dane s'agrippèrent à la soie albe. Le chasseur serra les dents.

- On vera ça lorsqu'il nous aura tous tué, moi et April, et que tu seras seule face à sa connerie et à la tienne en prime !

Il abandonna le vêtement froissé dans les mains du patriarche. Il rejoignit la cuisine, trainant derrière lui une ambiance pesante. Anauel se tourna enfin vers l'humaine. Il lui sourit. Un sourire calme qui cachait une tempète boulversée derrière ses yeux bleus.

- Nous partirons vers la fin du mois vers Naudiz. Tâchez de préparer votre abscence et de la justiffier auprès de vos proches. Réfléchissez encore à votre choix. Soyez sur que c'est véritabelement le bon.

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Comme un venin qui s'écoule lentement sous votre peau.

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